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04/06/2020

Pressé

J’ai longtemps été un homme pressé, même lorsque je crois ne pas l’être et prendre mon temps : pressé dans mes sensations, l’une à peine goûtée, je veux passer à l’autre ; pressé dans mes émotions, toujours vouloir ressentir plus et se croire prêt à plus d’émotions ; pressé dans mes pensées, à croire trop vite les plus convaincantes.

Il y a deux manières de ne pas être pressé : ne rien savoir, ne rien ressentir (c’est l’apathie ou l’ignorance), savoir et tout ressentir (c’est la sérénité et la joie).

L’important est de s’assimiler aux rythmes de la nature : elle n’est pas pressée, elle est. Pour percevoir les lois de l’univers en soi vivre à son rythme.

Prendre le temps de croire que je pers mon temps, mais ne pas perdre mon temps à prendre le temps. Aller toujours au bout de la tâche entreprise, mais ne jamais prolonger plus que nécessaire le temps à lui consacrer.

01/05/2020

Harmonie

Chercher l’harmonie du monde à travers les dissonances que nous percevons.

Nous sommes sensibles à certaines harmonies. D'autres nous échappent. Sans doute manquons-nous d’ouverture des sens ou, peut-être, nous fermons-nous à nos perceptions.

Ne pas refuser ce que le monde nous offre.

18/04/2020

Distanciation

Il est deux heures. Je prends un café dans la cuisine après m’être levé dans le noir, avoir enfilé ma robe de chambre et être descendu par le petit escalier menant au rez de chaussée. Comme d’habitude, tout ceci se fait sans une véritable conscience de ce que je fais. Mes gestes sont machinaux, je ne pense à rien réellement, je cuits dans mon bouillon de pensée, sans savoir réellement ce que je fais. Mes gestes ne sont pas réellement vécu et soupesés, je me laisse aller dans la pesanteur de la nuit.

Et, brusquement, je me regarde faire, je contemple ce petit vieux qui semble radoter, qui se laisse aller dans ses attitudes mécaniques et ne voit pas son ridicule. Oui, je ne prends pas de distance entre moi et ce que je fais, la vie que je mène. Je ne vois pas mon esclavage et je vis dans l’habitude sans conscience des secondes qui passent, des minutes qui s’écoulent, des heures qui s’enchaînent, des jours accumulés dans un sommeil indécent, des mois sans distanciation par rapport à cette vie vécue, des années perdues par manque de concentration sur le don de la vie qui nous est donné.

Pourtant l’existence n’a pas d’âge, elle est tout simplement, immuable et grandiose, à condition d’y prendre garde, de ne pas s’endormir dans le brouillard du temps et de l’espace. Je vois maintenant le fond de l’existence comme un tableau qui défile, immobile, figé, dressé entre moi et la réalité. Je contemple la maison, la cuisine, les objets usuels qui m’appartiennent. Je vis au milieu d’eux, comme un autre objet, confondu avec eux, comme un décor de théâtre. Je ne suis qu’un élément du décor, sans dimension, sans aucune distanciation entre lui et moi. Tout s’écoule automatiquement, je ne suis qu’un objet parmi d’autres, qui remue un peu plus, mais la plupart du temps sans savoir ce qu’il fait, ce qu’il veut réellement, sans conscience de cette distance y intégrer entre son existence et son environnement.

Alors j’ouvre le dictionnaire et cherche le mot : distanciation, fait de créer une distance entre soi et la réalité. Il y a donc bien une réalité, bien réelle, qui est notre environnement, c’est-à-dire le monde qui nous entoure, que l’on observe et connaît par nos sens, et ce soi qui serait nous-même et que j’appelle moi. Je remarque aussitôt qu’il s’agit du « fait, pour un auteur, un metteur en scène, un acteur, de créer une certain distance entre le spectacle et le spectateur, afin de développer l’esprit critique de celui-ci, par le choix du sujet, par certaines techniques de mise en scène, par le jeu des acteurs[1] ». Mais ce n’est pas qu’un artifice de théâtre développé par  Brecht pour désigner l'effet par lequel l'acteur se dissocie de son personnage . D’une manière générale, il s’agit du « recul pris vis-à-vis de ce qu’on dit, de ce qu’on fait, de ce qu’on montre ». Ainsi il y aurait mon personnage, celui que je regarde faire et moi, autre, prenant une distance par rapport à lui-même, s’observant agir et même penser d’une manière différente de ce qu’il fait habituellement. Je me regarde jouer ma vie sans y être impliqué pleinement, avec une distance entre ce moi qui me colle à la peau et un soi autre qui me fait vivre en relief, avec une troisième dimension qui ne lui est pas habituelle.

