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31/03/2018

Un samedi différent

https://www.youtube.com/watch?v=r80whP_96pk 


 

Il n'est plus

La terre était informe et vide.

  Dieu n'a pas encore dit :

Que la lumière soit !

Les ténèbres sont à la surface de l'abîme

17/02/2017

Le ney, flûte sacrée des soufis turcs

https://www.youtube.com/watch?v=qsqcmRNODwQ


Des sons venus de l’absence du moi, dans ce vide indéfini que l’on peut également qualifier d’éternité. L’absence devient le tout, supérieur à la somme des parties. Résonnant d’abord à l’extérieur de soi, les vibrations entrent  dans l’être intérieur, le purifient et le font accéder au soi, cette partie de nous-même, supérieure au moi qui entre en contact avec le divin.

" l’homme est un miroir

qui, une fois poli, réfléchit Dieu ".

20/08/2015

Chants juifs, interprétés par Sonia Wieder Atherton

 https://www.youtube.com/watch?v=Yui3LRh-CIc

Inexprimable ! On peut ainsi qualifier ce chant dans lequel l’âme se perd.

La Cabale distingue l’univers relatif et l’univers absolu. L’absolu se situe au-delà de l’éternité elle-même. Intemporel, informel, insubstantiel, il transcende l’existence. A la fois rien et tout, non changeant et non immuable, il est. L’univers relatif est la manifestation de la Création, le déroulement d’une impulsion divine : croissance, floraison, fructification, puis déclin, mort, retour à la source d’une nouvelle naissance[1].

L’existence négative est au-delà de l’espace-temps. Un seul point de contact possible : la lumière illimitée, l’Aïn Soph Aur. Au-delà l’Aïn Soph qui est l’infini, enfin l’Aïn, le vide. Seul le premier voile donne un aperçu de cette existence négative, indispensable à l’existence. C’est une zone intermédiaire entre la divinité et sa création.

C’est ce que tentent d’exprimer ces chants. Nostalgie d’un monde inaccessible, mais dont on entrevoit l’existence parce que l’on vient de lui et que l’on va vers lui. Alors l’âme s’ouvre et pleure de ne pouvoir accéder à son achèvement.


[1]Z’ev ben Shimon Halevi, L’arbre de vie, introduction à la Cabale, Albin Michel, 1985.

09/12/2014

Jean Christian Michel : Psaume de Jean-Sébastien Bach

https://www.youtube.com/watch?v=vueh13LCsSA


 

Peut-on parler de musique sacrée ? Il me semble que oui.

La musique sacrée méditative donne à l'homme un moyen de concentration. Cette concentration le purifie. La purification conduit à l'unification de l'être.

La première qualité de ce type de musique doit être de permettre la concentration, c'est à dire de calmer le mental, d'évacuer peu à peu le dialogue intérieur qui sans cesse s'impose à nous, malgré nous. C'est l'attention sur la mélodie qui mène à la concentration en en faisant le fil conducteur des pensées. Le but de l'harmonie, lorsqu'elle est jointe à la mélodie, est de créer l'ambiance intérieure sans distraire la concentration.

Lorsque l'esprit a atteint un certain calme, le corps va pouvoir s'éveiller aux sons. La musique n'est plus entendue par l'intermédiaire de l'ouïe. L'ensemble du corps, devenu perméable aux vibrations, se laisse pénétrer par la mélodie qui l'enveloppe et le fait vibrer. Les sens s'éveillent, libérés de la tyrannie du mental. Le corps apprend à co-naître par lui-même. Ce n'est plus la mémoire des sensations qui s'impose, mais la sensation elle-même, pure, dans l'instant. C'est ici et maintenant que je suis, et non hier ou demain, là ou là-bas. L'instant saisi dans toute sa plénitude ouvre alors à l'éternité.

05/11/2014

Messe pour les solennités (3/3)

 

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01/11/2014

Messe pour les solennités (2/3)

 

 

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29/10/2014

Messe pour les solennités (1/3)

Une messe composée pour la chorale qui la chanta plusieurs fois au cours des deux ans :

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19/08/2014

Miserere Mei Deus, de Gregorio allegri (The Choir of Claire College, Cambridge)

Pas de commentaire. La beauté ne se commente pas !

https://www.youtube.com/watch?v=IA88AS6Wy_4

Pourtant, une anecdote… ce chant a capella n’était chanté que pendant les matines des mercredi et vendredi de la semaine sainte, pour le Pape et quelques privilégiés. Il n’existait qu’une partition. Mais Mozart, à quatorze ans, eut la chance de l’entendre une seule fois. Il la retranscrivit aussitôt et la partition fit le tour du monde.

