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12/11/2014

Jean-Jacques Ory, peintre débordant de naturel

Jean-Jacques Ory peint des arbres ou des feuilles. Une peinture réaliste par la précision du trait et de la représentation, et onirique par le rêve coloré qu’elle contient. 

Un simple tronc d’arbre est un mystère de formes entrelacées, courant de part et d’autre du tronc lui-même hirsute et puissant. Il contraint le spectateur à s’interroger sur la nature du végétal et sa force symbolique. Là, l’arbre est comme un champignon gigantesque, sorti tout droit de la terre nourricière, de manière miraculeuse, et dont le vieillissement, fait de rejets et de racines, constitue une robe fraîche et féminine sur sa musculature et sa rugosité masculine. 

Totalement différentes sont les enchevêtrements de feuillages et de fleurs qui semblent sortis d’une jungle exubérante et irréelle. On s’y sent oppressé, jusqu’au moment où le parfum et la coloration vous enlacent et vous prennent au piège de la volupté. On se laisse griser, on sent des picotements sur la peau, on ferme les yeux et le rêve reste là qui vous emprisonne. On devient végétal, on vit au rythme de la sève qui jaillit avec force de ces êtres qui n’existe que pour plaire à notre imagination humaine. 

Parfois ce réseau végétal devient foisonnement à l’instar du cerveau humain. Des millions et des milliards de cellules qui s’offrent, connectées, pour mettre en évidence l’intelligence de la nature, sa diversité et sa tendresse pour l’homme.

Merci Jean-Jacques Ory pour cette compréhension du monde végétal, simple, mais si réconfortante. Et merci à la galerie de l’Exil qui a rassemblé ces bribes de savoir et de communion avec la création.

Allez, encore un petit morceau de rêve qui nous allège des soucis du jour et nous fait entrer dans le vent de l’optimisme.

Né en 1944, Jean-Jacques ORY découvre à l’âge de 15 ans une grande passion pour le dessin et la peinture.
Mais c’est vers l’architecture qu’il va se tourner, il obtient ainsi son diplôme d’Architecte à l’Ecole des Beaux-Arts en 1970. Il pratique cette profession au cœur de son agence d’architecture parisienne qui s’illustre depuis 35 ans dans la réalisation de projets d’envergure aussi bien en reconversion de bâtiments que dans le neuf, pour des programmes de bureaux, logements, hôtels et commerces. Jean-Jacques ORY est l’un de ceux qui a participé le plus activement à la grande mutation des immeubles parisiens. Son savoir-faire s’est notamment distingué par la restructuration du siège du Crédit Lyonnais, de Louis-Vuitton, des Galeries Lafayette ou encore de l’immeuble Kenzo comprenant le restaurant Kong.
Peintre confirmé et soucieux d’intégrer la nature dans ses réalisations architecturales, il imagine à sa manière la multiplicité et la magnificence de celle-ci.

(Plaquette de présentation de la galerie de l'Exil)

10/11/2014

Concentration

 

Envoutant, séducteur, mais dangereux !

Un bouquet de baisers vous dévore et plus rien n’existe.

Alors laissez-vous séduire…

06/11/2014

Shigeo FUKUDA

Shigeo Fukuda, né en 1932 à Tokyo et décédé en 2009, est un sculpteur et incontournable graphiste et affichiste japonais.

Il se caractérise par le travail des illusions d’optique, son trait synthétique et ses affiches d’une rare pertinence.

"Fukuda aime et collectionne les images et les objets de notre temps. Il les exprime de la façon la plus efficace, non pour en faire percevoir une épaisseur complexe et des réalités subtiles mais, au contraire, pour que leur perception, condensée souvent en un trait noir et égal qui silhouette et contourne, soit immédiate."  (François Barré)

Biographie :

Né en 1932 à Tokyo et diplômé de l'école Nationale des Beaux-arts et de la musique de Tokyo, section design en1956. Membre de l'AGI (Alliance Graphique Internationale) et du RDI (Royal Designer for industry). Il vit travaille à Tokyo.

C’est l’un des premiers graphistes japonais dont l’œuvre concilie les traditions de la culture nipponne à l’esprit et l’éclectisme prisés en Occident.

Ses dessins, ses affiches, ses sculptures et ses objets (extra)ordinaires utilisent l’illusion optique et provoquent sur notre œil incrédule un véritable choc culturel.

Son travail de nombreuses fois récompensé,  a été exposé à travers le monde.