Mais je me demande aussitôt qui est vrai entre ces deux personnes, celui se fond dans le paysage ou celui qui se regarde vivre sans y mêler sensations, sentiments et raison. Cela suppose donc qu’il existe quelque chose d’autre en nous qui peut agir différemment et auquel on ne prend généralement pas garde. Celui-ci existe également. Mais qu’est-il ? Sans réponse immédiate à la question, je prends au jeu de la distanciation. Je voie le plan en deux dimensions dans lequel je vis, je me vois me voyant, comme la lentille d’une lunette qui réfléchit cette destinée et compare l’image à la réalité. Mais quel est le plus réel ?

Nous en reparlerons, bien que je n’aie pour l’instant pas de solution claire à ce défi : le moi ou le soi ?

 

[1] CNRTL, https://cnrtl.fr/definition/distanciation//0

16/04/2020

Maxime

 

Le rôle de la raison n'est pas de contraindre l'amour, mais de l'aider à s'épanouir.

 

02/04/2020

Avenir personnel

A vingt ans, le nombre de possibilités heureuses ouvertes devant soi paraissent infinies. Peu à peu, cette ouverture se resserre. On imagine plus facilement l’avenir, il semble de plus en plus tracé. Pour certains, il devient même inexorable et oppressant.

Il y a pour chacun un équilibre à réaliser : garder une certaine ouverture, mais avoir une direction d’avenir ; avoir un but, mais ne pas en être prisonnier.

26/02/2020

Liberté

Nous ignorons la véritable liberté. Comment donc donner une définition totale du concept de liberté. Pour chacun, selon ses diverses attirances, la liberté a des apparences multiples ; liberté politique et sociale, liberté économique, liberté d’action, liberté de pensée…

Il est évident que ce ne sont  que des aspects de la liberté, mais on ne la connaît que par ses aspects, selon l’angle de vision. Jusqu’à présent, l’esprit humain ne fut pas capable d’envisager dans son entier le concept de liberté parce que la liberté est un symbole de l’aspiration humaine à une vie supérieure.

En raison de ces aspects différents non conçus dans leur ensemble, la liberté humaine manque de pureté. Mais peut-on espérer accéder un jour à la liberté totale et véridique ?

25/02/2020

vieillir

Vieillir, c’est accepter un rétrécissement de son horizon
Ne plus pouvoir voir au-delà du premier obstacle
S’inquiéter d’un avenir que l’on ne voit plus

« Dieu, où se trouve ma canne ? Je suis perdu ! »
On se lamente sur les conséquences d’une défaillance
Plutôt que d’en rechercher les bienfaits procurés
Et l’on finit par accepter cette insuffisance
Comme étant la chose la plus naturelle du monde
Sans s’ouvrir à l’infinité de l’horizon intérieur

Bien vieillir c’est transformer ce rétrécissement
En changement de vision de l’existence
Peu cultive cette exploration possible
D’un intérieur aussi vaste que l’extérieur

Alors ne vous lamenter plus
Partez en exploration
Et bon voyage !

©  Loup Francart

24/02/2020

donner... Recevoir...

Non pas "donnez et vous recevrez", mais plutôt :

"Donnez tout et soyez prêt à recevoir".

alors viendra l'amour et la compréhension.

