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30/06/2018

Maîtrise des aspects du temps dans la musique

Au-delà des notions musicales élémentaires qui permettent de nommer les éléments d’écriture de la musique, il convient également de prendre en compte ce qui fait que la musique est musique et non pas bruits. Sa plénitude s’analyse au travers de plusieurs concepts qui pourront être utiles par la suite dans ses implications avec les opérations militaires.

* Euphonie (beauté de la mélodie, et plus)

Le terme euphonie trouve ses origines au XIVe siècle, du bas latin euphonia, « douceur de prononciation » et du grec euphônia, de eu-, « bien », et phônê, « voix, son ». Il désigne la qualité des sons successivement émis, considérés comme agréables à entendre  (par opposition à Cacophonie). Également utilisé en linguistique où il signifie la qualité des combinaisons de sons considérées comme agréables à entendre ou faciles à prononcer.

. Certes, parler de la beauté d’une opération peut sembler excessive et inusité, mais certains historiens militaires se réfèrent à la beauté de l’opération du général Leclerc lors de la traversée des Vosges.

. Cette notion met également en évidence l’importance de la communication dans les opérations militaires qui donne du sens à tous ceux qui la suivent, s’y opposent, la subissent ou encore la commentent.

* Harmonie (beauté de l’harmonie ou du contrepoint, et plus)

Le terme harmonie vient du grec harmonia, « assemblage ; ordre harmonieux ; accord de sons ». Déjà cité, il signifie en technique musicale l’art d’accommoder les sons émis en même temps, mais il implique plus largement l’idée que ces sons se combinent d'une manière agréable à l'oreille. Par analogie et en élargissant la notion, l’harmonie désigne la concordance des parties d'un ensemble qui concourent à une même fin. L’harmonie implique donc un rapport d'adéquation, de convenance, entre des êtres ou des choses.

* Eurythmie (beauté du rythme, et plus)

Le terme eurythmie est issu, au XVIe siècle, du latin eurythmia, « harmonie dans un ensemble » et du grec eurhuthmia, « mouvement bien rythmé », de eu-, « bien », et rhuthmos, « mouvement réglé ». Il désigne la qualité des sons successivement émis, considérés comme agréables à entendre. L’eurythmie est la beauté qui résulte de la combinaison harmonieuse des sons, des lignes, des formes, des mouvements. D’une manière plus générale, elle désigne la beauté des proportions, du rapport des parties entre elles et avec l'ensemble.

 

Éléments liés au temps

Diachronie :

succession des moments

Synchronie :

simultanéité des moments

 

Rythme :

Cadence des moments

 

Appréciation de la beauté

Euphonie : qualité des sons successivement émis, considérés comme agréables à entendre

Harmonie : combinaison des sons simultanément émis, considérés comme agréable à entendre

Eurythmie : qualité de la répartition des ictus (succession de temps forts et faibles), considérés comme agréables à entendre

Technique

Mélodie

Harmonie ou contrepoint

Tempo : allure d’exécution

Fondement

Succession des notes dans le temps organisée en mode avec dominante et finale

Émission simultanée de notes en tenant compte des intervalles

Mesure : organisation de l’espace musical

 

26/06/2018

Constructions musicales directement liés au temps

* La mesure :

   . Elle utilise la dimension mathématique et intelligible.

   . Elle organise l’espace musical.

* Le tempo :

   . C’est l’allure d’exécution d’une œuvre musicale.

   . Le tempo peut varier au cours d'un même morceau.

   . Il lui arrive parfois même d'être purement et simplement suspendu (point d'orgue, récitatif, etc.).

* Le rythme :

   . C’est l’ordre du temps, fait d’élan et de repos, de temps forts et de temps faibles

   . Dans le rythme, comme dans la mélodie et comme dans la conscience, continuité et discontinuité se combinent.

   . Mesure et rythme sont nécessaires l'un et l'autre et l'un à l'autre, mais la musique ne devient vivante que grâce au rythme.

   . A la rigidité de la mesure métronomique s'oppose le jeu du rythme qui varie, contredit les prédictions, suscite une activité toujours neuve.

   . Gisèle Brelet : "Et précisément le devoir de l'exécutant est de retrouver le rythme par delà la mesure, l'être par delà le phénomène et la réalité vivante par delà l'intelligibilité schématique."

* L’ictus du chant grégorien ou accentuation :

   . Trois sortes d’accentuation :

     - accent de durée (qui allonge la durée de la syllabe),

     - accent d'intensité (en émettant la syllabe avec plus de force),

     - accent de hauteur (en faisant varier le ton de la voix), que ce soit vers le haut (accent aigu) ou vers le bas (accent grave).

Mais ces accents ne se posent pas à intervalle régulier, ils sont irréguliers et souples. C'est cet équilibre permanent qui doit conduire à un « legato rythmique » dynamique : une continuité perceptible du mouvement rythmique d'ensemble, s'appuyant à la fois sur les accents du texte ou de la mélodie, et sur la variation de vitesse qui permet de franchir ces irrégularités de manière harmonieuse.

