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29/08/2013

Féminin 1

Série de toiles sur le même thème que celles du 11 février 2012, du 5 janvier 2011.

Il s’agit maintenant d’aller au bout de l’inventivité avec les mêmes ronds ou carrés disposés de la même manière, uniquement en noir et blanc. Les combinaisons sont multiples.

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Le féminin dans toute sa fécondité et sa douceur. Le cercle caractérise le féminin qui est, en premier lieu, corps, marqué par une physiologie et une morphologie différente de celle de l’homme. Mais le féminin se détermine également par sa bienveillance, son amabilité, sa délicatesse, sa finesse, qualités de l’esprit.

Certes, il y a bien un carré. Mais peut-il y avoir du féminin sans une part de masculin et inversement ? Non. Remplacez le carré par un rond et le tableau perd toute signification. Il en est de même pour l’essence du féminin et du masculin. Chacun d’eux contient en germe une part de l’autre, plus ou moins importante, plus ou moins à développer, sans jamais atteindre l’égalité et encore moins la dépasser.

Alors, à la prochaine fois sur ce thème.

 

Tableau acrylique 1mx1m.

06/08/2013

Lumière

Il a piégé la lumière un jour de grand vent. Elle est apparue au bout de son pinceau, innocemment, sans mot dire, nitescence des couleurs : bleu et vert, d’où transparaissent le jaune et le rouge. Quelle cacophonie ! Cet assemblage hétéroclite devient vitrail.

Ce matin, il s’est levé, a contemplé la naissance du jour, a imprimé cet embrasement : l’immanence divine…

 

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30/07/2013

Complexité

Jardin à la Française vu d'avion, pilules digestives ou encore carrelages ? Qu'est-ce à dire :

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25/07/2013

Le kouan

Le kouan, c’est la contemplation d’un être sur le monde, en prenant de la hauteur, comme s’il regardait du haut d’une tour. C’est une vision nouvelle qui donne le pouvoir de passer du matériel au spirituel.

Ce dessin fait à l’encre de Chine met en évidence le contraste entre la verticalité du pont représentant le matériel et l’horizontalité de l’eau et de la terre. La lune crée le lien entre les deux.

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16/07/2013

Poussière ou pensées

Les deux sans doute : des poussières de pensée flottant sur la matière brute. Ce n’est pas encore la canopée pensante ou la noosphère. C’est en toute liberté que l’homme exerce sa pensée. Et celle-ci s’essaime, s’accumule, se regroupe pour se consolider. Elle entoure la matière, lui donne sens et avenir. Quelle aventure !

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Dessin à l’encre de Chine.

 

 

02/07/2013

Roue céleste

Elle semble parfaite, ou presque. Son décalage est imperceptible au premier coup d’œil. Mais si l’on regarde à la périphérie, on voit son irrégularité. C’est celle-ci qui donne l’impression d’un mouvement, saccadé certes, irrégulier, comme les premiers pas d’un caneton. Il n’y a pas de symétrie sur les axes à partir du centre. Seul le cercle le plus foncé des huit carrés est symétrique par rapport au centre. Leur suite est décalée vers la gauche, lui donnant un mouvement imaginaire. De même la croix centrale peut être soit tournée vers la gauche, soit vers la droite, selon que l’on prenne le fond plus ou moins foncé.

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26/06/2013

Urbanisation

Entrelacée avec les autres, chaque partie s'oriente cependant de manière propre à partir du centre. Celui-ci est le noeud des relations à la fois de dépendance et d'opposition. Symbole de la vie urbaine moderne où chaque quartier semblable aux autres se distingue par une entité psychologique propre et une réalité physique homogène.

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23/06/2013

Danse au sommet du monde

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L'oeil toujours regarde le mouvement, même noyé dans la jungle urbaine. Quoi de plus commun qu'un tel immeuble ! En haut se joue la vie, la séduction et la continuité. Et l'oeil s'en repait : la tonicité de la danse submerge la verticalité du béton.

Encre de Chine et lavis, un beau moyen d'expression. 

19/06/2013

Foule

On est toujours un inconnu environné d’inconnus dans la foule. On croit encore exercer son esprit critique, voire son indépendance d’esprit. Mais en réalité on est déjà pris dans son mouvement, dans ses craintes et ses délires.

