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20/11/2019

Religion et spiritualité

La religion est le politique, le social et l’économie de la spiritualité.

La religion est le corps, seule la spiritualité est l'âme.

Ne te laisse pas berner !

 

10/11/2019

Foi

Il y a trois formes de foi :

* la première est la foi pratique, celle du charbonnier. C’est la foi de celui qui croit parce qu’il désire croire sans avoir à se poser des questions. Elle établit un marché avec le monde divin : sauvé au prix d'un sacrifice.

* La deuxième est la foi logique, étayée par la théologie et un raisonnement intellectuel. Elle n’est pas forcément meilleure que la première et s'attache aux preuves de l'existence de Dieu. Là aussi l'amour n'est pas don.

* La troisième est la foi mystique. Elle est exigeante, car c’est la foi du renoncement et de l'amour.

Renoncer, oui, non par ignorance, non par connaissance, mais accepter le nuage d'inconnaissance et se laisser bercer.

27/10/2019

Habitude

 

Le monde vit d’habitudes.
Il a pris l’habitude de l’habitude.
Toi, tu dois désapprendre l’habitude !
Jette-toi dans le chaos de l’existence
sans y chercher le renoncement de l’habitude.

 

14/10/2019

Passions et détachement

 

Les passions sont cause de la fugacité du temps.

Sans passion, une heure pourrait être une minute ou un jour,

Mais cela suppose le détachement face aux événements et à leur contexte.

 

 

11/10/2019

Notre Père

 


L'enregistrement mériterait une meilleure prise de son, mais, malgré tout, la beauté reste là, présente, et envahie l'être.

09/10/2019

Sens cosmique

 

Le sens cosmique, c’est le sens de l’affinité des éléments entre eux et par Dieu.

C’est le sens de l’amour universel à travers l’amour des particuliers.

 

09/09/2019

Fortifier l'esprit

L’amour est imprégné du désir de fortifier et multiplier l’esprit :

Fortifier l’esprit des autres et de soi-même

_ (il doit être exigeant vis-à-vis de soi) _

Et le multiplier par la continuité de la vie physique et psychique.

23/08/2019

La part du bien

Ne jamais rejeter quelques enseignements ou actes que ce soient. Il y a toujours une part de vérité dans l’erreur, comme il y a toujours une part de bien dans le mal. De même que le mal à l'état pur n’existe pas chez l’homme, l’erreur pure est impossible, car le propre de l’homme est d’aspirer à la vérité comme au bien.

La difficulté est de distinguer le bien pur qui est le bien du monde divin du bien terrestre qui est un faux bien. Il en est de même de la vérité qui n’est pure qu’au niveau du monde divin, alors que dans les mondes matériels ou des idées en est plus ou moins proche selon la parcelle de vérité divine qu’elle contient.

19/08/2019

Faire le vide

Faire le vide en soi, ce n’est pas seulement faire le vide de la pensée, mais aussi le vide du corps : faire disparaître toutes les envies, tous les désirs qui nous emprisonnent. Alors l’univers dans les choses et les hommes, nous pénètrera, puis la déité se révèlera.

S’efforcer de se contenter de ce qu’il faut pour vivre et non pas chercher ce qu’il faut pour avoir du plaisir. Attentions à ne pas confondre l’amour du plaisir avec la joie de l’amour.

 

17/08/2019

Va

Qui suis-je ?
La multitude et le rien
Une enveloppe transparente
Qui s’évanouit sur elle-même

Je ne suis rien de ce que je voulais être
Je ne sais ce que je voulais
Au-delà se trouve l’être
Qui n’est rien de ce que je croyais

J’ai feuilleté les pages de la vie
Je n’ai trouvé qu’une autre page
Puis d’autres encore
Sans fin ni consistance

Saute dans ton livre de vie
Et détruis toute ambition en toi
Que pas même une marche te soutienne
Retourne-toi et va, au-delà de toi

De ce rien qui est là
Naît un autre que moi
Il est sans moi, en moi
Un autre que celui qui va

©  Loup Francart

14/08/2019

Spiritualité ou religion ?

Il y a deux voies pour un même but : devenir Soi, au-delà du moi.

