17/04/2026
Grâce matinale
Il est quatre heures. Tout dort dans la maison. Aucun bruit ne vient me frapper l’oreille. Je suis dans la cuisine, assis à la table, devant un bol de café. Et tout d’un coup l’éveil !
La grâce s'empare de moi et le vide s’installe dans ma poitrine, me suffoquant. Plus rien n’obstrue ma vue. La pellicule du moi ne m’empêche plus de voir la réalité. La cuisine devient si nette que j’ai l’impression de la voir pour la première fois. Voici ses tableaux accrochés aux murs, chacun racontant son histoire, fenêtre ouverte sur d’autres mondes. Et tous les objets entassés sur les étagères, bocaux vides ou pleins, bouteilles et pots : tous d’une netteté absolue. J’en reste éberlué. Comment se fait-il que chaque jour, je laisse l’habitude du quotidien me submerger ? Quelle est donc cette pellicule qui s’installe sur ma vue et prend le bonheur d’un jour de grand nettoyage. Je suis vide de souvenirs, vide de paysages connus. Je découvre à nouveau ce que je vois chaque jour, là une poupée abandonnée dans un coin de la cuisine, revêtue d’habits blancs comme une jeune baptisée. Elle a les yeux fermés, je la redresse, elle me regarde, souriante, presque vivante, et je suis le petit garçon qui voit en elle l’affection indélébile des parents pour leur progéniture. L’heure sonne au clocher, elle résonne et m’éveille à nouveau, car j’allais déjà perdre ces instants de grâce par l’évocation de souvenirs anciens. A nouveau, la transparence du réel, je peux la saisir à pleines paumes, m’en rassasier dans une fête sans paroles où tout est intérieur. Je ne suis plus, seul est là un être que je ne connais pas, lui-même transparent. Jeux de vitrail qui ouvrent sur la réalité qui, elle-même, semble sans existence. Seule cette transparence continue de vibrer au plus profond de moi, jusqu’à ce que, en un instant, tout redevienne comme avant.
Une minute, deux minutes, une vie… Que sais-je ? Ce saut dans l’inconnu m’a rafraîchi l’esprit. Tout est plus léger. J’aborde cette nouvelle journée avec l’ardeur d’un voyageur dans une nouvelle contrée.
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12/04/2026
Le beau
Si l’on recherche la signification des termes « beau » et « beauté » dans un dictionnaire, on est surpris et attristé de constater que le beau et la beauté ne signifient rien de très concret et sont même des concepts indéfinis.
« Est beau ce qui suscite un sentiment admiratif par sa supériorité intellectuelles, morale ou physique, ou encore, qui suscite un plaisir esthétique d’ordre visuel ou auditif. » (Larousse). La beauté n’est que « le caractère ou la qualité de ce qui est beau ou conforme à un idéal esthétique » (CNRTL)
Bref, est beau ce qui nous donne une impression de beauté et la beauté est la qualité du beau et nous ramène à l’esthétisme. Or l’esthétisme est le culte du beau (CNRTL) ou encore l’art de penser le beau, science de la connaissance sensitive (A. G. Baumgarten, philosophe allemand). Tout tourne donc autour du beau sans que l’on sache ce qu’est le beau.
Mais qu’est-ce qu’est le beau pour moi ? Comment je le définis ? On peut commencer la réflexion en se demandant s’il y a un beau absolu, un idéal atteint que l’on pourrait prendre en référence. Ce beau absolu pourrait équivaloir à la notion de bonheur absolu. Et l’on pense immédiatement au paradis qui est notre représentation du bonheur absolu. Mais comment invoquer le paradis ? Chacun le voit ou tente plutôt de l’imaginer à sa manière. Et la notion de paradis disparaît en termes de connaissance commune ou de concept universel. Ceci ne nous dit toujours pas ce qu’est le beau.
Alors, plutôt que de tenter de définir ce qu’est le beau, tentons donc d’en trouver les caractéristiques.
Première caractéristique : L’impression de beau ressentie est propre à chaque personne. Je ne trouve pas forcément beau ce qui semble beau à mon voisin et inversement. C’est bien pourquoi le terme est si difficile à définir. Le beau implique une adhésion personnelle dans l’instant, adhésion non réfléchie, mais très prégnante.
Deuxième caractéristique : Si certes le beau est une impression personnelle, il n’en est pas moins partagé par un grand nombre. Il y a donc bien une notion commune dans cette impression qui la fait reconnaître parmi les autres.
Troisième caractéristique : Le beau n’est pas fréquent. Il est exceptionnel. C’est la perle rare à contempler et dont on jouit parce qu’elle est différente. Certains paysages sont beaux parce que peu habituels. Cependant l’exception ne fait pas le beau. De nombreuses choses ou êtres sont exceptionnellement laids.
Quatrième caractéristique : Le beau est éphémère. Il s’agit certes de la notion de temps qui dénature progressivement le beau, mais également du sentiment ressenti face à quelque chose de beau. A trop contempler quelque chose ou quelqu’un de beau, on n’en mesure plus la beauté. On s’habitue à la beauté. Elle devient banale, donc sans la consistance du merveilleux qu’elle procure au premier abord. C’est bien en cela que le beau est une impression, voire un sentiment. Il s’envole dès lors qu’on en abuse.
