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20/09/2017

Peinture et temps (2)

Dans la peinture, la recherche de l’énergie spirituelle passe par la transparence. Étaler des couleurs ne signifie pas être artiste. Engluées, les impressions sont noyées dans la masse dans laisser sortir l’étincelle de la réalité des choses. L’apparence est opaque, c’est un voile de matière dont il faut se dégager. Derrière se cache la réalité supérieure englobant la matière et l’esprit. La matière est alors plus libre, plus mouvante, gérée par de nouvelles lois où la pesanteur n’a rien à voir, elle possède alors une énergie intérieure. C’est le rôle de l’artiste  de créer cette énergie à partir de sa matière, tout comme le scientifique crée l’énergie à partir de l’atome.

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Accéder à la réalité des choses, c’est dévoiler l’apparence de la matière, découvrir la transparence de l’objet quotidien, de l’événement de tous les jours. Cette réalité de la matière est cachée par l’opacité que lui donne notre regard habitué à la masse des objets. Notre pouvoir de préhension a éduqué le regard et par là même l’esprit. L’œil ne sait plus percer comme le doigt dans un liquide la surface de l’objet. Il faut repartir de l’idée que le solide n’est solide qu’au toucher, mais peut devenir liquide à l’esprit. Alors la forme perd de son apparence, de sa masse, s’affaisse, se défait, se dilue dans l’espace et découvre sa vraie réalité. Le peintre doit traduire la forme par l’idée de la forme.

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19/09/2017

Peinture et temps (1)

« Le temps d’exécution d’un tableau peut intervenir dans la nature même de la forme. L’exemple topique de ce fait est l’œuvre de Nicolas de Staël dans les tableaux qu’il exécuta entre 1946 et 1947. Suivant la manière dont il pose la couleur, il peut accélérer ou ralentir la forme (le passage du pinceau laisse une trace visible dans l’épaisse couche de matière). Cette tension intérieure qu’il confère à sa composition n’est autre que le temps devenu espace sur la surface de la toile. Il s’agit alors de rechercher un accord possible entre les différentes tensions (on pourrait dire vitesse et même énergie) : les formes lentes qu’il réserve aux parties de la composition conçues en retrait, recouverte d’une surface lisse qui les rend presqu’immobiles en comparaison des autres formes. Celles-ci, souvent effilées, traversent le tableau en tous sens, chacun obéissant au rythme que la main du peintre et le pinceau ont imprimé dans la matière même de la couleur »[1]

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On ne peut dire bien sûr que le temps a été fixé sur la toile, mais on a accumulé sur celle-ci une certaine énergie qui est l’expression inconsciente du temps. Peut-être l’esprit sera-t-il capable un jour de fixer, de désolidariser les quatre dimensions du temps ; passé, présent, futur et être (l’existence est fonction de cette énergie elle-même issue de l’énergie divine).

 

[1] Dora Vallier, L’art abstrait, 1967.

12/09/2017

Premières émotions picturales (2)

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C’est l’âme du violon que Braque a exprimé avec une émotion si pertinente qu’en regardant son tableau, l’idée que nous nous faisons de son image s’élabore en musique intérieure, chaque trait évoquant un son particulier de la corde pincée par un doigt ou caressée par l’archet jusqu’à fournir à notre imagination une véritable composition musicale, impalpable et impénétrable à la réalité. Braque a su nous faire éprouver, avec la même émotion, avec la même résonance qu’à l’audition d’une composition pour violon, la reconstitution des notes, des accords et même la sensation de leur forte ou de leur pianissimo.

Le tableau s’équilibre dans l’espace de la même manière que se déroule une symphonie ou une sonate dans le temps. Il est composé d’une masse de traits et de couleurs, mais le contour de la toile aux couleurs claires et sans motifs, le plus souvent d’une simplicité qui libère l’esprit, enveloppe l’émotion du reste et la décharge de sa tension comme le silence brusque qui suit l’audition d’une partition. Autour du centre du tableau, construit sur une base de quelques traits verticaux qui forment l’architecture harmonique de l’ensemble dans un jeu d’ombre et de lumière aux couleurs de la nuit, se hérissent des traits obliques, détachés les uns des autres, qui rendent la crudité des sons du violon quand le violoniste attaque à coup d’archet furieux la corde comme il le ferait pour un concerto de Paganini. L’harmonie et la mélodie sont données par le jeu des couleurs  qui, bien que peu nombreuses (marron, bleu nuit, blanc et noir) s’irradient en taches obscures ou lumineuses dans la prolongation des traits. Quelques arabesques, l’une de la forme de la volute du manche de l’instrument, une autre au dessin de la trille dans une partition, font percevoir jusqu’aux fioritures qu’ajoute le virtuose à sa mélodie pour donner à la fois le contraste et l’enchaînement à la pièce de musique.

