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19/07/2018

L'échappée, dictionnaire poétique 3

Il est paru le nouveau recueil de poésies.

Il s'appelle L'échappée...

Il est publié aux éditions Sydney Laurent.

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Aspire au vide pour être plein

Car le plein n’est que vide

Dans l’âme qui se cherche

 

L’échappée est le troisième recueil d’une série appelée Dictionnaire poétique. Comme les précédents ouvrages (Dictionnaire poétique et Le souffle des jours),  il est conçu comme un dictionnaire tentant d'éclairer la signification d'un mot ou d'une situation. Certains poèmes sont cocasses, d’autres étonnent, d’autres encore interrogent. Ils parlent de situations quotidiennes, de la connaissance du monde, d’un au-delà du moi, de la nature et du surnaturel, de femmes et d’enfants, bref de tout ce qui fait la beauté de la vie. Un mot, une phrase suffisent pour entrer en poésie, puis poursuivre, à la découverte de ce qui se cache derrière l’expression.

Livre broché : 18,90 € TTC
E-book : 7.99 €
198 pages
ISBN 979-10-326-1094-7

 Les commandes peuvent être passées :
- Sur le site internet de l'éditeur : http://editions-sydney-laurent.fr/livre/lechappee-dictionnaire-poetique-3/         
- Sur Amazon : http://www.amazon.fr/
- A la FNAC : http://livre.fnac.com/

Alors, bonne lecture à tous, quel que soit le moment, le lieu et votre humeur !

 

18/07/2018

L'ambiguïté

L’ambiguïté est la racine mère du doute…
Biais cognitif en présence d’incertitude
Ou paradoxe d’Ellsberg, sa préférence
Pour le connu reste la seule certitude

L’inconnu est un vide non rationnel
Il introduit dans le raisonnement
Le connu comme préférence subliminale
A l’ambiguïté subjective de l’ignorance

La plongée dans la familiarité quotidienne
Conduit à la défaillance cognitive
L’homme aveugle se laisse guider
Dans l’obscurité par sa connaissance

Alors face à l’ambiguïté de l’existence
Il cajole sa voisine sans aller de l’avant
Et préfère au familier la médiocrité
Plutôt que l’éclair de lucidité évaporée

Il  privilégie la préférence éclairée
Plutôt que l’obscure équivoque
D’interprétations sans préalable
Où l’on saute sans justification

La frontière elle-même est inquiétante
Elle est obscurité tenace et tendue
Comment marcher vers la victoire
Sans savoir où se trouve l’ennemi

La vérité peut-elle être ambigüe ?
Les cadres de pensée sont ouverts
Et seul celui qui arrive à en sortir
Porte la lumière de l’inconnaissance

La vraie ambiguïté de l’existence
Devient cette plongée dans l’inconnue
Qui ouvrira à un autre monde
Celui de la plénitude du vide

©  Loup Francart

16/07/2018

solitude de l'homme moderne

L'homme d'aujourd'hui se meurt hors de la société et il n'a jamais été aussi seul dans la société. L'apprentissage de la solitude  volontaire est l'apprentissage de la connaissance de soi alors que la solitude dans la société entraîne la révolte ou l'inaction. Le monde d'aujourd'hui est un monde de solitaires par obligation, aussi n'y a-t-on jamais autant vu de révoltés ou d'inactifs.

Le seul moyen de lutter contre la révolte ou l'inaction est de résister à la solitude  involontaire et de redonner place aux valeurs, c'est-à-dire le bien, le bon, le vrai, le beau, le juste.

