22/07/2018
Homme ou dieu
Croire au présent
Se souvenir du passé
Créer l’avenir
07:44 Publié dans 46. Haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature | Imprimer
21/07/2018
Délire
Il partit de rien
Il ne put aller plus loin
Cela fit un tout
© Loup Francart
08:34 Publié dans 22. Créations numériques, 31. Pictoème, 46. Haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : optic art, géometrie, illusion | Imprimer
20/07/2018
Au-delà
Cette barre d’or fin, ruisselante
Qui pénètre l’être de transparence
Et invite tout un chacun au repos
Est-elle ouverture ou limite ?
Comment vous y rendez-vous ?
Certains s’invente la perpendiculaire
Et en font un chemin infaillible
D’autres prennent des voies détournées
Allant de ci de là au gré des passions
Quelques-uns s’embourbent volontairement
Laissant au hasard leur devenir
Un ou deux restent sur place
Les yeux baissés, l’air buté
Vu de la mer, la barre trompe
Elle engendre ses propres mirages
Des îles luxuriantes et prolifiques
Où il fait bon s’étendre et reposer
Remettant à plus tard la quête
Repartir devient un poids trop lourd
Aux maigres épaules de l’humain
Affaissé sur le sol, il s’esclaffe
Pour fuir ainsi sa vigilante tension
Tend les doigts vers l’aiguille brulante
Brûle tes yeux à son éclat
Entend le tonnerre silencieux
Goûte sa saveur ineffable
Tu ne sais ce qu’elle cache
Mais elle t’attire, elle t’attire
Et un jour ou l’autre
Tu te brûleras à son feu
Et franchiras la frontière
Vers l’au-delà inimaginable
© Loup Francart
07:35 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
19/07/2018
L'échappée, dictionnaire poétique 3
Ce nouveau recueil de poésies s'appelle L'échappée...
Il est publié aux éditions Sydney Laurent.
Aspire au vide pour être plein
Car le plein n’est que vide
Dans l’âme qui se cherche
L’échappée est le troisième recueil d’une série appelée Dictionnaire poétique. Comme les précédents ouvrages (Dictionnaire poétique et Le souffle des jours), il est conçu comme un dictionnaire tentant d'éclairer la signification d'un mot ou d'une situation. Certains poèmes sont cocasses, d’autres étonnent, d’autres encore interrogent. Ils parlent de situations quotidiennes, de la connaissance du monde, d’un au-delà du moi, de la nature et du surnaturel, de femmes et d’enfants, bref de tout ce qui fait la beauté de la vie. Un mot, une phrase suffisent pour entrer en poésie, puis poursuivre, à la découverte de ce qui se cache derrière l’expression.
Livre broché : 18,90 € TTC
E-book : 7.99 €
198 pages
ISBN 979-10-326-1094-7
Les commandes peuvent être passées :
- Sur le site internet de l'éditeur : http://editions-sydney-laurent.fr/livre/lechappee-dictionnaire-poetique-3/
- Sur Amazon : http://www.amazon.fr/
- A la FNAC : http://livre.fnac.com/
Alors, bonne lecture à tous, quel que soit le moment, le lieu et votre humeur !
03:30 Publié dans 44. Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, recueil, dictionnaire, poème | Imprimer
18/07/2018
L'ambiguïté
L’ambiguïté est la racine mère du doute…
Biais cognitif en présence d’incertitude
Ou paradoxe d’Ellsberg, sa préférence
Pour le connu reste la seule certitude
L’inconnu est un vide non rationnel
Il introduit dans le raisonnement
Le connu comme préférence subliminale
A l’ambiguïté subjective de l’ignorance
La plongée dans la familiarité quotidienne
Conduit à la défaillance cognitive
L’homme aveugle se laisse guider
Dans l’obscurité par sa connaissance
Alors face à l’ambiguïté de l’existence
Il cajole sa voisine sans aller de l’avant
Et préfère au familier la médiocrité
Plutôt que l’éclair de lucidité évaporée
Il privilégie la préférence éclairée
Plutôt que l’obscure équivoque
D’interprétations sans préalable
Où l’on saute sans justification
La frontière elle-même est inquiétante
Elle est obscurité tenace et tendue
Comment marcher vers la victoire
Sans savoir où se trouve l’ennemi
La vérité peut-elle être ambigüe ?
Les cadres de pensée sont ouverts
Et seul celui qui arrive à en sortir
Porte la lumière de l’inconnaissance
La vraie ambiguïté de l’existence
Devient cette plongée dans l’inconnue
Qui ouvrira à un autre monde
Celui de la plénitude du vide
© Loup Francart
07:12 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
16/07/2018
solitude de l'homme moderne
L'homme d'aujourd'hui se meurt hors de la société et il n'a jamais été aussi seul dans la société. L'apprentissage de la solitude volontaire est l'apprentissage de la connaissance de soi alors que la solitude dans la société entraîne la révolte ou l'inaction. Le monde d'aujourd'hui est un monde de solitaires par obligation, aussi n'y a-t-on jamais autant vu de révoltés ou d'inactifs.