 Au centre, comme l’andante d’une sonate, la courbure des traits en demi-cercle ou, pour ceux qui restent rectilignes, leur croisement à angle droit, émeut l’âme à la manière du violon dans la fragilité, la délicatesse, la tristesse de ces mouvements lents, quand l’artiste ne détache plus à grands coups l’archet de la corde, mais le laisse glisser dessus et n’use, pour donner à ses sons la courbure sonore recherchée, que de la mobilité des doigts de la main gauche. Les mêmes couleurs accompagnent cette partie du tableau, mais l’enrobent subtilement de deux qualités du violon : à droite, des couleurs claires et lumineuses (les mêmes pourtant que dans le reste du tableau, mais plus imprégnées de clarté, comme si les ombres formées par les traits du dessin avaient moins de puissance) qui expriment la douceur et la limpidité, à gauche un ensemble de couleurs bleu nuit qui expriment l’inquiétude et l’émotion.

En haut, peut-être, en un V de traits et la courbe concave de deux autres s’évasant vers le bas à partir du pied de la lettre, transparaît l’esprit du violoniste qui, entouré de ses notes comme les gouttes de pluie nous environnent de lignes qui ne sont perceptibles que sur un fond naturellement sombre, les digère et pense chacun des mouvements de ses muscles qui déterminent l’harmonie des sons et leur indépendance par rapport à un bruit de l’espace.

11/09/2017

Premières émotions picturales (1)

A l'âge de 21 ans, je ne comprenais rien à l'art pictural. Je décidais un jour de m'installer devant un tableau; dans un musée, et de ne quitter ma place que lorsque j'aurai découvert ce que les autres contemplent comme un chef d'oeuvre, alors que je n'y vois qu'un tableau qui ne m'émeut pas ou très peu.

 

Hier, au musée d’art moderne, j’ai vraiment pour la première fois de ma vie, au milieu des toiles des plus grands peintres contemporains, éprouvé une véritable émotion en regardant un tableau. De même qu’en écoutant un morceau de musique ou en lisant un livre, tous mes sens se sont tendus par le canal de mon émotion et à travers la prunelle de l’œil, vers le tableau. J’ai ressenti une sorte de frémissement intérieur de tout l’être où le battement du cœur résonne plus fort qu’à l’accoutumée et éprouve cette irrésistible envie de sanglots que donne l’émotion portée à son apogée.

Je ne voyais rien d’autre que ce tableau, ce grand cadre rectangulaire contenant un assemblage merveilleux de couleurs et de traits créés par l’homme. Les ombres et la forme du mur blanc, le grain de sa tapisserie, la plinthe du plancher s’étaient voilés d’un flou involontaire construit par l’attention du regard et de l’esprit. Le pas d’une personne, le brouhaha des sons de chaque salle du musée ne m’atteignaient plus qu’indirectement, transposés par les sens vers la symphonie de couleurs en une sorte de monologue intérieur. Je regardais le tableau non plus seulement avec mes yeux, mais aussi avec l’oreille, avec chacun de mes membres entièrement tendus vers ce point qu’observait la prunelle de mon œil. Je me concentrais tour à tour sur chacune des parties du tableau, puis sur son ensemble ; j’accommodais ma vue à chaque trait, à chaque couleur, recherchant une acuité maximum, puis je faussais cette accommodation pour bien m’imprégner de l’ensemble comme on regarde souvent dans la pénombre d’une église un point lointain au-delà des chandeliers pour voir apparaître non plus une lumière réelle, mais un scintillement aussi merveilleusement tremblant qu’une étoile dans la nuit.

C’est alors que je compris l’émotion que me donnait le tableau et pourquoi ces traits, qui apparemment n’avaient aucune signification, éveillaient en moi ce bouleversement. Une alchimie, impressionnante dans son réalisme, de sons transformés en couleurs et en traits, beaucoup plus impressionnante que si le violon avait été peint dans sa représentation naturelle, voilà ce qui m’émouvait dans ce tableau peint en 1911 et que Braque avait intitulé « Nature morte au violon ».

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11/07/2017

Street Art (2)

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Inégaux certes, mais de belle facture !

08/07/2017

Street art (1)

Dans le 19° arrondissement, rue de l'Ourcq ou rue de Crimée, je ne me souviens pas, quelques tags magnifiques qui valent le déplacement !