Cinquième caractéristique : La notion de beau s’acquiert. Elle est le fruit d’une éducation et c’est en cela qu’elle est partagée. En conséquence, elle est liée à des conventions et à des modes. Mais jusqu’à un certain point. Le sentiment de beau se forme dans la jeunesse. On peut ensuite le développer. Cependant ce sentiment spécifique reste celui de notre enfance. C’est cette impression inoubliable de nos jeunes années qui est à la naissance de notre sentiment de beauté. On pourra ensuite se former culturellement à la beauté et notre adhésion sera liée à la raison et la culture. Il n’empêche que notre réel sens de la beauté est l’adhésion que nous avons rencontrée lorsque nous étions enfant.
Sixième caractéristique : Le beau ne s’exprime que sous une forme concrète. Son concept n’existe que parce qu’il est devant moi. On peut disserter sur le beau, mais on ne l’éprouve que devant une forme réelle, qu’elle soit visuelle, sonore, olfactive ou même intellectuelle.
Septième caractéristique : On pense souvent que le beau est lié à l’harmonie, voire à l’ordre. Mais est-ce si sûr ? Bien souvent le beau survient d’un dérèglement de l’ordre, comme dans le cas des éclairs lors d’un orage. Le beau de la peinture abstraite n’a pas d’ordre. Certes il peut avoir l’harmonie. Mais cette harmonie est subtile et ne se remarque pas de prime abord.
Huitième caractéristique : Le beau est balancement entre les formes, les couleurs, les sons, tout ce qui est qualité d’une chose. Et ce balancement est plus ou moins prévisible parce qu’il implique des répétitions. C’est particulièrement vrai dans la musique et dans la symétrie. On trouve belle une musique parce que ses phrases mélodiques peuvent être imaginées par l’auditeur avant même qu’elles ne soient jouées. Mais, dans le même temps, l’agencement inconnu des variations est nécessaire pour en faire la beauté. La chanson ordinaire est tellement prévisible qu’elle en devient rengaine.
Neuvième caractéristique : Le beau suscite la curiosité, l’attirance et, in fine, la satisfaction. Pour Emmanuel Kant, le beau est l'objet de la satisfaction désintéressée. On aime le beau parce qu’il nous satisfait sans que l’on puisse dire généralement pourquoi. Le beau rend heureux.
Dixième caractéristique : Le beau est ce qui résonne en moi et augmente, magnifie, exalte mon être. Dans le même temps, il procure un sentiment de communion intime avec l’univers.
Onzième caractéristique : Le beau est une communication, un échange sans parole entre ce qui m’émeut et mon être ému. Et cette émotion renforce sa beauté parce qu’elle nous transforme. Contempler le beau, c’est se laisser transformer.
Douzième caractéristique : Cette transformation est visible pour les autres. La beauté irradie et donne à celui qui la perçoit le privilège d’irradier à son tour la beauté.
Treizième caractéristique : La beauté est une clé de la compréhension intime du monde. « La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance. » (Jean-Paul II). La beauté est la présence manifestée de l’invisible dans l’univers.
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16/03/2026
La beauté est un trou dans l'âme
La beauté est un trou dans l'âme qui nous fait voir, au delà de ce que l'on vit, ce que l'on est réellement : l'essence de l'être.
C'est un vide de l'être qui nous attache au plus profond de nous-même, c'est le vide des profondeurs qui existe en nous et nous révèle notre grandeur de pauvreté.
Je ne suis rien, mais, j'ai tout, je ne connais rien, mais je vis tout. Le tremblement d'une feuille dans l'air suffise à mon bonheur si je m'ouvre pleinement en l'oubliant. Je ne suis rien, mais j'ai tout, car j'ai atteint l'essence du monde et de mon être. Le rien est la récompense de ma vie car il me révèle la vérité. Je suis parce que je tremble devant la vérité : descends et tu montes dans l'inconnu jusqu'à te perdre de toi-même.
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09/03/2026
Puissance
"Dieu est puissant, mais il ne rejette personne." (Job 35-5)
La véritable puissance consiste à agir en se laissant ignorer. Elle est dans la force de l'âme et non dans celle du corps ou de l'intelligence. On ne la remarque pas, mais on l'imite inconsciemment. Elle s'impose par sa seule existence, sans autres moyens intermédiaires.
La puissance est protection et n'a rien à voir avec la crainte qu'elle inspire.
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08/03/2026
Ecrire pour qui ?
L’artiste moderne est un solitaire qui écrit pour lui-même ou pour un public dont il n’a aucune idée précise. Lié à une époque, il s’efforce d’en exprimer les traits ; mais cette époque est sans visage. Il ignore à qui il s’adresse, il ne se représente pas son lecteur. (…) La terreur du goût a cessé, et, avec elle, la superstition du style. S’en plaindre serait aussi ridicule qu’inefficace. (…) Écrire pour tout le monde ou pour personne, à chacun d’en décider, selon sa nature. Quel que soit le parti que nous prenions, nous sommes sûrs de ne plus rencontrer sur notre chemin cet épouvantail qu’était autrefois la faute de goût.
(E.M. Cioran, La tentation d’exister, Gallimard, 1956, Le style comme aventure, p.131)
La liberté enfin, mais quelle contrainte introduit-elle ! Ce n’est plus l’autre qui constitue l’approbation ou le rejet, mais soi-même. Et comme il est difficile de se juger soi-même. On a toujours tendance à au moins chosifier ses créations, sinon à les choyer. Et ce recul d’un pas est celui des grandes âmes. Peu sont capables de le faire.
