20/04/2018
Eclatement
Il ouvrit sa chemise
il sortit son couteau
il s'entailla la poitrine
mais n'en sortit que la géométrie
que, toute sa vie, il avait choyé
07:13 Publié dans 22. Créations numériques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art cinétique, optique art, symétrie | Imprimer
19/04/2018
Naissance moderne
Jusqu'où va-t-on ?
Non, nous ne t'avons pas téléchargé sur Internet. Je t'ai mis au monde !
07:40 Publié dans 12. Trouvailles diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour numériue | Imprimer
18/04/2018
Le printemps
Il est arrivé sur la pointe des pieds, encore chaussé des bottes d’hiver et, enfin, il se dénude et dévoile ses atours bariolés. Au Japon, les fêtes du "hanami" (littéralement "contempler les fleurs") sont célébrées chaque année quand éclosent les fleurs blanches ou roses des cerisiers. C’est un moment culte qui a été célébré hier à Paris comme au Japon et qui a tant tardé.
Et tous de sourire, d’ouvrir les yeux et les oreilles, de s’assoir et de contempler ces bourgeonnements et ces éclosions, comme des feux d’artifice qui hérissent les corps et entrouvrent les cœurs.
Alors quelle meilleure promenade que celle du jardin des plantes. Un épanouissement de vert de toutes teintes, de roses vifs ou pâles, de blancs en longues robes. Malgré la foule qui glisse sur les allées à pas feutrés, on se sent seuls avec la terre emplie d’odeurs. On se couche dans l’herbe, on gratte le sol, on approche son nez d’une multitude de floraisons et on s’enivre de cette grâce divine.
Au retour, on suit la Seine, qui coule joyeusement entre les maisons et l’on s’arrête pour regarder ces Parisiens qui fêtent le printemps en dansant, les yeux fermés, joue contre joue, mains plaquées, pieds rythmés, cœur léger. Ceux qui n’osent pas les contemplent, ont les pupilles écartées ; certains laissent jaillir des perles de larmes et se rappellent les tangos argentins qui étreignent l’âme des plus endurcis.
Les uns se regardent dans le blanc des yeux, d’autres exercent leur souplesse intime, d’autres s’enfoncent en eux-mêmes en oubliant Paris.
Hier, c'était bien un jour de vacances !
09:46 Publié dans 14. Promenades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : printemps, frais, vacances, renouveau | Imprimer
17/04/2018
Transhumance
Il traversa lentement l’espace vide.
Dans le hublot, il contempla la mer immense.
Elle lui demanda : "Pourquoi ces yeux avides ? "
Il lui dit : "Je vois le début de la transhumance."
"Viens à moi. Ferme les yeux à la tentation.
Le bonheur n’est pas au bout de la route,
Il est là, maintenant, dans notre association.
Je t’en prie, mon chéri, reste à mon écoute."
Ainsi échangeaient-ils leurs vagues impressions,
Hélas, sans aucune faculté de renonciation.
Il cherchait l’air, elle n’offrait que son giron.
C’est ainsi que débordant d’amour pour le monde,
Il en vint à détester la belle Edmonde,
En laissant échapper ses remords sur les ondes.
© Loup Francart
07:25 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
16/04/2018
Maxime
Ce n'est que lorsqu'on a renoncé à posséder
que l'on possède réellement.
07:02 Publié dans 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maxime, sentence, méditation, paradoxe, adage, aphorisme, apophtegme, précepte | Imprimer
15/04/2018
Le nombre manquant (51)
En début d’après-midi, nous prîmes rendez-vous avec le Commissari capo du rione[1] où se trouve l’hôtel. Celui-ci, après avoir écouté et posé quelques questions, désigna un ispettori superiori[2] qui parlait français pour l’enquête. Il leur déclara que c’est parce qu’ils avaient reçu un appel téléphonique désignant un enlèvement qu’ils pouvaient bénéficier d’une enquête. Une simple disparition ne suscite pas l’ouverture de recherche pour un adulte, comme en France, ajouta-t-il. Ils avaient convenu de ne pas s’étendre sur leurs recherches et de se présenter comme de simples touristes en visite à Rome. Mais ils durent bientôt entrer dans les détails.
L'inspecteur fut étonné d’apprendre que Claire était partie sans toucher à sa chambre, vêtue telle qu’elle y était arrivée. Serait-elle partie volontairement, comme si elle avait été appelée, probablement par l’intermédiaire de son téléphone portable ? Ce qui signifierait que la ou les personnes qui s’étaient emparées d’elle la connaissaient et connaissaient son numéro.
– Connaissez-vous l’adresse du professeur ? Nous demanda l’inspecteur.