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(Suite demain)

09/02/2017

H. Craig Hanna - “Peintures et Dessins”

https://vimeo.com/200863231




La peinture, c'est comme la musique.

Mon job, c'est de rendre harmonieux le chaos.

 

 

 

 

 

18/01/2017

Canto Ostinato, de Ten Holt

https://www.youtube.com/watch?v=JDCsOL2vBJc



L’obstination peut devenir un défi ! C’est l’impression que donne le minimalisme. Mais ce n’est qu’une première impression. On se laisse enjôler par une sorte de berceuse un peu irritante qui finit par vous environner et créer un monde sous bulle. Vous contemplez le monde sans y participer. Vous n’êtes pas à l’extérieur, mais au contraire à l’intérieur, protégé par cette bulle qui ne laisse passer que les sons qui sans cesse vous ramènent à vous-même. Laissez passer l’instant d’irritation de ce retour permanent sur vous-même et immergez-vous dans votre propre connaissance !

« La pièce a été terminée en 1976 et interprétée en public pour la première fois le 25 avril 1979 à Bergen (Noord-Holland) sur trois pianos et un orgue électronique. Dans l'introduction de la partition, le compositeur écrit : "D'autres combinaisons d'instruments à clavier sont possibles. Mais une interprétation sur 4 pianos a la préférence1. De nombreuses versions s'ajoutent régulièrement à celles pour piano : marimba, vibraphone, quatuor de saxophones, orgue, harpe, huit violoncelles.

Canto Ostinato est qualifié de musique minimaliste, même si ten Holt n'aimait guère ce terme, préférant parler de code génétique et qualifiant les concerts de rituels. La pièce est composée de 106 cellules, qui peuvent être répétées selon le bon vouloir des interprètes, avec ou sans leurs variantes. Les décisions de tempo et de dynamique reviennent aussi aux interprètes. La durée peut donc varier entre une grosse demi-heure et une journée entière, même si la plupart du temps, elle est oscille entre une heure ou deux, suivant les instruments employés, le public et le lieu. Dans ses mémoires, ten Holt signale néanmoins que "l'idée de "plus-c'est-long-mieux-c'est" est une erreur car la tension entre deux points disparaît et il n'y a plus qu'une répétition vide de sens des mêmes notes". » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Canto_ostinato)

11/12/2016

Virtus

La vertu et la valeur sont deux notions qui ont la même origine étymologique. L'une ne va pas sans l'autre. On peut les symboliser par ces deux colonnes qui ne ressortent que grâce à leur lumière intérieure.

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19/11/2016

Teruhisa YAMANOBE, galerie Rauchfeld

Teruhisa YAMANOBE expose à la galerie Rauchfeld, 22 rue de Seine 75006. Il excelle autant dans les paysages que dans les portraits. On reconnaît immédiatement son style : lumière, transparence et sérénité.

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Un paysage diaphane composé par une succession de couches de couleur qui se lient les unes aux autres, dont la lumière n’est pas directement visible, mais qui se diffuse sur l’ensemble.

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Même transparence avec cette femme qui rappelle les peintres flamands, y compris dans les formes lourdes qui semblent sorties d’un autre âge.

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Et cette toute jeune fille qui pose avec grâce et maniérisme.

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Né au Japon en 1956, il s’installe à Paris en 1988 et décide de devenir peintre en découvrant la peinture flamande.

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C’est bien un véritable artiste, ayant longuement travaillé son style et sachant rendre avec brio sa vision d’un monde paisible. L’invisible transparaît derrière le visible et vous fait pénétrer au-delà du moi, dans ce soi intemporel et enivrant de la spiritualité.

11/11/2016

Musée Vieira da Silva à Lisbonne

"La ville règne sans partage sur la vie et l’œuvre de Maria Helena Vieira da Silva : Lisbonne, le berceau des origines, où, enfant, elle apprend la solitude, l’observation, la contemplation ; Paris, la capitale d’élection, où elle s’établit en 1928 et rencontre la galeriste Jeanne Bucher qui fait connaître son œuvre, et le peintre hongrois Árpád Szenes, compagnon d’une vie ; Rio de Janeiro enfin, la ville de l’exil, que tous deux rejoignent en 1940 – pour retrouver Paris sept ans plus tard. À cette topographie se joignent, dans sa peinture, les villes de passage et les cités imaginaires. Lieux et objets de son enfance influencent un monde intérieur dont sa création picturale rendra témoignage : des bibliothèques et des théâtres, des partitions de musique et des jeux d’échecs, des passages pavés d’azulejos et les dentelles de fer de quelque architecture parisienne. Que son motif premier soit une nature morte, une chambre déserte ou une capitale bruyante, sa peinture adopte volontiers la forme du dédale : un réseau en toile d’araignée, un damier distordu, où l’œil erre, se perd, s’assombrit ou s’éclaire. Ce réseau, que l’on peut comprendre comme une métaphore de la réflexion, demeure fondamentalement une exploration de la perception."

