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24/02/2019

Progrès

Noirceur de la nuit

Lueur d'une ère nouvelle

Le feu du progrès

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31/01/2019

Paysage campagnard Dombes

 

18-12-31 Paysages campagnards 1-VD.JPG

Ombre et lumière

Glacial le vol du canard

Quelle chaleur au coeur

 

24/01/2019

Un instant

Instant subtil et fragile
Que ce passage du brouhaha
Au silence intérieur

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C’est un flash de compréhension
Inaccessible au moi
Qui tourne dans la tête
Comme une lune indestructible

Certes il a ce désir tendre
Du silence inespéré
Mais celui-ci ne vient qu’à son heure
Espérée, sans qu’on la choisisse

Il regarde en lui
Il s’efforce de nager à contre-courant
Il tente de bloquer
Cet être qui le domine

D’un coup les défenses tombent
Décollage imperceptible
Les roues quittent le sol
Il largue ce moi encombrant

Etat d’apesanteur, consolant
Des efforts entrepris vainement
Il passe à travers lui
Et ne rencontre rien

Mais ce rien devient tout
Et même plus encore :
Un matelas d’air frais
Qui porte l’espérance

Le noir de la conscience
Devient l’éclair de la lumière
Un flash intérieur qui survient
Sans que l’on puisse le prédire

Son carburant est l’absence
Devenue présence inconnue
A conserver les mains en coupe
Sans le moindre courant d’air

Il vole dans un azur infini
Franchit les collines
Atteint ce lieu indéfini
Qui s’ouvre sur le néant

Et ce néant devient le tout
Qui pénètre le cœur
Et rend la transparence
A ce moi qui n’est plus

Il est
En pleine conscience
Hors de toute connaissance
En plénitude du soi

08/01/2019

Errance

Rien ne nous empêche d’être grands
Seul l’attendrissement pour nous-mêmes
Nous conduit à l’abandon...

Alcools.jpg

Alors le cœur part à la dérive
Il flotte sur les eaux de l’incertitude
Du désespoir et de la solitude...
Pourtant nous nous maintenons encore
Droits et secs comme une branche morte
Regardant au loin vers l’horizon
Cet au-delà de nous-mêmes
Qui flotte sur les mers et court dans le vent
Et tous nos espoirs se portent sur lui...
Où va-t-il ? Que présage-t-il ?
Nous ne le savons, mais peu importe
Seul le regard franc des cœurs
Peut combattre l’errance de l’âme

 ©  Loup Francart

 

Certains jours, l'envie vous prend de dessiner n'importe quoi, pour le seul plaisir de dessiner. On ne parle plus de beauté et d'harmonie, mais d'un trop plein de vitalité qui entraîne l'imagination, à la manière de ces personnages qui errent au petit matin, dans les rues sombres d'une ville.

 

05/01/2019

Blessure

Entre deux nuages
L’éclat parvient
Blessure de l’être
Tu vagabondes
L’arbre n’est plus
Il a froid
Devant cet embrasement
Que pense-t-il ?

 

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30/12/2018

Nouvel an : épine ou bonheur

 

Encore une année

Et tu vois l’autre monter

Épine ou bonheur ?

 

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23/12/2018

Les contraires

C’est par l’union des contraires
Le blanc et le noir
Le feu et la glace
La haine et l’amour
Que l’on vit sa vie


Et ces sautes d’humeur
Combat sur une mer déchaînée
Sont le lot de tous
Même du divin
Satan et l’ange Gabriel
Se côtoient en chacun de nous
Comme ils luttent dans les cieux

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Loi universelle, avec modestie
Elle nous contraint
Nous enserre dans ses griffes
Pour que parfois s’envole
De nos corps étonnés
L’oiseau pudique
Qui se mêle aux nuages
Roucoule dans l’espace
Et enchante nos cœurs
Qui de pierre deviennent de chair

Oui… Les contraires
Nous conduisent à la tombe
Qui s'avère délivrance
Tel l’oiseau moqueur

  ©  Loup Francart

09/11/2018

Larme (atelier de poésie 1)

 

Une larme

ensanglantée

fouette l’azur

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en prise au vent

hurlant sans fin

elle s’évade

désintégrée

vers l’infini

 

25/10/2018

Point de vue

 

La terre a mille faces.

Elle n'a qu'une seule gueule,

d'où veux-tu la voir ?

 

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22/10/2018

Pictoème

 

Une larme

Ensanglantée,

Fouette l’azur.

 dussoottierjf.jpg

En prise au vent,

Hurlant sans fin,

Elle s’évade,

Désintégrée,

Vers l’infini.

 

12/10/2018

Belle

Elle était belle comme la mort.
Elle connaissait la vie,
Mais préférait l’inertie
Et les lieux insonores.

Elle souriait sans cesse,
Courait d’un bout à l’autre.
Elle faisait des apôtres,
Prodiguant ses largesses.

Elle pouvait pleurer aussi.
Elle se terrait dans l’ombre,
Cachée dans les décombres,
Occultant sa gaucherie.

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Jusqu’au jour où elle s’anima,
Sortit de son silence,
Fit preuve de magnificence
Et, subtilement, le fascina.

Alors l’air devint plus léger,
Les cœurs moins lourds,
Les corps de velours,
L’intimité protégée.

Il se présenta sans honte,
Raviva les désirs,
Restaurant le délire
Et lui bâtit un conte.

Elle était belle comme la mort.
Elle connaissait la vie,
Mais préféra ses envies
Et la plénitude du matamore.

