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25/08/2021

Repos (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Oui, tous sont las, épuisés par l’extérieur
Par cette vie qui prend le destin à pleine dent
Et en fait un chiffon volant au vent

Quelques havres de paix se trouvent sous leur pas
A chacun son décor et son modèle
Jusqu’à la fourgonnette bienveillante
Où un sommeil réparateur
Conduira son bénéficiaire
Dans les bras bienveillants d’une geisha 

Ainsi va la vie du modèle asiatique
Qui passe de l’activité au sommeil
Avec une pause insaisissable
Dans une mort éphémère

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24/08/2021

Constructions (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Massivement tout change !
Chaque rue est transformée, rebâtie
De manière attentionnée 
Accompagnée d’une cohorte d’hommes
Affairés, organisés, épuisés
Mais fiers de leur activité bourdonnante
Au sein des occupations quotidiennes
Au-dessus, dessous et même au sol
Le bruit t’agresse, le regard s’agite
Mais au fond de lui l’homme contemple
Et se dit : « jusqu’où aller
Pour que le monde devienne formateur ? »

 

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20/08/2021

Culinaires (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

 

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La finesse entre en soi, avec magie
Mille odeurs enchantent l’être
Et le cuisinier pourfendeur de parfum
Se terre modestement dans sa cuisine
Pendant que ses acolytes serviables
Assène les clients de leur savoir-faire
Jusqu’à l’épuisement d’une chorégraphie
Développée pour le bien-être des papilles
Les habitués poursuivent leur fantasme
Les étrangers tâtent du bout des lèvres
Les intimes échangent des mots doux
Dans l’ombre de leurs désirs

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17/08/2021

Artisans et manuels (photos Gildas de la monneraye)

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Ils s’affairent, humblement,
Devant la nécessité de s’occuper
Environné de machines et de poussière
Peinant à frapper, porter, ranger
Jusqu’à réaliser leur accomplissement
Dans l’ombre de leur destinée
La transparence les prend
Que sont-ils hors de leur métier
Grandis par leurs tâches
Jusqu’à l’effacement de l’être

 

12/08/2021

Transports (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Le bruit et la fureur réglés
Ils vont et viennent mécaniquement
Préoccupés de leur être extérieur
En résonance de journées affairées
Mais au fond d’eux-mêmes
Le corps pressé entre deux stations
Dans un immobilisme libérateur

 

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11/08/2021

Uniformes (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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En marche ou rêveur ou même immobile
Ils se complaisent dans leur apparence
Mais ils savent aussi qu’ils ne sont rien
Si, rentrés chez eux, ils ne se dépouillent pas
De cet uniforme qui cache leur être intérieur 
Et ne les enjolive qu‘un court instant de vie

10/08/2021

Cols blancs (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

japon,élite,silence

Ils sont cols blancs et proprets
Errants, solitaires ou groupés
Au milieu des paysages urbains
Dans le brouillard de la société
Environnés de leur silence intérieur

Va ! Avance dans ta vie
N’écoute pas les bruits de l’usure
Qui emprisonnent ton corps
Pourfend ta solitude intérieure
Et sois le même quel que soit le lieu

Pénètre-toi du silence 
Deviens l’aphasie flegmatique
De l’être intérieur sans mémoire
Et marche sans crainte ni reproche
Vers ton accomplissement à découvrir

18/07/2021

Le ciel se noie ( (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Les mânes des ancêtres
Face à face avec la montée glorieuse
Du modernisme utilitaire
Immobiles tous les deux
Chacun respectant son territoire
Le temps se fige, l’espace se restreint
La chaise est vide de toute matière

Le ciel se noie
Les murs se rapprochent
Il s’enlise sans retour
Il est couvert de poussière
Il est poussière
Un grain collé au monde
Parmi d’autres grains, d’autres poussières

Je respire l’autre à pleins poumons
J’en perds parfois la respiration
Mais qu’est douce cette campagne
Immobile devant l’écoulement des ans

