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14/11/2016

Le couvent des Capucins, à Sintra (Portugal)

Le Convento dos Capuchos est un désert spirituel en pleine forêt, à quelques kilomètres de Sintra, Il fut construit en 1560 par Álvaro de Castro, pour accomplir une promesse de son père, le vice-roi d’Inde João de Castro. Il accueillit douze moines capucins  jusqu’au milieu du 18ème siècle.

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Seuls, face à Dieu !

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Une vie éternelle dans un lieu exigu où seul le cœur permet l’évasion.

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Un tombeau pour le corps, une pointe de fer rougie dans la solitude pour découvrir l’immensité de l’approche spirituelle.

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Devant le Seigneur parce que plus rien ne te retient sur terre.

 

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Mais la nature est toujours là, veillant sur ces hommes qui recueillent la lumière du monde.

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13/11/2016

Visite dans un autre temps, au Palais de Queluz

Un ciel bleu pur, un petit froid sec, les yeux émerveillés, nous nous sommes promenés dans le palais, suite d’interminables salles, et dans les jardins, petits, mais pleins de charme. Une visite dans un autre temps, au rythme des pas et de l’évocation d’un passé révolu.

La salle de bal, qui imite la galerie des glaces de Versailles :

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La chapelle :

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De petits patios où les enfants devaient s’amuser :

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La bibliothèque d’art équestre de dom Pedro :

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Les jardins :

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Le potage des petits princes :

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L’école portugaise d’art équestre au fond des jardins du Palais. Je n’ai pas été très convaincu par l’art équestre du cavalier que nous avons vu travailler, brutal parfois, enfermant son cheval dans un trot ramassé, sans amplitude du geste, bref une équitation comme on en voit trop, sans liberté et sans élégance :

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Une après-midi pleine de charmes, dans des jardins coincés entre les autoroutes dont les bruits étaient heureusement tamisés par les arbres. Irréelle…

02/10/2015

TGV

Je suis près de la porte du compartiment. C’est un va et vient incessant. La vitre reflète l’intérieur de la voiture et même l’extérieur que je regarde défiler tout en conservant le regard sur la porte. Au-delà, le couloir, les toilettes qui s’ouvrent parfois et laissent une lumière jaune rayonner. Le couloir est sombre, mais je vois une femme un téléphone à la main, parlant en souriant à son interlocuteur.

Ah ! Un intervenant. Oui, il entre dans notre histoire, la main sur la poignée de porte coulissante. Il est grand apparemment, cravaté, mais une cravate trop petite qui se bat les flancs sur un ventre un peu trop gros. Son pantalon laisse voir ses chevilles, quelle indécence. Il est passé. Je n’ai pas eu le temps de voir réellement son visage.

Le ver continue son chemin, se glissant entre les pieds de vignes, entre les collines, dans les vallées obscures et débouche sur l’autre versant, hilare, mais moins sûr de lui, plus discret, à l’image de la différence entre l’est et l’ouest.

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30/09/2015

Colmar, mardi après-midi

Vent et soleil, mélange détonant
Le cheveu en bataille, la peau desséchée
Vous marchez entre les rangs de vigne
Où quelques rares raisins restent accrochés

Vous visitez l’exposition « Le voyage en Orient »
Visages de bédouins chrétiens, de turcs chafouins
Architecture embrouillée sur un sol sans végétation
L’eau n’y est présente que par l’aridité des oueds

Les voix… isolées… retentissantes… douces pourtant
Une place sans un bruit où passent des fantômes
Et parfois une jeune fille pédalant vigoureusement
Evitant chaises et tables en attente de clients

Les carrés de chaleur où le soleil évolue discrètement
Sont enviés des personnes âgées en recherche de douceur
Elles passent, se tenant par le bras, boursoufflées de rides
A l’image de leur passé : rieur, envieux, chagrin

Vous poursuivez votre errance, étonné et curieux
Vous croisez des visages, évitant les corps
Vous contemplez la voûte de la cathédrale
Vous vous asseyez là… heureux… sans pensée…

05/02/2015

Palais et jardin des marquis de Fronteira

Le palacio de Fronteira a traversé trois siècles sans modification, une des rares propriétés restées dans la même famille. Il est là, magnifique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et sale du temps qui malgré tout passe. Bâti vers 1670 par le premier marquis, à proximité de Lisbonne, il se tapit dans son petit écrin de jardin aux essences diverses et d’azulejos à quatre ou deux couleurs.  