05:29 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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06/03/2026
Qu’est-ce que la vérité ?
Pilate lui dit : " Tu es donc roi ? " Jésus répondit : " Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix. "
Pilate lui dit : " Qu'est-ce que la vérité ? "
(Evangile de Saint Jean, chapitre 18)
Oui, qu’est-ce que la vérité ?
La définition du terme est ambiguë. Le Larousse nous dit que la vérité est l’adéquation entre la réalité et l’homme qui la pense. Mais il ajoute : idée ou proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment que quelqu’un a de la réalité.
Le CNRTL (Centre nationale de ressources textuelles et lexicales) nous dit : Connaissance conforme à ce qui existe ou a existé ; expression de cette connaissance.
La première définition
Cette définition est-elle satisfaisante ? La réalité (ou l’existant) est palpable. Elle est du domaine du matériel. La vérité n’existerait donc qu’en fonction de l’existant, c’est-à-dire la vision que nous avons du monde matériel. Il n’y aurait donc pas de vérité dans le domaine des idées puisqu’elle ne s’appuierait sur rien de matériel. Alors, qu’est-ce que la vérité ?
Doit-on chercher une définition ? Pourquoi ne pas tenter de caractériser ce qu’on appelle la vérité, ce qui pourrait ensuite faciliter une définition ?
Première caractéristique :
L’impression de vérité ou vérité ressentie est propre à chaque homme. « A chacun sa vérité », est-il coutumier de dire. Elle serait donc une valeur personnelle qui donne à l’homme des certitudes et lui permet d’avancer dans la vie en sachant où il va. Le terme vérité est alors la traduction du terme hébreu emet : ce qui est solide et à qui nous pouvons nous fier. Il désigne non ce que nous savons, mais ce qui oriente notre vie et fait qu’elle vaut la peine d’être vécue. « La vérité, c’est la subjectivité », a écrit le philosophe danois Kierkegaard. C’est ma subjectivité qui me fait moi, non semblable aux autres, et qui me mobilise. Elle concerne ceux que j’aime, les arts, ma religion, mes valeurs. C’est ma vérité, parce qu’elle est moi au plus profond de mon être.
Deuxième caractéristique :
Pourtant la manifestation de la vérité est mouvante. Elle est changeante selon mon humeur, mes attitudes et mon environnement. J’ai même une vérité à un moment et une autre à un autre moment. Tout dépend à ce moment de ma façon de voir, de ressentir, de comprendre, de conceptualiser. Et plus on s’y efforce, plus on approche de la vérité.
Troisième caractéristique :
La notion de vérité s’acquiert donc. Elle est le produit d’une éducation, voire d’une ascèse. Elle suppose l’acquisition d’un savoir, puis l’effort de connaissance au-delà du savoir. Il faut une volonté de la vérité pour l’approcher.
Quatrième caractéristique :
Contrairement à la beauté, elle n’est pas éphémère. C’est une valeur sûre sur laquelle tous peuvent s’appuyer. Mais bien que non éphémère, elle est évolutive. En effet, on n’a pas la vérité, on ne détient pas la vérité. On s’en approche progressivement, de mieux en mieux, mais il reste toujours une part d’ombre, d’inconnu, ne serait-ce que parce que l’humain est de nature différente du matériel et du spirituel.
Cinquième caractéristique :
Si certes chacun semble détenir sa vérité, celle-ci a cependant une signification commune. Elle se rapporte au réel et à la réalité. Est vrai ce qui est l’expression de la réalité, sans déformation de concepts, d’idées, de sentiments, de sensations qui accompagne toute appréhension du réel.
Sixième caractéristique :
La vérité n’est cependant vraie que dans sa forme concrète et non en tant que concept. L’idée ou la volonté de vérité n’est pas la vérité. Elle n’est qu’un concept, ou une impulsion, qui n’a de valeur que s’il se rapporte à une personne, un objet, un événement, ou encore une autre idée, un autre concept.
Septième caractéristique :
Cette vérité, différente de la première proposition, est la traduction du terme grec aletheia qui littéralement signifie : « ce qui n’est pas caché, ce qui n’est ni dissimulé ni voilé ni invisible. On parvient à la vérité quand on a acquis un savoir juste et complet sur les choses ou sur les personnes, lorsqu’on les perçoit telles qu’elles sont. (…) D’où la force de la question : « Y a-t-il une vérité ? » Les philosophes grecs se demandaient si nous pouvons parvenir à la vérité ou si elle se situe hors de notre portée. Pour l’école ou le courant sceptique, sensible aux limites des capacités humaines, nous n’atteignons jamais que des apparences et nous n’avons aucun moyen de découvrir ce qui se trouve derrière elles, nous sommes condamnés à ignorer ce qu’elles recouvrent. Certes, nous percevons des petits bouts de vérité, mais jamais la vérité entière et ultime. Aujourd’hui où les développements de la science sont prodigieux, nous en sommes au même point ; si nous avons remplacé une ignorance naïve par une ignorance savante, nous n’échappons pas à l’ignorance. La question de Pilate à Jésus garde toute sa pertinence. » (André Gounelle dans A. Houziaux (éd.), Y a-t-il un salut pour les salauds ? et 14 autres questions banales mais difficiles, Seuil, 2007)
Huitième caractéristique :
La vérité est la superposition ou même la conjonction d’une représentation de la réalité avec cette réalité elle-même et l’expression de cette conjonction en un langage compréhensible par tous parce que de plus en plus simple au fur et à mesure de l’approche de la vérité. Ainsi, par exemple, Einstein exprime sa théorie unitaire de l’univers en une équation simple : e=mc². Mais que de savants ont avant lui œuvré à cette approche.