– Nous ne connaissons que son lieu de travail qui est la villa Médicis où il est en charge des relations entre la ville de Rome et les résidents.
– Savez-vous s’il y habite ?
– Je ne crois pas, mais je n’en suis pas certain. Seule Claire pourrait nous le dire, remarquais-je.
– Demain matin, j’irai à l’Académie de France pour en savoir un peu plus. Cela va être une enquête longue et difficile, car, pour des raisons diplomatiques, il faut être discret et ne rien laisser apprendre à la presse. Vous connaissez la presse romaine, elle est à peu près semblable à celle de la France, surtout depuis l’apparition d’internet. Ne vous attendez pas à des résultats immédiats, sauf si bien sûr les ravisseurs se manifestent.
– Oui, mais d’un autre côté, je ne vois pas pourquoi ils les ont enlevés s’ils n’ont rien à nous demander.
– N’oubliez pas qu’ils détiennent déjà deux membres de votre groupe. Cela peut leur suffire. Là-dessus, il prit congé non sans nous rappeler de garder le contact et l’appeler si nous disposions d’éléments nouveaux.
[1] Les Rioni sont les quartiers situés dans le centre historique de Rome.
[2] L’équivalent d’un commandant de police en France.
07:51 Publié dans 43. Récits et nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombre, numérotation, langage, universalisme, ésotérisme, science, spiritualité | Imprimer
14/04/2018
Le gardien, pièce d’Harold Pinter
Ce clochard recueillit par une sorte de misanthrope doublé d’un sage proche de la folie, c’est une caricature de l’homme, c’est-à-dire un être qui cherche avant tout un certain bien-être physique et la certitude de sa continuité, quitte à empiéter sur le bien-être d’autrui. Il lui semble que ce bien-être acquis grâce à la bonté d’un homme, lui est dû et que nul n’a le droit de le lui retirer, pas même celui qui le lui a donné.
Le frère de cet homme, moins complexe, et cependant plus difficile à définir : il s’intéresse aux choses, c’est-à-dire à tout ce que la vie lui permettra d’acquérir et ne voit dans les autres que le moyen de lui apporter ces choses. Cependant, il a conscience du sentiment fraternel qui le lie à son frère. Peut-être même l’admire-t-il inconsciemment ?
Théâtre réaliste, très cru, il n’en émane pas moins une profonde poésie du quotidien, pleine d’humour, qui fouille jusqu’au fond des êtres, livrant leurs réactions intimes.
07:22 Publié dans 41. Impressions littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pièce, théâtre, fraternité, psychologie | Imprimer
13/04/2018
Le sel
Va et ne te retourne pas
Le sel de la terre est là
Avance sur ton chemin
Et ouvre ton cœur aux humains
07:25 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lui, toi, humain | Imprimer
12/04/2018
Moi et la vie
On a l’habitude de dire : « C’est la vie », lorsqu’une contradiction se présente et que l’on refuse de se laisser préoccuper par elle. Mais pourquoi faire de la vie quelque chose d’extérieur dont il faudrait accepter la fatalité ? Ce que l’on appelle prendre la vie avec philosophie n’est qu’un renoncement à être. On renonce à notre propre réalité.
Note système éducatif est élaboré pour faire face à la vie, si bien que l’homme finit par croire qu’il y a deux choses : lui et la vie, c’est-à-dire le monde. Pourtant, le monde n’est pas plus la vie que lui. Le tout est la vie, car la vie est ce qui est.
Descartes a trompé l’homme lorsqu’il a dit : « Je pense, donc je suis ». Par cette simple phrase, il a dissocié la pensée et l’être, argumentant en faveur du fait que la vie de l’homme est en dualité permanente entre la pensée et l’être. Il a mis la pensée avant l’être. Pour lui, l’être n’est que parce qu’il pense, alors qu’en fait, en dehors de tout système philosophique, la pensée n’existe que parce que j’existe. Elle n’est qu’une des manifestations de l’être, comme l’amour. « Je suis, donc je pense » ?
Alors la dualité disparaît, le dualisme du sujet et de l’objet s’évanouit. Nous ne cherchons plus à saisir, car nous sommes ce que nous saisissons, le soi et le monde constitue une unité.
07:23 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie, existence, pensée, univers | Imprimer
11/04/2018
La raison
La fonction de la raison est de conduire l'esprit jusqu'aux frontières du mystère de l'être.
Elle cerne le domaine du mystère et démystifie les réalités naturelles.