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D’une architecture italienne, il reste malgré tout portugais par la disposition des jardins et les azulejos qui revêtent presque tous les murs, à l’intérieur et à l’extérieur. Ceux-ci sont exceptionnels par leur nombre et ce qu’ils content. Après une entrée impressionnante composée d’un double escalier, la vision du salon de réception est grandiose. Cette salle des batailles évoque la guerre de Restauration :

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 La salle à manger est revêtue de carreaux de Delft du XVIIème siècle :

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Mais les pièces les plus originales se trouvent à l’extérieur, soit sur la terrasse attenante à la salle à manger,

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soit dans les jardins qui s’appuient sur un décor fabuleux où les rois du Portugal sont représentés et reflétés dans une pièce d’eau :

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Cela appartient à un passé glorieux, mais nostalgique. A l’image de beaucoup de maisons portugaises, les propriétaires n’arrivent pas à l’entretenir. Quel courage de poursuivre ce rêve et de rester dressé, fier sur les étriers de la renommée, comme cet arbre magnifique du parc :

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02/02/2015

Le palais de Pena à Sintra (Portugal)

Sintra est une petite ville pleine des mystères du passé. D’une géographie compliquée, elle nous permet d’entrer dans l’atmosphère du romantisme du XIXème siècle. Les princes, et ceux qui avaient fait fortune, bâtissaient de merveilleux jardins et des palais des mille et une nuits. C’est le cas de Pena, château royal qui domine Sintra de sa mousseline colorée, caverne d’Ali Baba à l’intérieur bourgeois.

Cette étonnante construction fut achevée en 1885 par la volonté de Ferdinand de Saxe Cobourg-Gotha, régent du royaume et se caractérise par un mélange de style assez détonnant (gothique, baroque, Renaissance mauresque, manuelin) qui en fait un bâtiment exubérant, conservant également quelques parties de l’ancien monastère.

Une entrée extraordinaire, un arc de Triton orné de féroces monstres marins,

puis le cloître qui appartenait au monastère d’origine

ou encore la chapelle

Des salons extravagants

Gardés par des personnages rocambolesques

Malgré tout, une intimité bourgeoise sympathique

Et un parc de 200 ha dans lequel on voudrait passer la nuit pour errer devant chaque trouvaille décorative et en particulier le chalet de la comtesse Edla.

01/02/2015

Lisbonne

En moins de deux heures vous changez de vie. Du stress de la vie parisienne à l’indolence des bords du Tage. C’est un changement d’ambiance imperceptible cependant. Ici, on a le temps, celui d’errer, de rêver, de créer. Aucune urgence ne viendra vous déranger. Alors vous vous laissez aller. Certes vous ne perdez pas vos habitudes. Se lever dans la nuit, regarder par fenêtre dans un silence de sourd. Jamais une voiture ne passera dans la rue encombrée. Vous laissez divaguer votre pensée au fil des pas d’une promenade sans but. Vous passez de palais sublimes et d’églises prolifiques aux refuges misérables.

Lisbonne reste à l’image du tremblement de terre de 1755 : une vallée profonde dans laquelle s’engouffra le tsunami, noyant sous ses flots furieux ceux qui avaient échappé à la destruction des immeubles, une ville où la richesse côtoie la maigre existence du petit peuple. Sa beauté tient à cette avancée sur le Tage, où la place du Commerce  s’élargie dans une contemplation des eaux sages où passent d’immenses navires qui dominent les immeubles.

Usons donc nos pas dans cette ville d’escaliers où on se tord les chevilles et on glisse sur les pavés blancs.

31/05/2011

Souvenir d'un voyage au Maroc

 

« N’entrez pas par une seule porte. »

Coran 12 :67

 

Rabat, premiers instants : la multitude, comme des cailloux sur l’herbe rase. Quelques vaches débarquent d’un véhicule ayant vaguement l’aspect d’un camion. Les enfants courent en riant, d’autres dorment sur le dos de leur mère.

 

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Les valises installées, plongée lente au cœur du pays : la médina, vieux quartier autochtone à côté duquel s’est construite la ville européenne. Contraste saisissant entre le vacarme des moteurs et des avertisseurs et le bourdonnement des pieds qui se promènent le long de la rue principale, les cassettes de musique arabe et les cris de livreurs encombrés d’objets hétéroclites. Ici s’effectue la synthèse des contraires : le mouvement et l’immobilité, l’agitation et l’inaction, la rage de vendre et l’indifférence lasse.

 

Comment ne pas être étonné aussi de découvrir immédiatement à côté du flot humain s’écoulant dans les rues étroites, un jardin d’Eden, luxuriant havre de paix, de silence, de fraicheur, clos de murs épais, cachant pudiquement sa beauté. Le gazouillement de l’eau dans les vasques accompagnent celui des oiseaux. Ici règne encore l’âme des conquérants d’oasis.

 

Conserver l’œil pur pour découvrir tout au long du voyage la réalité au-delà des idées préconçues. Alors s’ouvre les portes de la vision et non une seule.