26/06/2014

Fête de la musique

Présent à Paris en raison de la grève des trains, nous décidâmes de participer pleinement à la fête de la musique.

Choisir le programme fut un long travail d’approche. Oscillation entre le classique ou le jazz. Les deux figurent sur la liste soigneusement sélectionnée dans l’Officiel des spectacles. Le rock, non ; le tam-tam, non plus ; la musique urbaine, qu’est-ce que c’est ? La variété ? Sa fréquence à la télévision nous suffit.

Entrée par le côté dans l’église Saint Eustache : Quelle immense église ! On entend un vague timbre de piano, la hauteur des voûtes écrase le son au ras du sol. Arrivée dans la nef : les chaises sont tournées vers le buffet d’orgue, splendide, monumental, écrasant. On lève les yeux et on monte vers le ciel jusqu’à la rosace à demi-cachée par la majesté de l’instrument. Mais il est silencieux. Les auditeurs sont parqués à la croisée de la nef et du transept. Un grand espace les sépare du piano et de la chanteuse, dont on n’entend que faiblement la mélodie, sauf dans les aigus. Alors, je m’approche sur le côté et là se dévoile l’immense talent de ces femmes qui ont donné leur vie à l’art de l’opéra. Elles sont dans la force de l’âge, 25-35 ans, certaines sont intimidées, d’autres plus souriantes, mais toutes ont une voix superbe, ronde, usant de variations infinies qui font monter les larmes aux yeux. Regardant cette bouche ouverte, aux lèvres fines, je me demande comment une si petite ouverture peut produire de tels sons : l’esprit chante à sa place, je le vois s’envoler dans l’immensité de la voûte et danser dans l’air en disant : « Vois comme ma voix est belle, ressens mes sentiments et pleure devant tant de grâce ». On est suspendu à cette mélodie et le cœur s’emballe. Il ne pense plus, il ne cherche plus à comprendre. Il est et s’en trouve bien, attentif aux seuls sons qui sortent de cette bouche céleste.

Tuileries : un monde différent, en promenade digestive ou accompagnant les enfants qui bien sûr veulent aller jouer au jardin, se dépenser jusqu’au moment où ils s’écroulent de sommeil ou pleurent d’énervement. Sous un des arbres, un groupe de spectateurs attentifs au son d’un piano. Il est électronique et manque de puissance et de suavité, mais le public est bon enfant et applaudit aux prestations de qui veut bien jouer, des apprentis, des confirmés, des jazzmen, des classiques, des batteurs de bruit qui tapent sur l’instrument en pensant qu’il va déployer plus de force, des enfants qui ânonnent leur chansonnette, la jeune fille qui joue sans faiblesse une valse de Chopin, l’asiatique qui égraine son rythme avec lourdeur d’abord, puis de plus en plus souplement. Ils se succèdent avec un petit applaudissement d’estime, plus ou moins marqué. Quelques-uns déclenchent un vrai soutien, mais aucun ne salue, n’entre en contact avec la foule des badauds, par timidité, par dédain, par ignorance de l’art du spectacle. Au suivant… Même si, parfois, entre deux musiciens passe le temps, comme un instant de silence dans le bruit de la musique échevelée, mutine ou tambourinant.

Cathédrale Saint Volodymyr le Grand, rue des Saints Pères, à l’écoute du chœur ukrainien. Une heure et demie de chants liturgiques et de folklore traditionnel. Une merveille, si différente de ce qu’on a écouté auparavant. La musique liturgique orthodoxe des compositeurs des XVIIIème et XIXème siècles issue des musiques occidentales et principalement italiennes, avec ses modes, sa rythmique syllabique, ses ralentissements et accélérations calqués sur le texte, nous donne un air de paradis (voir Le chant orthodoxe slave en date du 28/07/2011). Hors du temps, nous errons attachés au seul chant qui enchante nos oreilles : Dans ce mystère, de Borniansky, La cène mystique de Lvov, sont de purs chefs-d’œuvre de musique sacrée. Le concert se finit avec des chants traditionnels et populaires : le rituel du printemps, interprété pour méditer sur la nature pendant la fête de la Saint Jean, Marousia qui fait ses adieux à un cosaque, harnaché du haut de son cheval partant pour la guerre. Chant national ukrainien, debout, pour terminer cet instant qui nous a dépaysé et enchanté.