08:31 Publié dans 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maxime, sentence, méditation, paradoxe, adage, aphorisme, apophtegme, précepte | Imprimer
10/04/2018
Le nombre manquant (50)
– Quant à la quintessence, autant que je souviens, c’est ce qu'il y a de meilleur, de plus précieux dans quelque chose ou chez quelqu'un.
– C’est la définition habituelle. Mais n’oublions pas que la quintessence vient du latin quinta essentia, soit « cinquième essence » et s’ajoute chez les philosophes anciens aux quatre premiers (la terre, le feu, l’air, l’eau) et en assure la cohésion ou la vie.
– J’avoue que pour un informaticien, tu es assez bon sur l’origine des mots. Bravo ! Mais cela nous apprend-il quelque chose ?
– Peut-être, de manière indirecte. C’est ce qu'il y a d'essentiel, de plus important dans un ouvrage, dans une œuvre, dans un concept et que l'on présente sous une forme résumée et condensée. Connaître ce mot de passe et savoir l’utiliser pourraient conduire à entrer dans un secret jalousement gardé par une barrière intellectuelle ou mystique.
– Quelque chose comme les différents sens de l’écriture dont Origène parle dans son homélie sur les nombres.
– Oui, ce pourrait être ça. La bible raconte l’histoire de la rencontre entre l’humanité et Dieu, mais elle est aussi terrain d’expérimentation de la vie spirituelle de tout homme et conduit à la découverte de soi.
– Ainsi, ce mot de passe, parce qu’il s’appelle quintessence, pourrait être une ouverture vers une autre compréhension ?
– C’est une possibilité, pas une certitude. Mais elle vaut la peine d’être creusée.
– Donc, si je comprends bien, les ravisseurs pourraient être intéressés par nos connaissances et tenter de se les procurer. Ce pourrait donc être un organisme qui aurait également pénétré dans notre base de données pourtant très sûre.
– N’allons pas si vite. Ne laissons pas marcher notre imagination.
On avait donc avancé, même si rien n’était résolu. Ils étaient vivants, on pouvait presque communiquer avec eux. L’homme paraissait intelligent, donc on pouvait négocier avec lui. On disposait d’un mot de passe sans savoir à quoi il pouvait servir. Ce n’était déjà pas mal. À nous de découvrir la suite. Mais comment et de quelle suite s’agit-il ?
– Dans tous les cas, il faut maintenant mettre les carabiniers dans le coup. Il est temps de faire une déclaration pour qu’ils tentent de retrouver Claire et le professeur.
07:33 Publié dans 43. Récits et nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombre, numérotation, langage, universalisme, ésotérisme, science, spiritualité | Imprimer
08/04/2018
Stupre
Tu es mon rêveur, lui dit-elle
Rêve encore à cette nuit magique
Où nous avons fait connaissance
Il noua la ceinture de sa robe de chambre
Il chaussa ses lunettes d’inconnaissance
Et partit les bras tendus vers les bas-fonds
Environné de fumée, d’espoir et d’inquiétude
Il croisa le diable qui remontait de la cave
Les bras chargés de maigres turpitudes
« Tu te trompes de chemin », lui dit-il
« Non, je vais voir ma sœur aux longs cheveux »
Il se retourna, le voyant poursuivre sa route
Elle attendait le gaillard en haut de l’escalier
Câline et souriante, ouverte à tous vents
Lui-même rata une marche, se laissa aller
Et plein d’horreur, plongea dans la lave bouillonnante
Il eut ce dernier mot, surpris d’autant de connivence
« Adieu Zibeline, le rêve se finit mal
Je voyais en toi la quintessence humaine
Et je ne trouve que le pâle reflet
Du monde des ténèbres et de la stupre
Et toi, le noir et chevelu mage
Des songes enracinés en l’homme
Puisses-tu t’évanouir face à la lumière
Que tu trouveras si tu poursuis ta montée »
Telle fut la dernière pensée du rêveur…
© Loup Francart
07:30 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
07/04/2018
adaptation
Trop de milieux divers nuisent au sensible qui tente de s'adapter.
Il était (une fois) un caméléon.
Son maître pour lui tenir chaud,
le déposa sur un plaid bariolé.
Le caméléon mourut de fatigue.