15/07/2021

Terre nourricière (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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La vie ancestrale cachée 
Derrière la fée électricité
Et les boitiers-logements 
Par le voile des brulis 

A côté, le temps s’est arrêté
Sous l’arbre séculaire
Abritant une stèle de pierre
Ainsi repose l’âme duale
Du Japon

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14/07/2021

Nature (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Et les ans passent…
Immuable, la brume
Sur un fond serein

13/07/2021

EAU (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

 

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Tu es eau, pure, à soixante pour cent
Tu n’es cependant pas transparent
Ton œil, mouillé, ne voit pas la larme 
Et ainsi l’eau, qui huile son charme

Pourtant tu aimes le soleil asséchant
Qui t’enlace tendrement dans le couchant
Et le feu que l’eau vainc facilement
Ou qui l’épuise subtilement

L’eau t’entraîne vers les rivages
Où tu contemples l’horizon sauvage
Frontière du liquide et du rêve

Là, tu erres en mal d’existence
Ne sachant où choisir ton inconstance
Là, la solitude t’épouse sur la grève 

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12/07/2021

Bonheur fragile (symphonie nipponne, photos Gildas de la Monneraye)

 

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L’élégance des sans soucis...
Le jeu enchante leur vie
Loin de la poussière du monde
Le green tient lieu d’échappée
Le rire résonne sans écho
Le vide emplit l’instant
Sifflet ! ils courent après leur bonheur !

 

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10/07/2021

Solitude (symphonie nipponne, photos Gildas de la Monneraye)

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L’immensité de la solitude humaine
Ne remplace pas les moments de gaité
Ou de déséquilibre des situations
Rien ne fera revenir l’entente
Entre les générations et les sexes
Chacun vit sa vie dans son cercle
Affairé de bonheur et de sommeil
Ou prisonnier d’un bain de société
Qui contraint à faire semblant
D’être marié à tous sans distinction
Tout en étant loin des élans du cœur 
Plonge ton nez dans le journal
Pour y lire ta vie et t’en délecter
Ton croit être du monde
Mais déjà tu erres dans la profondeur
Du désordre humain

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09/07/2021

Tranports (symphonie nipponne, photos Gildas de la Monneraye)

 

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Enjambe ponts et passerelles
Entre les cubes et les tours
Cours derrière les autres
Sans les voir ni les regarder
Demeure en toi-même
Et sent la profondeur s’installer

Dissolve-toi entre les êtres
Laisse courir en toi le courant
Qui ouvre la respiration
Et la vibration de l’entre-deux

Alors tu passeras, droit
Dans ton être intérieur
Pour rejoindre ce Soi 
Qui se veut libre de toute agitation

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08/07/2021

Le Japon, vie quotidienne (photos Gildas de la Monneraye)

 

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Le Japon, c’est la vie à l’envers
Tout est semblable à l’Occident
Agitations, rires, mélancolies
Mais, au-delà, le silence des êtres
Qui se meuvent comme les autres
Sans jamais perdre leur centre
Oubliant l’espace et le temps
Survolant matière et sourires
Pour intégrer leur personnalité
Et construire ce singulier silence

Le Japon respire dans le journalier
Le Japonais défend son cercle intérieur
L’emplit totalement : mesure et équilibre
Qui transparaît dans le quotidien
Où les gestes sont ceux du monde
Imprégnant le Soi derrière le Moi

Telle est la loi de l’être
Au-delà de l’espace et du temps
Vécue dans un quotidien
Qui coule naturellement
Et qui compose une symphonie
A nulle autre pareille

 

 

07/07/2021

Age (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

 

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Dernière année de jeunesse
J’approche du moment fatidique
Où les astuces ne marchent plus

Un an seulement à vivre
Avant de perdre la blancheur
Et de devenir adulte définitivement