Le seul moyen de lutter contre la révolte ou l'inaction est de résister à la solitude involontaire et de redonner place aux valeurs, c'est-à-dire le bien, le bon, le vrai, le beau, le juste.
06:37 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valeurs, société, solitude | Imprimer
15/07/2018
Rejet
Il a toujours su quel était son destin
Enfant déjà, il le traînait derrière lui
Comme une poche autonome et maligne
La nuit, il rêvait des bestiaires endoloris
Et courrait sur le plafond dénudé
Dans son personnage bien sage
Il faisait bon effet et grand clerc
On criait au miracle pour l’ingéniosité
Mais parfois il arrivait qu’il se dresse
Durci au feu et enflammé de colère
Non, non et non. Vous n’obtiendrez rien
Par vos vertes caresses et autres cajoleries
Mes voyages me propulsent et m’entraînent
Là où rien n’est cohérent et habituel
Je pars la tête ailleurs, traînant ma poche
Comme une mythique galoche de terre
Oui mes amis, la vie se détourne
Pour vous conduire au bal de l’inconnu
Là où rien devient un bien précieux
Où le cher ne vaut pas grand-chose
Où le juste acquiert sa destinée
Où le bandit repose sur le ventre
Et l’hirondelle trille de tout son corps
Les pensées partent en fumée
Les gestes y deviennent lents
La couronne de l’omniprésence
Ceint la tête des filles ondulées
Qui émettent des chants soyeux
Comme la peau des pélicans
Ah, que n’a-t-il pas suivi ses rêves
Et donné de la voix pour acquérir
Un destin ignoré et mystérieux
Qui encourage la recherche des sommets
Et l’épuisante marche dans les profondeurs
Parfois le juste milieu est une faille
Où se glissent les inconséquents
Au milieu des contraires se trouve la sagesse
Disent les braves gens au bon sens
Bien ancré dans un corps repu
Mais il préfère la danse des soiffards
Qui courent sans vergogne
Sur le chemin qui ne mène à rien
Au moins, il s’amuse, seul
Ou avec de rares amis audacieux
Qui cherchent la dérive de la normalité
Et vont droit au but de toute une vie
La flèche pointée vers le cœur
Et l’entendement retenu d’une main
L’autre disant adieu au monde
Sévère et peu avenant de la mondanité
06:48 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature | Imprimer
14/07/2018
Perte
Entre les feuilles fraîches et maladroites
Restent les serviteurs de l’année écoulée
Noués comme les cannes des vieillards fatigués
Ils laissent encore passer le suc de la jeunesse
Tu m’as donné les meilleurs jours
Environné de désespoir, j’errais dans l’ombre
Fantôme détrôné à l’esprit déraciné
Me heurtant aux piliers du qu’en-dira-t-on
Tu es venu tendrement comme un nuage
Et tu m’as pris dans ton haleine vaporeuse
L’odeur de la vie m’a submergé et conquis
Ouvrant béatement le puits sans fond
Où j’ai jeté mon embarras et ma folie
Sais-tu que j’ai gardé longtemps ce parfum
Au creux de mes tempes endolories, muet d’étonnement
Je chevauchais la lune, bordé de garde-fous
L’œil acerbe sur mes propres défaillances
Ressentant au plus profond l’effondrement du personnage
Et le souffle vital du renouvellement
Quelle piste d’envol pour l’enivrement
J’ai tout perdu, fort la vie
J’ai trouvé l’âme, ce nid de plumes
Qui pépie et brûle les doigts
Et j’ai atteint le lieu de transparence
Où le cœur n’a plus d’attaches ni souvenirs
© Loup Francart
07:45 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
13/07/2018
Haïku
Les nuits sans lune,
Elle va, sur la neige,
Sûre d’elle-même.
© Loup Francart
03:02 Publié dans 46. Haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature orientale | Imprimer
12/07/2018
L'ambition
Quel mot curieux… A prononcer avec précaution
Un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout
Chacun l’accommode à sa manière, ni trop ni trop peu
Il convient de l’ajuster à sa taille et son poids
Certains se prennent pour la grenouille
Et enflent démesurément, sans vergogne
Jusqu’aux jours de la chute probable
D’autres la laisse dans leur poche
Recouverte de leur mouchoir et leurs rêves
Ils vont dans la vie sans savoir jusqu’où
Cela peut leur réussir, mais échoue le plus souvent
Mais quel est donc cet aiguillon diabolique
Qui pousse certains à l’inatteignable
Ou qui délaisse les neurones des plus faibles ?