19/06/2018

Le temps et la musique (1)

 

« Le temps est inintelligible dites-vous? C'est sans doute que vous ignorez le temps musical et ne concevez d'autre mode de connaissance que le mode conceptuel. Mais le temps, opaque aux concepts, est clair à la pensée pensante. »

Gisèle Brelet[1]

 

« Le temps est à la fois ce que l'on subit (on n'échappe pas au temps) et ce que l'on élabore, transforme. C'est en ce sens déjà que la musique peut nous aider à comprendre le temps. Loin de partir d'une théorie du temps et d'essayer d'y faire entrer la musique, il faut partir de la musique, car c'est elle qui a le plus de chance de nous faire comprendre ce qu'est le temps. »[2] Partir de la musique, c'est non seulement essayer de comprendre la musique, mais aussi tenter de comprendre le temps.

On le sait, le temps musical n'est pas le temps scientifique. Dans les sciences, on va de l'explication à la compréhension, dans l’art, c’est l’inverse. On a pu penser que le temps qualitatif de Bergson qui s'oppose au temps quantitatif de la science, correspondait au temps musical. Citons Bergson lui-même: « Quand nous écoutons une mélodie, nous avons la plus pure impression de succession que nous puissions avoir – une impression aussi éloignée que possible de celle de simultanéité – et pourtant c'est la continuité même de la mélodie et l'impossibilité de la décomposer qui fait sur nous cette impression. Si nous la découpons en notes distinctes, en autant d'«avant» et d'«après» qu'il nous plaît, c'est que nous y mêlons des images spatiales et que nous imprégnons la succession de simultanéité : dans l'espace et dans l'espace seulement, il y a distinction nette de parties extérieures les unes aux autres. »[3] La musique joue sur la continuité et la discontinuité, sur les altérations temporelles : « phénomènes d'attente, de retard, d'étirement; de rappel, d'anticipation, de contraction; relations d'antériorité, de postériorité, de simultanéité ; jeux de la mémoire (annonces, réminiscences et retours) ; effets de vitesse, de surprise, de tempo. »[4]  

Le temps est au musicien ce que l’espace est au peintre, ou encore, comme le dit Stravinsky : « La musique est un art du temps… Elle naît d’une organisation du temps ».

 

[1] Gisèle Brelet, Le temps musical. Essai d'une esthétique nouvelle de la musique, P.U.F., Paris, 1949, p.481.

[2] Michel Cornu, www.contrepointphilosophique.ch, Rubrique Esthétique, 4 juillet 2009.

[3] Henri Bergson, La pensée et le mouvant, p.166. P.U.F., Paris, 1959.

[4] Christian Accaoui, Le temps musical, Desclée de Brouwer, Paris, 2001, p.108.

14/05/2018

Mozart-Beethoven, le dialogue imaginaire, pièce en un acte d’Alain Aubert

En guise d’introduction :

L’action se déroule le 26 mars 1827. Mozart, délivré depuis plus de trente ans de ses difficultés terrestres, bénéficie d’un repos au panthéon réservé aux artistes ayant bien mérité de l’humanité. L’annonce est faite de la mort de Beethoven. Mozart, qui sait quel musicien Beethoven a été, demande à le rencontrer. Beethoven refuse… Mais la rencontre aura lieu.

 

Cela commence par un marivaudage qui dure très et même trop longtemps, chacun des deux compositeurs se lançant de méchantes gentillesses à la manière des préciosités du XVIIIe siècle. Beethoven raconte son entrevue avec Mozart, alors au sommet. Il en conserve un souvenir douloureux. Il cherchait un véritable maître aux qualités d’écoute et de respect, il ne rencontre qu'un homme débordé et perd sa confiance en lui alors qu'il venait chercher un réconfort.

En fait, on ne commence à parler de musique qu’à presque la moitié de la pièce, en évoquant Haydn et Kant, les Italiens et des princes qui accordent ou non leur faveur. Le ton devient alors plus amène, les angles s’arrondissent et l’on commence à disposer de dialogues intéressants. Beethoven parle de la difficulté d’innover, de l’impératif pour l'artiste de trouver une expression personnelle dans sa discipline, d’être un visionnaire qui transpose la perception de l’environnement en une proposition sans cesse renouvelée. Mozart, vieux jeu, s’attache à moderniser l’écriture classique en composant la musique dont il pensait qu’elle plairait dans cet environnement. Quelle erreur ! lui réplique Beethoven. Il vous fallait composer pour vous, en vous imposant, en laissant libre cours à vos idées, à votre imagination, à vos sentiments, en exprimant ce que vous aviez au plus profond de vous, et, j’ajouterais…oui j’ajouterais, en prenant le risque de déplaire. (…) Votre musique est belle… seulement belle. On reproche à Beethoven d’avoir sacrifié le mode de la répétition prévisible des formes et modèles gracieux, par des éléments transcendants et dramatiques. Il est convaincu que cet art vivra la révolution qu’il s’est attaché à provoquer dans l’univers musical.