Retirez-vous ou cessez d’être ce que vous êtes, telle est la maxime !

 

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Dessin réalisé aux feutres

11/06/2013

Accident

La nuit. Un instant d’inattention. Un choc bruyant et traumatisant. Puis le silence et l’absence de mouvement…

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Dessin à l’encre de Chine fait une nuit de cafard.

 

30/05/2013

Exposition Pierre Scholla du 16 mai au 28 juin 2013 à la Galerie Sinitude, Paris

Né en 1928, il étudie le dessin, la peinture, la lithographie et même le dessin industriel. Il est d’abord, au musée du Louvre, copiste de grands peintres : Fragonard, Boucher, Delacroix, Soutine, Van Gogh.

Il excelle dans des genres très variés : décoration, sérigraphie, affiche, fresque, maquette, etc. Il voyage : Etats-Unis, Cambodge, Grande-Bretagne, Italie. Cet éclectisme le fait peintre des extrêmes : portraits, abstraits proches de la calligraphie, natures mortes, portraits naïfs d’enfants.

Mais ce sont ses paysages qui possèdent un charme extraordinaire. Ils sont composés de dessins assez précis, à la manière des architectes, noyés dans des paysages simplifiés à l’extrême. De plus, nombreux sont vus d’une fenêtre dessinée de façon simpliste.

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Ainsi le sujet du tableau, généralement un lieu tel qu’un village, une maison, un monument, se trouve isolé de son contexte par le fait que celui-ci est stylisé jusqu’à devenir abstrait, neutre, non émotionnel, telle Notre-Dame de Paris, engloutie entre terre et ciel.

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 D’autres fois, cet environnement représente d’assez près la réalité, mais reste suffisamment stylisé pour donner un effet à la fois naïf et indépendant. Le sujet reste planté là, déconnecté du paysage, comme collé sur celui-ci.

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La fenêtre fait partie du décor, à tel point qu’elle prend la couleur du paysage : ici verte comme les bois et les prés, là bleue pour augmenter le contexte abrupte et montagnard du sujet. 

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Il lui arrive même d’en oublier le sujet. L’encadrement de la fenêtre devient le sujet, mais sans le dire nettement. C’est sans doute un peu pauvre, mais cela peut charmer certains.

 

 

Allez, laissons notre regard s’évader vers l’horizon de sable et d’eau derrière cette tour du mont Saint Michel et rêvons … Oui, nous sommes bien sur les hauteurs mystiques de ce lieu entre ciel et mer.

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13/05/2013

Marcos Carrasquer, peintre et dessinateur

Marcos Carrasquer est un peintre onirique et prolixe qui expose actuellement à la galerie Samantha Sellem, 5 rue Jacques Callot, dans le 6ème.
Il met en scène ses personnages avec verve, violence et, parfois, attendrissement. Cette profusion est en réalité ordonnée et raconte une histoire. Il peint une nouvelle imaginaire qui se déroule sous nos yeux. Il n’a pas besoin de mots, de sons. Tout est dans la vue, le sordide, la profusion et la caricature avec ses personnages replets et grossiers.
Son style n’est pas sans rappeler les peintres flamands médiévaux et de la renaissance tels Jérôme Bosch (Le jardin des délices, par exemple) ou Bruegel avec La chute d’Icare.  Comme eux, il invente une histoire-résumé et laisse aller son imagination au fil de la plume ou du pinceau. Lorsque la toile est couverte de ses délires, il ne peut s’empêcher de rajouter quelques détails quasi invisibles, mais qui apparaissent avec force si l’on prend la peine de regarder avec attention.
Il aime se représenter sur ses tableaux. 