L’ambition est ainsi appelée couramment
Folie pour les uns, nécessaire pour les autres
Démesure et rengorgement, pensent les premiers
Audace et gloire, comprennent les seconds
Où donc se trouve le juste milieu :
Est-ce un point sur la ligne du temps ?
Est-ce un pic où manque l’oxygène
Ou s’agit-il d’une source à partager ?
Seule elle ne peut exister et survivre
Elle doit être accompagnée et même encadrée
Pour quoi faire et pour quel devenir ?
Pour qui ? Pour moi-même ou pour l’autre
L’ambition peut devenir obsession
Elle peut aussi traduire la passion
Ou encore conduire à la création
Elle se conclut parfois par la réalisation
Mais peut aussi mourir d’extinction
Alors laissons-la vivre sa vie
Sans trop se mêler de ses effets
Juste pour rappeler que l’on est
Semblable à l’autre dans son insuffisance
Taillons-nous une image à notre pointure
Et vivons sans y être attaché
© Loup Francart
07:25 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature | Imprimer
11/07/2018
Néant et vide
Contrairement à ce que l’on a tendance à croire, le néant est le contraire du vide.
Le néant est rempli de tous les désirs de l’homme, de tous ses actes faits de désir. Pour sortir de son néant, L'homme doit tendre à faire le vide en lui-même, c’est-à-dire renoncer à tous ses désirs.
Selon son attitude, le monde peut être source de joie et de bonheur parce qu’il a su y renoncer, source de déception et de malheur parce qu’il y est attaché.
07:43 Publié dans 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vide, plein, spiritualité | Imprimer
10/07/2018
Rien
Il chercha longtemps
Il finit par découvrir
L’étendue du rien
07:53 Publié dans 22. Créations numériques, 31. Pictoème | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pictoème, dessin numérique, haîku, poème | Imprimer
09/07/2018
Enfance
Qu’ils soient garçons ou filles
Ce sont des enfants
L’enfance est sacrée
C’est le temps des rires et des pleurs
Des bouderies et des câlins
Volte-face, je t’aime
Virevolte, je te déteste
Mais derrière ces comportements
Il y a l’innocence et la fraîcheur
Une pluie d’été qui lave
Et fait oublier la pesanteur
Les ombres et la noirceur
Chaque âge a son empreinte
Le premier n’est qu’un œil clos
Le second la mécanicité du geste
Puis l’odeur du cou béni
Des parents si gentils
Où l’on aime s’ensevelir
Viennent ensuite les premiers signes :
Non !
Rien de plus
Et c’est beaucoup de volonté
Que de remettre en cause
Ceux qui donnèrent la vie
Mais c’est un jeu utile et nécessaire
Pour acquérir l’individualité
Et vaquer dans le monde
En toute autonomie
Je ne veux pas !
L’enfant construit ainsi
Indépendance et caractère
C’est une période difficile
Et bien vivante aussi
Que cet affrontement soudain
Elle peut se traduire en sourires
Ou colère et pleurs de rage
Qui gagnera, nul ne le sait
Chacun joue son jeu
Et exerce son pouvoir
En tentatives de manipulation
Sans cependant avoir une idée précise
De ce qu’il convient de faire
L’expérience finit par créer le succès
L’enfant devient moi
Seul contre tous
Pour affirmer sa personnalité
Une nature qui grandit
Et le façonne par le frottement
Et l’affrontement avec l’autre
Il lui faut percer le mur
De la raison et de l’entendement
Alors l’enfant entre en conciliation
Avec lui-même et s’étonne
De son manque de cohérence
Il franchit le pas et saute
Dans le dialogue intérieur
Remuant la soupe des tracas
Assaisonnée de fulgurantes décisions
C’est un apprentissage lourd à vivre
Que celui que mène l’enfant
Face à lui-même et aux autres
Sans savoir qui il est
Ni ce qu’il deviendra
Certains s’en tirent bien
D’autres ont un profil boiteux
Quelques-uns finissent mal
Enfin il arrive qu’ils ne sortent pas
De cette bouillie d’émotions
Quel enjeu que devenir homme ou femme
Et former le meilleur de l’humanité
© Loup Francart
07:25 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature | Imprimer
08/07/2018
Peinture et prière
Un tableau est une prière que l’on fait à Dieu à travers la beauté du monde.
Quel qu’il soit, son dessein est toujours d’exprimer la beauté en utilisant toutes les possibilités d’expression. C’est la prière du simple, une prière manuelle, mais qui nécessite une attention intense du corps et de l’esprit entièrement tendus vers l’œuvre à réaliser. Le tableau achevé apporte le goût de la joie et de la paix que donne la tension vers Dieu, puis sa rencontre.