07:50 Publié dans 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maxime, sentence, méditation, paradoxe, adage, aphorisme, apophtegme, précepte | Imprimer
06/04/2018
Les meilleurs jours
Tu m’as donné les meilleurs jours
Environné de désespoir, j’errais dans l’ombre
Fantôme détrôné à l’esprit déraciné
Me heurtant aux piliers du qu’en-dira-t-on
Tu es venu tendrement comme un nuage
Et tu m’as pris dans ton haleine vaporeuse
L’odeur de la vie m’a submergé et conquis
Ouvrant béatement le puits sans fond
Où j’ai jeté mon embarras et ma folie
Sais-tu que j’ai gardé longtemps ce parfum
Au creux de mes tempes endolories, muet d’étonnement
Je chevauchais la lune, bordé de garde-fous
L’œil acerbe sur mes propres défaillances
Ressentant l’effondrement du personnage
Et le souffle vital du renouvellement
Quelle piste d’envol pour l’enivrement
J’ai tout perdu fort la vie
J’ai trouvé l’âme, ce nid de plumes
Qui pépie et brûle les doigts
Et j’ai atteint le lieu de transparence
Où le cœur n’a plus ni attaches ni souvenirs
© Loup Francart
07:43 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, poète | Imprimer
05/04/2018
Le sens cosmique
Comment définir ce lien intime qui peut surgir entre un objet et la conscience, entre la matière et l’esprit ? Il ne s’agit pas d’un mouvement de va-et-vient partant de soi et réfléchi sur l’objet jusqu’à une intensification de la conscience en présence de celui-ci. Il ne s’agit pas non plus d’une pénétration de l’objet par une perception plus vive et consciente jusqu’au plus profond de lui-même. Peut-être s’agit-il d’une sorte d’entrée en phase des rayonnements émis par l’un et l’autre créant un champ de vibrations concentriques. Ce champ a le pouvoir de nous sortir de nous-mêmes et de nous faire atteindre la conscience universelle tout en pénétrant au fond de l’âme.
Cette contemplation au-delà de l’objet modifie la perception du temps et de l’espace et introduit au Tout pénétrant l’être. Si tous, au même instant, pouvaient entrer en contemplation du Tout, ce serait l’éternité. Alors, la matière, créée par le Verbe retournerait au Verbe.
Peut-être est-ce la vocation de l’homme. La science rapproche la matière du Verbe et la philosophie le Verbe de la matière. L’art, peut-être, établit le pont entre les deux.
07:01 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cosmos, tout, sens de l'humain, contemplation | Imprimer
04/04/2018
Le nombre manquant (49)
– Clément, c’est Claire. Nous sommes en danger. Enlevés. On ne sait qui. Un homme, grand, brun, avec lunettes, vêtu d’un costume gris, l’air intelligent, sans autre signe particulier. Nous ne savons où nous sommes. Ah oui, un mot de passe employé par l’homme : quintessence. Je ferme, il arrive. Ne rappelle pas !
Je n’eus pas le temps d’ajouter quelque chose et, de toute façon, j’étais tellement surpris que je n’aurais su quoi dire ou demander. Trop tard ! Mathias me regardait. Je n’avais pas eu le temps de mettre le mode haut-parleur. Il me voyait secoué et se demandait ce qui se passait.
– C’est un coup de fil de Claire. Très bref. Elle me disait qu’elle et le professeur (elle a dit nous, donc je pense qu’il s’agit du professeur) avaient été enlevés. Elle ne sait pas qui ou quelle organisation les a enlevés et ignore où elle se trouve. Elle a parlé d’un homme qui porte des lunettes, grand, brun, sans signe particulier. Elle a ajouté qu’il semblait intelligent. Elle a parlé d’un mot de passe : « quintessence ». Pour quoi faire, elle n’a rien spécifié, car elle a ajouté qu’il arrivait. Elle a coupé aussitôt.
– Et tu ne lui as posé aucune question ?
– Je n’ai pas eu le temps. Il fallait surtout que je l’écoute, puis elle a dû raccrocher parce que l’homme s’approchait, m’a-t-elle dit.
– Nous n’en saurons donc pas plus. Au moins, nous les savons en vie. Dieu soit loué ! Mais que pouvons-nous faire ?
– Nous n’avons, tentais-je de résumer, que deux éléments nouveaux en dehors du fait que nous les savons en vie. Premièrement, ils ont été kidnappés par un homme non identifiable. Mais les éléments d’identification sont pratiquement inexistants. Deuxièmement, nous avons un mot : quintessence. Cherchons d’abord au plus simple : le mot de passe.
– Le mot de passe, me dit Mathias, je connais. Je peux même te donner la définition de Wikipédia : un mot de passe est un mot ou une série de caractères utilisés comme moyen d'authentification pour prouver son identité lorsque l'on désire accéder à un lieu protégé, à une ressource ou à un service dont l'accès est limité et protégé.
– Mais cela peut également être, avec une définition plus large qui existait avant l’informatique un signe de reconnaissance entre initiés.
– C’est vrai. L’informatique n’a pas tout changé !