Le choix de la spiritualité, c’est le désir de liberté, mais c’est aussi celui du risque. La voie est pleine d'embûches. Le choix de la religion, c’est le désir d’ordre, il donne des garanties dans la conduite de sa vie, mais enferme dans les dogmes et les règles.

Deux démarches qui semblent opposées pour un même but : trouver celui qui est, en moi et hors de moi, dans le monde de la matière, dans le monde des idées et dans le monde de l’esprit.

Le but ultime : l’union des contraires, l’unification de Soi. C'est une dépossession de son personnage et une retrouvaille au même moment en un lieu unique qui s'impose : l'intérieur et l'extérieur ne font plus qu'un.

Je suis parce qu'il Est, mais aussi il est parce que je Suis. Comprenne qui peut !

11/08/2019

Âme

 

L'âme est le lieu de l'aimable et de l'aimant.

Trouve-là en toi et tu seras !

 

06/08/2019

Joie

Vivre dans le présent et la peine de chaque jour

Et savoir puiser la joie au-delà de ces peines.

Cela s’apprend comme on apprend à lire.

Ne voir que le présent, c’est déjà accepter l’idée de la joie et s’en réjouir.

26/07/2019

Vie

 

Insuffisance de la pensée :

Nécessité de l’action, c’est-à-dire de la vie.

L’amour est l’expression la plus forte de la vie.

 

28/06/2019

Paradoxe de la sainteté

Paradoxe de la sainteté : elle apporte une insatisfaction de soi de plus en plus grande et comble l’homme de la présence de Dieu parce que son amour est au-delà des fautes.

21/06/2019

Renoncer à soi-même

Renoncer à soi-même, c'est renoncer au néant.

Seul celui qui a su pleinement renoncer à lui-même connaît la vraie joie. Si notre but n'est que de tendre vers Dieu, de voir Dieu en toute chose, l'âme brille alors d'une lumière qui l'envahit de joie. C'est la joie divine, c'est-à-dire une joie intarissable qu'aucune ombre n'atteint.

 

19/06/2019

La complétude

Plus l’homme aspire à la perfection, plus il a conscience de ce qui lui manque et plus grande sera sa capacité d’amour, car ce sera dans l’être aimé qu’il projettera ce qui lui manque pour se compléter.

« Aimer l’autre comme soi-même », c’est l’amour le plus riche puisqu’on aime et qu’on trouve en l’autre toutes les perfections que l’on pressent en nous, mais qu’on ne peut développer seul. Se perdre dans l’autre pour trouver son achèvement et son unité. Cela semble logique puisque les qualités de l’homme et de la femme se complètent et qu’il est pratiquement impossible à l’un seul des deux de posséder toutes les qualités de l’autre, à moins de ressentir pleinement et de réaliser l’amour de Dieu.

 

16/06/2019

Renoncement

Seul le désir trouve son accomplissement dans la possession. L’amour ne peut s'accomplir que dans le renoncement à soi-même et non dans la possession. L’être qui a su renoncer à lui-même se trouve alors réellement. Le vide en soi lui donne la possession totale, car ce vide se comble des autres.

Être capable d’amour, c’est pouvoir et savoir faire le vide de soi en soi. Le mouvement est le même que celui exigé par la musique : un vide où résonnent les notes devenues sensibles.

02/06/2019

Enrichissement par l'amour

L’amour exige du mystère pour naître et se développer.

Le mystère n'est pas ce que l’on tenterait de cacher volontairement (car l’amour exige que l’on ne cache rien), ce sont toutes les forces insoupçonnées que nous possédons sans le savoir et que l’autre entrevoit intuitivement en nous. Il peut alors nous guider dans cette recherche de notre perfection qui est ou qui devrait être le but de chacun.

Ainsi l’amour devient réellement le principe d’enrichissement, le moyen de s’élever vers la perfection de l’être.

 

29/05/2019

Les contraires

Dieu : contraires assimilés. Il est à la fois ce que la femme aime en l'homme (la force, la volonté, la gloire) et ce que l'homme aime dans la femme (l'amour, la tendresse, la douceur, la maternité).

