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05/08/2018

L'intention

 Ce ne sont pas nos actes, mais nos intentions qui comptent vraiment.
Bahrâm Elâhi,
La voie de la perfection, éditions Seghers, 1976.

 

L’homme vivant et pensant dans le monde n’a pas l’habitude de différencier l’action et l’intention de cette action. Pourquoi fais-je cela ?

Le plus souvent, son intention est limitée dans le temps, l’espace et les circonstances de la vie qu’il mène. Plus encore, il ne recherche que son bien propre lié à ces trois limites. Il ne prend donc pas en compte, le plus souvent, la durabilité de son action, son universalité et son désintéressement.

Toute action s’inscrit tant dans le monde matériel que dans le monde spirituel. Dans le premier, l’action prime et donne un résultat qui influence le monde matériel, visant le plus souvent à apporter un bienfait salutaire à l’être agissant. Dans le second, seule l’intention importe. Cette intention est personnelle et ne concerne que la personne qui agit, son avenir spirituel. Elle s’inscrit durablement, universellement et est fonction de son abnégation.

On peut agir apparemment de manière désintéressée alors que l’intention reste personnelle et vise un avantage matériel et terrestre. Certes, c’est un pas en avant que de vouloir dépasser l'intention immédiate et de rechercher un bien tendant vers le spirituel. Mais la plupart du temps, l’action reste attachée à la mise en avant de sa personne, c’est-à-dire de son égo. Il reste à franchir le second stade de l’accomplissement : se détacher du résultat personnel recherché par l’action entreprise. Ce deuxième stade nécessite l’acquisition du détachement vis-à-vis de soi-même.

Agir sans intention personnelle. Alors seulement, le résultat de l’action est durable, universel et totalement altruiste.

 

Bahrâm Elâhi est le fils du maître Elâhi, né au Kurdistan iranien en 1895 et mort en 1974. Ce dernier a exercé la fonction de magistrat dans différentes villes d'Iran, puis, progressivement, les chercheurs spirituels vinrent à lui et suivirent son enseignement. Son fils Bahrâm a poursuivi sur la lancée de son père et les a transcrits dans deux livres : Le chemin de la lumière et La voie de la perfection.

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