On ne peut bien peindre que sous l’emprise de l’infini, c’est-à-dire après avoir ressenti l’insuffisance du bonheur matériel ou la nécessité de l’élever à un bonheur spirituel.
07:30 Publié dans 11. Considérations diverses, 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maxime, sentence, méditation, paradoxe | Imprimer
07/07/2018
Haïku
Il se consacra
Ferma les yeux de bonheur
Et fendit la foule
07:45 Publié dans 46. Haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature | Imprimer
06/07/2018
Voyage en pleine conscience, film documentaire
Ils méditent, marchent, mangent, font zazen, bref vivent. Ils appartiennent à la communauté du village des Pruniers, situé dans le sud-ouest de la France. Le film est construit sous forme de voyage initiatique sur les pas du maître bouddhiste zen Thich Nhat Hanh, dans la candeur des journées d’initiation à la méditation en pleine conscience. On suit l’entrée dans la communauté, la signification de la tête rasée, les chants sacrés à la sonorité curieuse pour les Occidentaux, les petites joies comme celles de la cuisine, les lents regards sur soi-même et les autres dans la paix mentale. De belles images campagnardes, une ambiance communautaire détendue, un retour sur soi-même initiatique. Cela dure, patiemment, dans cette méditation de l’instant présent, seule consigne permanente. Puis on assiste à un séjour à New York de la communauté. Éclairant ces instants en ville sous le regard des New Yorkais, cela fait penser à Alice au pays des merveilles. Que cherchent-ils ? « Trouver la vérité est différent de trouver le bonheur ! », proclame le maître. Le film ne dit pas ce qui est cherché.
Le film est intéressant parce qu’il vous sort des enseignements habituels des religions : règles, croyances, rites, obligations (même s’il y en a). Et si l’on se laisse porter, on constate que la réalité vécue au-delà de cela est semblable, quelles que soient les religions. Les chants de méditation rappellent, avec des sonorités différentes bien sûr, les chants de nos monastères, souvent émis de manière mécanique.
Cependant, le film reste à la périphérie du problème de la méditation. Il ne rend pas compte de ce qu’elle est réellement. Il ne montre que les apparences, mais ne permet pas d’entrer dans la peau du méditant et d’en faire l’expérience dure et amère avant qu’elle devienne un havre de paix. Qu’est-ce que la méditation ? On ne sait. On n’en voit que les gestes, mais pas la pratique et ses difficultés. Même les explications données par les disciples n’éclairent pas. Ce sont de petits cailloux déposés le long du chemin, mais ils ne constituent pas une allée de sérénité.
Peut-être est-ce le seul moyen d’initier : montrer et simplement donner envie d’essayer. Mais comment faire ensuite, c’est le mystère, en pleine conscience ou non.
« Le “Village des Pruniers”, fondé en 1982 par le Vénérable moine Thich Nhât Hanh, comprend quatre hameaux principaux (deux pour les moines et deux pour les nonnes) et quatre autres petits hameaux “satellites”, tous répartis sur trois départements limitrophes: la Dordogne(24), la Gironde(33) et le Lot-et-Garonne(47). Ce nom provient des 1250 pruniers de la Communauté dont plus de la moitié fut offerte par des enfants, et dont la production est vendue au bénéfice des enfants qui ont faim au Vietnam. Les Enseignements de Thây (Thich Nhât Hanh) sont dispensés par plusieurs centres dans le monde.
Le Village des Pruniers est un lieu où l’on peut se ressourcer, respirer, sourire, et prendre le temps de poser un regard profond sur nos actes quotidiens : s’asseoir, marcher, parler, écouter, laver la vaisselle, répondre au téléphone… Mais c’est aussi plusieurs centaines de Sanghas dans le monde entier, qui pratiquent en groupes la Pleine Conscience et mettent en application les Enseignements de Thây. »
From : https://villagedespruniers.net/
07:11 Publié dans 13. Cinéma et théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : spiritualité, zazen, religion orientale, méditation | Imprimer
05/07/2018
Maxime
La raison ne peut conduire à la certitude de l’existence de Dieu que pendant le temps de sa démonstration. Le doute revient ensuite, aussi tenace qu’auparavant, car le propre de la raison est de douter d’elle-même.
07:17 Publié dans 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maxime, sentence, méditation, paradoxe | Imprimer
04/07/2018
Le héron
Trop chaud ! Oui, il fait trop chaud pour rester dans son lit. Il est cinq heures et Paris dort, contrairement à la chanson de Jacques Dutronc.
Après avoir pris un café, je me lève, enfile mon short, mon maillot, et sors dans la fraîcheur. Je pars le long du canal Saint- Martin, puis du canal de l’Ourcq au-delà de pantin. Il fait bon, le calme règne, je prends mon allure 10 km.