L'homme et la femme aime Dieu chacun à leur manière, souvent dans leur contraire.

Mais Dieu est au-delà de ces contradictions apparents et même de ces assimilations réconfortantes.

 

25/05/2019

Morale et amour

La morale chrétienne est une morale sans fin parce qu’elle est fondée sur l’amour. Est-ce d’ailleurs à proprement parler une morale, la morale étant une méthode de  préservation de la société, une foi en vue de la survivance de l’humanité ?

L’amour et plus particulièrement la conception chrétienne de l'amour agapè, va au-delà de toute morale, il requiert l’être tout entier et non pas seulement l’être dans son aspect social ou même purement humain.

On ne peut observer et vivre l’amour une fois pour toutes, car l’amour exige toujours plus.

 

 

17/05/2019

Vertu

La vertu imposée par la volonté d’autrui, qu’elle soit consciente ou inconsciente, n’est pas la véritable vertu ; elle n’est qu’un vernis plaqué sur l’être, mais celui-ci reste en lui-même semblable et un jour ou l’autre sa véritable nature ressortira.

La véritable vertu est une prise de conscience permanente de l’être lui-même qui se transforme lentement. C’est une ascension et non un saut. La vertu imposée endort et diminue l’esprit et entraîne au fanatisme ou à l’exclusion.

 

15/05/2019

Les hommes (et les femmes)

Il y a trois sortes d’hommes :

    1. Ceux qui sont dans l’ignorance totale et naturelle. Ceux-là sont les simples et ne troublent pas le monde.
    2. Ceux qui savent quelques bribes de sciences sans les connaître véritablement. Ceux-là parlent et croient savoir. Ils sont les plus nombreux et prétendent diriger le monde. C’est pourquoi celui-ci ne va pas bien.
    3. Ceux qui savent, ont fait le tour de la connaissance et voient qu’ils ignorent tout. Ceux-là sont simples et ne troublent pas le monde, car ils se savent ignorants malgré leur connaissance. Telle est la véritable simplicité à attendre. Mais s’il n’est pas possible d’atteindre le troisième stade, mieux vaut en rester au premier que prétendre au second.

"Heureux les humbles", c’est-à-dire heureux ceux qui disent ne pas savoir.

13/05/2019

Faire le vide

Faire le vide en soi, ce n’est pas seulement faire le vide de sa pensée, mais aussi le vide du corps : faire disparaître toutes les envies, tous les désirs qui nous emprisonnent.

Alors l’esprit divin et avec lui l’univers dans les choses et les hommes nous pénètrera.

S’efforcer de se contenter de ce qu’il faut pour vivre et non pas chercher ce qu’il faut pour avoir du plaisir.

Prendre garde de ne pas confondre l’amour du plaisir avec la joie de l’amour.

 

08/05/2019

La vigilance

« La vigilance est une attention soutenue à veiller, sans défaillance, sur quelqu'un ou quelque chose » (CNRTL).

Quelle belle définition. Mais elle oublie le plus important : veiller sur soi-même. Veille sur ton être tout entier et non sur ce à quoi tu t’attaches. A chaque instant de la vie, je m’attache à ce que je pense, je fais, j’aime, j’évite, etc. Je m’attache à l’instant sans l’inclure dans le tout.

Ce tout c’est le rien ressentit lorsque je ressens ce trou dans la poitrine. Je suis parce que je ne vis plus au sens habituel du monde. Je pèse ce qui n’a plus de poids, cette légèreté qui ouvre mon personnage et lui rend sa liberté. Et cette lumière en moi est ce que j’ai de plus précieux. Je ne sais ce qu’elle est. Mais lorsque je l’approche, j’atteins le fond de l’être et deviens transparent. Et si je prends garde de me maintenir dans cet état d’être, je sens monter en moi une lumière inconnue qui me prend à la gorge et me sort de moi-même.

La vigilance est avant tout un contrat moral passé avec soi-même :

Le royaume est en toi-même.