 ©  Loup Francart

10/10/2018

Reflets

 

L’avenir trouble
Un plongeon dans le néant
Plus rien n’est sans Toi

 

silhouettes 3.jpg

07/10/2018

Pictoème

 

Jusqu’au dernier jour

Ils "nuagèrent" dans le bonheur...

Finir, œil dans l’œil !

 

Hypocampe3.jpg

 

10/07/2018

Rien

 

Il chercha longtemps

Il finit par découvrir

L’étendue du rien

 

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02/07/2018

Pictoème en Haïku

 

Il fut projection

La raquette partit vite

Le mental vibra

 

haïku,pictoème,association,fulgurance

 

 

22/09/2017

Enchevêtrement et haïku

Aveugle es-tu !

Si tu t'engages à vivre

As-tu besoin d'yeux ?

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21/06/2017

Construction japonaise

La lune a surgi

à un ordre artificiel

succède le plein

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25/11/2016

Pictoème

 

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08/11/2016

Femme

Les femmes sont doubles
Vase et amphore
Et ne se dévoilent
Qu'aux poètes
Qui voient à travers

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28/10/2016

Pudeur

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©  Loup Francart

17/10/2016

mal de dent

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Ouille ! Quelle vrille s’enfonce en moi ?
Transpercé de part en part, je vibre
Et hurle, perçant, à la mort bienheureuse
Qui soulagera cette offense impossible
Plus rien, d’un coup, sans coup férir
Net de toute douleur, et pourtant…

Remâcher sans vergogne ni bourgogne
Pour rincer ce supplice interrompu
Puis danser sous l’œil familier
Des passants montant vers le cimetière
Quel objectif, n’est-il pas vrai ?

Aïe ! Quelle offense à l’optimisme
Nouvelle tête d’épingle enchâssée
On ne sait où, mais pas dans l’imagination
Un coup de rabot sur la face
La piqure étincelante de l’abeille
Le rire aigre de l’araignée poilue
Qui enserre dans ses tenailles
La gencive délicate et fêlée
Qui crie sans cesse et presse

La main tient la mâchoire
Le doigt plonge dans le gouffre
L’ongle cherche la faille
La langue enfin découvre
La pointe aiguisée de la douleur
Entre deux rebonds dentelés
Du moulin masticateur
Je te tiens, lui dis-je fermement
La suite est moins disant
Alors n’en parlons pas
De peur de voir fuir
Les amateurs d’histoire

©  Loup Francart

 

30/06/2016

La tromperie par les mots dans l'art contemporain

L’art contemporain  est un art de conteurs (mais le terme est trop soft !). Il n’est séduisant que par les mots qui l’entourent, le couvrant d’un miel d’autant plus attrayant qu’il est incompréhensible. Prenons quelques exemples, tirés du livre Art Now, 81 Artistes au commencement du 21ème siècle, Taschen 2005.pictoème,poème,dessin,peinture,interrogation

Notons d’abord que le nombrilisme est général. Tout tourne autour de l’Artiste (oui, avec un grand A). Un exemple : la présentation de Tracey Emin, artiste anglaise, à qui l’on a donné le prix Turner en 1999 pour My Bed, c’est-à-dire « un lit défait, malodorant suite à une semaine d’alitement, y compris tous les objets utilisés pendant la maladie – livres, bouteilles, mégots, préservatifs, mouchoirs (…) Emin dépeint des prises de position  sur sa propre personne : ses relations, sa vie, son corps et ses sentiments  sont mis à nu de manière si ouverte et si choquante que le public n’en ressent souvent  que gêne, honte, rage ou tristesse. » De plus, ces explications s’accompagnent de mots sans signification réelle tels ceux de la fin de l’article sur cette « artiste » : « Elle croît cependant à une dimension puissante dans l’art, qui vomit tout arbitraire profane. »

Autre mot de la fin, celui qui concerne Damien Hirst (voir  la page du 10/03/2012 sur ce blog) : « L’existentialisme de Hirst s’adresse à tout le monde, s’exprimant avec un humour d’écolier et un sens de l’absurde surréaliste ».

Enfin le maître-mot reste celui qui concerne Jeff Koons : « Koons est toujours resté un grand moraliste dont le but déclaré a été de démocratiser l’art  par l’intelligibilité universelle et la popularité de ses objets ».

Quels magnifiques leurres qui, comme le miroir aux alouettes, attirent le gogo par le verbiage qui ne signifie rien. Mais les mots ont toujours eu du pouvoir sur les faibles !

07/06/2016

Haïku

Un haïku doit contenir un kigo (mot de saison), c'est-à-dire une référence à la nature ou un mot clé concernant une saison. Ici, la rose des vents remplace la saison.

 

Il ouvre un œil

Il court dans la rose des vents

Et part,  éperdu

Trois mondes en un.JPG

 

16/04/2015

Pourquoi créer ? (Pictoème musical)

Cliquer en premier lieu sur le fichier :
podcast
L'art est une interrogation permanente et sans réponse. Et pourtant ?

Certains cherchent l’altérité et l’osmose par le contact et l’échange. D’autres cherchent leur moi dans une quête sans fin en eux-mêmes.

Dans les deux cas, s’affiner et prendre sa mesure. Moi et Elle ou Lui. Toi et Lui ou Elle. Je et Tu ou encore Tu et Elle ou Lui.

Au final, le Toi et le Moi deviennent Nous, c'est-à-dire le monde !

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