 

 

23/02/2020

Elyne et Elastre

Elyne ne connait pas ce lieu. Non seulement elle n’y est jamais venue, mais elle n’a aucune image qu’elle aurait pu reconnaître. Tout lui semble faux. Non seulement ce qui est considéré comme fixe, c’est-à-dire les objets et le paysage, mais également les êtres vivants, animaux et humains. Une femme passe près d’elle, la regarde sans avoir l’air de la voir, puis continue son chemin comme si de rien n’était. Même le chant des oiseaux lui paraît curieux, une sorte d’étranglement du son comme si l’air n’arrivait à transmettre de manière fluide quoi que ce soit. D’ailleurs elle n’entend pas le son des pas de la femme. Tout se déroule comme sur un nuage épais qui étouffe les sons et voile la vision. Pourtant, ce sont bien, en même temps, le paysage quotidien, les objets qu’elle utilise journellement, les habitants de son village qu’elle connaît de vue et auxquels il lui est arrivé de parler. Elle se demande si elle ne louche pas. Cela arrive parfois le matin, lorsque vous vous réveillez encore dans le souvenir de votre rêve et que vos deux yeux contemplent deux objets brisés par un non-ajustement de la vue sur un point unique. Elle se demande comment elle s’est réveillée. Puis n’y pense plus. Ah, là aussi, quelque chose ne semble pas aller. Sa mémoire lui joue des tours, ou plutôt sa perception du temps. Quelle heure peut-il être ? Quand me suis-je levée ?

Elastre fait quelques pas. Elle regarde le ciel, seul lieu inconnu parce que si loin qu’il est au-delà de toute perception. Elle baisse les yeux et regarde son paysage quotidien : une bande de terre aride, parsemée de cailloux et d’herbes folles, puis, plus loin,  un creux dans l’écorce terrestre qui s’ouvre et s’enfonce dans le sol, tandis que plus loin encore se dressent des monts rocailleux. Elle marche, respirant l’air frais, foulant du pied une terre desséchée, secouant la poussière accumulée sur ses vêtements. Elle connait bien ce paysage qui l’accable à chaque réveil. Qui la sortira de ce trou ? Qui lui fera franchir ces montagnes sordides ? Son cœur se soulève d’espoir et, bien vite, retombe dans une langueur irrésistible. Qui l’en sortira ?

Et les deux ne font qu’un : Elyne et Elastre sont la même chair. Mais ont-elles la même âme ?

10/02/2020

L'imagination

Imagination…

Dictionnaire Larousse :

. Faculté de l'esprit d'évoquer, sous forme d'images mentales, des objets ou des faits connus par une perception, une expérience antérieures : Un événement qui demeure très vif dans l'imagination.

. Fonction par laquelle l'esprit voit, se représente, sous une forme sensible, concrète, des êtres, des choses, des situations dont il n'a pas eu une expérience directe : Un récit qui frappe l'imagination.

. Capacité d'élaborer des images et des conceptions nouvelles, de trouver des solutions originales à des problèmes : Manquer d'imagination.

 

Décomposition du terme :

Image…in…a(c)tion.

L’imagination est donc, dans le sens complet du terme, la faculté de concevoir des images et de les transformer en action, c’est-à-dire de transformer une idée en réalité, dans quelque domaine que ce soit, y compris dans un domaine purement intellectuel.

 

Étapes de l'imagination :

  1. Pré-étapes, conscientes ou inconscientes et non impératives :
    • Conscience d’un manque d’ordre pratique, intellectuel, artistique ou autre ;
    • Énonciation du manque, c’est-à-dire de la recherche à lancer.
  2. Étincelle :
    • Apparition dans la pensée d’un mot, d’une phrase d’une image, d’un son, d’une formule, d’une sensation nouvelle, d’une question, d’une réponse à une question non formulée, souvent sans lien avec l’occupation du moment.
    • Dans le même temps, perception d’un lien de cette idée avec un objet, une idée connue et le plus souvent travaillée.
    • Établissement d’au moins un lien entre l’idée nouvelle et l’idée ou les idées plus ou moins connues dans un domaine.
  3. Identification d’autres liens et de leurs intérêts à une transformation de l’objet :
    • que transformer ?
    • pourquoi transformer ?
    • comment transformer ?
  4. Exécution
    • Planification des actions à mener pour transformer
    • Recherche et mise ne place des moyens nécessaires
    • Mise en œuvre de la transformation
  5. Contrôle de la transformation
    • La transformation est-elle conforme à ce que l’on attendait ?
    • Quelles améliorations sont-elles possibles en termes de produit recherché, de finitions, de procédés employés ?
    • Mise en œuvre des améliorations.