Neuvième caractéristique :
La vérité est un moyen de connaissance et de communication puissant parce qu’irréprochable et inattaquable. Elle clôt tout argument contraire et conduit au silence de l’acquiescement et à l’adhésion. C’est pourquoi la justice se donne le rôle de déceler la vérité. Lorsqu’au contraire elle juge en fonction de critères d’opinion subjectifs, elle n’est plus la justice, mais une parodie qui la rend vulnérable.
Dixième caractéristique :
Contrairement à la première caractéristique, la véritable vérité est une, indivisible, universelle, toujours en approche, en découverte. Elle est au sommet de la connaissance, l’alfa et l’oméga de l’humain, son point de rencontre avec le divin. La vérité ultime est Dieu, quel que soit la manière dont on l’appréhende. Et ce n’est pas à la portée de n’importe qui !
Aussi curieusement que cela puisse paraître, ces caractéristiques sont assez proches, au moins pour les premières, de celles de la beauté (voir Le beau, du 9 mai 2013). Sans doute parce que ces deux termes sont des valeurs universelles dont nous reparlerons prochainement.
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11/02/2026
Le mystère de la matière noire
Le mystère de la matière noire
http://videos.arte.tv/fr/videos/le-mystere-de-la-matiere-noire--7112260.html
Une matière inconnue occupe 95% de l’univers et elle est invisible. Est-ce de la matière ou autre chose ? Personne ne le sait. On sait ce qu’elle n’est pas, mais on ne sait pas ce qu’elle est. Tous les scientifiques se penchent sur le problème sans pour l’instant avoir trouvé la solution. Ils le tentent par tous les moyens : l’astronomie, les radiotélescopes, l’infiniment petit, sous terre avec le LHC. Rien pour l’instant.
Mieux même, derrière la matière noire se cache l’énergie noire (ou sombre), détectée par le fait que l’univers accélère son expansion. L’espace se reproduit de plus en plus vite et cet agrandissement s’oppose à la gravitation.
08:20 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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27/09/2025
Outil
Un outil doit devenir un compagnon
Qui nous guide dans nos démarches quotidiennes
Et que l’on utilise sans y penser
Notre esprit n’est là que comme une canne
Pour nous soutenir
C’est ce que je tente en ce moment de faire
Après un changement d’ordinateur
Quel mélange dans la tête
Où se trouve la touche rappel
Je ne sais plus
Mes doigts errent sur le clavier
Et ne trouvent pas leur place
Zut ! J’ai effacé une ligne
Et envoyé promener un mot
Je me relis sans cesse
Et corrige à qui mieux mieux
Mais rien ne va plus
Entre la tête et les doigts
Le compagnon m’a lâché
Il fait bande à part
Il part seul, loin de moi
Loin de nous, car le lecteur
Est pris au piège du mirage
Fini, combien de corrections
Je suis las de reprendre
Sans cesse : en avant, en arrière…
Arrêt… On recommence…
Si je sais encore faire rien
Que c’est bon de ne rien avoir à faire
Je tremble : comment envoyer
Ce brouillon aux inconnus
Appuis sur la touche…
Ça marche…
Adieu….
15:26 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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27/02/2025
Assertion
Qui croire ?
Une assertion est une proposition, affirmative ou négative, qui est présentée comme vraie et incontestable par celui qui l'énonce.
06:58 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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01/01/2025
L'espérance
Espérer est un verbe aérien qui élève
De l’espoir à l’espérance, du Un au Tout
Le zéro est-il sans perspective
Et l’infini signifie-t-il croyance ?
Nul ne le sait sinon celui qui connaît
Et a franchi le pas de l’idée à l’action
L’espoir traduit l’attente et n’est qu’un mot
Il converge entièrement vers son objet
Et le rétrécit à la pointe d’une aiguille
Sous la peau se cache l’épine
Qui une fois découverte abrège l’inquiétude
Sans pour autant affaiblir la souffrance
Qui revient par une autre porte
Ouverte sur un autre objet
Pour certains, l’espérance est oubliée
Et devient illusion et aliénation
En effet, elle ne poursuit pas un gain précis
Et dépasse l’espérance mathématique
Elle n’a pas d’ambition
Et la gloire épuise son souffle
Elle est sans perspective
Et reste dans l’ "expectance"
Elle ne court pas après un objet
L’espérance n’est qu’un état d’être
Elle est confiance et ouverture
Capte l’éternité et la rend palpable
Devenue vertu parce que persévérante
Réponse de l’homme au silence de Dieu
Elle est au-delà de l’espoir
Elle est l’ancre de l’âme
Elle est action, libre et libératrice
Elle est le chemin de l’accomplissement
Toi, l’au-delà de Tout
Plus réel que la réalité
Donne-moi d’espérer
Dans la vacuité de l'instant
Bonne année à vous tous
vivons d'espérance !
que le bonheur emplisse notre être
pour une année entière
et, n'oublions pas, faisons en profiter
tout ceux qui nous entourent
03:21 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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29/09/2024
Me voici revenu
Me revoilà !