Que vais-je faire de ma vie ?
M’agiter dans mon bocal
En regardant la jeunesse

C’est la dernière année
Réjouis-toi, l’œil écarquillé
Et fume tes dernières réjouissances

Rien ne vient sans effort
Même les derniers instants d’enfance
A la lecture du journal des jeunes

Encore un an et je serai adulte
Définitivement engoncé et malheureux
Dans mon costume trois-pièces

Ne pleure pas, c’est le lot
De chacun sur cette terre
Pour s’évader au petit matin

Mais pas avant de fêter
La dernière lecture du journal
« On a dansé sur la lune ! »

01/07/2021

Infini (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Le geste plein d’espoir,
Nous avancions sur la grève rocailleuse,
Entre l’air et l’eau, vers le ciel et la mer,
Accompagnés des cris hostiles des oiseaux.
Nous trébuchions sur le sol visqueux
Et tes pieds nus s’enfonçaient dans le granit.
Nous devions ensemble tirer dessus
Pour les ressortir gris et poisseux,
Et je les essuyais avant de repartir. 
Le ciel était descendu sur l’horizon,
Jusqu’à toucher nos fronts de sa voûte poussiéreuse,
Et nous nous courbions un peu plus sur la pierre 
Escaladant avec peine de rondes roches gluantes
Qui gémissaient à l’atteinte de nos ongles crispés.
Ta main parfois m’enserrait la taille. 
Je goûtais la morsure de tes doigts sur ma chair
Qui faisait tressaillir les muscles.
Nous marchions depuis le matin, sans nourriture,
La langue sèche, l’œil fiévreux,
Et le soir ne voulait pas tomber.
Où d’ailleurs aurions-nous pu nous étendre ?

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29/06/2021

Rideau (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

 

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Un autre monde
Il entra subrepticement
Le noir l’emplissait
Il venait de crever l’abcès
Et pénétra au-delà du connu

Le silence accompagnait l’image
Noir, pas un bruit
Rien où s’appuyer
Il marchait dans le coton
Avançait avec peine
Malgré l’absence d’obstacles
Là, au centre de lui-même
Il n’y avait rien
Juste une sphère
Un grain de folie
Dans l’immensité du quotidien

Le temps s’arrête
La vie n’est plus
Ou tout au moins l’agitation

Il s’absente
Il ne sait rien
Et il sait tout
Mais le tout n’est rien
Et le rien devient tout
Il voudrait bien secouer ce refuge
Savoir si le grelot tinte

Est-il encore là, au centre
Dans ce moi qui le détient
Ou a-t-il franchi la porte
De la blancheur absolue
Dans laquelle rien ne pèse
Sans temps ni espace
Juste un douillet nuage
Qui l’entraîne au loin
Au-delà des apparences
Où le rien et le tout se côtoient
Où ni la hauteur ni la largeur
Ni même la profondeur
N’ont d’existence 

Le soi est vide de tout
Le tout n’est plus qu’un chatouillement
Au fond de la gorge
Qui n’est ni un rire ni un regret
Un vague souvenir
D’une vie antérieure
Pleine de bruits et de fureur

Ne reste plus qu’un rideau impénétrable
Qui cache l’autre monde
Inconnaissable, mais bien réel

 

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27/06/2021

Enfance, entre réalité et rêve (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

 

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Superman atterrit !

Personne ne fait attention à lui. Il ne fait plus peur.

L’habitude conduit l’imagination à l’indifférence.

26/06/2021

Jeu d'enfants (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Jeux d’enfants…
Ils jouent dans les cubes de béton.
Les fils électriques pendent, ça sent le gasoil.
Peu importe, le jeu les prend,
Rien ne les fera bouger du lieu.
Miracle de l’enfance !

 

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24/06/2021

Changement (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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Veuillez pardonner mon absence, mais je n'avais plus mon ordinateur fétiche et aucun moyen d'envoyer mes réflexions habituelles au cours de ces journées. Je suis à nouveau opérationnel. C'est reparti...