15/07/2018

Rejet

Il a toujours su quel était son destin
Enfant déjà, il le traînait derrière lui
Comme une poche autonome et maligne
La nuit, il rêvait des bestiaires endoloris
Et courrait sur le plafond dénudé
Dans son personnage bien sage
Il faisait bon effet et grand clerc
On criait au miracle pour l’ingéniosité
Mais parfois il arrivait qu’il se dresse
Durci au feu et enflammé de colère
Non, non et non. Vous n’obtiendrez rien
Par vos vertes caresses et autres cajoleries
Mes voyages me propulsent et m’entraînent
Là où rien n’est cohérent et habituel
Je pars la tête ailleurs, traînant ma poche
Comme une mythique galoche de terre
Oui mes amis, la vie se détourne
Pour vous conduire au bal de l’inconnu
Là où rien devient un bien précieux
Où  le cher ne vaut pas grand-chose
Où le juste acquiert sa destinée
Où le bandit repose sur le ventre
Et l’hirondelle trille de tout son corps
Les pensées partent en fumée
Les gestes y deviennent lents
La couronne de l’omniprésence
Ceint la tête des filles ondulées
Qui émettent des chants soyeux
Comme la peau des pélicans
Ah, que n’a-t-il pas suivi ses rêves
Et donné de la voix pour acquérir
Un destin ignoré et mystérieux
Qui encourage la recherche des sommets
Et l’épuisante marche dans les profondeurs
Parfois le juste milieu est une faille
Où se glissent les inconséquents
Au milieu des contraires se trouve la sagesse
Disent les braves gens au bon sens
Bien ancré dans un corps repu
Mais il préfère la danse des soiffards
Qui courent sans vergogne
Sur le chemin qui ne mène à rien
Au moins, il s’amuse, seul
Ou avec de rares amis audacieux
Qui cherchent la dérive de la normalité
Et vont droit au but de toute une vie
La flèche pointée vers le cœur
Et l’entendement retenu d’une main
L’autre disant adieu au monde
Sévère et peu avenant de la mondanité

14/07/2018

Perte

 

Entre les feuilles fraîches et maladroites    
Restent les serviteurs de l’année écoulée
Noués comme les cannes des vieillards fatigués
Ils laissent encore passer le suc de la jeunesse
Tu m’as donné les meilleurs jours
Environné de désespoir, j’errais dans l’ombre
Fantôme détrôné à l’esprit déraciné
Me heurtant aux piliers du qu’en-dira-t-on
Tu es venu tendrement comme un nuage
Et tu m’as pris dans ton haleine vaporeuse
L’odeur de la vie m’a submergé et conquis
Ouvrant béatement le puits sans fond
Où j’ai jeté mon embarras et ma folie
Sais-tu que j’ai gardé longtemps ce parfum
Au creux de mes tempes endolories, muet d’étonnement
Je chevauchais la lune, bordé de garde-fous
L’œil acerbe sur mes propres défaillances
Ressentant au plus profond l’effondrement du personnage
Et le souffle vital du renouvellement
Quelle piste d’envol pour l’enivrement
J’ai tout perdu, fort la vie
J’ai trouvé l’âme, ce nid de plumes
Qui pépie et brûle les doigts
Et j’ai atteint le lieu de transparence
Où le cœur n’a plus d’attaches ni souvenirs

©  Loup Francart

 

13/07/2018

Haïku

 

Les nuits sans lune,

Elle va, sur la neige,

Sûre d’elle-même.

 

©  Loup Francart

12/07/2018

L'ambition

Quel mot curieux… A prononcer avec précaution
Un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout
Chacun l’accommode à sa manière, ni trop ni trop peu
Il convient de l’ajuster à sa taille et son poids
Certains se prennent pour la grenouille
Et enflent démesurément, sans vergogne
Jusqu’aux jours de la chute probable
D’autres la laisse dans leur poche
Recouverte de leur mouchoir et leurs rêves
Ils vont dans la vie sans savoir jusqu’où
Cela peut leur réussir, mais échoue le plus souvent
Mais quel est donc cet aiguillon diabolique
Qui pousse certains à l’inatteignable
Ou qui délaisse les neurones des plus faibles ?