(http://www.michellagarde.fr/livre/475/monographie-shigeo-fukuda.html)




25/10/2014

Eclatement

Un agencement coloré, sans grand discernement, à la louche. Et pourtant, il est chatoyant, plaisant au regard d’un enfant, comme l’explosion d’un caléidoscope.

21/10/2014

John Pugh, un artiste qui trompe son monde

John Pugh est un artiste qui n'a pas froid aux yeux. Il peint des scènes immenses sur des murs encore plus grands et fait apparaître, là où seule la platitude existe, des mondes imaginaires qui sont une deuxième réalité.

Un paysage montagneux, des trains qui circulent, encastré dans le béton, ce voyage se fait dans la tête.

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Une piscine sur le mur, comme une plongée dans un monde mystérieux et banal.

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Quelle drôle de maison? Existe-t-elle?

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La magie du trompe-l'œil reste exemplaire. On pourrait prendre ces escaliers et partir dans un autre monde, celui de l'imaginaire devenu réalité. Les désirs transformés en irréel dur comme du béton et plat comme la main.

16/10/2014

Enfantement

Chaque cellule s’organise pour accepter ces rondeurs. Au centre, la vie se prépare, mathématiquement. Est-ce possible ? 

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02/09/2014

Ballet

Oui, c’est bien un ballet, avec une figure particulière, un éclatement venu du fond des âges, qui surgit du cosmos et poursuit sa course échevelée dans le vide spatial. Et chacun d’entre eux est un lego qui entre dans la composition du monde, avec un pouvoir de créer par enchevêtrement. C’est ainsi que se sont constituer les étoiles, soleils et galaxies, et c’est ainsi que se constitue la noosphère. L’intelligence collective de Pierre Levy en marche vers l’avenir, jusqu’à la conquête du monde. Mais lequel ? 

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16/07/2014

Fraicheur printanière

Imaginez-vous, vous qui toujours n’avez connu qu’une banlieue sale et grise, vous retrouver à la campagne dans un pré, environné de fleurs. Certes ce jardin est petit. Vous voyez toujours les carcasses de voitures et les cafés aux devantures marrons, mais vous êtes assis(e) sur votre mètre carré de pré au soleil parmi les senteurs de fleurs des champs, au bord d’une rivière qui coule lentement et vous berce de son gazouillis. Quel enchantement !

Alors je vous l’offre ce mètre carré. Qu’il vous fasse rêver et qu’au dernier jour de votre vie vous vous souveniez de cet instant, si court, où vous avez rêvé d’un autre monde que vous allez bientôt connaître.


 

 

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C'est vrai, n'oublions pas ! Le 21 juillet...

 

01/07/2014

Hommage au ballon rond

Pour satisfaire à la mode ou à l'actualité, un hommage au ballon rond vision art contemporain. Le plus ou le moins, blanc ou noir, gagnant ou perdant, que va-t-il devenir ? Comme un phare dans la nuit, il tranche par son calme et sa sérénité. Qui lui donnera le premier coup de pied ?

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11/06/2014

Joyau

C'est un objet de grande valeur. Vous le contemplez et vous vous voyez dedans, enfoui sous la pyramide, environné d'or, reposant sur les rubis. Quel rêve loufoque, mais qui certains jours résonnent dans votre tête jusqu'à vous obséder. Mais certains s'en détachent pour voguer aux sources de l'imagination, là où même la brillance ne joue plus son rôle !

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07/06/2014

Calligraphie et soufisme

En prolongement de la réflexion sur le Sheikh al-‘Arabî ad-Darqâwî, ouvrons les yeux et les oreilles à l’art soufi qui n’est pas seulement celui de derviches tourneurs.

 https://www.youtube.com/watch?v=V2Z2w081Ga8&list=RDV2Z2w081Ga8#t=504

La calligraphie fait de l’écriture arabe un art. Elle englobe le plus souvent un mot ou une phrase du Coran, à la différence de la calligraphie européenne du Moyen-Age qui s’exerce sur la première lettre et est enluminée. « L’écriture arabe a beaucoup évolué au cours de son histoire, prenant des formes variées suivant les supports et les usages. À partir de l’écriture arabe, les calligraphes ont été amenés à créer, selon les époques et les lieux, un certain nombre de styles. L’art de la calligraphie arabe a évolué vers deux formes maîtresses : le Koufique (rigide et anguleux) et le Naskhi (cursif, souple et arrondi). Ces deux styles de base ont engendré une multitude d’autres calligraphies. » (From : http://www.firdaous.com/0013-la-calligraphie-arabe-et-isl...)