07:01 Publié dans 43. Récits et nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombre, numérotation, langage, universalisme, ésotérisme, science, spiritualité | Imprimer
03/04/2018
Contraire ou complémentaire
L'homme, musclé des gencives,
n'a que dédain pour ces nymphes.
Et pourtant, leur grâce l'étonne.
Comment les aborder ?
07:25 Publié dans 24. Créations dessins | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre des sexes, égalitarisme | Imprimer
02/04/2018
Enfants
Ce sont des enfants qui découvrent la vie, en font l'expérience, à leurs dépends ou à ceux des autres.
07:55 Publié dans 12. Trouvailles diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enfants, mésaventures, innocence | Imprimer
01/04/2018
Haïku pascal
Le res-suscité :
Par la volonté divine
Il naît à nouveau
Et suscite l’espérance
La vie éternelle
Un mystère absolu
L’infinitude
Plongée du Tout dans le Rien
© Loup Francart
07:14 Publié dans 46. Haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
31/03/2018
Un samedi différent
https://www.youtube.com/watch?v=r80whP_96pk
Il n'est plus
La terre était informe et vide.
Dieu n'a pas encore dit :
Que la lumière soit !
Les ténèbres sont à la surface de l'abîme
07:37 Publié dans 51. Impressions musicales, 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique sacrée, silence intérieur | Imprimer
30/03/2018
Le nombre manquant (48)
Le soir de ce premier jour d’investigation dans les notes de Claire, nous avions convenu de faire un point de situation pour confronter nos points de vue, remarques, intérêts, voire points remarquables que nous avions trouvés. Mathias commença :
– Pour ma part, j’estime que ces notes ont une réelle richesse. Elles constituent, me semble-t-il, une bonne synthèse des différentes théories d’interprétation des différentes religions : leurs rôles réels, leurs doctrines, leurs influences évidemment et, bien sûr, leurs nuisances. Mais je constate, à travers ce que j’ai lu, qu’une étude des dogmes, doctrines, rites des religions ne nous apprendra pas grand-chose. Nous pourrons creuser, creuser encore, nous aurons toujours quelque chose à découvrir, mais serons-nous plus avancés dans notre objectif, j’en doute. Il y a dans toutes les religions, ou au moins la plupart, une part d’adhésion sentimentale ou intellectuelle ou encore sociale, qui en fausse la vision. Elles demandent de croire en leurs dogmes, c’est-à-dire d’adhérer à une image de Dieu qu’on ne peut penser que selon leurs critères. Dieu ne s’impose pas à notre évidence : il faut croire en lui, ou pas.
– C’est une démarche subjective inverse de la démarche objective de la science où tout passe par l’expérimentation.
– Oui, effectivement. La science ne demande pas une adhésion spontanée. Elle démontre et laisse son interlocuteur croire ou non à sa démonstration qui s’appuie sur une expérience et des conclusions tirées de celle-ci.
– Pourtant, répliquais-je, il a bien fallu une force d’adhésion au départ suffisamment convaincante pour que de nombreuses personnes croient, s’engagent et vivent leur foi. Et cette force constitue bien une expérience personnelle au même titre qu’une expérience de physique.
– Oui, nuança Mathias, mais c’est une expérience qui ne peut être partagée, alors que l’expérience scientifique consiste à prouver la véracité d’un fait en démontrant à tous son existence que tous peuvent partager.
– Si je comprends bien, la religion implique de croire et non forcément de vivre ce que la religion déclare comme vrai. C’est pourquoi beaucoup pensent que la religion s’arrête à une croyance à laquelle il convient d’adhérer.
– Je te ferai remarquer que toutes les religions ne voient pas l’adhésion de leurs pratiquants de la même manière. Prenons par exemple le Zen. Seule l’expérimentation de la pratique du non-mental compte. De même pour le yoga au travers des exercices corporels ou mentaux.
– C’est exact, confirmais-je, et c’est pourquoi les religions dites révélées disent qu’il ne s’agit pas de religion, mais simplement d’états psychologiques à atteindre.
– C’est vrai qu’il y a une différence fondamentale entre les religions révélées et les autres, soit les religions orientales, soit les religions dites naturelles des philosophes des XVII et XVIIIes siècles.
La sonnerie de mon téléphone portable me coupa. Je décrochais et j’entendis la voix de Claire, une voix effrayée, très faible, comme téléphonant en cachette.
10:46 Publié dans 43. Récits et nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombre, numérotation, langage, universalisme, ésotérisme, science, spiritualité | Imprimer
29/03/2018
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,1-15
Le lavement des pieds (podonipsie en grec ou pedilavium en latin) est le premier geste de Jésus qui le conduit à sa mort, sa résurrection et son ascension. Au cours de ces derniers vingt-quatre heures, il vit et donne au monde un résumé de tout son enseignement. Alors, qu’en est-il de cet épisode du lavement des pieds ?