L’ambition est ainsi appelée couramment
Folie pour les uns, nécessaire pour les autres
Démesure et rengorgement, pensent les premiers
Audace et gloire, comprennent les seconds
Où donc se trouve le juste milieu :
Est-ce un point sur la ligne du temps ?
Est-ce un pic où manque l’oxygène
Ou s’agit-il d’une source à partager ?
Seule elle ne peut exister et survivre
Elle doit être accompagnée et même encadrée
Pour quoi faire et pour quel devenir ?
Pour qui ? Pour moi-même ou pour l’autre
L’ambition peut devenir obsession
Elle peut aussi  traduire la passion
Ou encore conduire à la création
Elle se conclut parfois par la réalisation
Mais peut aussi mourir d’extinction

Alors laissons-la vivre sa vie
Sans trop se mêler de ses effets
Juste pour rappeler que l’on est
Semblable à l’autre dans son insuffisance
Taillons-nous une image à notre pointure
Et vivons sans y être attaché

©  Loup Francart

11/07/2018

Néant et vide

 

Contrairement à ce que l’on a tendance à croire, le néant est le contraire du vide.

Le néant est rempli de tous les désirs de l’homme, de tous ses actes faits de  désir. Pour sortir de son néant, L'homme doit tendre à faire le vide en lui-même, c’est-à-dire renoncer à tous ses désirs.

Selon son attitude, le monde peut être source de joie et de bonheur parce qu’il a su y renoncer, source de déception et de malheur parce qu’il y est attaché.

 

10/07/2018

Rien

 

Il chercha longtemps

Il finit par découvrir

L’étendue du rien

 

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09/07/2018

Enfance

Qu’ils soient garçons ou filles
Ce sont des enfants
L’enfance est sacrée
C’est le temps des rires et des pleurs
Des bouderies et des câlins
Volte-face, je t’aime
Virevolte, je te déteste
Mais derrière ces comportements
Il y a l’innocence et la fraîcheur
Une pluie d’été qui lave
Et fait oublier la pesanteur
Les ombres et la noirceur

Chaque âge a son empreinte
Le premier n’est qu’un œil clos
Le second la mécanicité du geste
Puis l’odeur du cou béni
Des parents si gentils
Où l’on aime s’ensevelir

Viennent ensuite les premiers signes :
Non !
Rien de plus
Et c’est beaucoup de volonté
Que de remettre en cause
Ceux qui donnèrent la vie
Mais c’est un jeu utile et nécessaire
Pour acquérir l’individualité
Et vaquer dans le monde
En toute autonomie

Je ne veux pas !
L’enfant construit ainsi
Indépendance et caractère
C’est une période difficile
Et bien vivante aussi
Que cet affrontement soudain
Elle peut se traduire en sourires
Ou colère et pleurs de rage
Qui gagnera, nul ne le sait
Chacun joue son jeu
Et exerce son pouvoir
En tentatives de manipulation
Sans cependant avoir une idée précise
De ce qu’il convient de faire
L’expérience finit par créer le succès

L’enfant devient moi
Seul contre tous
Pour affirmer sa personnalité
Une nature qui grandit
Et le façonne par le frottement
Et l’affrontement avec l’autre
Il lui faut percer le mur
De la raison et de l’entendement

Alors l’enfant entre en conciliation
Avec lui-même et s’étonne
De son manque de cohérence
Il franchit le pas et saute
Dans le dialogue intérieur
Remuant la soupe des tracas
Assaisonnée de fulgurantes décisions

C’est un apprentissage lourd à vivre
Que celui que mène l’enfant
Face à lui-même et aux autres
Sans savoir qui il est
Ni ce qu’il deviendra
Certains s’en tirent bien
D’autres ont un profil boiteux
Quelques-uns finissent mal
Enfin il arrive qu’ils ne sortent pas
De cette bouillie d’émotions

Quel enjeu que devenir homme ou femme
Et former le meilleur de l’humanité

©  Loup Francart

08/07/2018

Peinture et prière

 

Un tableau est une prière que l’on fait à Dieu à travers la beauté du monde.