Soudain, devant moi, le long du canal, un héron contemplant la nature. Hum, plutôt la ville, dans la clarté du matin ou même la rougeur du matin. Le soleil frappe sur les constructions, leur donnant une couleur merveilleuse d’incendie. Il est là, installé sur la berge, sans crainte.
Je n’ose m’approcher de peur de le faire fuir. Je sors mon i Phone, mitraille cet extraordinaire animal qui n’a peur de rien : kilomètre 5. Une femme passe en vélo près de lui. Il ne bouge pas, ne la regarde même pas passer. Il est là, comme une statue, vaillant, illuminé d’or, tel un moine bouddhiste en méditation.
J’avance tranquillement, le dépasse sans qu’il manifeste une quelconque humeur. Je ne suis sans doute pas là pour lui ! Alors je reprends ma course tout en le regardant de temps à autre.
Deux ponts plus loin, je franchis le canal et reviens vers lui sur l’autre rive. Je le cherche des yeux. Je devrais le voir. Mais il n’est plus là. Son heure de méditation est passée. Il est peut-être parti à la pêche. Il faut bien vivre !
07:25 Publié dans 14. Promenades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banlieue, construction, sauvage, contraste | Imprimer
03/07/2018
Buttes-Chaumont
L’arbre aux dix doigts exhibe ses œdèmes bravement.
Entouré de verdure, il trône sa fierté.
Sa jupe effilochée s’agite au gré des vents.
Est-il fort cet enfant ouvrant ses bras ouatés !
Entré dans ma bulle, je m’évade du corps.
Flottant à mi-pente, je suis vaporisé.
Pas un oiseau ne chante, la chaleur les endort.
Quel bel après-midi en ce lieu pavoisé.
Passent les promeneurs qui sont les bienvenus,
L’œil brillant de douceur, courbé sous la chaleur,
Devisant ou muets, à petits pas menus,
Sans décoller du sol, lié à la pesanteur.
Enfin, voici l’été, saison sans pénombre,
Les enfants courant nus saisis de vertige,
Les parents cherchant l’eau, ne trouvant que l’ombre.
Seul l’écureuil court au long des tiges.
© Loup Francart
07:25 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature | Imprimer
02/07/2018
Pictoème en Haïku
Il fut projection
La raquette partit vite
Le mental vibra
07:25 Publié dans 31. Pictoème, 46. Haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïku, pictoème, association, fulgurance | Imprimer
01/07/2018
L'oeuf de Colomb
L’œuf de Colomb est un véritable défi.
Comment différencier la pensée du faire ?
S’il suffit de penser, Dieu ne peut stupéfaire,
L’homme devient dieu par agilité d’esprit !
Le crâne d’œuf des jeunes universitaires
En toute puissance d’imagination
Sonne des coups portés à sa conformation
Et donne à leur talent la vertu des œillères.
Il marche sur des œufs sans pouvoir avancer
Met-il encore ses œufs dans le même panier ?
Est-il plein comme un œuf et peut-il marcher droit,
Lorsqu’il court, nez au vent, tout en pensant à soi.
Elle venait de sortir, coquille encore intacte,
Mais ses yeux de braise tuent le désir dans l’œuf.
Elle contemplait les hommes le regard encore neuf,
Sans gêne par innocence, jeune autodidacte.
Elle fit l’œuf, comme le jour où elle s’en fut derrière,
Emplie de connaissance, résolue sans barrière.
Elle fit cadeau de l’œuf pour posséder le bœuf
Et du vulgum pecus devint la première meuf.
© Loup Francart
07:20 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
30/06/2018
Maîtrise des aspects du temps dans la musique
Au-delà des notions musicales élémentaires qui permettent de nommer les éléments d’écriture de la musique, il convient également de prendre en compte ce qui fait que la musique est musique et non pas bruits. Sa plénitude s’analyse au travers de plusieurs concepts qui pourront être utiles par la suite dans ses implications avec les opérations militaires.
* Euphonie (beauté de la mélodie, et plus)
Le terme euphonie trouve ses origines au XIVe siècle, du bas latin euphonia, « douceur de prononciation » et du grec euphônia, de eu-, « bien », et phônê, « voix, son ». Il désigne la qualité des sons successivement émis, considérés comme agréables à entendre (par opposition à Cacophonie). Également utilisé en linguistique où il signifie la qualité des combinaisons de sons considérées comme agréables à entendre ou faciles à prononcer.
. Certes, parler de la beauté d’une opération peut sembler excessive et inusité, mais certains historiens militaires se réfèrent à la beauté de l’opération du général Leclerc lors de la traversée des Vosges.
. Cette notion met également en évidence l’importance de la communication dans les opérations militaires qui donne du sens à tous ceux qui la suivent, s’y opposent, la subissent ou encore la commentent.