 

Du haut de sa colline
Elle descend vers le futur…

Elle ne peut faire autrement
Et le globe majestueux sous ses yeux
Ne suffit pas à cacher les fils de la trahison

Le monde change et se maquille

L’hydre gangrène de ses bras multiples
Collines et vallées auparavant vierges 

16/06/2021

L'infini urbain (Symphonie nippone)

 

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Il est cloisonné, fait d’obstacles
Et de voies qui ne mènent à rien
C’est un infini empli de fins
Qui n’en finissent pas
Au rythme des pas des passants

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La ville résonne des talons
Obscurcissant l’ouïe
Et l’on marche sans se retourner
Inquiet de ces recoins du temps
Dans l’univers chiffonné
De cosmologues hasardeux

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Il n’y a plus de ciel, ou presque
Ni haut ni bas, ni droite ni gauche
Seul le balancier rythme la vie
Sans dire cependant où se trouve
Le passé et l’avenir, y a-t-il même
Un présent dans cette absence
D’êtres animés d’humanité

 

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11/06/2021

Charretée (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

 

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Tous, en charretée,
Oui, c’est la modernité,
Et sans parapluie !

 

09/06/2021

Un nouveau livre ? (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

La page d'hier est peu explicite : de quelle vie ordinaire parle-t-on ?

Il s'agit de la vie ordinaire des Japonais et d'un livre dont l'intérêt serait l'image et la parole mêlées. Écrit à deux, voici ce qu'en dit le photographe, mon co-auteur, qui a passé plusieurs mois au Japon :

Je vois l'ensemble comme une histoire où chaque image se connecte entre elles effaçant, par la même, l'intérêt singulier de celle-ci. L'écriture ne sera pas l'explication de cette histoire ni même l'histoire. J'ai, indéniablement, construit ce livre selon ma vision de raconter le Japon. Je fais naître mon histoire que j'ai voulu, par ailleurs, universelle. 

Les questions que je me posais lors de ce projet au Japon ont toujours été avec l'objectif de représenter le Japon en restant proche de l'ordinaire. Cet ordinaire qui est pour moi la plus belle façon de retranscrire notre réalité : crue, familière et anonyme. 

Ce livre parlera aux personnes extérieur du Japon qui porteront un regard de découverte sur la culture d'une façon de vivre dans un décor qu'ils connaissent peu ou pas du tout. Malgré tout, une vie ordinaire commune à toute à chacun, même à l'autre bout du monde, avec des influences bien différentes. Et lorsque les Japonais regarderont le livre, loin des clichés cartes postales, ils poseront un regard critique sur leur propre façon d'être même si l'histoire est vue par un étranger occidental.

Je suis parti à travers plusieurs régions au Japon en utilisant la marche pour me déplacer. Je souhaitais vivre les journées à une vitesse plus lente et ainsi pouvoir observer le rituel journalier de la population tout en évoluant dans des paysages différents selon la route prise. Cela m'a permis de voir aussi bien les enfants se rendant à l'école ou jouant, les parents face à leurs responsabilités pour la famille, les jeunes plus avancés dans les études ou entrant dans la vie active, les travailleurs confirmés, ceux mis de côté et bien sûr les personnes âgées retraitées ou pas. La logique naturelle s'est donc tournée vers une chronologie générationnelle. 

Les strates de la société, des classes sociales sont l'objet de mon vagabondage au milieu d'eux, en évitant le plus possible des clichés "idéalisants". 

Je porte aussi une importance à l'environnement dans lequel les gens évoluent. Il existe un lien évident entre les hommes et l'espace naturel qu'ils façonnent. Il est intéressant de voir comment se développe l'espace naturel au gré de l'avancée matérielle, technologique et sociologique de l'Homme. 