Quel qu’il soit, son dessein est toujours d’exprimer la beauté en utilisant toutes les possibilités d’expression. C’est la prière du simple, une prière manuelle, mais qui nécessite une attention intense du corps et de l’esprit entièrement tendus vers l’œuvre à réaliser. Le tableau achevé apporte le goût de la joie et de la paix que donne la tension vers Dieu, puis sa rencontre.

On ne peut bien peindre que sous l’emprise de l’infini, c’est-à-dire après avoir ressenti l’insuffisance du bonheur matériel ou la nécessité de l’élever à un bonheur spirituel.

 

 

07/07/2018

Haïku

 

Il se consacra

Ferma les yeux de bonheur

Et fendit la foule

 

06/07/2018

Voyage en pleine conscience, film documentaire

Ils méditent, marchent, mangent, font zazen, bref vivent. Ils appartiennent à la communauté du village des Pruniers, situé dans le sud-ouest de la France. Le film est construit sous forme de voyage initiatique sur les pas du maître bouddhiste zen Thich Nhat Hanh, dans la candeur des journées d’initiation à la méditation en pleine conscience. On suit l’entrée dans la communauté, la signification de la tête rasée, les chants sacrés à la sonorité curieuse pour les Occidenta7_830530.jpgux, les petites joies comme celles de la cuisine, les lents regards sur soi-même et les autres dans la paix mentale. De belles images campagnardes, une ambiance communautaire détendue, un retour sur soi-même initiatique. Cela dure, patiemment, dans cette méditation de l’instant présent, seule consigne permanente. Puis on assiste à un séjour à New York de la communauté. Éclairant ces instants en ville sous le regard des New Yorkais, cela fait penser à Alice au pays des merveilles. Que cherchent-ils ? « Trouver la vérité est différent de trouver le bonheur ! », proclame le maître. Le film ne dit pas ce qui est cherché.

Le film est intéressant parce qu’il vous sort des enseignements habituels des religions : règles, croyances, rites, obligations (même s’il y en a). Et si l’on se laisse porter, on constate que la réalité vécue au-delà de cela est semblable, quelles que soient les religions. Les chants de méditation rappellent, avec des sonorités différentes bien sûr, les chants de nos monastères, souvent émis de manière mécanique.

Cependant, le film reste à la périphérie du problème de la méditation. Il ne rend pas compte de ce qu’elle est réellement. Il ne montre que les apparences, mais ne permet pas d’entrer dans la peau du méditant et d’en faire l’expérience dure et amère avant qu’elle devienne un havre de paix. Qu’est-ce que la méditation ? On ne sait. On n’en voit que les gestes, mais pas la pratique et ses difficultés. Même les explications données par les disciples n’éclairent pas. Ce sont de petits cailloux déposés le long du chemin, mais ils ne constituent pas une allée de sérénité.

Peut-être est-ce le seul moyen d’initier : montrer et simplement donner envie d’essayer. Mais comment faire ensuite, c’est le mystère, en pleine conscience ou non.

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« Le “Village des Pruniers”, fondé en 1982 par le Vénérable moine Thich Nhât Hanh, comprend quatre hameaux principaux (deux pour les moines et deux pour les nonnes) et quatre autres petits hameaux “satellites”, tous répartis sur trois départements limitrophes: la Dordogne(24), la Gironde(33) et le Lot-et-Garonne(47). Ce nom provient des 1250 pruniers de la Communauté dont plus de la moitié fut offerte par des enfants, et dont la production est vendue au bénéfice des enfants qui ont faim au Vietnam. Les Enseignements de Thây (Thich Nhât Hanh) sont dispensés par plusieurs centres dans le monde.

Le Village des Pruniers est un lieu où l’on peut se ressourcer, respirer, sourire, et prendre le temps de poser un regard profond sur nos actes quotidiens : s’asseoir, marcher, parler, écouter, laver la vaisselle, répondre au téléphone… Mais c’est aussi plusieurs centaines de Sanghas dans le monde entier, qui pratiquent en groupes la Pleine Conscience et mettent en application les Enseignements de Thây. »

From : https://villagedespruniers.net/

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05/07/2018

Maxime

 

La raison ne peut conduire à la certitude  de l’existence de Dieu que pendant le temps de sa démonstration. Le doute revient ensuite, aussi tenace qu’auparavant, car le propre de la raison est de douter d’elle-même.