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Ainsi « Real Appeal » ou « L’appel du réel » où il se représente s’enfuyant, nu, d’une pièce sordide où sont couchées sa femme et sa fille sur un matelas. Il laisse une bulle de savon représentant ses rêves d’enfant (la période cheminot de beaucoup de gamins). Mais plus récente dans son délire est la femme, presque belle, du moins son visage, qui porte une autre femme plus forte et plus lourde qu’elle. Peut-être est-elle la représentation de ce qu’elle sera plus tard ? Il bute contre une maquette de son appartement dans lequel des policiers investiguent. Un souvenir de son enfance en Espagne au cours de laquelle son père a été emprisonné. C’est sa manière de prendre sa revanche sur ce passé encore très présent dans sa tête. A l’arrière-plan, on voit un homme assis qui semble méditer et évacuer ses divagations. Quel délire !
Il passe également en revue l’histoire de l’art.

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Guernica sert de tapis. Une princesse espagnole à tête de singe, inspirée de Velasquez, contemple, ahurie, le désordre de l’histoire de la peinture du siècle. Ainsi trois personnages, habillés d’un lange comme des bébés, à la tête d’urinoirs de Duchamp semble narguer soit l’inspiration représentée par la guenon, soit l’amas de peintres ensevelis dans une fosse commune. A droite, leurs toiles, enroulées, comme au rebus. Oui, quel délire !
Parcourons encore du regard quelques tableaux ou dessins :

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Ce monde est impitoyable et drôle, parce qu’apparemment disjoncté de toute vraisemblance. Mais cet étalage de folies est construit, raisonné avec le pinceau ou le crayon, avec talent. C’est la forme de la réalisation de l’œuvre qui lui donne toute son ampleur et sa beauté, une beauté de profusions glacées.

06/05/2013

Rosace

Cette fois l’ambivalence d’il y a trois jours est tombée, le cercle s’accomplit, la forme se dévoile : le cercle dans la croix, crucifixion et résurrection simultanément.

En principe une rosace est une figure constituée d’éléments organisés symétriquement dans un cercle à partir d'un point ou bouton central. Sa beauté est liée à la symétrie, aux formes représentées et à leur répartition harmonieuse entre le centre et la limite du cercle. Mais ici la rosace est de forme carrée. Elle ne s’inscrit qu’en contrejour. Elle se devine plus qu’elle ne se voit.

 

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03/05/2013

Ambivalence

Tel ce dessin dans lequel les côtés s’accordent en abscisse et s’opposent en ordonnée, l’homme oscille sans cesse entre le bien et le mal.

 

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Et si l’on regarde bien, pris individuellement chaque quart penche d’un côté ou de l’autre. Telle est l’ambivalence de la nature humaine.

 

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20/04/2013

Myriades

Lancées à la vitesse de la lumière, ces myriades se ruent vers l’espace, avides de néant.

 

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16/04/2013

Maurice Estève, au salon du dessin 2013

Manifestation de renommée internationale, ce salon rassemble galeristLithographie1 ME.jpges français et étrangers, experts, collectionneurs, amateurs ou simples spectateurs au palais de la Bourse à Paris. Le décor est soigné, les personnes présentes sont élégantes, les dessins fins et racés. La grande majorité vient des XVIII et XIXème siècles. Mais quelques stands sont dédiés au XXème.

 

Une fois encore, la galerie Applicat-Prazan se distingue. Son stand se situe à droite en entrant et se remarque immédiatement par la couleur inimitable des tableaux de Maurice Estève (1904-2001). Une féérie qui tranche avec les autres exposants. Comme pour la FIAC, son propriétaire, Franck Prazan, consacre son exposition à un seul artiste, un merveilleux coloriste, dont l’agencement des formes n’a d’autres buts que de mettre en valeur les ajustements de couleurs.

 xl_affiche-maurice-esteve-n-a-1175-1985.jpgEstève a reçu la reconnaissance du monde entier à travers de nombreuses expositions. Son œuvre, très tôt dans son parcours, fût remarqué par ses aînés : Braque, Matisse, Delaunay ou Picasso.