Anne Lemonnier

Extrait du Dictionnaire universel des créatrices
© 2013 Des femmes – Antoinette Fouque

(http://www.awarewomenartists.com/artist/maria-helena-vieira-da-silva/)

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Le métro 1940

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La ruée des losanges 1947

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La mer 1961

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La boutique 1964

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Le bout du monde 1986

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Vers la lumière 1991

Ces tableaux des différentes époques de la vie de Maria Vieira da Silva montrent nettement l'évolution de sa peinture et de sa personnalité. Le dernier "Vers la lumière" atteint la sagesse des ermites. Tout est achevé, elle s'est réalisée, malgré les aléas de la vie.

 

13/10/2016

Street art : Nelio

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Quel peintre ! Une production éblouissante et un art abstrait proche des grands peintres.

« J’ai trois manières de produire mes œuvres : soit elles se basent sur une réflexion, soit elles sont réalisées comme un exercice ou une expérimentation. Quand mon travail est basé sur une réflexion, je transmets certains messages dans mes peintures, que ce soit en relation avec les observations du monde qui m’entoure, ou par des réflexions introspectives, philosophiques ou politiques. Mais à la manière d’un graphiste lorsqu’il créé un logo, je vais condenser toutes les idées de base, de sorte à ce qu’elles se transmettent parfois seulement par une forme ou une couleur. Cela devient moins évident, plus complexe, et donne lieu à des interprétations différentes. Ainsi, le message peut être le point de départ de création mais pas forcément l’objectif final de l’œuvre.

A d’autres moments, le point de départ de mes peintures est un exercice. Celles-ci peuvent donc être une représentation de mes recherches actuelles, une étape dans ma construction artistique, que ce soit dans la composition, la couleur, la forme, la matière, la lumière, le volume,… De cette façon, mes peintures parlent parfois exclusivement de peinture. »

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Nelio - Lyon

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Nelio - Paris

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Nelio - Montréal

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Nelio - Argentine

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Nelio - Minimalism

11/09/2016

Accomplissement

Lu dans Etre ici est une splendeur, un livre de Marie Darrieussecq racontant la vie de Paula Becker : « Je deviens quelqu’un ». Un livre qui livre l’âme de Paula, une femme irascible, qui finalement ne vit que pour sa peinture.

M’apparut alors que tous, femme ou homme, nous vivons pour devenir quelqu’un, poussé par une voix intérieure, silencieuse, mais présente au fond de nous, en permanence, comme un aimant qui attire les mille parties de notre être vers son accomplissement. Et cet accomplissement est différent pour chacun, c’est bien pour cela qu’on ne voit pas cette électricité qui nous tient en vie et nous conduit vers son achèvement. Certains abandonnent en cours de route. Ils deviennent sans vie, plats, morts à eux-mêmes. Ils trainent leur existence et ne luttent plus. La mort est déjà là, inexorablement. D’autres se noient dans l’action, croyant trouver un dérivatif à ce personnage en lui ou en elle qui se presse sans dire qui il est et l’encombre trop souvent. Ils ne savent pas qu’ils courent après eux-mêmes, et, bien sûr, ils ne trouvent rien.

Le poids de l’apprentissage, le poids des convenances, le poids du passé sont des empêchements de se découvrir soi-même, de laisser vivre en soi son être profond. Et celui-ci peut mourir étouffé de tant de précautions pour vivre. Comment ne pas vivre par personne interposée ! Ne pas se laisser entraîner dans le développement d’un personnage qui est autre que soi !

Oui, Je deviens quelqu’un et ce quelqu’un n’est pas mon personnage, mais moi-même. Face à face nous nous regardons. Je suis un autre que celui que j’ai vu, je suis autre que celui que je vais voir. Je deviens… Et ce devenir est l’action la plus importante que j’ai accomplie depuis longtemps. Ne pas se laisser figer ! Laisse aller ton bouillonnement intérieur, qu’il déborde de toi et laisse aux autres le parfum de ton être mystérieux. Cherche sans cesse, toujours plus loin en toi, laisse tomber ce qu’en pensent les autres, ne te laisse pas distraire et recueille ce miel qui s’écoule goutte à goutte de ton être inconnu et qui devient toi, l’unique parmi les uniques, homme parmi les hommes, femmes parmi les femmes, humain parmi les humains. Peu à peu, je me ressemble dans ce miroir de la vie, je peux suivre du doigt cette marche progressive vers ma réalisation que personne n’attend telle qu’elle arrive. Même moi, je ne sais ce que je vais devenir, mais je m’y emploie, de tout mon cœur, de toute mon intelligence, de toute mon âme. Et le regard change, ce n’est plus un regard inquisiteur, plus un regard de crainte, mais un regard plein de vie, de bonheur inexprimable, un regard curieux de tout, qui tente d’apprendre encore et encore, jamais lassé de l’existence.