La plupart des gens ne connaissant que les étapes 2 et 3 dans le processus de l'imagination. Mais celle-ci , sans les étapes suivantes, ne sont que du vent. La création qui est le résultat concret de l'imagination n'existe que grâce à cette alchimie discrète et souvent ignorée, produit de connaissances, d'intuitions et de méthodes.

27/12/2019

Fleurs

Les femmes aiment qu’on leur offre des fleurs. Les hommes s’y plient, mais le plus souvent ne comprennent pas pourquoi.

Au premier degré, ils l’expliquent par deux raisons. D’une part, les femmes aiment se parer et s’entourer de belles choses, d’autre part, c’est une coutume et une forme de politesse à laquelle l’homme sacrifie en hommage à la femme. Mais ces deux raisons n’expliquent rien, elles ne sont qu’extérieures.

Dans un deuxième degré, se cachent les raisons intérieures qui ont créé ce qui est devenu une coutume. Les fleurs font vibrer chez une femme une sensation et un sentiment physique, écho du sentiment de faire naître et de laisser s’épanouir un enfant en son sein. Plus profondément encore, les fleurs éveillent en elles un sentiment d’épanouissement, de plénitude face à la vie, d’ouverture et de fraîcheur intuitive que l’homme, plus intellectuel, ne perçoit plus en lui.

La fleur est symbole de jeunesse et d’étonnement au monde face au créateur qui entretient à chaque instant la vie.

14/11/2019

Loi

Obéir à la loi parce qu’elle est la loi et non parce qu’elle est juste. La loi n’est pas juste, mais elle est nécessaire. Elle ne peut que tendre vers la justice à travers l’ordre. Et l’ordre est nécessaire à la justice et à son amélioration.

La loi, à travers l’ordre, vise la justice sans l’atteindre.

 

05/11/2019

Mondes

Par nature, l'homme se situe entre trois mondes : le monde physique, le monde psychique et le monde spirituel.

Ces trois mondes se côtoient :

* Le monde physique comprend la terre (qui elle même comprend la barysphère, la lithosphère, l'hydrosphère et l'atmosphère ainsi que la biosphère), le système solaire avec le soleil et ses planètes, la voie lactée, les autres galaxies et d'autres phénomènes tels que les trous noirs ;

* Le monde psychique ou noosphère comprend la psychosphère, individuelle, et la sociosphère. "La conscience est de même une résultante de millions d'autres consciences concordant à un même but. La cellule est déjà une petite concentration personnelle ; plusieurs cellules consonant ensemble forment une conscience au second degré (homme ou animal). Les consciences au second degré, en se groupant, forment les consciences au troisième degré, consciences de ville, consciences d'Église, consciences de nation, produites par des millions d'individus vivant d'une même idée, ayant des sentiments communs" ;

* Le monde spirituel ou monde invisible, c'est-à-dire inaccessible aux sens. Ce monde se divise, au minimum, en monde des esprits et monde divin.

 

 

30/10/2019

Feu de bois

Te souviens-tu des flammes et de la fumée bleue, comme si les bûches eussent été des tuyaux où flambaient l'âme de la forêt et qu'à leurs extrémités les bulles de fumée encensaient cette suprême cérémonie. Elles accomplissaient tranquillement leur sacrifice pour le bonheur de nos yeux.

Encore une fois, la vie enchante d'un rien qui devient une lumière plus pénétrante que celle du jour.

 

 

27/10/2019

Habitude

 

Le monde vit d’habitudes.
Il a pris l’habitude de l’habitude.
Toi, tu dois désapprendre l’habitude !
Jette-toi dans le chaos de l’existence
sans y chercher le renoncement de l’habitude.

 

22/10/2019

Beauté

 

La beauté d'un temple grec ne se bâtit pas sur la grosseur d'une colonne par rapport aux autres,

mais sur l'harmonie des colonnes entre elles et leur agencement dans l'espace.