Ses admirables dessins, ses non moins étonnantes aquarelles et ses savoureux papiers collés sont présentés dans la galerie Lejuge en lumière tamisée et, dans un souci de conservation, sont renouvelés tous les trois mois. » (source : http://www.ville-bourges.fr/site/culture--loisirs_musee-esteve)

 

Sur sa façon de travailler, Estève précise: «…Je ne me sers jamais d’esquisse, je peins directement sur la toile, sans dessin préalable. La couleur s’organise en même temps que les formes. Tout se cherche dans le format en chantier… Chaque œuvre est une suite de métamorphoses… En vérité une toile est pour moi une somme de reprises incessantes qui dure jusqu’à ce que je me trouve devant un organisme que je sens vivant. Seule ma sensibilité peut me dire si j’ai atteint ou non cette reconnaissance…

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Une des choses qui me caractérise le plus est qu’il n’y a pas chez moi d’image préétablie, pas de forme que je souhaite obtenir à priori sur une toile. Au moment même où je peins, il s’opère un échange, une conversation s’établit entre moi et le tableau au fur et à mesure que celui-ci s’organise… N’ayant plus le spectacle de la nature sous les yeux, ni son souvenir, je me trouve en face de l’art, d’une réalité, d’un objet qui a grandi et qui est plus tyrannique encore qu’un sujet, mais en même temps plus souple, obstiné et ouvert.»

Noir de Jonque, collages 1973 ME.jpg

Estève n’a pas de style, ou plutôt il a son style, inimitable de formes entremêlées sans but apparent, composition d’objets disparates, ronds, carrés, allongés, entortillés les uns dans les autres. Il peint sur la toile ou le papier, à l’aquarelle, au fusain, à l’encre, aux crayons de couleurs, au crayon gras. Parfois il colle les morceaux pour réaliser de véritables fééries. Et de la couleur naît l’âme du tableau, vive, transcendante, des rouges sublimes, des bleus profonds ou voilés, des verts tendres et transparents.

Vous vous concentrez sur un tableau et vous vous sentez transformé, dans un état de soulagement qui vous fait oublier les lourdeurs de la vie. Le peintre de la liberté retrouvée : un coup d’œil et vous êtes mieux, libre et enchanté. N’est-ce pas un peintre unique ?

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07/04/2013

Imbroglio

Construction invraisemblable, mais qui trouve son équilibre en elle-même. Elle suffit au regard et donne un contentement simple, mais réel. Elle flotte dans le vide sidéral car aucun environnement ne peut la combler. Pure création de l’esprit, elle s’épanouit seule.

 

 

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17/03/2013

L’ange du bizarre, le romantisme noir de Goya à Max Ernst, exposition au musée d’Orsay (2ème partie)

Peu de sculptures dans cette exposition. On remarquera cependant une très belle tête de femme, intitulée "Eternelle douleur" et signée Paul Dardé, sculpteur français né au début du XXème siècle à Lodève.

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Sculptée en 1913 (il avait une vingtaine d’années), elle diffère des œuvres monumentales auquel l’artiste a ensuite habitué ses admirateurs. En effet, Paul Dardé s’interrogea longuement sur les origines de l’humanité et sur le génie humain qui semble sortir de sa gangue naturelle pour contempler la beauté de l’univers.

Là rien d’impressionnant : une tête de femme endolorie, environnée de serpents qui se mêlent à sa chevelure. Taillé dans le gypse, son aspect est fin, précis et renforcé par les veines de la pierre comme on le voit sur cette photo. Le dolorisme est accentué par cet enchevêtrement abondant qui semble exprimer les pensées de cette demi-morte. Ses lèvres entrouvertes,  font ressortir la solitude qu’elle ressent, aspirant à une fin qui ne vient pas.

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Paul Dardé était un grand sculpteur qui est resté méconnu. Profondément cultivé, il s’appuyait sur ses lectures pour trouver l’inspiration : les Evangiles, l’Apocalypse de St Jean, Shakespeare, Dante et  bien d'autres.

13/03/2013

Amusement sur les pavages de Penrose

 Source : http://serge.mehl.free.fr/chrono/Penrose.html

Éminent physicien et mathématicien, Roger Penrose est diplômé de l'université de Cambridge. Sa thèse (1958) porte sur les méthodes tensorielles en géométrie algébrique.

Entre 1964 et 1973, il enseigne les mathématiques au Birkbeck College de Londres et rencontre le célèbre physicien Stephen W. Hawking, son compatriote, à qui l'on doit un célèbre ouvrage : Une brève histoire du temps, Trous noirs et bébés univers.