* Harmonie (beauté de l’harmonie ou du contrepoint, et plus)
Le terme harmonie vient du grec harmonia, « assemblage ; ordre harmonieux ; accord de sons ». Déjà cité, il signifie en technique musicale l’art d’accommoder les sons émis en même temps, mais il implique plus largement l’idée que ces sons se combinent d'une manière agréable à l'oreille. Par analogie et en élargissant la notion, l’harmonie désigne la concordance des parties d'un ensemble qui concourent à une même fin. L’harmonie implique donc un rapport d'adéquation, de convenance, entre des êtres ou des choses.
* Eurythmie (beauté du rythme, et plus)
Le terme eurythmie est issu, au XVIe siècle, du latin eurythmia, « harmonie dans un ensemble » et du grec eurhuthmia, « mouvement bien rythmé », de eu-, « bien », et rhuthmos, « mouvement réglé ». Il désigne la qualité des sons successivement émis, considérés comme agréables à entendre. L’eurythmie est la beauté qui résulte de la combinaison harmonieuse des sons, des lignes, des formes, des mouvements. D’une manière plus générale, elle désigne la beauté des proportions, du rapport des parties entre elles et avec l'ensemble.
Éléments liés au temps |
Diachronie : succession des moments |
Synchronie : simultanéité des moments
|
Rythme : Cadence des moments
|
Appréciation de la beauté |
Euphonie : qualité des sons successivement émis, considérés comme agréables à entendre |
Harmonie : combinaison des sons simultanément émis, considérés comme agréable à entendre |
Eurythmie : qualité de la répartition des ictus (succession de temps forts et faibles), considérés comme agréables à entendre |
Technique |
Mélodie |
Harmonie ou contrepoint |
Tempo : allure d’exécution |
Fondement |
Succession des notes dans le temps organisée en mode avec dominante et finale |
Émission simultanée de notes en tenant compte des intervalles |
Mesure : organisation de l’espace musical |
06:17 Publié dans 52. Théorie de la musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, succession, simultanéité, durée, harmonie, contrepoint | Imprimer
28/06/2018
Paradoxe
Notre époque a le bonheur de s’apercevoir de l’insuffisance de la satisfaction du corps et de l’esprit. Elle redécouvre l’ascèse. Elle cherche la plénitude de l’être au-delà de la possession, c’est-à-dire l’accès à la beauté du monde. Son malheur est de croire que cette plénitude est un état second, une sorte de rêve éveillé que l’homme peut atteindre par des moyens artificiels.
07:20 Publié dans 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maxime, sentence, méditation, paradoxe | Imprimer
27/06/2018
Au bout
Il n’y a personne. Et pourtant ?
Il est présent sans être là
Même son ombre n’imprime pas
Mais il m’accompagne cependant
L’autre jour non plus, personne
Et pourtant j’ai vu l’ombre du diable
Il y avait quelqu’un, là, derrière la forme
Invisible et présent dans le fourmillement des idées
Et depuis, chaque jour, je cherche le mirage
Qui se cache au fond des yeux clairs
Et donne au regard cet air halluciné
Qu’a celui qui contemple le bout de sa vie
© Loup Francart
07:36 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
26/06/2018
Constructions musicales directement liés au temps
* La mesure :
. Elle utilise la dimension mathématique et intelligible.
. Elle organise l’espace musical.
* Le tempo :
. C’est l’allure d’exécution d’une œuvre musicale.
. Le tempo peut varier au cours d'un même morceau.
. Il lui arrive parfois même d'être purement et simplement suspendu (point d'orgue, récitatif, etc.).
* Le rythme :
. C’est l’ordre du temps, fait d’élan et de repos, de temps forts et de temps faibles
. Dans le rythme, comme dans la mélodie et comme dans la conscience, continuité et discontinuité se combinent.
. Mesure et rythme sont nécessaires l'un et l'autre et l'un à l'autre, mais la musique ne devient vivante que grâce au rythme.
. A la rigidité de la mesure métronomique s'oppose le jeu du rythme qui varie, contredit les prédictions, suscite une activité toujours neuve.
. Gisèle Brelet : "Et précisément le devoir de l'exécutant est de retrouver le rythme par delà la mesure, l'être par delà le phénomène et la réalité vivante par delà l'intelligibilité schématique."
* L’ictus du chant grégorien ou accentuation :
. Trois sortes d’accentuation :
- accent de durée (qui allonge la durée de la syllabe),
- accent d'intensité (en émettant la syllabe avec plus de force),
- accent de hauteur (en faisant varier le ton de la voix), que ce soit vers le haut (accent aigu) ou vers le bas (accent grave).