Alors le ciel entre en nous, nous pénètre de la certitude d’exister, unique, à côté d’autres uniques qu’il faut maintenant découvrir. Quel est l’être qui se cache derrière ce visage ? Commence une nouvelle quête, passionnante, que deviendra celui-ci, celle-là ? S’ouvrira-t-il à cet appel qui se cache au fond de lui ou d’elle ? Comment l’aider à découvrir ce trésor enfoui qui ne demande qu’à se développer ? Vous ne pouvez lui dire ce qu’il peut être, mais simplement lui montrer les signes qui le conduiront à cette découverte.

Ces jours-là, vous flottez sur le monde, vous avez perdu votre pesanteur et vous vous envolez dans un ciel pur, sous le regard de cette enfant qui sait, elle, où se trouve son être.

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Tête d’une jeune fille blonde coiffée d’un chapeau de paille -1904

Paula Becker

16/05/2016

Le salon d'art contemporain de Montrouge

C’est la 61ème exposition, mais ma première visite. Sa particularité : être ouvert aux jeunes artistes qui sont parrainés en toute liberté et indépendance par les anciens artistes. Il serait, annonce-t-il, un accélérateur de carrière grâce à ses 27 000 visiteurs. En 2016, il fait appel à l’analyse esthétique rigoureuse d’Ami Barak, organisateur de nombreuses expositions emblématiques en France et à l’étranger et catalyseur des plus actifs de la scène artistique contemporaine. Tout ceci m’ayant alléché, je me rends samedi après-midi au salon.

Le site Internet nous dit : « Le visiteur sera entraîné dans une exploration de la création émergente. Quels sont les grands thèmes abordés par les artistes aujourd'hui, leurs techniques privilégiées... une exposition chapitrée qui ne pourra laisser le visiteur insensible. »

Il est dommage que l’on n’ait pas quelques photos de ce qui est présenté au salon. On réfléchirait sans doute avant de s’y rendre. On y trouve beaucoup de choses : piquet de bois, certes peints de couleurs uniformes ; photos de poubelles, déchets, tas d’ordures, murs démolis, bref une vision de notre société tout à fait tournée vers la beauté de notre monde contemporain.

J’avoue avoir eu du mal à trouver quelques œuvres dignes de cette appellation. En voici quelques-unes :

Standard, de Yassine Boussaadoun, 2016 :

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 Une installation murale présentant un enchevêtrement de tuyaux qui amèneraient l’eau et le gaz à l’étage, à ceci près que ce trompe-l’œil est en papier et se veut un regard sur la complexité de notre société en mutation permanente. Yassine Boussaadoun utilise une méthode plus détachée pour nous projeter dans la représentation d’un système social qui marche par codes.

L’espace du manque, de Paul Vergier, 2014 :

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Cette peinture témoigne d’une vie passée, abandonnée, donnant lieu à une autre forme d’occupation. La bâche, élément plastique récurrent dans l’œuvre de Paul Vergier, soutient ici l’incertitude que dépeint le paysage. L’artiste tente de capter une forme de manque pour le rendre visible. L’antagonisme qui caractérise ce travail suggère une narration tangible qui se situerait à la périphérie de la toile.

Même si quelques œuvres présentées valent un détour, l’ensemble laisse perplexe sur ce qu’on appelle de nos jours un artiste et, de manière plus générale, l’art. L’art contemporain se complaît plus en paroles qu’en actes. Il semble que l’on prenne les visiteurs pour des gogos. Heureusement qu’il faut expliquer pour convaincre, car autrement on passerait devant les œuvres sans les voir. Certains s’y laissent prendre.

Un exemple :

art contemporain, art brut, création artistique,

Sans commentaires

(ou plutôt no comment, car l'anglais est la langue indispensable à ce genre de parodie)

08/03/2016

Trompe l'oeil

Quelques trompe-l’œil :

Suspendu et introuvable !

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Allez savoir où est le réel !