Comme les musulmans refusent toute représentation de Dieu, leur art est abstrait. La beauté tient à sa géométrie et celle-ci s’inspire des formes naturelles stylisées (fleurs, feuilles, tiges, etc.) sans toutefois chercher à copier la création.

La calligraphie arabe se caractérise soit par l’élégance de ses courbes qui se complètent, s’entrecroisent, se déploient en parallèles ou par ses droites également parallèles, dressées vers le ciel ou nageant à l’horizontal. Le tout est complété par des points, le plus souvent carrés. La forme générale du dessin est toujours finie. Elle peut être ronde, ovale, parfois représenter un objet, un animal. C’est un tout en soi, qui s’ouvre sur une autre compréhension, difficile à définir, une ouverture.

La musique est fondée sur des modes ou maqâm, structure modale, sans hauteur absolue universelle. Chaque mode détermine un style mélodique, une atmosphère, induits par les intervalles, la marche mélodico-rythmique, les ornements, les formules et les cadences. Le maqâm permet l’improvisation, le chant épique ou spirituel lié étroitement au texte.

La psalmodie, quant à elle, établit le lien entre l’oral et l’écrit, entre le chant et la calligraphie.

05/06/2014

Rudolf Hoflehner

Sculpteur, mais aussi peintre, graveur et lithographe, Hoflehner est né à Linz en 1916. Il fait sa première exposition de sculpture en 1951. En 1955 il entreprend un voyage en Grèce qui le marque profondément. Il sculpte alors des invocations de la mythologie grecque, tel Sisyphe, monumental (2,20m de haut). Ce sont des blocs de métal soudés, bruts, parcourus de sillons ou au contraire lisses, emboités les uns dans les autres, marqués d’une violence abrupte. Mythique, cette sculpture, grandiose, évoque les dieux grecs.

Hoflehner est un peu l’image d’un dieu herculéen, qui reproduit des sculptures pesantes, mais toujours debout, en verticale.  

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L’homme était costaud, mais fin. Il suffit de voir ses dessins de sculpture pour comprendre cette force de caractère mêlée à une extrême sensibilité. 

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 Ces dernières sculptures, vers 1964, sont plus fines, presqu’aériennes, empreintes d’apesanteur. Mort en 1995, cet artiste mérite qu’on lui consacre un juste hommage.

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02/06/2014

Homme

Il est. Est-il jeune ou dans la force de l’âge, irascible ou avenant ? Il est romantique et fait penser aux chanteurs des opéras de Wagner.

Une gravure composée après un opéra : ombre et clarté, visible et invisible, vérité et apparence. A ne contempler que sur Tannhäuser, même si l’enregistrement est un peu vieux :

 https://www.youtube.com/watch?v=SG05stAjO1Q

 

 © Loup Francart

12/05/2014

Frissons

Cela vous démange et tous les poils se hérissent au simple regard. Comment s'en débarrasser ? Avez-vous vu comment font les chevaux ? Ils émettent un tremblement si subtil et rapide que toute mouche posée ne peut que repartir. Alors ne posez vos yeux que subrepticement, en intervalles espacées, à votre guise. L'ivresse vous prendra. Dans quoi vous noyez-vous ?

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23/04/2014

Loup Francart, à la galerie Marc Hachem

J’expose plusieurs toiles à la galerie Mark Hachem 28 place des Vosges 75003 Paris, de 10h30 à 19h00 à compter du vendredi 18 avril pour deux semaines.

Un aperçu :

       
« Enfermement »
Acrylique sur toile, 1,50 x 1,50 m
Mai 2013

 

Alors, venez faire un tour!

12/04/2014

Bertrand Flachot, photographe et dessinateur

Bertrand Flachot ne se contente pas de prendre de bonnes photos, il les "enrêve" de barbe à papa et les transforme en paysage magnifique et évocateur qui prolonge la réalité au-delà de l’espace stricte de la photo elle-même.

 

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Oui, ce sont bien des photos, soignées et enjolivées de traits brouillons et sans forme qui leur donnent un air d’irréel plein de charme.