Peu à peu chacun comprend mieux l’autre et se complimente mutuellement. Beethoven reste suffoqué par le fait que les partitions originales de Mozart ne comportent aucune correction. Mozart répond : chez moi, l’écriture n’intervenait qu’après une période de maturation intense. C’est là le plus grand bienfait qui m’ait été donné. Mon cerveau s’enflammait, l’invention, l’élaboration… Tout se passait en moi comme dans un rêve. L'oeuvre était achevée dans ma tête et je n’avais plus qu’à coucher sur le papier. Et Beethoven en dernier lieu lui confie : « J’aurais donné toute ma musique symphonique pour écrire un seul de vos opéras. »

 

20/02/2018

Musique

La musique permet d'atteindre le silence de l'âme

Mais la cacophonie nous rend sourd à jamais

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02/02/2018

Swarza-Kakali, sur un raga indien

https://www.youtube.com/watch?v=IZRqu3vJMA0


Le rythme, le mode, les sonorités, font de cette musique quelque chose d’insolite, de surprenant, mais qui prend l’être entier après quelques hésitations. Où est-on ? Dans un entre deux qui possède son charme et déjà ses habitudes.

Il est vrai cependant que l’approche musicale est résolument indienne et que notre violoniste occidental ne peut que montrer sa capacité à prendre en compte des modes musicaux très éloignés de nos douceurs romantiques. Mais peu à peu, on entend se rapprocher les deux types d’instruments, harmonisés par les battements de la percussion. Les instruments se répondent, s’allient, se sourient et rient même parfois de cette escapade entre les deux visions de la musique.

une fois de plus, Yehudi Menuhin démontre la grandeur de la musique : un pont entre les civilisations. Cela demande cependant des efforts d'adaptation qui justement font la vertu de l'exercice.

 

14/11/2017

Hammers et autres improvisations, de Nils Frahm

https://www.youtube.com/watch?v=H7FO2xJgssw


 

Un petit pois dans la tête qui vibre, vibre, vibre...

Une musique obsessionnelle, mais douce à l'âme,

et tu te noies dans l'écoute de ces gouttes de sons

qui t'entraînent au-delà de ce que tu croyais être

 

 

18/10/2017

Musica et Carmina

 

17-11-12 Envolée2.jpg

Patricio Cadena Pèrez, interprète de musiques baroques, classiques et contemporaines, est aussi fin connaisseur du répertoire folklorique latino-américain : malambo, chacarera, tango, candombe argentins, valses, marineras péruviennes ; bossa, choros, choriño, brésiliens ou encore pasillo, yumbo, sanjuanito, albazo équatoriens…Son répertoire est riche et dense. Le chant fait aussi partie de son expression artistique et l'accompagne dans ses explorations de l'univers musical populaire latino américain. 


Les textes sont extraits du dernier livre de Loup Francart "Un sourire et quelques mots" ou de poèmes non encore publiés.


 

06/10/2017

Frederic Mompou: Canciones y danzas (1921/63)

https://www.youtube.com/watch?v=RZeLaY3Vp54&index=1&list=RDRZeLaY3Vp54


 

FEDERICO MOMPOU (1893-1987), a écrit des pièces de piano d'un raffinement exquis dans leur simplicité et d'une étonnante puissance d'évocation. Ses Chants magiques contiennent des sortilèges inanalysables qui possèdent de mystérieuses vertus incantatoires. Ses Faubourgs, ses Charmes, ses Fêtes lointaines, ses Scènes d'Enfants révèlent chez cet inspiré une aptitude singulière à traduire l'intraduisible et à transposer dans le domaine des sons des sensations et des impressions qui semblaient devoir échapper par définition à toute notation musicale. Ses oeuvres de poète et de visionnaire présentent une élégance et une distinction rares dans une forme dont la concision et la liberté sont très caractéristiques. (ÉMILE VUILLERMOZ, Histoire de la musique. Fayard, Paris 1949, p. 422).

 

12/09/2017

Premières émotions picturales (2)

17-09-08 Nature morte au violon Braque.jpg

C’est l’âme du violon que Braque a exprimé avec une émotion si pertinente qu’en regardant son tableau, l’idée que nous nous faisons de son image s’élabore en musique intérieure, chaque trait évoquant un son particulier de la corde pincée par un doigt ou caressée par l’archet jusqu’à fournir à notre imagination une véritable composition musicale, impalpable et impénétrable à la réalité. Braque a su nous faire éprouver, avec la même émotion, avec la même résonance qu’à l’audition d’une composition pour violon, la reconstitution des notes, des accords et même la sensation de leur forte ou de leur pianissimo.