Mais ces accents ne se posent pas à intervalle régulier, ils sont irréguliers et souples. C'est cet équilibre permanent qui doit conduire à un « legato rythmique » dynamique : une continuité perceptible du mouvement rythmique d'ensemble, s'appuyant à la fois sur les accents du texte ou de la mélodie, et sur la variation de vitesse qui permet de franchir ces irrégularités de manière harmonieuse.
08:25 Publié dans 52. Théorie de la musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, succession, simultanéité, durée, harmonie, contrepoint | Imprimer
25/06/2018
Penetration
05:18 Publié dans 22. Créations numériques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vusual art, cinetic art, dessins, perspective, inversion | Imprimer
24/06/2018
La perception affective
La perception affective, c’est-à-dire cette faculté à la vue d’un objet de ressentir une certaine émotion qui, en quelques instants de communion avec l’objet suffit à nous donner de la joie pour une journée, n’est pas une valeur constante et varie en fonction d’un certain nombre de rapports avec l’humeur, l’espace, le temps et en particulier ce temps qui se renouvelle périodiquement, celui d’une journée.
Le matin, à cette heure où le jour est suffisamment levé pour avoir la possibilité de percevoir chaque détail, mais où le soleil n’est pas assez haut pour donner un volume de lumière aux objets et que l’esprit libéré pendant le sommeil de l’affectivité accumulée dans la journée précédente est prêt à recevoir et à emmagasiner un nouveau courant d’affectivité, nous percevons avec une émotion plus intense, plus aiguisée par la liberté de l’esprit, le détail de chaque objet et la beauté d’un paysage. A l’état de l’air plus léger et plus libre, donnant aux formes une netteté accrue, correspond un état d’esprit semblable qui permet une perception intense dans l’émotion purifiée au maximum puisqu’elle est dégagée au maximum puisqu’elle est dégagée de tous les facteurs affectifs accumulés pendant la journée.
Quelques minutes plus tard, déjà l’esprit se remet en marche et remonte des fonds vers la surface les bulles de soucis, de préoccupations et de souvenirs qui; lui redonnant sa fonction normale, c’est-à-dire un filtre qui permet de passer de la perception sensorielle directe à la perception intellectuelle y ajoutant justement le courant qu’il a accumulé, lui retire cette faculté précaire, mais facilement éducable, de percevoir l’objet dans l’émotion directe de son contact. Et pendant la journée, au hasard des circonstances et des rencontres, d’autres bulles feront surface, créant une certaine tension entre les deux pôles du cerveau, celui de la sensation pure et celui de la sensation intellectualisée jusqu’à avoir perdu les références de la première impulsion des sens.
07:26 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perceeion, émotion, affectivité, sens, sensation | Imprimer
23/06/2018
Eléments musicaux en rapport avec les notions permettant d’approcher le temps
Penchons d’abord sur les notions musicales élémentaires
* La mélodie (appel à la notion de succession)
. Phrase musicale, faite de succession de notes à intervalles et hauteurs variés tournant généralement autour d’une dominante et se terminant sur une finale ;
. C’est une construction équilibrée dans le temps avec un commencement, un développement et une fin.
. Un mouvement est plus vaste, il reprend la mélodie par imitation (rétrograde, inversée, etc.).
. Une pièce comporte plus ou moins de mouvements, voire un seul.
*L’harmonie (appel à la simultanéité)
. juxtaposition des notes ;
. Règles de l’harmonie, évolutives selon l’époque.
* Le contrepoint (appel à la succession et la simultanéité)
. superposition de plusieurs mélodies, appel au rythme (tension-détente) et à la métrique (mesure de la durée) ;
. Origine au XIVe siècle, de contre et de point, au sens de « note ». Art de composer en superposant deux ou plusieurs lignes mélodiques.
* La durée d’une note et d’un silence :
. temps d’émission d’une note et moment pendant lequel n'est émis aucun son.
* Enfin, deux derniers éléments qui jouent sur le rythme, ou plutôt l’ictus, c’est-à-dire sur le legato rythmique dynamique. Ce sont des variations de vitesse qui permettent de franchir les irrégularités voulues par le compositeur de manière harmonieuse. C’est une combinaison de la continuité et de la discontinuité qui donne à la musique toute sa valeur.
. La nuance est un signe noté sur une partition qui indique l'intensité relative d'une note, d'une phrase, ou encore d'un passage entier d'une œuvre musicale. Les nuances permettent au musicien de restituer la dynamique de l'œuvre lors de son interprétation. Les nuances peuvent être générales (ppp, f, fff, ral) ou ne concerner qu’un ensemble de notes (crescendo).
. le caractère désigne la façon d'interpréter une pièce musicale, indépendamment des indications concernant le rythme et l'intonation. Il était jusqu’à peu indiqué par des termes italiens tels que agitato ou cantabile ou encore dolce.