 

14/10/2019

Passions et détachement

 

Les passions sont cause de la fugacité du temps.

Sans passion, une heure pourrait être une minute ou un jour,

Mais cela suppose le détachement face aux événements et à leur contexte.

 

 

24/07/2019

Zéro

« Chaque nombre, jusqu'à l'infini, a jailli de 1 et, par conséquent, de 0. En ceci réside un profond mystère ».

Codex des moines de l'abbaye de Salem, fin du XIème siècle

 

 

Quel est le premier des nombres: le Un ou le Zéro ?

On pourrait penser bien sûr que c’est le Un. Le Un est un monde à lui seul. Il englobe une totalité. Il fait passer de la physique à la métaphysique, de l’individu à la personne, de la matière à l’esprit.

Le Zéro n’est rien. Il est vide, non qualifiable et non quantifiable puisqu’il n’existe pas. Pourtant l’homme l’a conçu, de même que l’infini qui est le tout du monde connu et inconnu, mais seulement materiel. Le monde spirituel n’est pas englobe dans cette comptabilité. Il est au-delà, dans la rencontre du moins et du plus, non pas par le zéro, mais par un nombre qui réunit les contraires en les conciliant et non en les opposant.

Alors, et alors seulement, le Zéro devient créateur du Un et du monde matériel, comme l’a démontré le mathématicien Cantor.

19/07/2019

Unique ?

Profondément dépendant du reste de l’humanité, de plus en plus dépendant de la matière ambiante, l’homme ne peut plus chercher à lutter en tant qu’individu unique, constituent un tout indépendant. Comme la matière a tendance à se complexifier en molécules plus élaborées, l’homme dans son ensemble est soumis à la même évolution. Il doit en prendre conscience, non pas sur le plan d’un savoir intellectuel, mais en lui-même et doit s’efforcer d’orienter sa volonté individuelle dans le sens d’une clairvoyance de la volonté collective.

07/07/2019

Sagesse et raison

 

La raison seule ne peut mener à la sagesse véritable,

car le propre de la raison et de se pencher sur elle-même.

 

09/06/2019

Franchir la porte

Tout homme ou toute femme, à un moment où à un autre de sa vie, connaît l'aspiration à franchir la porte du moi et à flotter dans cet espace inconnu qu’est l’absence de sa personne. Mais dans le même temps, il s’accroche à sa personnalité, parce qu’elle ne lui convient pas et qu’il désire, consciemment ou inconsciemment, en changer.

Instant de souffrance aiguë, mais nécessaire pour progresser sur le chemin de la vie. Certains ne peuvent le supporter et s’enfoncent dans la dépression ou l’addiction. D’autres persistent dans leur erreur, considèrent qu’ils n’ont rien à changer en eux et que ce qu’ils vivent est dû aux circonstances et aux faits des autres. Certains tentent la démarche de s’interroger sur eux-mêmes, mais restent bloqués par leur moi qui prend toute la place et qui l’empêche de voir au-delà de celui-ci. Enfin quelques-uns, à force d’attentions sur eux-mêmes, entrevoient la porte et la laissent s’ouvrir dans leurs moments de méditation qui va les transformer profondément. Encore faut-il qu’ils aient le courage de persévérer.

Que se passe-t-il en eux ? Comment empêcher les pensées d’affluer dans leur conscience et de les distraire de la tâche qu’ils se sont fixée ? Peut-être serait-il plus simple de substituer ces pensées encombrantes par d’autres moins bloquantes ? L’expérience de leurs prédécesseurs est alors utile : se concentrer sur la respiration, se regarder et se sentir respirer. Simple et efficace, oui, mais est-ce si facile à pratiquer ? Enfermé en lui-même, l’esprit, avec le corps, a du mal à se calmer. Il faut revenir à la tâche à chaque instant, ne pas se laisser distraire, s’alléger du poids de l’habitude et ne pas se décourager.