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13/02/2016

Chaîne de vie

La vie peut se concevoir de deux manières : soit elle est prise comme un phénomène d'ensemble, en évolution permanente, qui s'oppose à l'inertie de la matière; soit elle est comprise comme un phénomène propre à chaque ensemble individuel qui naît, agit et meurt après avoir engendré. Sa définition reste à découvrir, car elle recèle encore bien des surprises!

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16/01/2016

Khaled Dawa, sculpteur

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Khaled Dawa est sculpteur et syrien d’origine. Il vit maintenant à Marseille après avoir fui les geôles de son pays. Il travaille pour faire connaître le peuple syrien, sa dignité et ses malheurs. Ses sculptures sont des hommes malades dans leur corps compressé, enfermé derrière des barreaux. Il travaille la glaise et ses sculptures sont à l’image des Syriens : fragiles, friables, malléables, mais toujours vivants. La beauté de ses sculptures tient aux attitudes de ces personnages dont la position recèle les états d’âme.

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30/12/2015

Impulsion

La planète bleue se réchauffe. Elle devient rouge. Les hommes envoient des messages partout dans l'univers. Ils montent vers les galaxies, les étoiles, les planètes et submergent le cosmos. Ce SOS, c'est une sorte de morse, mais plus perfectionnée. La grosseur et la longueur des traits apportent des informations complexes aux petits hommes verts qui pourraient les intercepter. Dieu, pourvu que cela soit ! (MSG du GM [gouvernement mondial] au Cosmos, le 29 décembre 2034)

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23/11/2015

Salon d’automne de Meslay du Maine

Un beau nom, des peintres passionnés, des organisateurs attentifs, des amis présents, un ciel bleu et le froid glacial. Être invité d’honneur, c’est pouvoir suspendre quinze tableaux là où les autres sont réduits à deux.

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Mais vous ne concourrez pas, car vous êtes hors norme. Quel bonheur : pas de confrontation, pas d’exigences, une paix bienheureuse et une participation à tout en toute liberté. Un jury sympathique et connaisseur qui juge au-delà de la technique les motivations et intentions des artistes. Vous marchez sur un nuage, sans trou d’air.

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Les délibérations sont sérieuses et l’unanimité est trouvée sans problème. C’est tout de même mieux que la chambre des députés : pas de cris, pas de hargne, pas de revendication, une harmonie raisonnable et bienvenue.

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Il vous appartient de faire un petit discours. Mais c’est si simple de parler de l’amour de l’art que cela ne pèse nullement.

22/11/2015

Exposition

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16/11/2015

Dédicace et exposition

Dédicace :

Loup Francart présentera, lira des extraits et dédicacera ses deux derniers livres le samedi 21 novembre 2015 à l’Espace culturel Leclerc de Saumur entre 14 et 18 heures.

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 Exposition :

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31/10/2015

La FIAC 2015 dans les murs

La FIAC, un des plus grands marchés de l’art. Mais de quel art parlons-nous ? Je me contenterai de vous montrer quelques belles pièces conçues par de véritables artistes qui ne représentent que moins de quinze pour cent de l’ensemble des « œuvres » représentées. En fait, la plupart de ces œuvres ont été conçues dans les années 70 et sont donc en fait des œuvres d’art moderne et non contemporain.

Tout d’abord comme à son habitude, Aplicat-Prazan expose un seul peintre. Cette année Maurice Estève, peintre de la lumière qui sort au travers des couleurs. Sur sa façon de travailler, Estève précise : «…Je ne me sers jamais d’esquisse, je peins directement sur la toile, sans dessin préalable. La couleur s’organise en même temps que les formes. Tout se cherche dans le format en chantier… Chaque œuvre est une suite de métamorphoses… En vérité une toile est pour moi une somme de reprises incessantes qui dure jusqu’à ce que je me trouve devant un organisme que je sens vivant. Seule ma sensibilité peut me dire si j’ai atteint ou non cette reconnaissance… Une des choses qui me caractérise le plus est qu’il n’y a pas chez moi d’image préétablie; pas de forme que je souhaite obtenir à priori sur une toile. Au moment même où je peins, il s’opère un échange, une conversation s’établit entre moi et le tableau au fur et à mesure que celui-ci s’organise… N’ayant plus le spectacle de la nature sous les yeux, ni son souvenir, je me trouve en face de l’art, d’une réalité, d’un objet qui a grandi et qui est plus tyrannique encore qu’un sujet, mais en même temps plus souple, obstiné et ouvert.» (From http://www.applicat-prazan.com/artistes/2011/maurice-este...).

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(Voir le 16 avril 2013 l’exposition Estève toujours d’applicat-Prazan).