07:18 Publié dans 52. Théorie de la musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Imprimer
22/06/2018
Jardin du Palais Royal
Tout d’abord, le bourdonnement :
Une multitude de sons collés les uns aux autres
Qui forment une bouillie épaisse et pâteuse
D’où sort parfois une voix ou un cri
Puis, le soleil, chaleureux, accueillant
Trop, trop chaud, trop brillant, trop puissant
Peu restent en sa présence, préférant l’ombre
Bienfaisante, enjôleuse, caressante
Enfin, le vif, le cru, le rebelle, encombrant
Telle la verdure qui descend des rangs carrés
Ou ces deux amies bavardes et inconscientes
Du calme qui émane du jardin encerclé
Encore un fait, les ombres, sous les arbres
Fantômes avançant parcimonieusement
Coupés en deux par la haie, flottants sur les eaux
Et contemplant silencieusement l’épaisseur de l’après-midi
© Loup Francart
07:25 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, écriture, poème, littérature | Imprimer
21/06/2018
Jogging 2
Hier, je suis parti vers 5h30 du matin. Pas besoin de me motiver, j’étais prêt et content de courir. De la gare du Nord aller jusqu’au bois de Boulogne en passant par la gare Saint Lazare, l’Etoile, la porte Maillot, 4 km dans le bois et retour par la porte Dauphine, l’Etoile. 13 km, sans aucune gêne ni fatigue.
Aujourd’hui, toujours réveillé tôt et sentant les fourmis dans les jambes qui sans cesse vagabondent, je me rééquipe. Départ relaxe vers le parc de la Villette. Cela semble aller. Décontracté, je m’installe dans mes foulées habituelles. Je sens cependant une certaine gêne due à la course de la veille. Je pars en petites foulées, 7mn30 au kilomètre. Je tente de courir décontracté, mais je sens un point dans la cuisse gauche, au-dessus du genou. Ça tire ! Au troisième kilomètre, je me dis que ce n’est pas prudent, après avoir fait hier 13 km, de recommencer le lendemain. Je marche en me massant la cuisse. Ça passe ! Allez, on repart. Pendant ce temps, les trottoirs défilent, les gens passent, les mètres se déroulent sans le dire. Me voici arrivé au quai de la Seine sur le canal de l’Ourcq, dans cette splendide évasion des immeubles et l’horizontalité de l’eau qui s’étale avec douceur très loin. C’est beau cette oasis dans la ville, cette respiration lente dans l’agitation des voitures et des passants. Ceux-ci ralentissent d’ailleurs, marchent avec plus d’aisance, comme insouciants tout d’un coup. Ils regardent l’eau qui semble immobile, là depuis toujours. Je formule un vers, encouragé par l’aspect poétique du lieu, mais ne vais pas plus loin. Allons, que fais-tu ?
Je repars, courant le long du quai, regardant l’eau de très près. Un faux pas et je tombe. Brr… Elle ne doit pas être très chaude et de plus semble assez sale. Alors, attention. Ah… Franchir le canal qui va jusqu’à Saint Denys et poursuivre sur le canal de l’Ourcq, puis courir dans l’herbe fraiche, encore pleine de rosée du parc de La Villette, quel délice ! Mais voici la panne. Les muscles se tétanisent. Ils en ont trop fait hier. Marcher, seule solution ! Que c’est bon de flemmarder, d’écouter les oiseaux, de suivre leur vol. Même le ronronnement du périphérique semble un étirement d’une langueur de l’âme, comme un rappel d’un autre univers qui reste dans le lointain et qui n’ose se montrer. Je suis dans ces instants d’une course où l’on se réfugie en soi-même, où l’on se love dans son corps et où l’on oublie les sons, les mouvements et même la vue. On court le nez au plancher, mètre après mètre, sans même savoir où l’on est. C’est une euthanasie momentanée, un évanouissement de l’être qui permet de récupérer. Fermez les écoutilles, il n’y a rien à voir !
Sept kilomètres et demi. Sur le chemin du retour… Je transpire, pas trop, car je me suis arrêté pour marcher et me décontracter. Je tombe en arrêt sur une œuvre colossale, a street painting, le balancement d’une fille noire au-dessus d’un village de case, accompagné dans son élan par un panda et un éléphant. C’est d’un genre différent du street art habituel, une note de gaité dans le ciel bleu, comme la caresse d’un ange sur le corps fatigué. On peut repartir d’un bon pied, tout va bien. J’arrive dans la descente de la rue La Fayette et me laisse glisser benoîtement jusqu’à notre petite rue qui repart en montant. Ça y est ! 9 km. Pas mal après les treize kilomètres d’hier. Mais ce n’est pas autant la forme qu’hier. Je tire la patte, un peu courbatu.
Bon, demain, se ménager ! ça tombe bien, on prend le train.
07:09 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : course, jogging, sport, décrassage | Imprimer