 

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* * *

 

« Le soleil diurne se couche la nuit, mais le soleil des cœurs ne disparaît jamais. »

Ibn Arabi

 

Quatre heures. Le muezzin appelle à la prière. La nuit devient fraîche et la voix s’allonge sur une seule note avant de rompre d’une exclamation sa litanie. Le mental s’agite, troublé par les aboiements des chiens que personne ne fait taire. « Tourne ta face vers la mosquée sacrée », dit le Coran.

 

Faire de cette fin de nuit un prélude à la lumière.

 

* * *

 

Et il est avec vous où que nous soyez.

Coran 57 :4

 

Le ruban asphalté sur lequel nous roulons devient la frontière du temps dans l’éternité de l’espace pierreux. Le corps dilaté par la chaleur qui monte du sol, le mental alourdi par des mets pimentés ou sucrés, le regard errant sur une mer de cailloux, minuscule point de conscience dans l’infini du monde. « Toute chose procède de Dieu », dit encore le Coran.

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Chacun de nous face à son infini n’est qu’une minuscule chose.

 

* * *

 

Et, de l’eau, nous avons fait toute chose vivante.

Coran 21 :30

  

Ici l’eau dessine sur le sol l’arbre de vie. Nourri par ses racines puisant au cœur de la montagne, le lit de l’oued, comme un tronc rugueux, se ramifie et fleurit dans les jardins discrets de la palmeraie. Etonnante proximité de la pierre où s’accrochent les maisons et de la verdoyante fraicheur de l’oasis. De celle-ci naît la vie, belle comme celui qui va on ne sait où, assis sur son âne. Lorsqu’arrive le soir, un vent discret chargé de parfum, coule entre les palmiers.

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« Il n’y a rien dans l’univers qui ne soit vivant, dit Abd-El-Kader (oui, celui qui s’est opposé à Bugeaud), bien que dans certains cas la vie soit cachée et dans d’autres manifestée. »

 

* * *

 

Ces symboles, nous les faisons pour les hommes, mais ne les comprennent que ceux qui savent. »

Coran 29 :43

 

Splendeur d’un art immuable depuis des siècles. Seuls éléments, la géométrie, la végétation et l’écriture. La géométrie parce que Dieu, qui est au-delà de toute chose bien que les contenant toutes, ne peut être représenté et parce qu’elle symbolise la fonction salvatrice de l’intelligence qui donne la connaissance de l’unité. La végétation, entrecroisements de branches et de feuillages, est l’expression de la vie du prophète, multiple dans ses aspects, déroutante, mais sainte. L’écriture, qui permet d’avancer sur la voie et dont les obscurités du mot à mot sont des voiles qui marquent la majesté du contenu. L’occidental comprend difficilement un art religieux entièrement abstrait. Il a besoin d’images pour tendre vers l’absolu et l’art islamique lui semble privé de vie. Pourtant comment ne pas s’étonner de voir de nombreuses mosquées en construction, reprenant les mêmes éléments de décorations depuis plusieurs siècles, alors que dans nos pays l’art religieux, l’architecture religieuse, s’épuisent en vain plagiat de l’art profane.

 

 

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http://www.linternaute.com/photo_numerique/temoignage/tem... 

 

Réapprendre à lire les signes que le culte de la raison nous voile.

 

 

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02/02/2011

Andalousie : "mémorations"

Ci-joint quelques images prises entre le pouce et l'index au long d'un périple débordant d'écarquillements et de clignements d'yeux. Depuis, quelques mois ont passé. Occasion de se les remémorer.

 

Les jours étaient comptés, l'automobile boite à sardine, mais pratique, les hôtels différents, mais avec un café qui laissait à désirer, les villes conversantes et fouleuses, la campagne en oliviers à la parade, les monuments mauresques, gothiques, renaissance, picaresques et parfois même tarabiscotés, les tapas maritimes à la gargoulette facile, les odeurs parfumées de fleurs en boutons, bref, un enchantement des yeux, du goût, et de bien d'autres choses.

 

Nous en sortîmes, réchappés des foudres d'un volcan fantôme, épuisement consumé et valises consommables.

 


Un premier thème important : les plaques d'égout, dénommés du pays, ici Grenade Alhambra. Elles ont ponctuées nos préoccupations, le nez sur le guidon, les pieds écartés, la vue arrondie, bref, un clignotant dans la nuit du soleil journalier.

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Deuxième thème : les portails ouvrant sur d'autres portails qui eux-mêmes ouvrent sur une porte qui ouvre sur une autre porte, puis des géométries distinguées qui s'enchaînent inlassablement. Exemple : 

 

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Troisième thème : L'eau, transparente et filante, coulante et roucoulante, bonheur des oreilles et bienfait sur le visage, exubérante et prolixe, dans un pays où elle devient art de vivre.

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Quatrième thème : les jardins luxuriants et grandioses, emplis d'arbres, de lianes, de fleurs, de toutes sortes d'espèces botaniques, boutonneuses et bucoliques, dans une harmonie de couleurs exaltantes et mirifiques.

 

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