Le tableau s’équilibre dans l’espace de la même manière que se déroule une symphonie ou une sonate dans le temps. Il est composé d’une masse de traits et de couleurs, mais le contour de la toile aux couleurs claires et sans motifs, le plus souvent d’une simplicité qui libère l’esprit, enveloppe l’émotion du reste et la décharge de sa tension comme le silence brusque qui suit l’audition d’une partition. Autour du centre du tableau, construit sur une base de quelques traits verticaux qui forment l’architecture harmonique de l’ensemble dans un jeu d’ombre et de lumière aux couleurs de la nuit, se hérissent des traits obliques, détachés les uns des autres, qui rendent la crudité des sons du violon quand le violoniste attaque à coup d’archet furieux la corde comme il le ferait pour un concerto de Paganini. L’harmonie et la mélodie sont données par le jeu des couleurs  qui, bien que peu nombreuses (marron, bleu nuit, blanc et noir) s’irradient en taches obscures ou lumineuses dans la prolongation des traits. Quelques arabesques, l’une de la forme de la volute du manche de l’instrument, une autre au dessin de la trille dans une partition, font percevoir jusqu’aux fioritures qu’ajoute le virtuose à sa mélodie pour donner à la fois le contraste et l’enchaînement à la pièce de musique.

 Au centre, comme l’andante d’une sonate, la courbure des traits en demi-cercle ou, pour ceux qui restent rectilignes, leur croisement à angle droit, émeut l’âme à la manière du violon dans la fragilité, la délicatesse, la tristesse de ces mouvements lents, quand l’artiste ne détache plus à grands coups l’archet de la corde, mais le laisse glisser dessus et n’use, pour donner à ses sons la courbure sonore recherchée, que de la mobilité des doigts de la main gauche. Les mêmes couleurs accompagnent cette partie du tableau, mais l’enrobent subtilement de deux qualités du violon : à droite, des couleurs claires et lumineuses (les mêmes pourtant que dans le reste du tableau, mais plus imprégnées de clarté, comme si les ombres formées par les traits du dessin avaient moins de puissance) qui expriment la douceur et la limpidité, à gauche un ensemble de couleurs bleu nuit qui expriment l’inquiétude et l’émotion.

En haut, peut-être, en un V de traits et la courbe concave de deux autres s’évasant vers le bas à partir du pied de la lettre, transparaît l’esprit du violoniste qui, entouré de ses notes comme les gouttes de pluie nous environnent de lignes qui ne sont perceptibles que sur un fond naturellement sombre, les digère et pense chacun des mouvements de ses muscles qui déterminent l’harmonie des sons et leur indépendance par rapport à un bruit de l’espace.

11/09/2017

Premières émotions picturales (1)

A l'âge de 21 ans, je ne comprenais rien à l'art pictural. Je décidais un jour de m'installer devant un tableau; dans un musée, et de ne quitter ma place que lorsque j'aurai découvert ce que les autres contemplent comme un chef d'oeuvre, alors que je n'y vois qu'un tableau qui ne m'émeut pas ou très peu.

 

Hier, au musée d’art moderne, j’ai vraiment pour la première fois de ma vie, au milieu des toiles des plus grands peintres contemporains, éprouvé une véritable émotion en regardant un tableau. De même qu’en écoutant un morceau de musique ou en lisant un livre, tous mes sens se sont tendus par le canal de mon émotion et à travers la prunelle de l’œil, vers le tableau. J’ai ressenti une sorte de frémissement intérieur de tout l’être où le battement du cœur résonne plus fort qu’à l’accoutumée et éprouve cette irrésistible envie de sanglots que donne l’émotion portée à son apogée.

Je ne voyais rien d’autre que ce tableau, ce grand cadre rectangulaire contenant un assemblage merveilleux de couleurs et de traits créés par l’homme. Les ombres et la forme du mur blanc, le grain de sa tapisserie, la plinthe du plancher s’étaient voilés d’un flou involontaire construit par l’attention du regard et de l’esprit. Le pas d’une personne, le brouhaha des sons de chaque salle du musée ne m’atteignaient plus qu’indirectement, transposés par les sens vers la symphonie de couleurs en une sorte de monologue intérieur. Je regardais le tableau non plus seulement avec mes yeux, mais aussi avec l’oreille, avec chacun de mes membres entièrement tendus vers ce point qu’observait la prunelle de mon œil. Je me concentrais tour à tour sur chacune des parties du tableau, puis sur son ensemble ; j’accommodais ma vue à chaque trait, à chaque couleur, recherchant une acuité maximum, puis je faussais cette accommodation pour bien m’imprégner de l’ensemble comme on regarde souvent dans la pénombre d’une église un point lointain au-delà des chandeliers pour voir apparaître non plus une lumière réelle, mais un scintillement aussi merveilleusement tremblant qu’une étoile dans la nuit.

C’est alors que je compris l’émotion que me donnait le tableau et pourquoi ces traits, qui apparemment n’avaient aucune signification, éveillaient en moi ce bouleversement. Une alchimie, impressionnante dans son réalisme, de sons transformés en couleurs et en traits, beaucoup plus impressionnante que si le violon avait été peint dans sa représentation naturelle, voilà ce qui m’émouvait dans ce tableau peint en 1911 et que Braque avait intitulé « Nature morte au violon ».

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23/07/2017

Carmen, un opéra en pleine campagne

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Un opéra joué en pleine campagne dans un petit village de Mayenne...

Et ce fut le succès !