La photographie m'intéresse, pas forcément dans sa technicité mais plus par son pouvoir de traverser le temps et de documenter des comportements d'une civilisation à un moment T. C'est un document, que certains aiment définir pour l'Histoire de l'instant. Je pense par exemple à August Sander sur la thématique "Hommes du XX siècles" avec comme credo "voir, observer et penser". Son corps de travail est ce pourquoi je fais de la photographie.

Immergé quelque mois dans le Japon, n'est ce pas une perspective intéressante ?

Alors vous verrez, de ci de là, des extraits de cette promenades au Japon: Photos + textes poétiques. A bientôt.

08/06/2021

Dimensions de la vie ordinaire (symphonie nippone : photos Gildas de La Monneraye)

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L’horizontale d’abord¸
Fuyant dans la blancheur du ciel,
Ancrée autour d’un pilier,
Enchevêtrée et repliée sur lui-même :
L’univers chiffonné du cosmologue.

La verticale ensuite, 
Lampadaire banal noyé dans l’horizontal,
Dressé vers un avenir incertain
Qui n’éclaire qu’un vide d’espoir. 
Seul, il se dresse contre le quotidien !

Puis l’unique variante : l’arbre vivant
Dans la minéralogie environnante,
Guirlande de feuilles en respiration,
Fermant ses bras sur la vie.
Il va où il veut et vit sans préméditation.

Prison ou souffle ?
C’est votre choix dans ces pages !

 

19/01/2021

Parution "Les voyages intérieurs"

Les voyages intérieurs

20-12-15 Les voyages intérieurs  1° couv.pdf.jpg

« Deux jours plus tard, ils entrèrent sans coup férir dans la place, soigneusement déguisés en paysans rustres et avinés, ayant caché leurs armes dans les tonneaux emplis de vin. Réfugiés dans une auberge à cent sous, ils partirent en reconnaissance, dispersés, se mêlant au bon peuple qui n’avait pas l’air si réjoui de la présence anglaise. Le plan fut mis au point pour la prochaine sortie de Jeanne de sa prison, quel que soit le moment, avant ou après le jugement. »

 

Le livre contient 4 nouvelles :
. L’essence de Pierre Heurtebise de Praguilande,
. L’homme sans ombre,
. Ephistole Tecque,
.La fin de l’histoire

Date de parution : 15 janvier 2021
Prix public : 19,90 €
Page : 232
ISBN : 978-2-7547-4426-3

https://www.amazon.fr/voyages-int%C3%A9rieurs-R%C3%A9cits-insolites/dp/2754744266/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=Les+voyages+int%C3%A9rieurs+loup+francart&qid=1609752597&s=books&sr=1-1
https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/les-voyages-interieurs/
https://livre.fnac.com/a15593144/Loup-Francart-Les-voyages-interieurs?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&esl-k=sem-google%7cng%7cc294196405911%7cm%7ckpla374773846696%7cp%7ct%7cdc%7ca58200328279%7cg1553156614&gclid=EAIaIQobChMIz4j4hY727QIVWunmCh26zgM3EAQYASABEgKQ3fD_BwE&gclsrc=aw.ds
https://www.furet.com/livres

Entrer en soi-même pour y faire la découverte de l'extraordinaire et du paradoxal dépassement de soi. Cette plongée éminemment personnelle est la condition sine qua non à ce que les personnages de ces nouvelles vont vivre comme une libération. Pierre, Mathis, Éphistole et Nicéphore tâtonnent, trébuchent, avant de faire l'expérience de la vacuité de soi et de cette liberté chèrement acquise. Car relever la tête a un prix. Lequel êtes-vous prêt à payer ?

Loup Francart imagine avec humour et une lucidité aiguë les remises en cause intimes de quatre hommes. Méditation, philosophie et tendre ironie font bon ménage sous sa plume si caractéristique.

Auparavant expert en stratégie et gestion de crise, l'auteur se consacre aujourd'hui à ses passions artistiques, la peinture, la musique, la littérature. Il tient également un blog dans lequel il fait part de ses réflexions sociétales et personnelles.