Ils travaillèrent ensemble sur une théorie de l'origine de l'univers. C'est ainsi que Penrose apporta sa contribution mathématique à la théorie de la relativité générale appliquée à la cosmologie et à l'étude des trous noirs. Professeur à Oxford, il reçut, avec Hawking, le prix Wolf 1988 pour la physique et fut anobli par la reine d'Angleterre en 1994.

Contrairement à une conjecture que l'on croyait bien assise, à savoir que tout pavage du plan peut se ramener à un pavage périodique, Penrose montra (1974) que l'on peut obtenir un pavage non périodique en faisant usage de ces deux seuls types de "tommettes" judicieusement placées, faisant d'ailleurs apparaître deux types de décagones, éventuellement imbriqués, comportant chacun 5 pavés de losanges fabriqués à partir de deux triangles isocèles obtus et 5 pavés de losanges fabriqués à partir de deux triangles isocèles aigus.

 

Surgi de l’univers, cet ensemble trace sa route vers les humains, comme pour leur dire : "Oui, l’univers est organisé, intelligent et divin ! "

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10/03/2013

Jacques Villon, peintre cubiste

Jacques Villon, Né en 1875, mort en 1963, s’appelle en réalité Gaston Duchamp, frère de Marcel Duchamp, peintre dadaïste bien connu, et du sculpteur Raymond Duchamp-Villon.

Il commence par la gravure et le dessin et participe au Salon d'Automne de 1913 en tant qu’organisateur de la section dessin. Mais dès 1911, il fonde le groupe de Puteaux avec ses frères Raymond et Marcel, comprenant des artistes et des critiques comme Fernand Léger, Robert Delaunay, Francis Picabia, Kupka, Gleizes. Il élabore une forme de cubisme synthétique et crée le groupe de la Section d’or qui expose à la galerie La Boétie en 1912. Mais dès 1913, il se tourne vers l’étranger, dont New York où il envoie neuf toiles à l’Armory Show. Mais il est mobilisé en 1914 et participe à la grande guerre d’où il ramène cette toile « Soldats en marche » qui montre le degré d’abstraction obtenu.

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Son but était de montrer le mouvement au-delà des apparences d’ordre figé. Il y réussit, sans doute au détriment du sujet lui-même qu’on a du mal à percevoir. Mais on remarque déjà sa caractéristique : des couleurs qui se fondent entre elles, des lignes obliques qui s’entrecroisent, un art aux couleurs franches et un dessin réfléchi, travaillé. N’oublions pas qu’il était en même temps graveur. Admirons son Acrobate, peint en 1913, aux couleurs merveilleusement équilibrées et contrastées.

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Petite Peinture Cubiste 1921 by Jacques Villon, 1875-1964.jpeg

 

 

Après la guerre, il se fait connaître aux Etats-Unis où il est cubiste avant tout. Sa petite peinture cubiste de 1921 met en évidence l’empreinte du mouvement sur sa peinture.

 

 

 Admirons cependant son style particulier et son emploi de couleurs qui enchantent l’œil sans jamais choquer.

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Vers la fin de sa vie, il retourne vers une peinture plus impressionniste avec un dessin toujours plus ou moins cubiste.

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Enfin, animé par sa foi, il peint des sujets religieux et apporte à la cathédrale de Metz de très beaux vitraux. La couleur et la restructuration du sujet reste sa marque.

Il déclare ainsi que « la couleur est un poids dans la balance des émotions ».

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23/02/2013

Dévoration et renaissance

Matière triangulaire qui dans l’agitation cosmique et par gravité forme une masse d’abord informe, puis quasi ronde.

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Avez-vous vu cette étoile dévorée par un trou noir ?

http://www.youtube.com/watch?v=TUdTndJWXjU


Mystère de l’univers où même la matière la plus compacte se laisse absorber comme le moustique est englouti par la plante carnivore.

 

15/02/2013

Pierre Parat, peintre et architecte, à la galerie Deprez-Bellorget (15 rue de Seine 75006) – 2ème partie

Les dessins sont une façon de mettre en évidence la maîtrise de Pierre Parat. Admirez par exemple ce quatuor à cordes vu dans le tressaillement de la mélodie dont le mouvement pictural permet d’entendre la sonate de Beethoven. Chaque musicien semble réalisé d’un trait de plume, vibrionnant. Pas de visage, aucun décor, mais des sons qui se perçoivent hors de l’oreille, entre l’œil et le souvenir de concerts.

