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17/11/2022

Moi, soi

Oui, il est là !
Où donc ?
Derrière-toi !
Mon Dieu, où est-il ?
Autour…
Où ?
Là !

L’autre lui montra
L’air environnant
La chaleur de l’été
La douceur des sourires
L’ombre de l’amitié
Les pleurs des enfants
La grandeur de la solitude
Et quoi d’autre ?

Ce vide dans la poitrine
Cette tête d’épingle
Qui se tient en toi
Et te maintient droit

Ne plie pas
Reste toi-même, 
Mais un toi
Devenu soi, autre
Ne le laisse pas s’échapper
Il est ton seul bien

02/11/2022

Multitude

Multitude… La vie est multitude…
Explore ses voies si variées
Laisse la vie s’emparer de toi
Et t’emmener en de multiples chemins 
Fouine hors de toi, puis en toi
Tu découvriras les guirlandes offertes
Les fleuves de peur en solitude
La compassion des proches
Et toujours l’amour de la compagne
Alors, tu iras, froid et dur
T’étendre dans les prés et les bois
Te ramollir de tendresse
Ouvrir ton cœur à l’amour
Et contempler le miel de la vie
Après avoir vidé ton moi
Et découvert le soi éternel
Pris d’une soudaine envie
Tu crieras ta joie aux autres
Et t’envoleras vers ton être immortel
Entre les atomes de plus en plus rares

Non, tu n’y es pas encore
Puisque tu me parles…
Continue et débarrasse-toi de toi-même…

17/08/2022

Où ?

Certains jours, il se voile la face
Il se lève et ne tient pas compte
De ces instants de repos de la nuit
Il poursuit son rêve, extatique
La petite musique continue
Il n’arrête plus de jouer à l’important
Il se regarde l’œil vif et serein
Il ne tient pas compte de lui-même
Il se voit sans se reconnaitre
Ce n’est plus lui, c’est l’autre
Celui qui n’est plus rien qu’un pantin
Qui joue son rôle sans savoir
A quel méfait cela conduit
Il voit l’homme important
Mais ne voit pas la glace qui se brise
Il est nu comme un vers, penaud
Il se tâte et ne se reconnait plus
Où est-il l’homme rêvé ?
Dans le liquide aqueux du jour
Il ne voir que l’ombre de lui-même
Où suis-je? Profère-t-il

14/12/2021

échappée

Elle était là, seule dans la rue
Elle regardait les guirlandes
"Ça brille !" pensa-t-elle
Elle avança la main, caressante
Mais ne toucha que le froid
Sans comprendre l’enjeu
"Différent !", fit-elle, étonnée
Derrière le froid, se cachaient
Les ombres de l’envers
Un univers en creux
Où s’enferme une vie inversée
Où l’ombre devient lumière
Et la lumière noire et collante
Prise dans cette glu moite
Elle tenta de s'échapper
"Rien à faire, plate elle est
Elle devient image elle aussi"
Elle sentit les doigts du lecteur
La tendre rosée de sa salive
La pliure des mots froissés
Elle vit ses jambes contorsionnées
Perçut son estomac se creuser
Son souffle l’abandonner
"Mon Dieu, le livre se ferme"
Se dit-elle, en se lovant sur elle-même

Environnée de lumière crue
Elle se dissout entre les feuilles
Et se plonge dans ce bain
Où rien n’est comme avant
Seules, restent la tendresse et l’amour
Qui prennent les personnes
Et les rendent aimants et aimables

16/11/2021

Lui

Cet étrange individu s’arrêta loin de moi
Qu’en est-il de ce regard perdu et vacillant ?
N’y a-t-il plus moyen de devenir soi
Ou, pire encore, de survivre à un faux fuyant ?

Il se pencha sur lui-même, courbé en deux
Comme un caméléon qui regarde le blanc
Et ne voit qu’un triste et futile boutefeu 
Fuyant entre les arbres, tremblant

Ses bras s’allongèrent jusqu’à terre
En digne et propice commentaire
Saluant ce qu’il ne voyait que voilé

Il en prit son parti, avança patiemment 
Est-il possible d’être encore vivant
Quand devant soi meurt l’humanité !