AVIS DE L'ÉDITEUR : Dans ces nouvelles extra-ordinaires, Loup Francart démontre la puissance de deux incontournables du développement personnel : l’introspection et la méditation.

 

02/01/2021

La mue (12)

Aujourd’hui, à huit heures du soir, je perçois la clé dans la serrure. La porte se referme. J’entends parler Joséphine. Je ne sais ce qu’elle dit, mais une voix d’homme lui répond, assez grave et douce. Puis j’entends « Chut ! » Elle vient vers moi, seule et l’air de rien. Elle prend le voile opaque et le met sur la cage. Je ne vois plus et entends très mal, d’autant plus qu’elle met une symphonie de Beethoven assez fort. J’ai beau tendre l’oreille, je ne comprends pas ce qu’ils se disent. J’ai beau faire du bruit, agiter mes ailes, cogner mon bec sur les barreaux, rien n’y fait. Je ne suis plus là pour elle et elle m’ignore totalement. Après leur dîner, il semble s’incruster. La musique devient douce et moderne. Un chanteur noir remplace le classique. Oui, ce n’est pas mal, mais que font-ils ? Je n’entends plus rien, sauf quelques soupirs de temps à autre. Je comprends que j’ai définitivement perdu l’amour de Joséphine ou du moins, que je suis remplacé comme prétendant. Cela me fait une drôle d’impression. C’est une deuxième rupture, presque plus pénible que celle de la mue. Joséphine, que fais-tu ? Je me souviens des nuits passées à nous raconter nos vies respectives, à nous caresser doucement, à échanger nos salives dans des baisers de feu, à explorer nos corps et à les rapprocher. Elle avait un grain de peau très doux, elle savait m’embrasser avec fougue, passer ses doigts sur mon dos pour le faire frémir. Je lui prenais la tête et baisais son cou qui sentait le caramel. Je lui imprimais mes mains sur ses seins et parfois m’aventurais plus bas. Et tout cela n’est plus. Je suis remplacé par un inconnu qui peut faire la même chose, sans vergogne. Non, je ne chanterai pas pour protester, je resterai silencieux. Je finis par m’endormir, blotti sur mon nid douillet.

Je me réveille. Je n’entends rien, ils doivent dormir. Ah, voici Joséphine. J’entends ses pieds nus sur le plancher. Elle va se faire un café à la cuisine. Elle passe devant ma cage. Je suis toujours sous le voile. Je pépie. Mais rien n’y fait. Elle fait semblant de ne pas entendre. Elle vit sa vie sans s’occuper de mon sort. Que vais-je devenir ? Je ressens l’angoisse des relégués, de l’employé que son patron cherche à virer, du sportif moins performant qui ne convient plus à son entraîneur, de l’amant évincé, de l’enfant sans parents. C’est dur cette vie inutile qui n’intéresse personne. Je pleure doucement derrière mon voile, hoquetant de petits gazouillis. J’entends l’homme se préparer à partir. Pourvu qu’elle ne parte pas avec lui. Non, la porte claque et je l’entends marcher.

01/01/2021

Parution d’un nouvel ouvrage de Loup Francart

Parution d’un nouvel ouvrage de nouvelles, de Loup Francart :

 1° couv.jpg

 

Article disponible à partir du 15 janvier 2021,

livraison à partir de 0 €01, en précommande dans les magasins FNAC, au Furet du Nord, aux Editions du Panthéon

232 pages, 4 nouvelles

https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/les-voyages-in...

https://www.furet.com/livres/les-voyages-interieurs-loup-francart-9782754744263.html  

https://livre.fnac.com/a15593144/Loup-Francart-Les-voyages-interieurs?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&esl-k=sem-google%7cng%7cc294196405911%7cm%7ckpla374773846696%7cp%7ct%7cdc%7ca58200328279%7cg1553156614&gclid=CjwKCAiA57D_BRAZEiwAZcfCxW_U3p6XYvtJO17nqXc72BjzwEnTZeJbZQOHlac8rjMS94CzfXtIRhoCNSwQAvD_BwE&gclsrc=aw.ds