  

 

Il élabore ainsi des séries : arborescences, sédiments, diffractions, involutions, qu’il compose avec patience, acharnement, jusque dans la galerie en débordant sur les murs. Il a dû, enfant, être le champion du gribouillage, et cela lui a réussi, car c’est un artiste et non un communicateur qui cherche à en mettre plein la vue.

 

 

  

Voici ces cahiers de dessin : des cartes du temps et de l’espace, trace de l’homme dans l’éternité. Oui, c’est beau de simplicité et d’innocence.

 

 

 

  

La montagne vient à lui, s’insère dans la maison, se fond entre les murs, imprégnant l’atmosphère de paysages obsédants et de neurones qui pénètrent la conscience. Est-ce une photo, un dessin, un rêve, une réalité flou. On ne sait et peu importe. Ce qui compte, c’est l’impression que le sujet procure à celui qui le regarde.

Même l’humain est sujet d’étonnement frisotté d’un romantisme délicat :

Allez voir cet artiste étonnant à la Galerie Felli, 127 rue Vieille du Temple 75003 Paris. Vous ne perdrez pas votre temps et en découvrirez un autre !

27/03/2014

Enchevêtrement

Plus vous le regardez, moins vous comprenez l'enchevêtrement des volumes. Un véritable labyrinthe dans lequel même les rats se perdraient. C'est un cauchemar à l'image du monde et de la vie. Il y a toujours, et encore, des surprises. Où aller ?

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06/02/2014

Julian Taylor, à la galerie 26

C’est à une nouvelle exposition de Julian Taylor que nous convie la galerie 26 (26 place des Vosges 75003 Paris). C’est un habitué de cette galerie. Il a exposé des marines et des paysages de Norvège. Du 8 janvier au 8 mars, il expose des maisons du Maroc et du Périgord.

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Il est avant tout dessinateur. Son trait prédomine sur la couleur et celle-ci est là pour renforcer la finesse des détails et fondre dans un ensemble harmonieux quelques bâtiments en pleine nature.

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 On pourrait croire parfois à des aquarelles, par la fusion des couleurs et leur suavité. Julian Taylor est sensible, il prête attention à l’équilibre des impressions grâce à une lumière jamais poursuivit pour elle-même, mais qui s’impose lentement à l’œil et finit par donner au tableau sa magie.

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 Sa peinture n’est pas créatrice au sens de l’invention de nouveaux systèmes de construction du tableau ou de nouvelles techniques comme dans la peinture contemporaine. Elle est délicate, émotionnelle, intuitive. Au premier abord très classique, elle vous pénètre lentement, jusqu’à vous laisser le goût de la neige et de la terre sur la langue, et la couleur du ciel dans les yeux.

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02/02/2014

Tournement

 Un mille feuilles, mais chaque feuille est placée côte à côte et a glissé légèrement à gauche sous la pression. Ce n’est pas l’anarchie, mais un léger tremblement de terre, uniforme et ordonné, qui procure des sensations particulières, car le centre n’arrive pas à se tenir droit, même à 90°.

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© Loup Francart

14/01/2014

L'armure du moi

La vision objective de la vie repose sur l’ego par lequel l’homme dit « Je suis moi ». Ainsi le nerf de la conscience objective et la racine du principe de réalité qu’elle engendre est le principe d’identité. L’homme se perçoit  comme identique à lui-même, comme un point fixe au milieu du flot des événements. Il voit le monde par rapport à cette position. Le regard du moi définit. Il demande « Qu’est-ce que c’est ? » et répond en constatant « ceci est ceci ». Ainsi, à travers les questions et les réponses de ce moi, la vie se fige en faits établis et délimités.

 (Karlfried Graf Dürkheim, Le zen et nous, Le courrier du livre, 1976, p.26)

 L’armure du moi est établie. Quelle que soit la direction du regard, il ne voit que par lui. Il est au centre du tout… et n’est qu’une armure vide.

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© Loup Francart

03/01/2014

Chaud et froid

Fini les hélices qui s’échappent. Place à l’improvisation.

C’est un chaud et froid. Il ne se mange pas, il se contemple. Quel assemblage difficile. Mais il réchauffe le cœur à défaut du corps, malgré les quelques glaçons qui restent suspendus à ses basques.

 

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© Loup Francart

20/12/2013

Hélicéchappée 6

Une nouvelle échappée ! Avec disruption en diagonale…

Elle a sa symétrie, mais elle ne s’exerce que sur une seule face et crée la dissymétrie sur l’autre.

