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21/04/2017

Maxime

 

Sens métaphysique de toute beauté : une voie ouverte sur l’éternité.

Bien que les critères de beauté évoluent, l’essence de la beauté ne change pas.

 

17/04/2017

Le bonheur

 

Le propre du bonheur est de l’ignorer.

Seul l’homme qui ne connaît pas le bonheur y pense et en parle sans cesse.

L’homme heureux ne sait pas qu’il est heureux.

Il est.

 

05/04/2017

Maxime

 

La vie commence où finit la haine

La haine s’achève où finit l’incompréhension

La compréhension naît de la méditation

Alors, regarde en toi et ne dis rien !

 

31/03/2017

Maxime

 

Encouragé par l’imprévision des événements

Comment ne pas se laisser aller à l’inconséquence des décisions ?

 

22/03/2017

L'amour

 

L’amour est le sable

que les dieux jettent dans les yeux

pour éblouir la longue peine des hommes,

mais l’espoir est le grain de folie

qui leur permet de survivre à la froideur des nuits.

16/03/2017

Maxime

 

L'ennui engendre la violence

comme le calme précède les grands vents

 

02/03/2017

Maxime

 

Sans l’amour des causes successives,

Celui de la cause initiale est imaginaire.

 

26/02/2017

Maxime

L’inspiration,

Comme ces marquises à qui l’on donne un rendez-vous

Et qui se font prier,

Vient de l’effort et de la patience.

Il faut la chercher dans le travail

Et non dans la passivité.

17/02/2017

Le ney, flûte sacrée des soufis turcs

https://www.youtube.com/watch?v=qsqcmRNODwQ


Des sons venus de l’absence du moi, dans ce vide indéfini que l’on peut également qualifier d’éternité. L’absence devient le tout, supérieur à la somme des parties. Résonnant d’abord à l’extérieur de soi, les vibrations entrent  dans l’être intérieur, le purifient et le font accéder au soi, cette partie de nous-même, supérieure au moi qui entre en contact avec le divin.

" l’homme est un miroir

qui, une fois poli, réfléchit Dieu ".

16/02/2017

Prendre ce qui vient

 

Chercher l’harmonie du monde à travers les dissonances que nous percevons.

Nous sommes sensibles à certaines harmonies.

D’autres nous échappent.

Sans doute manquons-nous d’ouverture des sens

ou, peut-être, nous fermons-nous à nos perceptions.

Ne pas refuser ce le monde nous offre.

23/01/2017

Musique zen

https://www.youtube.com/watch?v=eX445QJ0fwE


 

 

20/12/2016

Maxime

 

L’araignée tisse sa toile de prudence.
Elle travaille avec un filet,
Archaïsme des jeux du cirque.
Ainsi l’orateur de ses notes,
Filet de l’émotion.

 

15/12/2016

Reproche

 

On reproche aux autres ce qu’on n’ose reprocher à soi-même.

 

 

01/10/2016

Nos personnages

La méditation nous fait prendre conscience d’un fait que nous avons du mal à percevoir. On dit souvent qu’il y a plusieurs personnages en nous et qu’ils se succèdent au moindre changement de contexte extérieur. Par la méditation, on tente de se fixer sur un seul de ces personnages, celui qui nous paraît le plus authentique. Il est difficile à discerner et est le plus souvent mouvant, mobile, insaisissable. Existe-t-il réellement ? Probablement pas. Mais on perçoit qu’en réalité ces personnages ne se succèdent pas, ils s’emboitent les uns dans les autres.

On passe du personnage qui s’adapte à la vie quotidienne et à chacun de ses incidents, à celui qui tente de réfléchir à ce qui lui arrive. Mais cette réflexion l’entraîne vers d’autres préoccupations et fait perdre le fil conducteur. On reprend le fil, on tente de le suivre, mais le plus souvent on le perd ou on le casse, involontairement ou même volontairement. Si on persiste plus avant, on perçoit derrière ce personnage un autre qui vous dit : « Laisse tomber ces parlotes et occupe-toi de toi-même ! » on descend en soi, péniblement parce que les distractions demeurent. Lui aussi est fugace, un vrai diablotin qui apparaît pour disparaître. A croire qu’il n’existe pas réellement ou qu’il fait exprès de nous déranger sans que l’on puisse le maîtriser. C’est le moment de faire le vide en soi. Ne plus penser, garder l’esprit vide de toute pensée. Eh bien, si on y arrive pendant quelques secondes, aussitôt un autre personnage détruit cet équilibre. C’est lui qui te dit : « Cesse de penser ! Qu’est-ce que cesser de penser ? Stop ! Ne pense plus ! » Mais ce personnage pense, lui, avec sa raison à lui qui échappe à notre interdiction de penser. J’ai beau cesser de penser, pour m’en rendre compte, je dois penser et constater que je ne pense plus. Je me mords la queue ou plutôt je construis une chaîne infernale qui me fait sauter de plus en plus loin en moi sans que cela puisse s’arrêter.

Oui, parfois, un trait blanc se crée, une marbrure dans la nuit, un souffle chaud et bienfaisant nettoie ces personnages et laisse dans le corps et la tête la respiration des dieux, une tornade qui entraîne dans le vide céleste.

28/09/2016

Expériences

Entrevoir la possibilité de relier des expériences dispersées et diverses qui sont du domaine de l’irrationnel ou, au moins, de l’inexplicable.