 

« Deux jours plus tard, ils entrèrent sans coup férir dans la place, soigneusement déguisés en paysans rustres et avinés, ayant caché leurs armes dans les tonneaux emplis de vin. Réfugiés dans une auberge à cent sous, ils partirent en reconnaissance, dispersés, se mêlant au bon peuple qui n’avait pas l’air si réjoui de la présence anglaise. Le plan fut mis au point pour la prochaine sortie de Jeanne de sa prison, quel que soit le moment, avant ou après le jugement. »

Entrer en soi-même pour y faire la découverte de l'extraordinaire et du paradoxal dépassement de soi. Cette plongée éminemment personnelle est la condition sine qua non à ce que les personnages de ces nouvelles vont vivre comme une libération. Pierre, Mathis, Éphistole et Nicéphore tâtonnent, trébuchent, avant de faire l'expérience de la vacuité de soi et de cette liberté chèrement acquise. Car relever la tête a un prix. Lequel êtes-vous prêt à payer ?

Loup Francart imagine avec humour et une lucidité aiguë les remises en cause intimes de quatre hommes. Méditation, philosophie et tendre ironie font bon ménage sous sa plume si caractéristique.

Auparavant expert en stratégie et gestion de crise, l'auteur se consacre aujourd'hui à ses passions artistiques, la peinture, la musique, la littérature. Il tient également un blog dans lequel il fait part de ses réflexions sociétales et personnelles.

AVIS DE L'ÉDITEUR : Dans ces nouvelles extra-ordinaires, Loup Francart démontre la puissance de deux incontournables du développement personnel : l’introspection et la méditation. En route pour la libération.

 

Bonne année 2021 à vous tous, qu’elle vous apporte l’espérance et l’amour du monde.

N’oubliez pas de commander ce nouveau livre de nouvelles.

21/12/2020

La mue (10)

Je lui explique par un vol imagé ma promenade dans la ville. Évidemment, je ne lui dis pas que je l’ai suivi ce matin. Elle fait semblant de comprendre, sourit et me prends dans ses mains. Comme c’est bon, presque autant que l’amour. Elle me fait entrer dans l’appartement, m’ouvre la cage qu’elle a achetée en prévision de ce qui s’est passé. Elle y a installé un petit nid douillet, un réservoir plein d’eau et un bac à graines qui est déjà rempli. Quel luxe. Lorsque j’ai fini, je mets mon bec au creux de la commissure de ses lèvres. Elle me prend, me dépose dans la cage et… elle referme. Je suis prisonnier. Je proteste doucement, puis un peu plus énergiquement en tapant du bec sur les barreaux. Mais rien n’y fait. Elle m’a déjà tourné le dos et se prépare son diner, un délicieux plat de pâte avec une sauce tomate italienne que je connais bien. Il ne me reste à moi que les graines et quelques gouttes d’eau. Je pépie, je pousse de petits cris, je piaille. Rien n’y fait. Je reste seul. Oublié Rémi. Il ne compte plus. Ce n’est qu’un oiseau de compagnie à qui l’on donne quelques graines pour qu’il vous enchante les oreilles.

Je rumine, je rumine. Il faut que j’apprenne à ouvrir cette cage, sinon je vais devenir fou. Je dois faire attention quand elle viendra remettre de l’eau ou des graines. Quand je pense qu’auparavant c’est moi qui allais faire les courses ! Joséphine, que se passe-t-il ? Tu as toujours été tendre avec moi. Tu m’attendais le soir dans le lit et tu l’ouvrais à mon arrivée. Je me jetais dans tes bras et nous partions ensemble au septième ciel. Quelle froideur tout d’un coup. Je ne comprends pas. Que s’est-il passé ? Oui, c’est vrai, j’ai un peu changé, mais je suis toujours Rémi, ton amant, ton petit ami, ton compagnon, ton presque mari. Alors ?