 

Avant :

La foule sortant de dizaines de voitures ; la foule s’équipant de chaises, sacs, imperméables, couvertures ; la foule cheminant vers l’entrée entre deux granges vétustes ; la foule débouchant sur le parterre (un simple lieu où pousse l’herbe à qui mieux mieux) ; la foule déjà installée, riant, parlant, criant, dialoguant ; la foule en attente, impatiente, préoccupée pour trouver une meilleure place ; bref, la foule des grands jours, ouverte, heureuse d’être et de pouvoir profiter d’un opéra en pleine campagne où musiciens, chanteurs et danseurs vont se donner à fond pour lui faire plaisir et lui communiquer le meilleur d’eux-mêmes.

 Pendant les deux premiers actes :

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Le soleil se couche. La scène s’illumine, pas trop pour ne pas rompre le charme. La voix du ténor emplit la cour. Dans la foule, personne ne pipe. Tous suivent en silence, la bouche ouverte, l’œil éclairé, la déclamation de don José. Un front nuageux avance à l’horizon. Sur la colline d’en face, retour au XXIe siècle. Les éoliennes tournent, tournent, leurs phares affichant leurs prouesses. Dans la cour, sous les projecteurs, José et Carmen dialoguent en ténor et soprano. Tout le monde est frigorifié. Un petit vent souffle maintenant, plus que rafraîchissant, presque glacial. Alors certains spectateurs se lèvent, vont à la buvette boire un café et retournent à leur place, heureux de cet intermède. Imperturbable, le chœur se réchauffe en chantant à pleine voix. L’orchestre allume ses petites lampes pour chaque musicien et se forme une armée de vers luisants.

 

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Entracte :

Un moment de détente, bruyant, enjoué, réchauffant. On en profite pour changer d’emplacement. Entendrons-nous mieux ? On ne sait.

 Trompettes :

Fin de l’entracte. L’orchestre reprend. La scène s’éclaire. Lentement dans le noir, un char chargé de monde s’avance, tiré par d’innombrables bras, éclairé progressivement de mille feux. Les vers luisants produisent leur musique, les solistes ouvrent la bouche, le chœur se déchaîne, ça reprend. Les vers luisants font entendre la plainte des cuivres. Le chœur s’éloigne vers les coulisses. Que se passe-t-il ?

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Le drame se poursuit. Chacun chante sa solitude dans l’obscurité ; seules bougent les têtes, blanches ou noires, sombres ou plus claires, selon l’intrigue et le lieu de la scène où elle se passe.

Tiens ! Les lumières éoliennes sont rouges maintenant. Quand ont-elles changé ? Elles reproduisent  la danse des soldats du 2ème acte : deux, un, trois, deux, quatre… Curieux !

Ah, il ne devient plus possible d’écrire. La nuit se fait trop dense. Pourtant rien n’est conclu sur scène : le chœur chante, divague, court, s’affale, mais les héros de l’opéra sont là, immobiles, impassibles.

 Finale :

Enfin se déploient les multitudes de solistes, figurants, chanteurs, s’étant montrés sur scène à un moment ou à un autre. Tous courent d’un bout à l’autre de la scène dans un feu d’artifice de cris, de lumière, de mouvements, de rires ou de pleurs. C’est joyeux, émouvant, entraînant et cela réchauffe le cœur des corps refroidis des spectateurs. Alors la foule applaudit, puis applaudit encore, des cris chaleureux éclatent, des vivats débordent, c’est la folie, c’est l’opéra, un opéra auquel ont participé tous les gens du pays en accueillant chez eux musiciens, chanteurs et danseurs, en leur préparant les repas, en organisant la réception de la foule le jour même. Bref, une belle épreuve de solidarité et la preuve que cela est possible dans un petit village de France devenu pour un jour un exemple à méditer.

Alors, à l'an prochain, peut-être.

09/07/2017

Opéra: Carmen

Le 21 juillet, sera donné l'opéra Carmen en pleine nature, dans une environnement étonnant, le château de Linières, un logis du XVII° en rénovation longue. Toute la région y participe pour loger, nourrir, distraire les musiciens et chanteurs, dans une communion de bonne humeur et d'exaltation.

La représentation a lieu le vendredi 21 juillet à 20h00, à Ballée, 53340 en Mayenne. Si vous le pouvez, venez voir ce morceau de choix.

 

Un opéra dans la naturepoème,écriture,poésie,musique,opéra,chant,nature
Tel un moustique dans la chambre
Quelle incongruité !
Ce matin, arrivent les musiciens
Ils tirent derrière eux les chanteurs
L’un derrière l’autre, un contre deux
Une dernière côte et c’est là
La place est ensoleillée et verte
Enrobée des paillettes dorées du couchant
Sortant du carrosse, ils se déplient
Et crient de surprise, enchantés
C’est donc ici que nous allons vivre
Entourés de ronces et d’araignées
Nous pousserons nos voix au plus haut
Et courrons derrière les instruments
Quel tintamarre ébouillanté !
Le dernier soir, ils s’assemblent
Et marchent d’un seul pas traînant
Vers les derniers rayons d’un soleil épuisé
Oui, l’opéra est bien tel que nous l’imaginions
Suspendu au ciel par les bras de l’espoir
Comme une musique éternelle
Et les paroles de l’amour
Oiseau rebelle pour Carmen l’incorrigible
Qui meurt pour la liberté retrouvée

©  Loup Francart

17/06/2017

Ney

https://www.youtube.com/watch?v=zVzZc8zsJ0k


La fabrication d'un ney n'est pas évidente. Mais lorsque celui-ci est prêt, quel son, suave, coulant, modulant, enchanteur de l'âme qui monte au septième ciel par la pureté de ses vibrations.