À un moment ou un autre, délicatement, vient le moment où la porte s’entrouvre. Vous flottez un instant hors de vous-mêmes sans en être conscient, vous vous êtes allégé de votre moi et vous sentez bien, ne serait-ce qu’une seconde. Le noir de vos pensées s’éclaircit, un voile de blancheur apparaît, la lumière est visible derrière la porte.

Il vous faudra de nombreuses autres tentatives pour avancer sur le chemin, mais au moins, vous aurez entrevu la porte et saurez qu’il existe autre chose derrière. Alors commence le voyage en esprit. Une autre vie est là. À vous d’en faire connaissance !

04/06/2019

Matière et esprit

Comment définir ce lien intime qui peut surgir entre un objet et la conscience, entre la matière et l’esprit ? Il ne s’agit pas d’un mouvement de va-et-vient partant de soi et réfléchi sur l’objet jusqu’à une intensification de la conscience en présence de l’objet. Il ne s’agit pas non plus d’une pénétration de l’objet par une perception plus vive et plus consciente jusqu’au fond de nous-mêmes. Peut-être s’agit-il d’une sorte d’entrée en phase de rayonnements émis entre les deux, créant un champ de vibrations concentriques. Ce champ aurait le pouvoir de nous sortir de nous-mêmes et de faire monter vers une conscience plus aiguë l’être dans son ensemble. Elle est à la fois connaissance (projection de l’univers vers l’homme) et amour (projection de l’homme vers l’univers).

Cette osmose supprime toute forme de dualité sujet-objet, créant non plus une harmonie de la pensée et l’être, de la pensée et de l’action, mais une unité d’être qui pourrait aussi constituer un nouvel humanisme.

13/05/2019

Faire le vide

Faire le vide en soi, ce n’est pas seulement faire le vide de sa pensée, mais aussi le vide du corps : faire disparaître toutes les envies, tous les désirs qui nous emprisonnent.

Alors l’esprit divin et avec lui l’univers dans les choses et les hommes nous pénètrera.

S’efforcer de se contenter de ce qu’il faut pour vivre et non pas chercher ce qu’il faut pour avoir du plaisir.

Prendre garde de ne pas confondre l’amour du plaisir avec la joie de l’amour.

 

Marathon de la Loire

Hier, marathon de la Loire : Marathon, semi-marathon et dix km.

En fait, je n'ai fait que les dix km.

Résultat :

Vétéran 4 : 1er

880 FRANCART Loup
Classement : 880ème
Course : Le DIX
Nom & prénom : FRANCART Loup
N° dossard : 816
Ville : 53340 Ballee
Année : 1943
Sexe : M
Temps Réel : 01:01:46
Catégorie : 1er V4
816 V4 BALLEE (53340) 1 01:01:46

Une petite victoire dans la douceur angevine !

From : https://www.marathon-loire.fr/participer-au-marathon-de-la-loire/resultats-du-marathon-de-la-loire

30/04/2019

Maxime

Faire taire en nous le désir pour que grandisse l'amour.

Ne pas faire de l'amour un globe de verre dans lequel la plupart finisse par se déchirer, mais dans l'amour des autres et du monde puiser la force vitale du nôtre.

28/04/2019

La connaissance

Co-naissance : naissance d'un lien inaltérable entre deux, c'est-à-dire entre l'objet (ou l'idée) et le moi.

Ainsi, la connaissance ne peut venir que d'une expérience vécue et ressentie et non d'une accumulation de savoir. Il y a un abîme entre le savoir et la connaissance. Celle-ci implique la conscience de soi par rapport au tout.

Connaître, c'est s'éveiller à la réalité universelle. Cela implique la compréhension, ce que le savoir, le plus souvent, n'implique pas (j'entends par compréhension une assimilation de l'objet ou de l'idée par l'être).