Que suis-je devenu ?
L’être inaperçu que l’on croise dans la rue
La casquette sur le crâne, une main dans la poche
L’autre errant autour de lui
Se grattant le nez, essuyant un peu de boue
Sur son pantalon maculé
Ou encore fouillant dans sa sacoche
Son portefeuille plein de billets
Il est vrai que j’ai plus de temps
Après le coup de tonnerre qui m’est tombé dessus
Un AVC au saut du lit il y a maintenant un an
Depuis séjour à l’hôpital, les pieds dans un lit
La tête dans les brumes de l’inconnaissance
Retour au réel et aujourd’hui retour à l’écriture
Je n’ai cependant pas perdu ma tête
Elle travaillait toute seule, dans l’ombre
En catimini, et a produit un livre
Un de plus, de spiritualité
Et même un autre, de poésie cette fois
10:01 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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22/04/2023
L'ENVOL
ERIC DOS SANTOS ET LOUP FRANCART
VOUS PRIENT
DE BIEN VOULOIR ASSISTER A LA PIÈCE
L’ENVOL
de Loup Francart
le 29 avril 2023, à 15h
dans la galerie The Artistic Red Dot
à Parcé sur Sarthe (La Saunerie)
Avec :
- Charles de Danne,
- Serge Lescaroux,
- Dimitri Francart,
- Patricio Cadena Perez (guitariste)
- Gilles Gilbert Raab,
- Emma Véron,
- loup Francart.
Présentation :
Les deux questions que tous se posent un jour ou l’autre : Dieu existe-t-il et quelles sont nos relations ? Chasse gardée des religions, la réponse n’est cependant pas forcément taboue. Elle concerne la vie de chaque jour, de tout instant, dans les pensées qui vous assaillent, dans les émotions qui vous saisissent. La quête de Dieu est notre enjeu final, en dehors de toute religion, philosophie, morale, science.
Le choix de la poésie pour décrire ces interrogations permet de ne pas s’engluer dans la science, la philosophie, la théologie, l’ignorance ou l’inconnaissance. La poésie permet l’humour, la divagation, la réflexion, et offre des alternatives aux questions les plus pertinentes de l’humanité. Elle agrandit la vision d’un univers purement physique, sans toutefois dévoiler le mystère dans son entier.
Le public est entraîné dans une aventure intérieure passant par l’intuition métaphysique, l’éblouissement, le monde invisible, l’humanité, la vie collective, la vie personnelle et, bien sûr, la vie spirituelle.
La vie nous attend, mais comment accéder au plus profond de soi-même ? Dieu se cache derrière son ombre, derrière ces bouffées d’air divin qui viennent enjoliver l’existence à certains moments.
RSVP à : eric@the-artistic-red-dot.art. Cette réponse est obligatoire pour assister à la représentation.
03:58 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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21/04/2023
L'unité
L'unité crée l'harmonie
mais la réunion des contraires va plus loin
Le multiple est un
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10/04/2023
Pardonnez-moi
Pardonnez-moi, je passe beaucoup de temps à préparer une pièce que nous allons jouer le 29 avril et à préparer les mailings. Je n'ai pas le loisir d'y adjoindre les réflexions et propos poétiques quotidiens. Veuillez m'en excuser. La pièce s'appelle L'envol, je vous enverrai sa présentation incessamment.
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23/03/2023
Parution : L’envol
Les yeux des hommes se révulsent
Les oiseaux eux-mêmes cessent de planer
Pour s’emprisonner dans l’espace
Une goutte d’éternité ravive l’œil
Et lui prête un regard vierge
Les deux questions que tous se posent un jour ou l’autre : Dieu existe-t-il et quelles sont nos relations ? Chasse gardée des religions, la réponse n’est cependant pas forcément taboue. Elle concerne la vie de chaque jour, de tout instant, dans les pensées qui vous assaillent, dans les émotions qui vous saisissent. Ce sont des intuitions subites, des éblouissements bouleversants, l’irruption d’un monde invisible qui donnent un regard nouveau sur l’univers, sur l’humanité, sur la vie collective et personnelle, enfin, bien sûr, sur la vie spirituelle. La quête de Dieu est notre enjeu final, en dehors de toute religion, philosophie, morale, science.
Le choix de la poésie pour décrire ces interrogations permet de ne pas s’engluer dans la science, la philosophie, la théologie, l’ignorance ou l’inconnaissance. La poésie permet l’humour, la divagation, la réflexion, et offre des alternatives aux questions les plus pertinentes de l’humanité. Elle élargit la vision d’un univers purement physique, sans toutefois dévoiler le mystère dans son entier.
L’auteur entraîne le lecteur dans cette recherche selon les chapitres suivants :
- 1. L’intuition métaphysique ;
- L’éblouissement ;
- Le monde invisible ;
- L’univers ;
- L’humanité ;
- La vie collective ;
- La vie personnelle ;
- La vie spirituelle.
La vie nous attend, mais comment accéder au plus profond de soi-même ? Dieu se cache derrière son ombre, derrière ces bouffées d’air divin qui viennent enjoliver l’existence à chaque instant.