27/05/2017

Musiciens

Bach, le musicien de l’esprit atteignant par un maximum d’intelligibilité les frontières du monde divin.

Mozart, musicien de la joie de l’âme ayant découvert Dieu à travers la beauté du monde.

Monteverdi, musicien de l’âme humaine déchirée entre la faiblesse de sa nature humaine et sa force en tant que parcelle du divin.

Beethoven, musicien du sentiment humain qui erre entre l’amour humain et le sentiment ambigu de la présence divine.

Bartok, musicien de la solitude de l’homme dans le monde étrange de l’univers matériel.

 

19/05/2017

Les Tendres Plaintes, de Jean-Philippe Rameau, interprété par Grigory Sokolov

https://www.youtube.com/watch?v=XyINP1YWwzc


Quelle tendresse dans l’interprétation, une caresse sur l’âme…

Chaque reprise de la mélodie éclaircit le cœur, le dilate, allège l’être et l’approche de l’absolu, un absolu si humain, qu'on en oublie son existence.

16/05/2017

Música Callada, de Frederic Mompou

https://www.youtube.com/watch?v=6ovNTD1lNkI


Frédéric Mompou Dencausse est un compositeur et pianiste espagnol (1893-1987).

Primer cuaderno: Angelico • 2:05 Lent • 3:29 Placide • 5:14 Afflitto e penoso • 7:58 V • 10:01 Lento • 12:31 Lento • 15:40 Semplice • 16:29 Lento • Segundo cuaderno: 19:10 Lento-cantabile • 20:40 Allegretto • 22:01 Lento • 24:36 Tranquilo-très calme • 26:38 Severo-sérieux • 28:48 Lento-plaintif • 31:16 Calme • Tercer cuaderno: 33:45 Lento • 36:40 Luminoso • 38:54 Tranquillo • 41:18 Calme • 44:42 Lento • Cuarto cuaderno: 47:13 Molto lento e tranquillo • 49:38 Calme, avec clarté • 52:09 Moderato • 54:54 XXV • 58:12 Lento • 1:01:07 Lento molto • 1:04:11 Lento

Une musique intimiste, pleine de résonances, sans ajout inutile, à la manière de Debussy ou Ravel ou encore Eric Satie. Une musique presque mystique, qui conduit à l'oubli de soi. De merveilleuses harmoniques sans rythmes biendéfinis. Ce qui compte pour lui se sont les sons détachés dont chacun et un signe et un espoir de rencontre de l'être éternel.

24/04/2017

La campanella, de Liszt, interprétée par Nobuyuki Tsujii

https://www.youtube.com/watch?v=wbAoeZZvntk


Un thème malgré tout simple, repris de Paganini, un piano comme un autre et un génial musicien dont la dextérité n’a d’égale que sa faiblesse physique. Il est aveugle. Il joue merveilleusement. Non seulement il est d’une dextérité inégalable, mais il est dans le même temps tendre et précis.

Et le thème revient toujours, comme une rengaine, entrecoupée de morceaux de bravoure impossibles à exécuter pour un être humain normal.
Dieu nous offre une vision extraordinaire de ce qu’il est possible de faire dans ce monde : transcender une réalité déjà belle en soi en une merveille dentelée qui enchante l’être en passant de l’idée à la réalisation jouée, puis à la transcription écrite, puis à l’interprétation qui demande des années d’effort et de croyance en soi.
Oui, le monde et l’humain sont infinis et vous mènent au paradis.

 

« La Campanella , « clochette » en italien, est la troisième des « Six Grandes études de Paganini » composée par Liszt. La mélodie est inspirée du dernier mouvement du Second Concerto pour violon de Paganini, virtuose violoniste italien. Cette oeuvre est l’une des plus complexes de l’histoire du piano. Son exécution exige une grande dextérité et précision. Les difficultés se rencontrant, entre autres, dans la réalisation des trilles avec les doigts les plus faible de la main (4ème et 5ème) et dans celle des intervalles allant jusqu’à deux octaves pour une seule main. A l’exposition, le thème est un peu lent et pauvre. Alors que dès le 2nd thème, le jeu au piano prend vie et parcours le clavier avec une vigueur inouïe; on croit entendre le tintement cristallin des clochettes (tremolos rapides dans les tons aigus). Enfin dans son final, Liszt, par le volume de la résonance du piano, tente d’égaler l’ampleur de l’orchestre déployée dans le rondo final du concerto de Paganini. Il réussit ainsi à rendre au piano le timbre et la finesse du jeu du violon: les tremolos deviennent si rapides que l’on ne sait plus si l’on entend un piano ou un violon. » (Texte de Sandrine Bourrier – Audituri Te Salutant! From : http://www.lamusiqueclassique.com/2011/07/franz-liszt-la-...)