Repus de musique, nous traversons la foule des parisiens qui écoutent les tambours des Africains, les guitares électriques et les trémolos de chanteurs sans voix. Rentré chez soi, on rêve dans un état second, bercé toujours par ces instants musicaux si revigorants. Oui cette année la fête de la musique est réussie. Le temps s’y prête, la bonne humeur vient et les sourires nous le disent.

04/10/2013

Introduction et danse chamane de l’Equateur, par Patricio Cadena Perez & Miguel Arcos

http://www.youtube.com/watch?v=wxiSJxwOzos&list=UUCXpMqfV5bos-JTzm1iONpg


Une longue litanie qui s’égrène sans fin et qui commence sur quatre notes en mineur, sorte de support à la mélodie principale qui monte comme un cri ou un gémissement. Oui, ce sont des pleurs qui exprime l’inquiétude de l’homme face à l’immensité du monde et l’incompréhension qu’il en a. Derrière la mélodie principale apparaît tout à coup une sorte de chant sourd, puis plus clair, comme un appel venant du plus profond de l’âme, une âme perturbée, égarée, noyée dans l’immensité du cosmos. Parfois un hoquet dans le souffle de l’instrument. Progressivement le chant se transforme en une demi-danse rythmée, accompagnée par la guitare qui devient diserte. Elle prend de la place, s’exprime à son tour, en contrepoint du chant qui devient ténu. Puis tout reprend sa place, chant et accompagnement.

Une atmosphère étrange que cette introduction qui est une véritable pièce en soi. Les anciens d'Equateur disaient : « Pour soigner ou participer à une cérémonie, il faut venir con corazon puro y mente en blanco » (avec un cœur pur et le mental blanc). Dépouillé du sens habituellement donné au monde, le chamane dresse son propre monde face à l’ordinaire et découvre l’envers qui existe en lui. Il devient chasseur, un être qui n’a plus d’histoire et qui devient inaccessible. « Un chasseur est intimement en rapport avec son monde et cependant il demeure inaccessible à ce monde même. Il est inaccessible parce qu’il ne déforme pas son monde en le pressant. Il le capte un tout petit peu, y reste aussi longtemps qu’il en a besoin, et alors s’en va rapidement en laissant à peine la trace de son passage. » (Don Juan, d’après Castaneda).

02/02/2013

Messe en si mineur, de Jean-Sébastien Bach BWV 232

http://www.youtube.com/watch?v=YgVWaFvF0mg 

 

Magnifique interprétation, très aérienne, du chef Seiji Ozawa et de son ensemble, le Saito Kinen Orchestra. Notez qu’il dirige sans partition et que les chanteurs connaissent également par cœur leur texte.

Certains trouveront le kyrie un peu mièvre, interprété de manière trop classique, sans émotion. On aime de nos jours impressionner par certaines bizarreries d’interprétation dont on parsème la partition. Là rien de tout cela. Un déroulement calme, balancé, équilibré. Le chef ne fait pas d’effets, la polyphonie s’écoule comme un fleuve lent, serein. Il n’y a pas respiration marqué, de coupures du déroulement.

Ne sommes-nous pas déjà en paradis, dans les affres de la pureté et de l’éternité ?

08/01/2013

Liturgie, musique et cosmos

« En conclusion de mes réflexions, je citerai une belle parole du Mahatma Gandhi que j’ai trouvé récemment sur un calendrier. Gandhi évoque les trois milieux dans lesquels s’est développée la vie dans le cosmos et note que chacun d’eux porte une façon d’être propre. Dans la mer vivent les poissons, silencieux. Les animaux qui vivent sur la terre ferme crient, tandis que les oiseaux  qui peuplent le ciel chantent. Le silence est le propre de la mer, le propre de la terre ferme, c’est le cri, le propre du ciel le chant. Mais l’homme participe des trois : il porte en soi la profondeur de la mer, le fardeau de la terre et les hauteurs du ciel. C’est pourquoi il est aussi silence, cri et chant