07/09/2021

Moi et Toi

Tu es la beauté profonde
Celles des paysages inconnus
Qui glace l’air ambiant 
Et dénature l’habitude

Certes, tu existes encore
Et t'épanouis dans la vie
Mais tu es aussi le songe
De toujours et d’un jour

Ton regard s’en va
Il se perd dans la brume
Au loin derrière la vision
Ouvert sur l’inconnu

Tu ne sais toi-même
Où il part et se perd
Vois-tu même quelque chose
Oui, l’espoir de l’osmose

Deux qui ne font qu’Un 
Un qui est hors du temps
Deux qui vivent en Un
Un sans être deux…

19/05/2021

Unique

Eh oui ! L'été approche et le mystère demeure. Pas un n'est semblable à l'autre. Chaque cristal est différent du précédent et du suivant, comme chaque homme ou chaque femme est différent et unique.

Cristaux de glace

 

Chacun est différent, unique

Comme chaque homme ou chaque femme est différent

Il en existe des milliards

Et le plus beau est sous tes yeux

Miracle de la création

Tout est un, unique

Rien n’est même

Dieu n’invente pas de clone

Il crée chaque être et chaque objet

Comme un exemplaire singulier

Qui devient dieu parmi les dieux

Et pourtant…

Chaque flocon a six branches

Ni une de plus ni une de moins

Qui peut inventer une telle diversité ?

L’amour seul ouvre le cœur

Et résonne en l’être

Je suis, tu es, nous sommes

Tous différents et tous semblables

Les apparences sont trompeuses

Seul l’unique

Peut créer une telle diversité

Qui fait monter les larmes aux yeux des incroyants

Chacun naît, vit et meurt

Entouré de ses semblables

Dont pas un seul n’est vraiment

Un multiple du premier

Chacun peut crier Je Suis

Et être et se sentir

l’unique dans la main de Dieu

30/03/2021

Chercher

Plus vous cherchez, moins vous trouverez
Mais si vous ne cherchez pas, vous ne trouverez rien

Il est là, en vous, plus vous-même que vous-même

Pour le trouver, ne cherchez pas Dieu
Cherchez vous, vous-même, jusqu’à vous oublier

Alors vous le trouverez

 

24/10/2020

L'autre

L’autre, qu’est-il ?

Un inconnu ? Je ne sais d’où il vient, ce qu’il fait, ce qu’il est. C’est un autre moi-même, inconnu.

Une connaissance ? Je sais ce qu’il fait, voire d’où il vient, mais j’ignore qui il est. Je ne connais que son moi, plus ou moins prenant.

Un ami ? il a dévoilé quelque peu qui il est. Je suis entré dans son intimité, ses secrets personnels à un certain moment de sa vie. Puis les liens se sont relâchés ou ont duré. Il est devenu un souvenir sympathique.

L’amour de ma vie. Qu’elle est belle dans ma tête, dans mon cœur, dans mon corps. Elle me porte, me soutient, m’accompagne. Avec elle, je suis ? Sans elle, je ne suis rien, qu’un morceau de chair qui attend la fin. Elle m’ouvre à d’autres horizons et m’enferme dans un cocon de douceur. Elle est mon refuge. Je deviens elle et cela m’aide à vivre.

Respire le vent du large et laisse tomber ta prison, ce moi que tu ne peux et que tu ne peux lâcher.

29/09/2020

Amour de l’univers

 

Porter sa conscience au niveau de l’univers.