 

04/07/2018

Le héron

Trop chaud ! Oui, il fait trop chaud pour rester dans son lit. Il est cinq heures et Paris dort, contrairement à la chanson de Jacques Dutronc.
Après avoir pris un café, je me lève, enfile mon short, mon maillot, et sors dans la fraîcheur. Je pars le long du canal Saint- Martin, puis du canal de l’Ourcq au-delà de pantin. Il fait bon, le calme règne, je prends mon allure 10 km.
Soudain, devant moi, le long du canal, un héron contemplant la nature. Hum, plutôt la ville, dans la clarté du matin ou même la rougeur du matin. Le soleil frappe sur les constructions, leur donnant une couleur merveilleuse d’incendie. Il est là, installé sur la berge, sans crainte.

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Je n’ose m’approcher de peur de le faire fuir. Je sors mon i Phone, mitraille cet extraordinaire animal qui n’a peur de rien : kilomètre 5. Une femme passe en vélo près de lui. Il ne bouge pas, ne la regarde même pas passer. Il est là, comme une statue, vaillant, illuminé d’or, tel un moine bouddhiste en méditation.

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J’avance tranquillement, le dépasse sans qu’il manifeste une quelconque humeur. Je ne suis sans doute pas là pour lui ! Alors je reprends ma course tout en le regardant de temps à autre.

Deux ponts plus loin, je franchis le canal et reviens vers lui sur l’autre rive. Je le cherche des yeux. Je devrais le voir. Mais il n’est plus là. Son heure de méditation est passée. Il est peut-être parti à la pêche. Il faut bien vivre !

 

 

03/07/2018

Buttes-Chaumont

 

L’arbre aux dix doigts exhibe ses œdèmes bravement.
Entouré de verdure, il trône sa fierté.
Sa jupe effilochée s’agite au gré des vents.
Est-il fort cet enfant ouvrant ses bras ouatés !

Entré dans ma bulle, je m’évade du corps.
Flottant à mi-pente, je suis vaporisé.
Pas un oiseau ne chante, la chaleur les endort.
Quel bel après-midi en ce lieu pavoisé.

Passent les promeneurs qui sont les bienvenus,
L’œil brillant de douceur, courbé sous la chaleur,
Devisant ou muets, à petits pas menus,
Sans décoller du sol, lié à la pesanteur.

Enfin, voici l’été, saison sans pénombre,
Les enfants courant nus saisis de vertige,
Les parents cherchant l’eau, ne trouvant que l’ombre.
Seul l’écureuil court au long des tiges.

©  Loup Francart

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02/07/2018

Pictoème en Haïku

 

Il fut projection

La raquette partit vite

Le mental vibra

 

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01/07/2018

L'oeuf de Colomb

L’œuf de Colomb est un véritable défi.
Comment différencier la pensée du faire ?
S’il suffit de penser, Dieu ne peut stupéfaire,
L’homme devient dieu par agilité d’esprit !

Le crâne d’œuf des jeunes universitaires
En toute puissance d’imagination
Sonne des coups portés à sa conformation
Et donne à leur talent la vertu des œillères.

Il marche sur des œufs sans pouvoir avancer
Met-il encore ses œufs dans le même panier ?
Est-il plein comme un œuf et peut-il marcher droit,
Lorsqu’il court, nez au vent, tout en pensant à soi.

Elle venait de sortir, coquille encore intacte,
Mais ses yeux de braise tuent le désir dans l’œuf.
Elle contemplait les hommes le regard encore neuf,
Sans gêne par innocence, jeune autodidacte.

Elle fit l’œuf, comme le jour où elle s’en fut derrière,
Emplie de connaissance, résolue sans barrière.
Elle fit cadeau de l’œuf pour posséder le bœuf
Et du vulgum pecus devint la première meuf.

©  Loup Francart