08/04/2019

Votre double

Accoutumée à se défier tout autant des sentiments qu’elle ressentait que de ceux qu’elle suscitait chez les autres, la jeune fille marqua devant moi un temps d’hésitation. (…)

Je ne dispose pourtant pas des mêmes qualités qu’elle. De vingt ans son aimée, sans prétention de beauté, vêtu comme un valet de ferme qui rentre les foins, aucun signe ne lui permettait de savoir qui j’étais ; je ne pouvais faire impression sur elle par aucun pouvoir ni artifice. Et pourtant, je le sais, elle a dans cet instant éprouvé un profond sentiment pour moi.  (…)  L’explication qu’elle m’a donnée n’a guère éclairci le mystère. Elle m’a, d’après ses dires, reconnu immédiatement  « comme son double ». C’est un mot bien étrange, je vous l’accorde, et jamais double ne fut plus dissemblable. Mais elle vivait dans un monde qui lui appartenait en propre et auquel le monde réel ne participait que peu. Sans doute était-ce le refuge qu’elle s’était créé pour se protéger des agressions de la vie. En tout cas, seuls entraient dans ce monde ceux qu’elle élisait en secret et j’eus le privilège douloureux d’y prendre une place éminente dès notre première rencontre.

Jean-Christophe Rufin, Le grand cœur, Gallimard, 2012, Folio p.322

 

C’est un sentiment violent que celui éprouvé en un instant pour quelqu’un que l’on n’a jamais vu et qui se révèle comme son double. Peut-être n’est-ce pas le mot juste. Mais existe-t-il un mot qui vous donne ce sentiment inconnu jusque là de connivence et d’aisance envers une personne de sexe opposé qui vous fait penser que vous la connaissez depuis toujours et qui vous attire avec autant de force et de mystère. Ce contact vous submerge de transparence. Vous changez d’être physiquement et moralement tout en ressentant l’impression de déjà vu, déjà entendu, déjà vécu avec cette personne, même si rien ne vous permet de dire quand et où vous pourriez l’avoir rencontré et aimé.

Elle avait quarante ans de moins, peut-être même un peu plus. Adolescente, elle n’était pas encore femme au plein sens du terme. Elle était vive comme l’éclair, discrète comme un poisson, indépendante comme un sauvage. Au premier coup d’œil, nous nous comprîmes, une étincelle au fond de l’être nous anima sans cependant qu’aucun n’ait un mouvement vers l’autre. Pas besoin de rapprochement, nous savions que l’autre était notre double intérieur : même sentiments, même réactions, même vision de son avenir, même respiration venant du cœur et de la pensée, même si notre vie extérieure est si profondément différente.

De telles intuitions sont rares. Elles n’arrivent qu’une ou deux fois dans la vie. Vous découvrez votre double qui vit une autre vie dans un autre contexte. Mais vous savez qu’il est vous-même. Quel choc ! Des années après vous vous en souvenez et ressentez un trou dans votre poitrine, un ouragan qui vous impressionne, vous dévaste et vous fait du bien malgré tout. Vous avez entrebâillé une porte inconnue et regardez ce que vous n’êtes pas normalement autorisé à connaître : le mystère de l’être avant la naissance et après la mort. Oui, vous n’êtes pas seul au monde. Des liens indéfinissables vous relient à d’autres dimensions dépassant vos capacités d’appréhension du mystère de la vie au-delà de la simple existence individuelle.

 

03/04/2019

La vertu

"La vertu est sans vertu, c’est pourquoi elle est la vertu", dit Lao-Tseu.

Ainsi la vertu est dans le renoncement à la vertu, car elle n’est pas un bien que l’on puisse acquérir. Comme tout ce qui appartient au monde divin, elle est, un point c’est tout.

Renoncer aux aspirations humaines pour accéder à la réalité divine qui est à l’origine de ces aspirations.

26/03/2019

Connaissance

Naissance d’un lien inaltérable entre l’objet et le moi.

La connaissance ne peut venir que d’une expérience vécue et non d’une accumulation de savoir. Elle implique la conscience de soi par rapport au tout.

Connaître, c’est s’éveiller à la réalité universelle. Cela implique la compréhension, ce que le savoir souvent n’implique pas (j’entends par compréhension une assimilation de l’objet ou de l’idée par l’être).

24/03/2019

3000 ème note

 

3000ème note…

blog commencé le 19 novembre 2010…

Aujourd’hui, enfin, je n’ai rien à dire…

Quel bonheur !

En es-tu si sûr ?