Je suis l’univers et l’univers c’est moi,
Car on ne peut connaître l’un sans connaître l’autre.
Mieux même, on ne pourra aimer l’un sans aimer l’autre

L’amour de soi, c’est l’amour de l’univers
Et, au-delà, de son créateur

Mais… Ne pas forcer l’amour des autres
C’est que l’on n’est pas prêt soi-même 

Et surtout, sache que le moi ne peut rien
Seul le Soi peut avoir conscience de l'univers
Et de ce qui nous unit

 

04/07/2020

Trouver la liberté

L’homme est libre lorsqu’il ne cherche pas à se comparer aux autres ou à un autre. Ayant alors découvert son entière liberté, il découvre que chacun est différent et que c’est cette différence qui fait la liberté. Ne se comparant plus à l’autre, le sachant différent, il découvre sa grandeur comme il a découvert la sienne et peut alors se porter vers lui avec le cœur, en tout amour.

21/11/2018

Contact avec l'autre

 

L’amour est le seul contact véritable avec les autres :
osmose des âmes
et non superposition temporaire.

 

29/07/2018

Réflexion et action

En chacun de nous, il y a deux tendances : une tendance à la réflexion et une tendance à l’action. Chacun les possède, plus ou moins fortes, l’une prédominant l’autre, l’étouffant parfois.

Ces deux tendances, l’homme les utilise d’abord à des fins personnelles et matérielles : réflexion sur ses actes, sur le monde, sur soi ; action sur l’autre ou sur soi, le plus souvent pour soi, moins souvent pour l’autre. Si l’homme prend conscience du divin, la réflexion devient méditation, puis contemplation du divin et l’action devient accomplissement de la volonté divine dans le sacrifice de soi. En prenant conscience de cela, l’homme peut relier sa vie extérieure et sa vie intérieure, aller au-delà des contradictions qui restent, mais qui ne s’opposent plus, et atteindre l’unité. Peu importe l’action et le lieu de l’action, ce qui compte, c’est son intention.

Ainsi chacun peut réaliser là où il est le but ultime de l’homme : accomplir en lui-même le royaume.

"Le royaume de Dieu est en vous."

 

31/01/2017

La bienveillance

Qu’est-ce que la bienveillance. Pour le dictionnaire Larousse, c’est la disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui. Pour le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, la bienveillance est une disposition généreuse à l'égard de l'humanité (la bienveillance comme vertu ou comme comportement général) ou une disposition particulièrement favorable à l’égard de quelqu’un (la bienveillance comme attitude concrète dans les relations d’une personne avec une autre).

En ce temps compulsif de critique de l’autre (le candidat à la présidence) et des autres (ceux qui ne pensent pas comme soi), il est bon de réfléchir au sens de ce mot sympathique, mais oublié. Alors penchons-nous sur son étymologie, bene volens : avoir le désir du bien, souhaiter le bien. On remarque tout de suite que l’étymologie ne parle pas d’autrui, n’est pas tournée vers quelqu’un. La bienveillance ne veut qu’une chose : le bien. Qu’est-ce que le bien ? Ce qui s’oppose au mal. C’est un choix purement humain qui signifie que chacun est libre et peut refuser un comportement déterminé qui s’impose à l’extérieur de lui. Le bien est l’acte par lequel l’homme fabrique le bien dans son quotidien. Quelle responsabilité !

Ainsi la bienveillance est au-delà de la simple sympathie ou empathie envers quelqu’un. Par l’attitude qu’elle incarne, elle fabrique le bien, le protège, veille sur lui. C’est cela son sens réel : veiller au bien. La "bien-veillance" ne s’applique pas seulement à une personne. Elle s’applique également à la société en général,  aux êtres vivants en général, à la nature, à l’environnement, etc.

La bienveillance commence donc par l’adoption d’un nouveau regard : tenter de comprendre plutôt que de critiquer, accueillir avec bienveillance plutôt que de rejeter. Ah, là, c’est dur ! C’est un véritable apprentissage ! Il ne s’agit plus de veiller sur quelqu’un que nous connaissons, avec lequel nous avons des affinités, mais de veiller sur un autre, inconnu, et également sur soi-même, les autres, l’humanité, les êtres vivants, la nature, et, mieux encore, de veiller au bien en général, c’est-à-dire à une aspiration vers une autre vision des choses qui ne vise qu’un but, l’association du bon, du beau, de la vérité grâce au bien.