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17/06/2022

L'art

Définir l’art est un puits sans fin de contradictions. D’autant plus que se mêlent à ce sujet de larges approches tels que le faire, le paraître, l’être, l’argent, l’extérieur et l’intérieur, le moi et le soi, le néant et l’infini.

Alors, soyons simples. Le mot seul ne veut rien dire ou en dit trop. Il couvre l’ensemble de notre environnement sans cependant se manifester ouvertement, sauf des professionnels qui pour la plupart, n’en voient que les aspects pratiques : comment gagner ma vie ainsi ?

Mais on peut aussi retourner la question : comment s’affranchir des contraintes de la vie grâce à l’art ?

 

19/04/2022

Le brouillard de la vie

L’homme a souvent deux vies parallèles. Une vie extérieure, expérimentale, dite scientifique : cela est, cela n’est pas, et une vie intérieure, faite de sensations, qui dépassent l’objectivité, faite de désirs, de sentiments, de joie, de tristesse, bref de tout ce qui est subjectif, est propre à chacun et n’appartient qu’à lui. 
On met beaucoup de temps à réaliser ce deuxième aspect de la vie et c’est pourtant celui qui nous paraît le plus important, le plus intime, le plus nous-mêmes que nous-mêmes. C’est l’aspect « psy » qui reste très mystérieux, insaisissable, auquel on ne peut rien attribuer de réel, de rationnel, d’objectif. Il imprègne notre vie, il la marque de manière beaucoup profonde que la vie du faire et de l’impartial. Certains le cachent, d’autres ne parlent que de cela de manière désordonnée et incompréhensible. Mais cette appréhension de la vie est bien réelle, même plus réelle que la réalité dite objective.
Plutôt que de dire réalité subjective, ne peut-on pas penser réalité intérieure et même réalité transcendantale, au-delà de l’avoir, du pouvoir, du savoir, qui, à un moment ou un autre de notre vie, nous donne une nouvelle approche de la connaissance, très différente de la réalité objective. C’est l’expérience du numineux, c’est-à-dire de l’être intérieur, qui ouvre à une autre vision.

09/01/2021

Jeu de miroirs

 

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Mystère et rêve

La nature se regarde

Et toi, où es-tu ?

 

08/01/2021

Perception

Lorsque la conscience s'abandonne, c'est-à-dire lorsque la perception de soi se résume à un voile transparent entre le naturel et le surnaturel, l'univers se dévoile : la distance et la durée, l'espace et le temps s'abolissent, chaque chose, chaque être peuvent être perçus intérieurement.

01/02/2020

Intériorité... Notre liberté

Le plus souvent, l’homme vit à l’extérieur de lui-même. Mais dans le même temps, il est incapable de se voir de l’extérieur, son moi le préoccupe trop. Alors, où est-il ?

Il convient tout d’abord de se poser la question du « Qui suis-je ? ». C’est le premier pas vers une réflexion qui se cherche. Distinguer le Moi, tourné vers l’extérieur, du Soi faisant émerger son intérieur. La frontière est certes floue, surtout dès l’instant où l’on tente de la définir. Un pas, je suis le Moi. Un autre pas, je plonge dans le vide et je deviens le Soi. Entre les deux, un blanc sans couleurs, une absence de sol, une chute mystérieuse impossible à définir parce que la plupart du temps sans qualificatif rationnel.

C’est le mystère de l’homme, l’approche de sa part de divinité, l’absence de lui-même qui est plus que lui-même. Comme l’énonce Maurice Zundel, (Hymne à la joie, Association des amis de Maurice Zundel, 1987) « Dieu ne peut nous toucher autrement qu’en suscitant notre intériorité, qu’en faisant murir notre liberté, parce qu’Il est ce qu’Il est : un pur dedans. »

29/01/2018

L'autre porte

Nous avons beaucoup parlé de portes dans ce blog, autant réelles telles les portes cochères, qu'imaginaires. Mais nous n'avons pas encore parlé de cette porte qui permet de franchir le passage entre le moi et le soi, ou entre le monde naturel et le monde spirituel. C'est le moment.

 

Mais il est une autre porte, plus subtile et obscure, celle qui délimite l’extérieur de l’intérieur. Elle est légère, transparente et invisible. Elle se franchit sans passeport. Elle nécessite cependant que vous abandonniez une partie de vous-même à laquelle vous tenez énormément, ce moi qui court comme un rat et dont vous suivez les péripéties quotidiens.

Si vous parvenez à vous mettre sur la tranche comme ce miroir que vous tenez entre vos paumes par pression, vous contemplerez l’effet ciseau de votre position inusitée et pourrez progresser sans douleur dans le dédale des aventures humaines. Ce fil à couper le beurre que vous devenez possède la faculté de trancher la réalité. Vous connaissez le côté pile, les souvenirs du passé, le vécu du présent, l’ouverture sur le futur. Pourtant, le côté face a plus d’attrait. On l’éprouve de l’intérieur, tout apparaît en creux, vous chevauchez le masque de l’irréel et voyagez en éclair sans savoir ou vous allez. Vous découvrez les rêves d’antan, les exaltations du présent et l’espoir de l’avenir. Vous n’êtes plus vous-même, mais celui qui, en vous, toujours, a voulu poindre son nez et sur qui la porte s’est toujours fermée. Un œil, juste, derrière l’entrebâillement et vous êtes aspiré par un souffle divin qui vous précipite dans l’arène. Ce n’est plus le noir des portes précédentes, mais l’aveuglement de la lumière crue, blanche, aveuglante, qui vous libère. Vous ne pouvez fermer les yeux, mais ne pouvez non plus regarder. L’œil devient terre, globe, bille dont vous contempler la surface de l’intérieur, en creux, comme les hommes de la caverne de Platon. Et vous vous sentez bien dans cet espace non matériel, sur le tranchant de la vie, comme une lame de couteau face au fromage de l’abondance.

Alors vous entrez dans cette bulle légère, gobé sans discernement par son attrait imperceptible, vous flottez dans l’éther de l’imagination, sans idées préconçues, sans l’ombre d’un désir matériel, vous planez sur le monde sans vous y attacher et volez vers d’autres cieux, plus lointains et inconnus.