L’expérience de l’oubli de l’égo dans la méditation et la rupture du dialogue intérieur rejoint certains rêves qui restent très vivants dans le souvenir alors qu’ils sont vieux. Ils se sont renouvelés plusieurs fois dans l’adolescence. Trois d’entre eux ont ressurgi :

Le rêve d’avoir la faculté de plonger et de respirer sous l’eau par une manière spéciale de pouvoir prendre de l’oxygène contenu dans l’eau sans respirer celle-ci. C’est une respiration lente, fermée sur elle-même, filtrant le monde. Le filtre se situe au niveau du larynx. Il fait penser au trou de l’aiguille par où peut passer le chameau.

Le rêve de pouvoir s’élever au-dessus du sol et léviter grâce à un effort particulier que je ne peux retrouver. C’est un rassemblement de l’être qui condense l’ensemble du corps. Il suppose à la fois détente totale et attention extrême. Il permet ensuite de se mouvoir dans une pièce sans varier la position du corps ni user des membres.

Le rêve de voler réellement au-dessus des arbres et de contrôler le vol pour se diriger où l'on désire. C’est une sorte de plané dont je ne me souviens que des sensations, pas du procédé qui permet d’y accéder. Seul reste ce sentiment de liberté complète et la sensation du vol, sans savoir comment les atteindre.

Il y a un lieu à découvrir entre ces rêves et l’expérience consciente d’être en limite d’un autre monde, au-delà de l’égo, que l’on vit dans la méditation. Parfois, il arrive d’accéder à des images de rêve, consciemment, comme une sorte de vision. Fugitives, elles sont aussi réelles que le monde.

Une condition : ne pas se laisser absorber par le monde.

03/07/2016

Maxime

 

L’homme se protège telle la noix

Mais à celui qui sait casser sa coque

Le cœur est offert en toute transparence

 

09/04/2016

Un trompe l'oeil musical

Ecoutons ce Chœur des anges. Il fait penser à la musique méditative ou aux musiques de relaxation que l'on trouve en quantité sur You Tube.

https://www.youtube.com/watch?v=hOVdjxtnsH8

C'est en fait une technique qui permet de ralentir de 800% l'exécution de l'Ave Maria de Caccini, que nous pouvons entendre ci-dessous:

From : https://www.youtube.com/watch?v=bAULcisUEGw

 

dont voici une des multiples partitions :

 Afficher l'image d'origine

27/02/2016

L'abbaye de Clermont (2)

La cour intérieure vous a sans doute échappé. On s’intéresse d’abord à l’abbatiale. Mais lorsqu’on en sort, le lieu apparaît, désolé et auparavant grandiose.

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Un côté de la cour est en ruine. Il s’agissait, paraît-il, des Communs (transformés aux XVIe et XVIIe siècles).

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Le bâtiment des Convers possède deux magnifiques salles voutées, dont le cellier.

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Hors de l’enceinte de la cour se trouve la porterie du XIIe siècle.

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Lorsque vous revenez au début de la visite, vous regardez avec curiosité le bâtiment offert en premier à la vue, celui des religieux de chœur, datant du XVIIe siècle.

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Mais si vous aviez vu l’état de l’abbaye en 1954, vous remercieriez dix mille fois les deux demoiselles qui ont pris à leur charge les travaux de restauration.

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Il reste encore cependant quelques vitraux aux très jolis dessins, à la manière orientale.

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24/02/2016

L'abbaye de Clermont (1)

Fondée par Saint Bernard en 1152, elle a résisté aux siècles et aux hommes. Elle se cache dans les fonds, le feuillage et le silence. On entre dans son intimité par un chemin creux et elle se découvre à votre arrivée. Alors on part à pied et le cœur vous guide, les yeux écarquillés. On a du mal à l’imaginer en activité, emplie de moines silencieux et fervents, mais la quiétude du lieu incline à penser à la majesté divine. On s’y sent bien, poursuivi par un tremblement d’émotions et la lumière de l’inconnu.

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Deux demoiselles l’ont achetée et ont consacré leur vie à une restauration difficile. Merci à elles. Elle serait en ruine sans leurs soins.

Voici l’entrée, à l’arrivée du chemin qui y conduit.

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Et, tout de suite, l'église abbatiale :

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On fait le tour. On ne peut entrer par la porte, alors on se glisse dans la cour et ses dimensions apparaissent : en majesté, mais ruinée.

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Et si haute, qu'elle touche le ciel :

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24/01/2016

Air de la 3ème suite pour orchestre de J-S Bach

https://www.youtube.com/watch?v=rrVDATvUitA

La beauté changera le monde. Y croyons-nous ?
Oui, certainement, lorsque l’on écoute cet air. Deux voix s’interrogent et se répondent sans cesse, dans un dialogue accompagné par la lente marche rythmée des violoncelles.
C’est un duo de bonheur inépuisable qui semble ne jamais finir, qui monte en vous, tourne autour de vous, vous emporte dans un autre monde, plus riche, plus puissant et plus tendre à la fois. Votre âme se dilate, s’élève hors de toute pensée, dans le simple frémissement de sa transparence. Vous ne connaissez plus le quotidien, seule la luminosité du présent vous attire.
Mais est-ce le présent ? Vous ne savez. Ce présent devient éternité et ces secondes éternelles se prolongent au delà de la conclusion de la pièce. Et vous comprenez tout à coup, avec certitude, que l’éternité ne peut être vécue seule, que c’est cette osmose entre toutes les parties de votre être qui vous permet de vous accomplir, symbolisée par ces trois voix, les deux airs enchevêtrés des violons et le lent martèlement de tendresse des violoncelles.
Et votre âme s’évade encore lorsque vous écoutez à nouveau cet air si plein de beauté miraculeuse, qui vous fait toucher votre miracle personnel, celui du monde et celui de l’infinie tendresse de Dieu.