08/04/2019

Votre double

Accoutumée à se défier tout autant des sentiments qu’elle ressentait que de ceux qu’elle suscitait chez les autres, la jeune fille marqua devant moi un temps d’hésitation. (…)

Je ne dispose pourtant pas des mêmes qualités qu’elle. De vingt ans son aimée, sans prétention de beauté, vêtu comme un valet de ferme qui rentre les foins, aucun signe ne lui permettait de savoir qui j’étais ; je ne pouvais faire impression sur elle par aucun pouvoir ni artifice. Et pourtant, je le sais, elle a dans cet instant éprouvé un profond sentiment pour moi.  (…)  L’explication qu’elle m’a donnée n’a guère éclairci le mystère. Elle m’a, d’après ses dires, reconnu immédiatement  « comme son double ». C’est un mot bien étrange, je vous l’accorde, et jamais double ne fut plus dissemblable. Mais elle vivait dans un monde qui lui appartenait en propre et auquel le monde réel ne participait que peu. Sans doute était-ce le refuge qu’elle s’était créé pour se protéger des agressions de la vie. En tout cas, seuls entraient dans ce monde ceux qu’elle élisait en secret et j’eus le privilège douloureux d’y prendre une place éminente dès notre première rencontre.

Jean-Christophe Rufin, Le grand cœur, Gallimard, 2012, Folio p.322

 

C’est un sentiment violent que celui éprouvé en un instant pour quelqu’un que l’on n’a jamais vu et qui se révèle comme son double. Peut-être n’est-ce pas le mot juste. Mais existe-t-il un mot qui vous donne ce sentiment inconnu jusque là de connivence et d’aisance envers une personne de sexe opposé qui vous fait penser que vous la connaissez depuis toujours et qui vous attire avec autant de force et de mystère. Ce contact vous submerge de transparence. Vous changez d’être physiquement et moralement tout en ressentant l’impression de déjà vu, déjà entendu, déjà vécu avec cette personne, même si rien ne vous permet de dire quand et où vous pourriez l’avoir rencontré et aimé.

Elle avait quarante ans de moins, peut-être même un peu plus. Adolescente, elle n’était pas encore femme au plein sens du terme. Elle était vive comme l’éclair, discrète comme un poisson, indépendante comme un sauvage. Au premier coup d’œil, nous nous comprîmes, une étincelle au fond de l’être nous anima sans cependant qu’aucun n’ait un mouvement vers l’autre. Pas besoin de rapprochement, nous savions que l’autre était notre double intérieur : même sentiments, même réactions, même vision de son avenir, même respiration venant du cœur et de la pensée, même si notre vie extérieure est si profondément différente.

De telles intuitions sont rares. Elles n’arrivent qu’une ou deux fois dans la vie. Vous découvrez votre double qui vit une autre vie dans un autre contexte. Mais vous savez qu’il est vous-même. Quel choc ! Des années après vous vous en souvenez et ressentez un trou dans votre poitrine, un ouragan qui vous impressionne, vous dévaste et vous fait du bien malgré tout. Vous avez entrebâillé une porte inconnue et regardez ce que vous n’êtes pas normalement autorisé à connaître : le mystère de l’être avant la naissance et après la mort. Oui, vous n’êtes pas seul au monde. Des liens indéfinissables vous relient à d’autres dimensions dépassant vos capacités d’appréhension du mystère de la vie au-delà de la simple existence individuelle.

 

29/03/2019

Morale

– Le véritable devoir de justice, c’est de considérer chaque individu comme une fin. (Kant).

– Aime ton prochain comme toi-même.

Deux formules identiques au sens moral, mais bien éloignées l’une de l’autre, la première étant fondée sur la raison, la seconde sur l’amour.

La première n’est que règle (assimilable à la loi de l’ancien testament). La seconde est un axiome de bonheur.

10/03/2019

Croyance

 

La croyance en Dieu ne doit pas consoler de ses malheurs,

mais permettre de penser qu’il y en a de pire.

 

25/02/2019

Contemplation

 

Contemplation :

état suprême d'être qui, pour celui qui le vit,

abolit l'espace et le temps, le bien et le mal.

Vivre au-delà.

 

21/02/2019

Mouton

 

L’homme est un mouton dans la violence comme dans la lâcheté.