Bien sûr, cette quête est personnelle. A chacun de trouver sa voie.
2022 / 206 pages / Prix de lancement : 15 €
Cliquez sur le lien ci-dessous pour acheter le livre :
https://www.amazon.fr/Lenvol-Loup-Francart/dp/B0BXNRC2D4/...
04:33 Publié dans 11. Considérations diverses, 44. Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11/03/2023
Les leçons de Don Juan
q Effacer sa propre histoire[1]
- Je n’ai plus d’histoire personnelle. Lorsque j’ai eu la sensation qu’elle n’était plus nécessaire, je l’ai laissé tomber.
- Tu es obligé de renouveler ton histoire personnelle en racontant tout ce que tu fais. Si tu n’avais pas d’histoire personnelle, il n’y aurait pas une seule explication à fournir à qui que ce soit, personne ne serait déçu ou irrité par tes actes. Mais surtout, personne n’essaie de te contraindre avec ses propres pensées.
- Effacer sa propre histoire libère des encombrantes pensées de nos semblables.
- Actuellement ton problème réside en ce que tu es trop réel. Ne prends absolument rien comme allant de soi. Il faut que tu commence par t’effacer toi-même. Ou bien nous prenons tout comme réel et nous parvenons à l’ennui mortel du monde et de nous-mêmes ; ou bien nous adoptons le point de vue contraire et en effaçant notre propre histoire nous créons le brouillard autour de nous. L’ultime liberté est de rester inconnu.
q Perdre sa propre importance
- Sa propre importance est aussi une chose à laisser tomber, tout comme sa propre histoire. Aussi longtemps que tu croiras que tu es la plus importante des choses de ce monde, tu ne pourras pas réellement apprécier le monde qui t’entoure.
- Tu es trop important. Tu es tellement important que tu peux te permettre de partir lorsque les choses ne vont pas à ta guise. Tu es tellement important que tu crois normal d’être contrarié par tout.
q La mort est une conseillère
- Lorsque tu t’impatientes, tournes-toi simplement vers ta gauche et demandes un conseil à la mort. Tout ce qui n’est que mesquineries s’oublie à l’instant où la mort s’avance vers toi.
- Vis chaque instant comme si la mort allait te toucher.
- Toi, tu as l’impression d’être immortel, et les décisions d’un immortel peuvent s’annuler, être regrettées, faire l’objet de doute.
q Assumer une totale responsabilité
- Lorsqu’un homme décide d’entreprendre quelque chose, il doit s’y engager jusqu’au bout, mais il doit avoir la pleine responsabilité de ce qu’il fait. Peu importe ce qu’il fait, il doit en tout premier lieu savoir pourquoi il le fait, et ensuite il lui faut accomplir ce que cela suppose sans jamais avoir le moindre doute, sans le moindre remords.
- Tu te plains. Toute ta vie tu t’es plaint, ceci parce que tu n’as jamais assumé l’entière responsabilité de tes décisions.
q Devenir chasseur
- Il est important pour un homme vivant dans le milieu naturel de savoir découvrir si un endroit est bénéfique ou ennemi.
- Pour trouver la place bénéfique, il faut forcer graduellement les yeux à voir séparément la même image. Regarder par de rapides coups d’œil donne aux yeux la possibilité de saisir des vues inhabituelles ou plutôt des sensations. Peu importe ce que tu vois, l’important est ce que tu sens. L’astuce, c’est de sentir avec tes yeux.
q Etre inaccessible
- Je ris souvent parce que j’aime rire. Cependant tout ce que je dis est terriblement sérieux.
- Tu dois apprendre à être à volonté disponible ou indisponible. Dans le cours actuel de ta vie, tu es, sans le vouloir, disponible en permanence.
- Etre indisponible ne signifie en aucun cas se cacher ou être secret, mais être inaccessible.
- Etre inaccessible signifie que l’on touche le monde environnant avec sobriété.
- Se faire du souci, c’est devenir accessible.
- Un chasseur est intimement en rapport avec son monde et cependant il demeure inaccessible à ce monde même. Il est inaccessible parce qu’il ne déforme pas son monde en le pressant. Il le capte un tout petit peu, y reste aussi longtemps qu’il en a besoin, et alors s’en va rapidement en laissant à peine la trace de son passage.
q Briser les routines de la vie
- Tout ce que tu fais est routine.
q Ne pas croire à notre continuité
- Il faut que tu apprennes à faire en sorte que chaque acte accompli compte, car tu ne vas rester que peu de temps sur cette terre. En fait trop peu de temps pour découvrir toutes les merveilles qu’il contient.
- Il n’existe qu’une chose mauvaise en toi : tu crois que tu as l’éternité devant toi.
[1] Carlos Castaneda, Le voyage à Ixtlan, les leçons de don Juan, Collection Témoins-Gallimard, 1972
04:11 Publié dans 11. Considérations diverses, 41. Impressions littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) |
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01/01/2023
voeux 2023
Un jour sans lien
Ni passé, ni avenir, ni même présent
Perte dans l’espace et le temps
Et pourtant une année s’est écoulée
Enjolivée de bonheur, d’espoir et de rêve
Assombrie de regrets et de déceptions
Alors, prenons l’engagement
De ne plus nous laisser bercer
Par les évènements, heureux ou malheureux
Et de vivre sans nous soucier du monde
Sentons l’air frais de l’absence
Marchons sans faiblesse devant notre corps
Et propulsons-nous vers l’aventure
De l’abondance de projets
07:18 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voeux, année, espoir |
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21/12/2022
Silence...