Voici ensuite deux petites encres de Chine magnifiques datant de 1960. J’ignore le nom de l’artiste, ayant omis de le noter :

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Une peinture de Latifa Echakhch, spécialiste des installations (regardez sur Internet) :

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Plus récente, une sculpture sphérique :

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Et un ensemble de miroirs et autres plans disposés de façon étincelante. Ne vous rappelle-t-il pas "Recomposition" du 18 août 2015 :

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Certes ce ne sont pas les seules qui méritent d’être vus. Il y en a d’autres.

Alors, malgré l’insipide de nombreuses galeries et même parfois la rage de présenter des « performances ou installations » pitoyables, cela vaut le coup d’aller y faire un tour.

28/10/2015

FIAC 2015 hors les murs

Dimanche, visite au Jardin des plantes. Beaucoup de monde s’y promènent, en famille ou en amoureux. Ne fait-il pas beau, alors il faut en profiter !

Là, apparaît l’objet : une souche de bois de 2000 ans d’âge surmontée d’un parasol. Encore une performance, me dis-je. Non, c’est bien un objet solide et lourd qui durera, tout au moins pour la souche. Elle a bien tenu 2000 ans ! Foule qui le photographie comme une véritable œuvre d’art. Heureusement il est sur une pelouse entouré de fleurs ce qui empêche les amateurs de se faire photographier à côté de lui.

Curieux, je retrouve dans le numéro Art Press consacré à la FIAC hors les murs l’article de cette merveille conçue par Haegue Yang et intitulée « Seat od Grandeur At Villeperdue, 2015 ». Voici ce que dit l’artiste : « J’aimerais créer dans le public une impression d’immédiateté et d’accessibilité. Ce faisant, j’entends aussi mettre en place un cadre étrange, mais commun, où puisse prendre corps l’idée quelque peu fragile et vulnérable d’une communauté d’absence ». Et l’article poursuit : un concept emprunté à la Communauté inavouable de Maurice Blancot, essai sur Marguerite Duras dont Yang a plusieurs fois mis en scène la Maladie de la mort.

Allez comprendre de quoi il s’agit ! Peu importe. Parler importe plus que montrer. Proposer un langage abscons est une manière d’attirer les foules.

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En revanche, j’ai vu plus loin une très belle sphère composée de tuyaux en PVC accolés en tuyaux d’orgue : simple, mais une idée brillante qui est bien la marque d’un artiste qui a pensé son affaire et l’a conçu avec brio. Il s’agit de Vincent Mauger, « Sans titre, 2015 ».

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27/10/2015

FIAC 2015 : performance

Performance : le mot est lâché. Quelle vaillance ! On ne peint plus, ne dessine plus, ne sculpte plus. On performe. Mais qu’est-ce que la performance ?

Étymologiquement, le terme vient de l'anglais performance, spectacle, représentation, accomplissement, réalisation, résultats réels, terme issu en  fait de l'ancien français parformance, achèvement. D’après la tentative de définition du centre Pompidou, la performance serait « une démarche de remise en cause radicale des codes établis de la représentation. (…) Étant une pratique, attestant d’une manière de se concevoir en artiste agissant dans le monde, la performance transgresse les catégorisations par disciplines artistiques. Elle se manifeste volontiers de manière fulgurante. Elle ne cherche surtout pas à constituer une œuvre, ni même parfois à laisser la moindre trace. L’insaisissable participerait de sa définition même ». Mode d'expression artistique contemporain, l'art performance est « un ensemble de gestes, d'actes, d'attitudes, d'événements, comportant une part d'improvisation. L’œuvre est le déroulement temporel d'une mise en scène, elle s'inscrit dans le temps et non dans la matière » (http://www.toupie.org/Dictionnaire/Performance.htm). Bref, nous voilà bien avancé.

Les œuvres n’existent pas, elles n’ont pas de durée, mais, nous dit-on en parallèle, elles s’inscrivent dans le temps. Il est vrai que le temps c’est aussi l’instant et non seulement la durée. Allez comprendre !

Les œuvres remettent en cause les codes de la représentation. Oui, mais quels sont les nouveaux codes ? Chacun fait ce qu’il veut, sans aucune cohérence d’ensemble. Mais c’est cependant un mouvement avec ses règles. Allez savoir lesquelles ?

L’artiste agit dans le monde. Il ne se contente plus de le décrire, il agit. Oui, c’est vrai, il fait parler de lui médiatiquement et puis cela lui fait gagner beaucoup d’argent. Mais cette action dont il est si fier change-t-elle le monde ? C'est probablement plus le cas pour ceux qui construisent une œuvre durable, élaborée et visionnaire. Agir importe peu. Ce qui compte c’est pourquoi agir, quel est le sens que je veux donner à mon action, d’un point de vue personnel ou même sociétal, et ce sens peut-il changer la vision du monde de tout un chacun.