Avoir les pieds sur terre, c’est manifester un grand sens des réalités. C’est la règle d’or des pragmatiques, des politiques et des hommes d’action. C’est le plus souvent un éloge envers l’homme sensible qui ne s’embarrasse pas de théorie, se veut concret, quitte à ne pouvoir réaliser ce que lui dicte sa conscience. Pour lui, la vie est ce qu’elle est, il ne faut pas vouloir s’élever trop haut.
Inversement, laver ses pieds consiste à s’alléger, à sortir du quotidien, à purifier sa vision. C’est une tâche à renouveler sans cesse, même si le corps est propre, il reste toujours ces points de contact avec le sol qu’il faut sans cesse laver. Jésus dit bien à Pierre : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds. » L’homme ne peut vivre que de pain. Il lui faut regarder plus loin que la survie et la simple vie. Sa part de divin lui confère l’obligation quasi charnelle de se tourner vers un ailleurs qu’il ressent en lui et qui le porte. C’est pour cela qu’il doit laver ses pieds.
Mais, n’oublions pas. Ce n’est pas lui qui se lave les pieds, c’est un autre homme qui les lui lave. Et comme nous avons tous la même espérance, il n’y a ni préséance ni privilège à cet acte. Je dois moi-même aider l’autre pour m’aider moi-même.
06:50 Publié dans 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : évangile, jeudi saint, pragmatique, croyant | Imprimer
28/03/2018
Estérel, un jour comme les autres
Que font-ils là, comme des chiens qui cherchent par terre un bienfait jeté par une voiture pleine d’enfants qui hurlent ? Comme eux, ils fouinent, le nez sur les pierres ou les herbes odoriférantes, deux adultes et des adolescents qui ne sont plus des marcassins, mais sur le dos desquels on voit encore les bandes marquant leur jeunesse. Sages, ils acceptent la promiscuité avec les touristes, s’en réjouissent même, venant renifler les chaussures, tendant le groin vers les mains ouvertes, l’œil implorant. La mère veille cependant et grogne lorsqu’ils s’approchent trop près.
Irréel et pourtant vrai ! On prend du recul, on observe, les yeux propres, les oreilles lessivées, dans l’odeur du romarin et du thym. On s’élève de quelques pas, on se pince, on sent bien sûr l’odeur forte du sanglier, comme un relent de vie sauvage. Mais très vite, on s’interroge : que font-ils là ?
On n’ose pas leur dire qu’ils feraient mieux de fuir la compagnie des hommes, de ne pas abandonner leur liberté pour quelques maigres subsides, qu’ils sont faits pour galoper dans la montagne, chatouiller les racines des arbres, humer le pied des arbustes odoriférants, se baigner dans une mare boueuse et se sécher au soleil de l’après-midi. Mais ils sont là, indifférents à l’homme, cherchant petitement leur part, grouillant d’appétit, sans un regard pour ceux qui viennent troubler leur paradis. Les parents rappellent les enfants lorsqu’ils s’éloignent trop, mais tout ceci est fait de manière bon enfant, comme la nounou noire se souvient de ceux qu’elle a à garder.
04:17 Publié dans 14. Promenades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animaux, sauvage, domestique, civilisation | Imprimer
27/03/2018
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38.
"En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit."
En un instant, changement de conscience. Non, ce n’est pas un trou noir, une échappée par le bas, mais un élargissement de la vision qui donne à voir non seulement le futur, mais même les intentions de chacun. Un mouvement comme un caléidoscope, un trou blanc dans la conscience, une fragmentation du temps qui révèle certaines parties du futur.
Mais l’étonnant n’est pas là. Ce bouleversement fait place à la paix de l’âme. Sachant ce qui l’attend, Jésus est transcendé, placé entre terre et ciel. Il puise dans cette situation, la sérénité pour aller au-delà de lui-même. Et en toute lucidité, il mène ce dialogue extraordinaire qu’il est seul à comprendre réellement : « Ce que tu fais, fais-le vite », dit-il à Judas. Et : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard », dit-il à Simon-Pierre.
A ce moment, Jésus s’affranchit du temps, de l’espace et de la matière. Nul ne peut dire s’il était ou s’il devint divin en cet instant. Mais on constate ce changement de vision : Jésus parle en tant que personne spirituelle et, tout en agissant en tant qu’homme, il s’établit dans le monde spirituel et sait ce qui l’attend.