Alors les flots coulent comme un fleuve sur une planche à clous. Une harmonie douteuse, mais réelle.

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© Loup Francart

10/12/2013

Hélicéchappée 5

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© Loup Francart

La voici dans tout son épanouissement, ouverte, forteresse enjôleuse, filet de reître, labyrinthe sacré, emplie de poils piquants et pourvue d'une toile où l'insecte marche vers la mort. Et ses métamorphoses continuent... Que de plis encore possibles, que d'expériences peuvent être faites... Longue marche vers l'unité introuvable. 

06/12/2013

Félix Vallotton, trois aspects parmi d’autres

Vallotton, un peintre oublié, un très grand peintre, réanimé par cette exposition. Allons droit au but. Voici le plus beau tableau de l’exposition : Derniers rayons, peint en 1911. Ce n’est bien sûr que mon opinion, mais je la maintiens. Une luminosité exceptionnelle du ciel, un dessin qui transforme les branches en bras de femmes élevés vers la pureté, une robe de feuillages qui recouvre chastement ces membres nus, des troncs poilus comme une jambe masculine, ce rouge splendide du départ des branches comme un feu de joie qui semble danser sous la frondaison. Le symbole de la beauté pudique, de l’enchantement de l’univers, du mystère impalpable de la création. On sent vibrer l’âme même du peintre, sa réalisation par cette fusion entre lui-même et son motif. Si je devais garder un seul tableau de lui, c’est celui-ci qui me permettrait de conserver l’unique que le peintre représente.

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 Mais revenons à l’expo du Grand Palais. Une très charmante présentation réaliste et romantique de celle-ci. Elle est originale et dépeint bien l’ambiguïté de sa peinture :

 http://www.grandpalais.fr/fr/article/felix-vallotton-la-bande-annonce

 Ses objectifs ne sont pas la séduction par la beauté. Ils sont variés. Il peut être charmeur, classique, attiré par les femmes, enchanteur de la nature, voyeur, voire pervers. Il a toutes les qualités qui enchantent par leurs aspirations et tous les défauts qui déplaisent parce que trop proches de nous-mêmes. Cest en cela qu’il est un grand peintre.

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 Trois présentations de cette personnalité multiple permettent de saisir cette ouverture exceptionnelle au monde qu’il apporte au spectateur :

 Le regard érotique de Vallotton :

 http://www.dailymotion.com/video/x15efgw_l-erotisme-de-vallotton_creation?from_related=related.page.ext.behavior-only.e17c67f84684dbd6ebe43c0defd661b0138604423

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 L’inconscient de Vallotton :

 http://www.dailymotion.com/video/x15qn8i_l-inconscient-de-vallotton_creation?from_related=related.page.ext.behavior-only.e17c67f84684dbd6ebe43c0defd661b0138604423

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 Le dessin, la peinture elle-même ne sont pas beaux. Le visage de l’homme laisse à désirer. Mais tout dans ce tableau traduit l’ambiguïté du mensonge. Tout est rouge, dont bien sûr la femme qui murmure quelque chose à l’oreille de l’homme. Celui-ci semble ressentir ce mensonge, il sait qu’elle ment. Mais il l’accepte au nom de ces instants de fièvre et d’intimité. Il en est aigri. Mais malgré son blindage noir devant ce mensonge rouge il se ment à lui-même et entre en osmose avec sa compagne. Qui ment au final : le rouge féminin ou le noir masculin ?

 Les paysages de Vallotton :

 http://www.dailymotion.com/video/x16ruf1_vallotton-et-le-paysage_creation?from_related=related.page.ext.behavior-only.e17c67f84684dbd6ebe43c0defd661b0138604423

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Oui, il s’agit bien pour lui de poser un regard nouveau, comme celui de la mouette sur le paysage des Andelys. Le vol d’une mouette et l’envol de l’âme derrière le réalisme de la peinture.

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10/10/2013

American ego, dessins d’Ethan Murrow

Il est américain et il expose pour la deuxième fois à la Galerie Particulière, 16 rue du Perche 75003 Paris.

C’est un excellent dessinateur. On pense parfois aux gravures passées, celles qui illustraient les aventures extraordinaires de Jules Verne. Il en possède l’imagination, le talent, la poésie de l’insolite, le charme vieillot (mais pas tant que cela).

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Mais il pratique en même temps la science-fiction, ou presque, voire l’insolite à la manière de Magritte.  