02/04/2017

Après-midi poétique

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21/03/2017

Sonatine en fa majeur

La revoilà cette sonatine (voir le 21/11/2016), cette fois-ci en majeur, pimpante et trépidante :

musique,partition de piano

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30/11/2016

Mozart et Yuja Wang

https://www.youtube.com/watch?v=hW6CZq7-ALo


Oui, elle nous enchante, nous suffoque, avec aplomb et gentillesse.

21/11/2016

Et voilà le produit

De l'écriture en passant par l'informatique et la musique, cela donne finalement un morceau jouable, même si la qualité musicale n'est pas celle d'un musicien professionnel. Certes la musique ressemble plus aux sonatines du XVIIe ou du XVIIIe siècle qu'aux pièces contemporaines, mais peu importe. Ce qui compte, c'est d'être aller jusqu'au bout de l'idée.

Un défaut cependant: je ne suis pas arrivé à régler le tempo, alors ne vous fiez pas à ce qui est marqué et trouver vous-mêmes!

musique,sonatine,composition,logiciel d'écriture

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05/11/2016

L’écriture des dieux

Écrire de la musique, ce n’est pas simplement retranscrire les notes sur une, deux ou trois portées. C’est avant tout et en premier lieu, trouver une phrase qui possède sa propre personnalité. Elle et courte, simple, cadencée, fermée sur elle-même, se suffisant à elle-même. C’est le point de départ. Ensuite, on la triture. On change sa hauteur, sa largeur, sa profondeur en la jouant à la quarte ou la quinte, en allongeant ou raccourcissant la longueur des notes, en créant un autre accompagnement que l’initial, en ajoutant des harmonies cachées, mais toujours en respectant la cadence qui constitue l’unité intérieure de la phrase.

On joue et rejoue la phrase, seule, puis sa sœur, à la quinte, puis ses sœurs, en variations sans fin. Alors, on est prêt. On sort le papier à musique, son crayon et on dessine les notes, blanches ou noires, munies de queues ou parfois de hampes avec de petits drapeaux.

« Oui, c’est bien l’écriture des dieux ! », me suis-je dit ce matin en pleine transcription. Une écriture universelle, chantante, fraîche de bonheur partagé avec celui qui reproduira les sons et en fera le chant des dieux. Et vous dessinez calmement les ronds que vous remplissez ou non de noir. Vous chantez en même temps la mélodie, ajoutant quelques variantes au développement initial, vous vous demandez comment passer de l’une à l’autre, sans heurt, sans rompre le charme, sans vous sortir de vous-même, engoncé dans le bonheur. Vous vous remettez au piano, vous étudiez les passages entre les différentes variations, vous vous souriez intérieurement lorsque vous avez trouvé une transition inusitée. Vous ne pensez plus à rien qu’à cette mélodie qui vous trotte dans la tête et marque sens interdit à toute autre pensée.

C’est cette absence de pensée qui vous permet d’arriver à vos fins, un morceau de musique dont la délicate mélodie agrémentée d’un accompagnement en contrepoint vous satisfait pleinement. Alors non seulement vous avez imité les dieux en utilisant leurs instruments, mais vous les avez égalé en créant.

Alors, il faut reprendre la maxime de Bernard Grasset, oui, l’éditeur : « Être véritablement modeste, c’est comprendre que le sentiment que nous avons de notre propre supériorité ne vaut que pour nous. »

20/10/2016

Ballet Igor Moiseyev

Rigueur, souplesse, force, harmonie, ensemble, tout qualifie ce ballet exemplaire.


02/10/2016

Le mariage secret, opéra de Domenico Cimarosa

« Il Matrimonio segreto » de Domenico Cimarosa, fut créé en 1792 et connut un grand succès au XIXe siècle.

Une troupe d’amateurs a repris l’opéra, l’a condensé en une heure trente, ajoutant  des parties parlées de façon à expliquer la progression de l’intrigue et l’a donné dans une petite église de campagne pour permettre la restauration de tableaux. Ce fut une belle réussite et un instant enchanté.

 

L’intrigue importe peu, elle fait vivre plus follement
Seules les voix impriment au texte son émotion
Puissante et noble, de rires et de pleurs mêlés

Le geste suit, ordonnant la mélodie, enfiévré
Un coup d’épée au cœur de rudes sonorités

Elle s’élève, seule, habillée de musicalité
Elle monte, légère, au-delà de sa voix
Et rien ne l’en fera descendre si ce n’est
Si ce n’est la rugosité mélodieuse
Des tressautements extasiés de son amant

Il tonne d’un timbre courroucé
Regarde méchamment son rival
Et ils finissent en enchevêtrements
De voix  qui s’échappent sans contrôle
Et qui vous font monter les larmes aux yeux

Oui, l’opéra c’est la vie résumée et vivante
De trilles et d’entrechats célestes
Qui ceint le chanteur de l’ombre du divin

 

 ©  Loup Francart

12/09/2016

Musica Vini

« L'édition 2016 réunit trois formations vocales de style différent qui chantent après dégustation de vins "aériens" présentés par leur vigneron. » (https://www.musicavini.fr/edition-2016.php)

« L'ensemble vocal Seguido est constitué d'une trentaine de chanteurs passionnés par le travail choral qui ont tous une solide expérience et pratiquent le chant a capella. Il est dirigé par Valérie Fayet et Pierre Mervant (professeur de chant). Leur répertoire s'étend de la musique ancienne à celle du XXIème siècle, "de tous les styles, de tous les créateurs". Depuis cinq ans, Seguido est accueilli en résidence au Conservatoire de Sablé. » (http://www.seguido.fr/index.html

Les poils se hérissent au premier chant, puis se laissent attendrir jusqu’à friser et danser au dernier. Quelle expérience !