Enfin, n’oublions pas que, dans le monde réel, la performance se définit comme étant la mesure des résultats obtenus par un groupe ou un individu. Il est donc important pour une organisation de pouvoir établir une règle de mesures. Or ici, quelle est la mesure ? On peut s’interroger sur sa qualité. Le problème est que les avis sont très partagés. On peut aussi mesurer le nombre de visiteurs qui viennent la voir. Mais dans un lieu public les gens passent sans pour autant venir intentionnellement et la publicité joue un tel rôle que ce critère n’est pas significatif. Finalement on ne voit qu’une mesure : le prix de vente de la performance. La qualité importe peu, ce qui compte, c’est finalement combien ça se vend. On comprend alors l’importance du chemin médiatique. Plus l’on fait parler de soi, même pour ne rien dire, plus se vendra la performance. Alors on performe encore plus pour faire connaitre la performance. Quelle surenchère !

20/10/2015

Isabelle Jarousse, peintre sur papier

Depuis plus de vingt ans, elle inscrit dans le papier qu’elle prépare elle-même des dessins fait avec un pinceau très fin, petit, fait de personnages, d’animaux et de végétaux.

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Du rêve préparé, plongeant dans l’inconscient, toujours sur fond noir. Pas une couleur. Noir et blanc inlassablement.

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Parfois, il n’y a même plus de dessin, de simples formes qui seules rythment le papier.

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D’autres fois, même le papier se rythme en sculpture et forme des vibrations. 

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Le papier devient étoffe, le dessin devient jardin, et l’on part, vêtu d’enchantements, le nez au vent !

Isabelle Jarousse expose à Paris (elle travaille à Lyon) dans la galerie Béatrice Soulié, 21 rue Guénégaud - Paris 75006.

28/09/2015

Signes

Ces signes discrets évoluent prudemment. Ils deviennent langage, mais perdent de leur beauté. Le langage ne conduit-il pas à l'utilitaire? D'un certain aspect oui , sans doute. Mais le langage c'est aussi la poésie. Alors ne cherchons rien, laissons ces signes vivre sans en chercher la signification.

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23/09/2015

Exposition à Bellebranche

Quelques photos de l’exposition à Bellebranche (Mayenne) qui a eu lieu les samedi 19 et dimanche 20 par une belle journée d’été.

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19/09/2015

Le chant polyphonique géorgien

Une polyphonie qui sonne bizarrement à nos oreilles à l’égal de l’attitude guindée de ces hommes.

https://www.youtube.com/watch?v=j4bGuJteQIo

 

UNESCO: Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité - 2008
URL: http://www.unesco.org/culture/ich/RL/...  (Mise en ligne le 29 septembre 2009)

Description: Les chansons populaires occupent une place de choix dans la culture géorgienne. Le chant polyphonique en langue géorgienne est une tradition séculaire dans ce pays où la langue et la culture ont souvent été opprimées par divers envahisseurs. On y distingue trois types de polyphonie : la polyphonie complexe, très courante en Svanétie ; le dialogue polyphonique sur un bourdon de basse, surtout répandu en Kakhétie dans l’est de la Géorgie ; et la polyphonie contrastée comprenant trois parties chantées partiellement improvisées, caractéristique de l’ouest du pays. Le Chakrulo, chanté lors des cérémonies et des fêtes et qui appartient à la première catégorie, se distingue par son recours à la métaphore, son yodle, le krimanchuli, et un « cri du coq » exécuté avec une voix de fausset. Certains de ces chants sont liés au culte de la vigne et beaucoup remontent au huitième siècle. Le chant est omniprésent dans toutes les activités de la vie quotidienne, des chants de travail (les
Naduri qui introduisent dans la musique les cris de l’effort physique) aux chants de Noël (Alilo), en passant par les chants de guérison. Des hymnes liturgiques byzantins ont eux aussi intégré la tradition polyphonique géorgienne, au point d’en devenir une expression majeure.

Après avoir subi les effets des politiques culturelles socialistes, la musique traditionnelle géorgienne est aujourd’hui menacée par l’exode rural et le succès croissant de la musique pop. Les nombreux enregistrements de chants polyphoniques effectués sur des disques vinyle au début du vingtième siècle, n’offrent pas de garanties suffisantes pour la préservation de ces données sonores dans le long terme.

18/09/2015

Exposition

Un rappel, sans malice!

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07/09/2015

Exposition d'art cinétique

Une nouvelle exposition :

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