Oui, huit jours sans se manifester, sans un écran pour rêver, pour laisser tourner l"imagination... C'est long...
Reprise des activités dans le brouillard...
03:48 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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03/12/2022
Joie
La tristesse et la joie. La joie de se comprendre, la joie de s’aimer. La tristesse de n’être pas tous ensemble, de ne pas tous se comprendre, de ne pas tous s’aimer.
Peut-être est-ce cela le véritable amour. Il ne comble pas, mais il permet d’aller plus loin.
07:11 Publié dans 11. Considérations diverses, 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joie, amour |
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14/11/2022
Normalité et inventivité
La normalité est le contraire de l’inventivité
Mais l’inventivité impose la normalité des règles
Qui crée invente une nouvelle normalisation
04:14 Publié dans 11. Considérations diverses, 23. Créations peintures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : habitude, convenu |
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01/10/2022
Hélitreuillage
Pendu au bout d’un treuil, il exulte
Quel voyage au bout des airs
Un brin de paille sans protection
Soumis au vents et aux courants
Un bruit infernal, celui de l’hélicoptère
Les pales tournent de toutes leurs forces
La tête coincée, impossible de bouger
Et pourtant, il a envie de rire
Une secousse, il s’élève lentement
Un petit vent le pousse vers la falaise
Non, il l’évite de justesse et monte
Il repart, suspendu, et file dans l’air
Hôpital. La fureur s’éteint. Calme
Une infirmière lui sourit. Elle est belle
Elle lui tend les mains, étincelante
Il tend le bras et s’évanouit. Trou…
Il se réveille entre les draps
Il ne voit plus. Il est au paradis
Elle est là, souriante et sereine
Et lui fait un baiser. Il s’endort…
05:27 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rêve, réailté, sans crainte |
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07/08/2022
La famille
La famille disparait à tes yeux
Elle se contente de monter dans une voiture
De faire quelques signes de la main
De se cacher derrière les vitres de celle-ci
De rire en sous-main en levant le bras
Et puis, en instant, le train démarre
Le paysage file, certains n’attendent rien
Dans la douleur de l’absence qui prend corps
Il est seul face à lui-même sur le quai
Délivré ? Oui et non… Le sait-il ?
Il se voit avec eux, se tassant sur les sièges
Laissant l’inconnu l’envahir progressivement
Bercé par le martèlement des roues
Les yeux dans le vague du manque
Le cœur encore attaché à ceux-là
Qu’ils ont laissé sur le sol fuyant
Délivré ? Bienheureux ? Assoiffé de nouveauté ?
Il ne sait pas encore le mal qui s’insinue
L’absence ne devient présence
Qu’en coupure instantanée
Le passage sur les coupures du rail
Lui tient lieu de requiem
Ils sont bien partis
Et rien ne les fera revenir
07:02 Publié dans 11. Considérations diverses, 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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06/08/2022
Retour
Ils sont là, serrés les uns contre les autres
L’œil en voyage, égarés, fatigués, déconnectés
Plus rien ne les ferait bouger et repartir
Ils attendent, hagards, sans savoir quoi faire
Peu à peu, le temps se remet en route
Petit rire discret, recherche d’un livre déjà ouvert
Les trésors des jours précédents surgissent
Ramenés des lointaines contrées visitées
Cela se réveillent. Émergence de l’arrivée
La plus petite ouvre la bouche, béate
Le frère se moque et la regarde souriant
L’oiseau est passé, l’ange les recale
Ainsi l’arrivée prend son temps
Recalage des époques, saut dans l’inconnu
Franchir le fossé, rattraper les minutes
Et émerger dans ce monde nouveau
Le retour des siens,
Dans le salon
Émeut l’œil
Et fait battre le cœur
03:36 Publié dans 11. Considérations diverses, 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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06/07/2022
Empathie et compassion
L’empathie est un état d’être qui permet de connaître ce que l’autre pense et ressent (Mathieu Ricard).
La compassion est au-delà : elle implique l’action, c’est-à-dire l’aide à la personne en souffrance.
L’empathie exige une résonance affective, une identification à la souffrance d’autrui. Elle est passive et partage la peine avec autrui.
La compassion est au-delà. Comment faire pour aider celui qui souffre ?
Elle est active et implique la connaissance des situations et de l’environnement.
Certains disent qu’il n’y a pas besoin d’empathie pour aider, même, qu’elle empêche l’efficacité de l’action.
D’autres pensent que la compassion peut devenir une habitude, un automatisme permettant d’échapper aux tracas émotionnels et à la démonstration de sympathie. C’est aussi vrai.
Alors, éprouvez et agissez sans vous poser de question. Le cœur importe plus que l’intelligence des situations.
02:40 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : partage, sentiment |
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17/06/2022
L'art
Définir l’art est un puits sans fin de contradictions. D’autant plus que se mêlent à ce sujet de larges approches tels que le faire, le paraître, l’être, l’argent, l’extérieur et l’intérieur, le moi et le soi, le néant et l’infini.