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On peut également penser à Monsieur Hulot, éternel égaré dans un monde rationnel.

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Et, pourquoi pas, Michel Strogoff :

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Alors, si vous voulez rêver, passer un moment d’irréalité si proche du réel, participer à la folie de la création artistique, allez voir cet artiste qui, cette fois-ci, se consacre à la culture américaine, à ses stéréotypes.

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Il tente de mettre en évidence les paradoxes d’un « American Ego ». Il est constitué d’orgueil patriotique, de courage, de foisonnement mais aussi de chauvinisme, d’un romantisme provincial, d’une idéalisation des rapports à établir entre les pays. Oui, l’exposition tente de détecter, derrière des scènes de vie insolites, l’extraordinaire imagination des Américains.

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27/09/2013

Sam Szafran, le peintre inclassable

Fleurs2.jpgSam Szafran est un homme de séries. Il s’adonne à un thème, en explore les possibilités, l’utilise sur tous les supports voulus, puis change de thème, lassé par cet approfondissement ou repu de rêves sur le même leitmotiv. C’est ainsi qu’il peint de multiples philodendrons agrémentés d’un personnage, des ateliers encombrés d’objets, des serres aux lianes exubérantes et étouffantes.

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Mais ses meilleures séries sont sans doute les escaliers. Des colimaçons descendant ou montant en éternels virages déformés donnant le vertige et la nausée, mais avec un charme et une lumière qui fait penser à une forme vivante et exigeante pour le spectateur.

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L’escalier devient un monde en soi, un rêve ou une hallucination, une obsession entortillant la cervelle. L’œil est au centre du tableau, sorte de point focal, globuleux et exorbité, autour duquel tournent les escaliers. On regarde au travers d’un globe de verre déformant qui donne à la montée d’escalier une impression de descente en enfer.

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 C’est un univers kafkaïen qui s’offre aux yeux qui se cherchent dans le déséquilibre qu’introduit le dessin, à dessein bien sûr. Un cauchemar vivant, imaginaire, mais devenu réel par la puissance du trait et de la couleur. On pense parfois à Shiva, la déesse aux multiples bras et ces marches sont comme les membres innombrables d’un démiurge invisible qui s’empare de votre esprit.

 

 

  Un dernier coup d’œil sur ce monde à x dimensions, autant psychologique que physique, qui donne le vertige au plus farouche montagnard.

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Sam Szafran est né le 19 novembre 1934 à Paris. Ses parents, émigrés juifs polonais, sont installés au 158, rue Saint-Martin, dans les Halles. Son père est tué au début de la guerre, le jeune garçon est confié à un oncle, puis placé à la campagne chez des paysans qui le maltraitent. Il trouve refuge chez des Républicains espagnols, dans le Lot. A la fin de la guerre, la Croix-Rouge l’envoie en Suisse. Il est accueilli par une famille près de Winterthur. En 1947, il embarque avec sa mère et sa soeur sur un navire à destination de l’Australie. Il a treize ans et demi et supporte mal le déracinement. Son exil se passe dans de mauvaises conditions.

Il rentre en France en 1951, s’inscrit aux cours du soir de dessin de la ville de Paris, gagne misérablement et s’installe dans le quartier de Montparnasse. En 1953, il s’inscrit à l’atelier de la Grande Chaumière et rencontre d’autres artistes (Ipoustéguy, Pélayo, Clavé). Une rencontre importante est celle avec Django Rheinardt, en 1955, qui lui donne la passion du jazz.

A la fin des années 50, il se lie avec des sculpteurs, Jacques Delahaye, Alberto et Diego Giacometti en 1961, Raymond Mason, Joseph Erhardy. D’autres influences se font sentir après ses rencontres avec Nicolas de Staël et Jean-Paul Riopelle, des peintres qui lui ouvrent les portes de l’abstraction. En 1958, retour à la figuration. Sam Szafran reçoit une première boîte de pastels. Il abandonne la peinture à l’huile. Il expose pour la première fois dans la galerie de Max Kaganovitch, grâce à Riopelle, en 1963. César et Ipoustéguy le signalent ensuite au galeriste Claude Bernard qui l’expose dès l’année suivante. La série des «Choux» date de cette époque. Il épouse Lilette Keller, originaire de Moutier en Suisse. En 1964 naît leur fils, Sébastien.