Celui qui vit ce moment, acquiert une force morale qui transcende la force purement humaine et permet d’accomplir ce qui semble impossible à un homme ordinaire.
08:51 Publié dans 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde sirituel, trancendance, changement de conscience | Imprimer
26/03/2018
Un parfum millénaire
Il y a deux jours mourrait le Lieutenant-colonel Beltrame dans les circonstances que vous connaissez. Sans le dire, beaucoup s’interrogent : cet échange avec un otage est-il un réel sacrifice ou une folie subite ? Quelle est sa signification ? Si l’on sort des significations sociétales et que l’on se penche, seul face à soi-même, sur ce mystère, on peut se poser très distinctement la question : qu’aurais-je fait ?
En ouvrant l’évangile du jour, on trouve la réponse d’une manière surprenante : Marie « versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum ». Rien à voir, diront les bien-pensants de la république qui, comme Judas, s’exclameront : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? », c’est-à-dire : « Pourquoi donnerais-je ma vie alors que j’ai encore tant de choses à accomplir pour le bien de la société ? » Et Jésus répond : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Comprenne qui pourra !
Oui, quelle idée d’associer ces deux faits survenus à plus de deux mille ans d’histoire. Tous pensent à la signification pour la société du geste d’Arnault Beltrame. Mais cette impulsion qui l’a saisi face au terroriste et à la femme qu’il a sauvée est avant tout un geste personnel, plus profondément humain, surhumain pourrait-on dire, un pied de nez à la société pour mettre en évidence que l’être humain sait se donner en cadeau, faire don de sa personne gratuitement et que ce sacrifice répand un parfum subtil, celui du don hors de tout raisonnement, comme l’avait fait le Père Maximilien Kolbe dans le camp de la mort. Et ce don est un bienfait qui doit faire réfléchir le monde et la société. Plus profondément que l’héroïsme, il est la senteur d’un au-delà de soi-même, dans un don parfait qui ne pense pas, mais qui est là, bien là, et qui perdure en la personne, dépassant l’individu au sein de la société pour le mettre face à lui-même, englobant toute la création.
Oui, un homme peut saisir le Tout en redevenant néant, car il est Un, unique, incomparablement beau dans cette odeur que l’on dit de sainteté. Et le néant devient le Tout.
07:10 Publié dans 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : héroïsme, sacrifice, accomplissement, personne, humain | Imprimer
25/03/2018
Dimanche des Rameaux
Un cri de détresse, dans le noir, à la nuit
Un seul. Il l’entendit et écouta, encore
Des entrailles de la terre, il montait
De toute part, assourdi par l’épaisseur :
Sauve, sauve-moi, sauve-nous !
Quel impératif ! Le cri sort du ventre
Ils ne veulent rien demander, rien…
Et pourtant, cela vient à leurs lèvres
Ces gémissements du cœur
Ils ne peuvent les contenir
Ils jaillissent comme une exhalaison
Oui, ce fut un cri de détresse, humain
Naturel devant ce monde immobile
Il est venu, a regardé, a écouté, a parlé
Ils se turent devant sa parole prophétique
C’était un trou dans la poitrine
Qui précipitait l’être face à lui-même
Sans décor, sans possession, sans épaisseur
Rien qu’une pellicule transparente
Qui résonne des chants de fête
L’air vibrait, les corps dansaient
Les consciences s’émerveillaient
Les âmes tremblaient de joie
Alors jaillit la bénédiction de la libération
Béni soit celui qui vient !
Le jour fait place à la nuit
La lumière illumine le monde
Et le regard transcende la matière
Les filaments s’étirent et relient toutes choses
Elles prennent leur place naturellement
Respire cette joie qui t’envahit
Pleure devant la beauté de l’instant
Où tu découvres l’immensité
Au-delà du fini, du grain de sable
De l’émotion, de la pensée même
Il est celui qui vient au nom du créateur
Il entraîne au-delà de la compréhension
Dans le maelström de la joie
Et conduit à la résurrection
Hosanna n’est crié que ce jour-là
Mais il réveille pour les siècles à venir
Et résonne dans toutes les poitrines
La joie te sauve et tu crois…
07:09 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
23/03/2018
Demain
Demain est toujours un meilleur jour
Même les lendemains de fête sont auréolés
D’une vigueur implacable d’espérance
Les questionnements sont multiples
Et la première question est celle de la survie :
Verrai-je encore le jour, ce lendemain si proche ?