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Des encres de Chine, également, abstraite, d’un style complètement différent, mais aussi captivant.

 

 

 La peinture reste cependant son mode d’expression préféré, qu’elle soit en couleurs ou noire et blanche, tel « Ecroulements d’eaux » :

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Ou « Jeté par l’ouragan » :

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La lumière. Elle jaillit, vêtue de blanc, comme un chant dans le silence d’un éclatement de couleurs : en aplats, horizontaux, verticaux, obliques, groupées ou éparpillées, dissimulées derrière la surface des apparences ou au contraire éclatantes de présence.

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En opposé, l’obscurité, toujours plus importante, comme pour mieux faire ressortir l’importance de la lumière : elle mange la toile, envahit l’esprit, le brouille, le trouble. Ce d’autant plus qu’entre les deux, la couleur s’affirme, pleine, entière, liant les opposés en larges taches claires, pures.

(Ci-joint "Tsunami")

Seul le trait évoque le sujet du tableau, comme un rappel léger du texte derrière la musique. Mais le mouvement pallie à cette absence de signification immédiate. Il permet de laisser l’imagination libre d’interpréter directement sans effort conceptuel et de laisser les sensations envahir l’espace visuel. (ci-dessous "Femmes au Yémen")

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Bravo à ce surdoué qui reste jeune grâce à sa faculté de création. Puisse-t-il continuer encore longtemps à nous charmer !

14/02/2013

Pierre Parat, peintre et architecte, à la galerie Deprez-Bellorget (15 rue de Seine 75006) – 1ère partie

Allez voir le site de cette galerie. Il expose de nombreux tableaux de Pierre Parat. De même pour le site suivant :

http://www.deprez-bellorget.com/index.php?id_artiste=44

http://francais.agonia.net/index.php/article/1763617/index.html

Dommage que cette galerie commence par un boyau d’un mètre de large dans lequel toute œuvre perd de sa puissance par l’obligatoire proximité de l’œil. Ce n’est pas le meilleur des œuvres de Pierre Parat qui y est accroché, mais cela donne une mauvaise impression au départ. Arrivé dans la véritable galerie, une grande pièce au fond du couloir, on peut voir quelques tableaux de Pierre Parat. C’est ainsi que l’on fait connaissance avec un peintre, par hasard, au fil des promenades. En un instant se crée une symbiose entre l’œuvre et votre être intérieur. Vous êtes touché par une couleur, une ombre, une forme, et vous tombez amoureux de cette toile.

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Alors vous recherchez sur Internet ce qui est dit sur celui qui vous livre sa conception du monde et sa vie. Pierre Parat est avant tout un architecte très connu ayant réalisé de nombreux gratte-ciels, bureaux ou habitations. Mais trêve de baratin, regardez cette vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xvlx6c_pierre-parat-l-architecture-a-grands-traits_creation


 

L’exposition est malheureusement finie. Mais allez à la galerie Deprez-Bellorget (15 rue de Seine 75006) et vous verrez quelques-unes de ces œuvres. Si vous n’avez pas le temps, jetez un œil sur son site. Vous y trouverez dessins et peintures.

03/02/2013

Explosion en étages

Coup de grisou, attentat, voire Big bang !

Et pourtant, n’est-ce pas harmonieux cette échappée en étages. Cela rappelle la technique d’effondrement des immeubles, explosion après explosion, jusqu’à l’anéantissement complet. Et cela se poursuit dans le temps, en permanence, jusqu’à la fin des univers. Mais d’autres naissent au même moment. On pourrait croire que le temps est un éternel recommencement.

Optimisme, c’est sûr, en harmonie et en musique !

 

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22/01/2013

Echappée

Quelle fuite !

Et pourtant la rondeur reste là, immobile dans la mouvance des lignes, comme un hublot ouvert sur un autre monde dédoublé du premier. Le regard part à gauche, mais ne rencontre rien. Il imagine le point de fuite, mais les autres sens se sentent bien là, au creux du nid, enfoui dans les pliures, le nez dans la couette !