Alors, soyons simples. Le mot seul ne veut rien dire ou en dit trop. Il couvre l’ensemble de notre environnement sans cependant se manifester ouvertement, sauf des professionnels qui pour la plupart, n’en voient que les aspects pratiques : comment gagner ma vie ainsi ?
Mais on peut aussi retourner la question : comment s’affranchir des contraintes de la vie grâce à l’art ?
06:31 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : extérieur, intérieur, remuement |
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16/05/2022
Nuage
C’est un gros nuage, encombré, plein
Il flotte dans une atmosphère dégagée
On le voit de loin, légèrement bleuté
Il possède une certaine transparence
Mais on s’effraie de le voir si stable
Es-tu mort ou aveugle ou sourd
« Ne dérangez plus, je ne suis pas là
Je flotte dans l’azur divin et bienfaisant »
Il s’approche du nuage, le regarde
Le hume, il ne sent rien, est gris
Parcouru de rayons violets et rouges
C’est l’image de la vie, de joies et de peines
Il est empli de sommets escarpés
De vallées luxuriantes, de plaines fades
Et même de gouffres indescriptibles
Il le regarde dans sa main
Il est tiède, velouté, serein
Quel drôle d’objet
Désormais il l’emporte avec lui
Dans sa poche, enveloppé dans un mouchoir
Il le montre parfois à ses amis
Puis retourne à sa solitude intérieure
En haut de sa tour d’ivoire
D’où il regarde l’avancée des ans
06:11 Publié dans 11. Considérations diverses, 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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15/05/2022
Bientôt parution de l'envol

397 pages / 426 694 caractères, espaces compris / Genre : spiritualité
L’homme est un être à deux facettes : un être plein d’activités qui lui prend toute son énergie et lui donne de l’importance et un être inconnu qui recherche un vrai bonheur qu’il doit trouver en lui en faisant le vide de son importance.
L’envol incite le lecteur à vibrer, à méditer, à s’avouer que le mystère du monde reste une énigme pleine et entière. Et cela fait la profondeur et le plaisir de la vie. Il s’agit d’entrer dans un apprentissage de tout ce qui n’est ni visible ni rationnel, mais qui est profondément humain. C’est la découverte d’un autre soi-même vidé du faire et consacré à cette facette inconnue qu’il doit découvrir et assimiler.
L’ouvrage décrit cette recherche spirituelle par de brefs propos survenant à l’occasion d’une lecture, d’une rencontre ou d’une réflexion, le plus souvent dans la vie quotidienne. L’auteur entraîne le lecteur à la découverte du divin sans jamais imposer une vision philosophique ou doctrinale. Il décrit des expériences de vie simples et faciles qui l’incitent à pénétrer dans cette seconde facette de lui-même.
L’ouvrage se divise en huit grands chapitres que sont : l’intuition, l’éblouissement, le monde invisible, l’univers, l’humanité, la vie collective, la vie personnelle et la vie spirituelle. Dans ces chapitres, interviennent récits, anecdotes, sentences, poèmes, réflexions et méditations.
07:00 Publié dans 11. Considérations diverses, 44. Livres, 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0) |
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10/05/2022
Protestation
La meilleure protestation de la part des occidentaux contre le régime de Poutine aurait sûrement été de ne pas transmettre le défilé de la Place Rouge le 9 mai, plutôt que de se complaire de commentaire et de vues pendant une matinée.
01:51 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : désaccord |
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04/05/2022
Au bout
Aller au bout de soi-même, qu’est-ce ?
Installez-vous dans le noir
Vous ne voyez rien, n’entendez rien
Vous ne savez plus où sont vos membres
Vous flottez sur votre matelas
Où êtes-vous ? Vous ne savez !
Mais il faut entretenir cette impression
S’efforcer de ne penser à rien
Vous voyagez dans un tube à essai
Et vous vous enfoncez en vous-même
Où ?
Eh bien, en vous-même !
Mai vous n’avez pas de vous-même
Vous tombez dans le vide
Et… Vous n’êtes plus
04:05 Publié dans 11. Considérations diverses, 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moi, néant, existence |
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02/05/2022
La vie
Selon Confucius, chaque être humain possède une grande responsabilité dans le monde : développer son humanité (ce que Confucius appelle le ren).
Et si l'on ne prend pas la mesure de cette responsabilité, on prend alors le risque de passer à côté de sa vie…
Pour développer son humanité, cela passe par trois points :
1 . L'esprit rituel.
Selon Confucius, être humain consiste avant tout à apprendre à se tenir dans une hiérarchie.
L'être humain se définit par sa position verticale entre le ciel qui le dirige et la terre qui le nourrit.
C'est en apprenant les us et coutumes de la société (façon d’agir, de s’habiller, de se tenir…) que l'on devient humain.
2. L'apprendre.
Tout être humain doit s'éduquer tout au long de sa vie afin de s'accomplir dans son humanité.
Sous la dynastie impériale des Zhou, cela passait par l'étude des textes de la littérature classique.
Aujourd'hui cela peut consister à se former en permanence. Il s'agit d'être dans une dynamique d'apprentissage tout au long de sa vie.
3. La compassion.
Il s'agit de cette capacité à être affecté par le malheur d’autrui.
Dans le bouddhisme, la compassion se nomme "karuna".
Il s'agit d'une forme de "tendresse" à l'égard de soi et des autres.
10:26 Publié dans 11. Considérations diverses, 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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