 

Chant en noir, le visage blanc
Soutenant les feuillets bavoirs

Les bras élastiques battent l’air
En circonvolutions arrondies et muettes

Les sons parviennent aux oreilles embuées
C’est rond, orageux, discordant souvent

Et tout cela sur les mots de Shakespeare
Une bête qui avance, éperdue et cloporte

Sautant les silences, enjambant les accords
Montant à l’échelle insonore et brûlante
Tressautant  derrière la note qui part ferme
Etre ou ne pas être, où es-tu Shakespeare ?

Et malgré tout, quelle beauté des voix sans parole

Aigus des femmes, enfournement des hommes
Mélange détonnant de l’union des vibrations
Qui chatouillent l’entendement jusqu’à l’absurde

Du chant aux cris, des cris aux miaulements
Et l’apaisant tourbillon du souffle du paradis
Jusqu’aux portes de l'enfer !

©  Loup Francart

 

https://youtu.be/j82HqIGWbnU


 

19/07/2016

Pura Fé, une chanteuse amérindienne

https://www.youtube.com/watch?v=cMovcfmqg2Y


Pure musique des Amérindiens. Elle chante seule accompagnée ou non par une guitare ou une contrebasse.

« Ma musique est un melting-pot directement connecté à mes racines : je suis indienne tuscarora par ma mère, qui avait aussi des ancêtres noirs... Le blues coule dans mon sang », explique-t-elle.

Pura fé réinvente le chant tuscarora, un peuple amérindien rattaché aux Iroquois. Elle y ajoute le blues, rappelant que « Les premiers musiciens noirs avaient tous des ancêtres indiens. Même Jimmy Hendrix et Duke Ellington avaient du sang indien... mais personne ne le sait ! Les deux cultures sont intimement liées. »

 

https://youtu.be/yy2DcSuaiWw


« Ici Pura Fé mêle ses chœurs traditionnels et ses harmonies à des sonorités celtiques ("River People"), plus rock ("Woman's Shuffle") et bien sûr folk, jazz ou blues. Dès le chant sacré d'ouverture "Mohomeneh" accompagné au banjo et rythmé par ce shuffle caractéristique, l'auditeur est envoûté par cette ôde à la beauté intemporelle. Taj Mahal dit qu'elle "chante comme les oiseaux"... » (From http://www.fipradio.fr/decouvrir/sacred-seed-16523)

 

05/03/2016

J.S. Bach Fugue in G minor BMW 578

http://www.youtube.com/watch?v=0kc81fkeN28&feature=re...


Une Magnifique interprétation du quartet de llevant de llevant.

La musique, c’est la vie avec Jean-Sébastien Bach.

Promenade un matin d’été, descente vers la rivière et plongeon dans l’eau fraîche…

24/01/2016

Air de la 3ème suite pour orchestre de J-S Bach

https://www.youtube.com/watch?v=rrVDATvUitA

La beauté changera le monde. Y croyons-nous ?
Oui, certainement, lorsque l’on écoute cet air. Deux voix s’interrogent et se répondent sans cesse, dans un dialogue accompagné par la lente marche rythmée des violoncelles.
C’est un duo de bonheur inépuisable qui semble ne jamais finir, qui monte en vous, tourne autour de vous, vous emporte dans un autre monde, plus riche, plus puissant et plus tendre à la fois. Votre âme se dilate, s’élève hors de toute pensée, dans le simple frémissement de sa transparence. Vous ne connaissez plus le quotidien, seule la luminosité du présent vous attire.
Mais est-ce le présent ? Vous ne savez. Ce présent devient éternité et ces secondes éternelles se prolongent au delà de la conclusion de la pièce. Et vous comprenez tout à coup, avec certitude, que l’éternité ne peut être vécue seule, que c’est cette osmose entre toutes les parties de votre être qui vous permet de vous accomplir, symbolisée par ces trois voix, les deux airs enchevêtrés des violons et le lent martèlement de tendresse des violoncelles.
Et votre âme s’évade encore lorsque vous écoutez à nouveau cet air si plein de beauté miraculeuse, qui vous fait toucher votre miracle personnel, celui du monde et celui de l’infinie tendresse de Dieu.

18/12/2015

A vous, fidèles dans le Christ Jésus

Un extrait des Épitres de Saint Paul, mis en musique pour un petit choeur à trois voix :

A vous, fidèles dans le Christ.jpg