Rien. Elle m’ignore. Je n’existe plus, ma parole. Vite, mangeons toutes les graines, qu’elle soit obligée de les remplacer. De même pour l’eau. Un quart d’heure après, je m’installe dans mon nid, le ventre lourd, la démarche peu assurée. Oui, j’ai trop mangé. Mais c’est pour la bonne cause. J’attends. Le soir est tombé. Elle a allumé la lampe au plafond. Elle est trop puissante et m’aveugle quelque peu. Peu importe. J’attends. Je l’entends entrer dans la salle de bain. Elle ne ferme plus la porte. Elle chantonne, revient dans la chambre, retourne se regarder dans la glace et, tout d’un coup, réapparaît nue, tranquille, comme si elle était seule. Elle passe sa main sous les bras : « non cela peut attendre, je me raserai dans deux ou trois jours », semble-t-elle se dire. Enfin, elle vient vers la cage, constate le  manque de nourriture et d’eau, va à la cuisine et ouvre la cage pour y glisser les deux contenus.

01/12/2020

Nouvel an

Parution d’un nouvel ouvrage de Loup Francart :

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Article disponible à partir du 15 janvier 2021,
livraison à partir de 0 €01, en précommande dans les magasins FNAC, au Furet du Nord, aux Editions du Panthéon
232 pages, 4 nouvelles

 

 

https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/les-voyages-interieurs/
https://livre.fnac.com/a15593144/Loup-Francart-Les-voyages-interieurs?oref=00000000-0000-0000-0000-000000000000&Origin=SEA_GOOGLE_PLA_BOOKS&esl-k=semgoogle%7cng%7cc294196405911%7cm%7ckpla374773846696%7cp%7ct%7cdc%7ca58200328279%7cg1553156614&gclid=EAIaIQobChMIz4j4hY727QIVWunmCh26zgM3EAQYASABEgKQ3fD_BwE&gclsrc=aw.ds
https://www.furet.com/livres/les-voyages-interieurs-loup-francart-9782754744263.html

« Deux jours plus tard, ils entrèrent sans coup férir dans la place, soigneusement déguisés en paysans rustres et avinés, ayant caché leurs armes dans les tonneaux emplis de vin. Réfugiés dans une auberge à cent sous, ils partirent en reconnaissance, dispersés, se mêlant au bon peuple qui n’avait pas l’air si réjoui de la présence anglaise. Le plan fut mis au point pour la prochaine sortie de Jeanne de sa prison, quel que soit le moment, avant ou après le jugement. »

Entrer en soi-même pour y faire la découverte de l'extraordinaire et du paradoxal dépassement de soi. Cette plongée éminemment personnelle est la condition sine qua non à ce que les personnages de ces nouvelles vont vivre comme une libération. Pierre, Mathis, Éphistole et Nicéphore tâtonnent, trébuchent, avant de faire l'expérience de la vacuité de soi et de cette liberté chèrement acquise. Car relever la tête a un prix. Lequel êtes-vous prêt à payer ?

Loup Francart imagine avec humour et une lucidité aiguë les remises en cause intimes de quatre hommes. Méditation, philosophie et tendre ironie font bon ménage sous sa plume si caractéristique.

Auparavant expert en stratégie et gestion de crise, l'auteur se consacre aujourd'hui à ses passions artistiques, la peinture, la musique, la littérature. Il tient également un blog dans lequel il fait part de ses réflexions sociétales et personnelles.

AVIS DE L'ÉDITEUR : Dans ces nouvelles extra-ordinaires, Loup Francart démontre la puissance de deux incontournables du développement personnel : l’introspection et la méditation. En route pour la libération.

Bonne année 2021 à vous tous, qu’elle vous apporte l’espérance et l’amour du monde.
N’oubliez pas de commander ce nouveau livre de nouvelles.