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20/05/2018

Vertige

Ton coeur vacille

Tu te vides de toi-même

Et ton âme, est-elle ?

 

18-05-18 Vertige.jpg

 

31/05/2015

Recherche

Toute recherche suppose du temps. Non pas le temps de la recherche, mais celui de n’y plus penser. Alors seulement viendra la solution, à un moment inattendu.

 

Les phases d’une recherche :

* La documentation : qu’elle soit livresque ou concrète, elle est indispensable.

* La comparaison : pourquoi l’un des experts dit-il l’inverse de l’autre ? Là commence réellement la recherche.

* La réflexion : Qu’est-ce que moi-même je pense de ce que je recherche ? Si je ne sais qu’en penser, mieux vaut abandonner.

* La confrontation entre le résultat des recherches et ma propre pensée : pourquoi je pense ainsi et pourquoi tel ou tel pense autrement. Pourquoi untel pense comme moi n’a aucune importance, seul compte la confrontation entre les idées et la recherche de ces différences de pensées.

* Le blocage : dans de très nombreux cas, survient un blocage. Je n’arrive pas à comprendre où je vais, ce que je veux ou ce que je pense. C’est le trou noir. Ne pas désespérer, car c’est là que débute le mystère de la découverte.

* L’aération : il est temps de sortir de la recherche pour la laisser travailler sans mon intervention. Efforce-toi de n’y plus penser. Laisse de côté ton orgueil. Le produit de ta recherche ne t’appartient pas. Il t’est donné, alors attend ce don en toute sérénité.

* L’étincelle : en un instant, inattendu, viendra un début de solution. Dans un domaine totalement différent, se crée un rapprochement avec le sujet qui me préoccupe. Pourquoi ? Peu importe. Je perçois les liens inexplorés entre des points qui semblaient sans rapport entre eux.

* La reprise de la réflexion : je commence à construire d’autres liens nouveaux qui apparaissent à partir de l’étincelle. Ce ne sont que des briques, mais elles sont cohérentes.

* L’unification : progressivement les briques s’ajustent entre elles. C’est une montée lente. Un pas après l’autre, sans savoir où je vais. Mais je monte.

* La solution : elle vient d’elle-même. Vous ne savez quand elle viendra. Mais un jour, les briques deviennent temple et sa beauté éblouit. J’ai compris. Mais cela m’a été donné. Le ciel est sans nuage.

* La démonstration : encore faut-il être capable d’expliciter la découverte et la faire passer aux autres. Donc, trouver une démonstration logique et crédible qui fera adhérer les autres à la découverte. C’est un nouveau travail, assez différent du premier, mais indispensable. Cette démonstration se fait en deux étapes : la recherche de la logique, l’expression de cette logique. Cette dernière est le plus souvent écrite. Mais, selon le domaine de la recherche, elle peut être de toute forme : musicale, picturale, organisationnelle, procédurière, etc. L’expression se fera d’elle-même, sans effort, à la seule condition que la logique soit là et réelle.

 

Alors, maintenant, le repos est possible. Ne plus y penser ! Tu as fait ta part. Laisse ta découverte explorer le monde. Elle ne t’appartient plus. Ne cherche pas à la retenir. Elle t’est étrangère, même si c’est toi qui l’as produite.

Marche alors vers une autre recherche, l’esprit libre.

26/05/2015

L'inspiration

C’est un papillon jaune qui erre entre les sourcils sans jamais s’y poser. Ferme l’œil. Tu le vois s’agiter calmement, survoler tes impressions, faire surgir quelques émotions fugaces, encourager les sensations, caresser les perceptions de ses ailes dorées, métalliques, chatoyantes qui s’éloignent puis reviennent en force. Il explore les miettes de ton cerveau, nettoyant les espaces encombrés d’allégories désuètes. Il parcourt  à la vitesse de l’éclair la distance entre les galaxies, dessinant ses courbes aériennes entre les pensées fuyantes. Il ferme quelques synapses, bouche les trous noirs, restaure les éclairages : fond rouge chaud comme la braise, fond bleu profond comme l’océan, fond gris mat, le plus mobile, parsemé de tremblements légers et percutants.

Peu à peu, tu distingues la ligne verte et droite qui ouvre à l’inconnu. Elle n’a pas la brillance de l’émeraude. Elle ne laisse qu’un filet qui s’évapore comme la trace d’un avion à réaction dans un ciel sans nuage. Courir derrière ? Trop tard, elle a disparu. Le papillon revient, coloré, intègre, indifférent, et tourne autour de tes désirs sans les concrétiser. Tu pénètres dans la voie lactée, blanche, gonflée, brume opaque et attirante. Comment s’y lover ? Immersion… J’étouffe. L’air est pourtant frais, mais il submerge le raisonnement. Juste observer, sans penser ! Retour de la ligne verte. Elle part vers une autre direction… Si loin ! Dois-je la suivre ? Des portes commencent à s’ouvrir, laissant apparaître la lumière ineffable et fragile d’un début de compréhension. Elles se referment aussitôt, d’autres se débrident. Monte le froissement des ailes du papillon qui emplit la cavité anxiogène des chercheurs d’ils ne savent quoi. Non, pas d’explosion. Juste le sifflement du passage de la comète, imperceptiblement. Je n’ai pu l’attraper. Elle repassera, mais quand ?

L’horizon s’éclaircit. Il devient aisé de passer entre les bulles de rêve, bien qu’elles collent un peu et cherchent à te prendre dans leurs filets. Oui, tu poursuis ta route le long de la ligne verte, tu la vois qui monte devant toi et tu te hisses à la force de tes bras. Fatigue ! Mais… courage, tu atteins la plaine déserte où errent plusieurs papillons. Ils sont pâles, virevoltent sur eux-mêmes, entament une danse arythmique. Que se passe-t-il ? Les mots surgissent, un à un, et se placent sur la première ligne. Ca y est, la phrase a surgi. Elle a coulé comme l’eau, s’est immobilisée et proclame sa vertu. Saisis le fil de sa pensée, ne le laisse pas s’échapper ! Cela fond entre tes mains, mais peu importe, remonte plus haut. Oui, de nouveaux mots apparaissent. Ils n’ont pas de sens. Mais peu importe, enferme-les, tu verras plus tard ! Le paysage s’éclaircit. Il se teinte d’espérance. Tu erres dans son immensité sans savoir où t’arrêter. Toujours plus loin, sans soutien, sans connaissance, vers l’inconnu ailé de ton imagination qui dérape et marche sur la tête. Le sol se floute, divague, s’écartèle, montre ses vides où ta démarche peut tomber. Attention, ne te laisse pas aller, c’est là qu’il te faut toute ta cohérence. Tu sautes sur le marchepied de l’inspiration et pars, la tête vide, laissant ton corps sur les bulles de la félicité.