Elle s’efforçait de ne plus penser à ce futur
Vers lequel elle tombait inexorablement
Entraînée par le poids de ses fautes
Et la fanfare de ses instants de volupté
Rien n’y faisait, elle revenait au point de départ
Ce goût immodéré pour les frottements
Pour la chaleur amère des rapprochements
Pour l’odeur inconnue de ses semblables
Et pourtant si différents d’elle-même
Rêve toujours ma petite, demain est là
Piège mortel d’affrontement des corps
Face à l’atonie des esprits vagabonds
Qui peut encore aller bien plus loin
Toujours plus loin, jusqu’au jour où disparaîtra
Ce lendemain si proche et si lointain
Plein d’espoirs amers et de joies amènes
Viendra alors la délivrance de cette lenteur
Des écoulements, des successions, des effusions
Pour ne vivre plus qu’un état d’abandon
Qui flotte depuis toujours dans la tête
Des humains en quête d'anéantissement
© Loup Francart
07:43 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer
22/03/2018
étrange torpeur
Elle éprouvait une étrange torpeur, comme un désintéressement morbide de toutes choses, sauf à l’action, une action primaire, sans intérêt, sans but, mobilisant chaque geste possible du corps, occupations inutiles, mais nécessaires pour ne pas sombrer dans l’ennui. Et encore, l’ennui était-il possible à ce stade du détachement de la pensée, comme si tout ce qu’elle avait aimé, ces idées manipulées avec délices, s’était évadé d'elle-même.
Un grand besoin de paresse, d’hébétude, de torpeur qui l’entraînait inévitablement aux portes du rêve, un rêve permanent, qui n’a pas de motif, de sujet, mais seulement la consistance de l’anarchie turbulente de l’esprit.
Change d’air, lui conseilla-t-on, car celui-ci est vicié !
Alors, elle partit droit devant, sans savoir qu'elle se perdait.
07:55 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : spleen, torpeur, perte | Imprimer
21/03/2018
Le nombre manquant (47)
Il nous restait deux jours avant de déclencher une alerte massive auprès de la police, de l’ambassade de France, du Saint Siège et des médias. Il s’agissait de bien utiliser ces moments, aussi avions-nous décidé de les consacrer à la recherche, moi dans un domaine assez nouveau pour moi puisque c’était Claire qui était en charge des aspects religieux, mystiques et spirituels. Mathias devait travailler sur les trous noirs et mêmes, nouvelles découvertes oblige, les trous blancs.
Nous décidâmes avec Mathias de jeter un œil sur les dernières notes de Claire qui se trouvaient sur la base de données et que nous n’avions pas eu le temps d’examiner. J’avoue avoir eu du mal à dormir en raison des circonstances et me suis réveillé tôt. Aussi dès sept heures, je me plongeais dans les notes que Claire avait prises suite à ses lectures de livres traitant de ces sujets ou d’interviews d’auteurs ou même de véritables hommes de Dieu. Il y avait de nombreuses notes, plus ou moins importantes, certaines peu intéressantes ou pour un point seulement ; mais d’autres détenaient de véritables informations sur le point de vue que nous recherchions, c’est-à-dire la notion de déité au-delà des problèmes de dogme et de théologie. Ces notes posaient des questions importantes qui dépassaient la notion de Dieu vu à travers une religion : comme il y a de nombreux Dieux puisqu’il existe de nombreuses religions, y a-t-il derrière ce Dieu, un Dieu unique, une déité qui serait le seul véritable Dieu ? Ce Dieu pourrait être exprimé en concepts théologiques globaux ou non ? Aurait-il des attributs définissables ou non ? Cette Déité est-elle perceptible, identifiable ? Y a-t-il un monde spirituel comme il y a un monde physique et un monde psychique ?
J’avoue que je fus assez vite emmené dans des sommets qui me semblèrent impossibles à franchir. Le lecteur conviendra qu’un homme peu porté sur la théologie, les dogmes et même l’illumination mystique peut avoir des difficultés à se retrouver dans les écrits de saints, soufis, cheikhs, swamis, maîtres et autres appellations d’hommes supposés éclairer l’humanité. Il y avait également des résumés de livres ou d’articles de philosophes ou chercheurs en religion et enfin d’opposants à toute religion. Cela représentait un travail considérable effectué en peu de temps par, incontestablement, une personne à l’esprit clair et synthétique. J’en fis part à Mathias qui prit à sa charge l’analyse des théoriciens alors que je me chargeais de celle des praticiens.
07:38 Publié dans 43. Récits et nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombre, numérotation, langage, universalisme, ésotérisme, science, spiritualité | Imprimer
20/03/2018
Haïku
La clameur du jour
Silence des nuits sans sommeil
L’éclat de l’être
07:32 Publié dans 46. Haïku | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, poésie, haïku, surprise du quotidien | Imprimer