Jacques Kerchache lui offre en 1965 sa première exposition personnelle. Bernard Anthonioz, directeur du Fonds National d’art contemporain, lui achète une vingtaine de dessins, ce qui le tire momentanément de la misère. Entre 1967 et 1983, il collabore avec la revue «La Délirante» de son ami le poète libanais Fouad El-Etr. En 1970, la Galerie Claude Bernard présente une exposition personnelle avec la série des «Ateliers». En 1972, il fait partie de l’exposition collective «Douze ans d’art contemporain» au Galeries nationales du Grand Palais. A la même époque, il se rapproche d’Arrabal, Roland Topor et Jodorowsky, se lie d’amitié avec Henri Cartier Bresson auquel il donne des cours de dessin. Il développe une nouvelle série, les «Imprimeries». Il s’installe à Malakoff en 1974, dans une ancienne fonderie, et amorce la série des «Escaliers».

De 1986 date l’apparition des grandes aquarelles des Ateliers, des Serres et des Escaliers: «Mon obsession des plantes a trouvé là le meilleur terrain pour s’exprimer». Dans les années 90, il découvre un nouveau support pour ses aquarelles, la soie, et explore des compositions en mosaïque à partir de polaroïds. Dans la série des «Escaliers», les images se déploient en lames d’éventail.

From: http://www.gianadda.ch/wq_pages/fr/expositions/ancienne-szafran50ans.php 

20/09/2013

Femme Z

La Femme, pas une femme, celle que vous rencontrez dans la rue, au bistrot ou dans un roman noir, mais le symbole de la femme belle d’une beauté sauvage, tentatrice jusqu’à la séduction, initiatrice d’une liberté de comportement.

Elle est noire, mais se cache derrière ses apparences d’innocentes blancheurs. Elle endort de ses formes courbes et celles-ci sont palpables. La femme Z inverse de la femme A, également rêvée, à d’autres moments et sans doute par d’autres hommes.

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17/09/2013

Les portraits de Peggy Viallat-Langlois, galerie Sibony

Qu’en penser ? Elle se prétend peintre sanguinaire. Elle se montre au travers d’autoportraits grandioses en taille et en effets.

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 Et elle montre des visages glaciaux ou attendrissants. On ne sait qu’en penser !

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Elle se passionne pour la chair brute, rouge, sanguinolente. Son couteau le traduit en larges touches de rouge, vermillon, cinabre, carmin, garance, amarante et sang de bœuf. Mais s’y mêlent également le bleu ou le violet de la chair morte, le rosé, doré, pêche de la sensualité féminine. Le regard franc, brut, qui ne cache rien, et vous ausculte en face. Chaque portrait vous dévisage de haut. Vous vous sentez diminué sans cependant être négligé, happé par cette bouche entrouverte, marquée par les gerçures de la vie.

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Son but : donner à voir. Et c’est un choc physique qui provoque une explosion. Dans cette exposition, toujours le même visage, le sien. Toujours différent, empreint d’innocence et de charnel vertige. Que cherche-t-elle dans ces portraits répétitifs ? Empêcher la fuite du temps ? Fixer ses états d’âme ? Se dire dans ses différents états du moi ?

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Est-ce beau ? Oui, sans doute, mais au moment de dire oui se mêle une gêne instinctive, comme un avertissement de l’âme devant ce dévoilement sans pudeur et cette soif d’épiderme marbrée.

 

 

07/09/2013

Femme A

La Femme, pas une femme, celle que vous rencontrez dans la rue, au théâtre ou dans un roman, mais le symbole de la femme, celle qui est rêvée, mais jamais rencontrée, celle qui vous retourne le sang dans les veines et vous incite à un autre vous-même. Elle est immaculée, transparente (trop !), sans angle, on ne peut la prendre, car rien ne permet de l’accrocher. Elle n’est que glissade sans angle, comme une surface glacée sur laquelle on se laisse aller, mais où l’on ne tient pas debout.

 

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02/09/2013

Féminin 2

Variation par inversion des couleurs (voir le 29 août).

La féminité est bien là, mais elle est à l'opposé de celle du 29 août. C'est une féminité faite de desseins cachés, d'ambition démesurée, de désirs interdits, de séduction voilée. Un moi à l'inverse de celui du précédent, mais tout aussi féminin. L'apparence est courbe, mais le fond est noir.

Ce n'est pas sans attrait. Sans doute même est-ce plus attirant. Sans y penser, on se laisse séduire !

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Tableau acrylique 1mx1m