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21/01/2013

Les canons de l'Offrande musicale

L’offrande musicale est un des chefs d’œuvre de Bach. Il a conçu les canons comme de véritables rébus musicaux qui font également penser aux gravures de Escher, à la géométrie et plus particulièrement aux symétries diverses. Le canon en crabe en est un exemple. Il constitue un palindrome musical, figure de style désignant un mot, ou même un texte, qui peut être lu à l’endroit et à l’envers (exemple : ressasser).

http://www.youtube.com/watch?v=4VFJdMRg_Yo

 

Le manuscrit de Bach peut être joué dans les deux sens, du début à la fin ou de la fin au début. Mieux, il se décompose à deux voix dans de nombreuses dimensions qui vont jusqu’à former un ruban de Mobius.

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N’est-ce pas génial cette complicité inventive dans des domaines différents qui se rejoignent : littérature, dessin, musique, mathématique. Et tout cela à partir de différentes formes de symétrie, comme un miroir enchanté qui vous aide à rêver.

 

Alors, écoutons et regardons...

 

29/12/2012

Impressions visuelles

Regardez le centre, la petite croix avec un point noir. Vous verrez bientôt apparaître des formes insoupçonnées, un monde imaginaire et mouvant. Et si vous louchez un peu, alors vous verrez bien d’autres formes. C’est un véritable kaléidoscope fabriqué avec de simples rectangles noirs et blancs.

Mais quel travail si l'on sait que ce tableau fait 1,50x1,50m.

 

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19/12/2012

Mouvement et repos

L’hélice, au centre, tourne de toute sa vigueur, s’échauffant elle-même. Mais les frottements étouffent ce feu et le conduit immuablement vers le froid de la mort symbolisée par les croix. Le passage est progressif, presqu’invisible. Seule la couleur change et laisse apparaître derrière le monobloc l’imperceptible modification de l’être.

 

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10/12/2012

Sophie Taeuber-Arp, peintre

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Sophie Taeuber était danseuse et belle. Elle abandonna la danse pour les arts plastiques, devint professeur à l’école des Arts et Métiers de Zurich, s’exprimant en surfaces colorés, parfois à la manière de Delaunay.

 

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Pendant un temps, elle s’attacha au mouvement dada où elle rencontre son mari, le peintre et sculpteur Arp : Tête dada, 1918.

 

 

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Mais elle était en avance sur son temps, novatrice et initiatrice de nouvelles tendances, telles ces pastilles de couleurs que Damien Hirst continue de reproduire inlassablement :

 

 

Elle s’introduit dans l’art cinétique avec ces tableaux l’un « Intervalles » et l’autre « Schematic Composition » :

Sophie Taeuber-Arp cinétique.jpgSophie Taeuber-Arp Intervalles.jpg

 

 

 

 

  

 

 

Elle utilise aussi le dessin, apparemment simple, tel ces courbes très féminines et pleines de chaleur :

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 Elle meurt prématurément en 1943, asphyxiée par un poêle. Elle aimait les formes pures, les lignes ondoyantes, les courbes, les rectangles et entretenaient avec eux des rapports simples qui font d’elle la poétesse du géométrisme.

25/11/2012

Signatures (Street art 2ème partie)

En poursuivant le chemin, j’entrai dans un monde de plus en plus bigarré, mais inquiétant, car l’imagination des signataires devenait chaotique :

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Les lettres parlaient d’autres langages, à voir beaucoup plus qu’à écouter :

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Certaines étaient prises de tremblements dans lequel on voyait la folie se glisser sous forme de vapeur :

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D’autres se dénudaient, en groupe compact, sous forme de protestation :

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D’autres enfin se cachaient en équipage, comme des fantômes, devant l’enchevêtrement de corps brisés d’une meute en délire :

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Cri d’effroi, cri de colère, peut-être cri d’amour, se cachent derrière cette mêlée de rugby :

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Plus loin encore, commence le monde dans lequel les lettres n’ont plus d’importance : l’impact de l’image est plus fort que le bruit des mots. Ce sera pour la troisième partie.