(…) La véritable liturgie, la liturgie de la communion des saints lui (à l’homme) restitue sa totalité. Elle lui réapprend le silence et le chant en lui ouvrant les profondeurs de la mer et en lui apprenant à voler, à participer de l’être  des anges. En élevant le cœur, elle fait retentir à nouveau la mélodie ensevelie. Oui, nous pouvons même dire maintenant, l’inverse : on reconnaît la véritable liturgie à ce qu’elle nous libère de l’agir ordinaire et nous restitue la profondeur et la hauteur, le silence et le chant. On reconnaît la liturgie authentique à ce qu’elle est cosmique et non fonction du groupe. Elle chante avec les anges, elle se tait avec la profondeur du tout, en attente. Et c’est ainsi qu’elle libère la terre, qu’elle la sauve. »

(Benoît XVI, L’esprit de la musique, Editions Artège, 2011, p.100)

 

Est-il nécessaire d’en dire plus ? L’esprit de la musique est un magnifique livre qui fait prendre conscience de la dimension spirituelle de la musique et de son importance dans la liturgie. Et l’on constate que cela n’est pas seulement vrai pour la liturgie chrétienne. Les extraits empruntés à la liturgie bouddhiste que nous vous avons présentés ces jours-ci en montre la réalité universelle.

19/08/2012

In furore justissimae irae, d’Antonio Vivaldi

Interprété par Debora York :

http://www.youtube.com/watch?v=vrGqE_uCAg4

 Interprété par Maria Grazia Schiavo :

http://www.youtube.com/watch?v=QBXluA53LQ0

 

Vivaldi, vivace, aérien, le cœur soulevé, sans poids.

Vous vous promenez dans le ciel parmi les anges et la fureur. Quel contraste, mais si beau.

Une introduction scandée par les violons, enlevée, avant que ne s’élève le chant, l’exclamation, l’explosion d’un feu d’artifice. Crainte et tremblements devant Dieu tout puissant, mais si désiré, d’un amour fougueux, comme une rage de vivre éternellement.

Et suit une conversation en tête à tête avec le divin, charmeuse, amoureuse, avant que ne reprenne l’acidité de la confrontation. Quelle audace ce chant, mais quelle espérance, l’homme qui est fait Dieu par grâce.

 

 

 

24/07/2012

Psaume de David, d'Heinrich Schutz

 

Le paume 150 ''alleluja lobet den herren'' est chanté par l'ensemble "La chapelle Rhénane", sous la direction de Benoit Haller, pendant les folles journées de Nantes en 2009.

 

http://www.youtube.com/watch?v=mWbIpX6osFo&feature=related

Le psaume éclate : alléluia, alléluia ! On ne s’attend pas à une telle vigueur.

Alléluia ! Louez Dieu dans son temple saint, louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes, louez-le selon sa grandeur !
Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par la danse et le tambour !
Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant chante louange au Seigneur ! Alléluia !

Et Dieu est loué par la voix, ces voix chantant chacune sa partition, en parfaite harmonie, avec la même vigueur, le même entrain. Chacune d’entre elles résonne avec sa particularité, son timbre, sa compréhension du texte.

Un accompagnement musical assez extraordinaire qui ne masque pas le chant par ses cuivres, qui sonnent avec dynamisme, mais sans exagération.

 

Quelle belle louange du Seigneur, chaque verset fait l’objet d’un véritable tableau musical, dans lequel chaque chanteur peut s’exprimer en toute liberté, chacun en harmonie avec les autres. Puis reprise du chœur, le tout dans une verve qui ne se dément jamais.

Bravo au chef, Benoit Haller, car il est toujours difficile d’atteindre une telle harmonie dans la préservation des individualités, qu’elles soient des chanteurs ou des instruments.

 

Oui, la musique baroque est une musique envoûtante, toujours inattendue, vigoureuse, remise à l’honneur depuis quelques temps pour le bonheur de nos oreilles, grâce à quelques découvreurs de nouveaux manuscrits, mais surtout au talent de nouveaux chefs qui apportent leur fougue au service d’une musique éblouissante de santé et de joie de la vie.

 

27/05/2012

Magnificat, d'Arvo Part

 

http://www.youtube.com/watch?v=1A6BfyhFSVQ&feature=related

 

Entrée au paradis comme une plongée dans l’espace intersidéral. Oubliez votre petit moi, laissez-vous gagner par cette grande solitude face à Dieu qui, malgré l’inconnaissance, vous réchauffe l’âme. C’est le propre de l’espérance : derrière l’apparent vide du soi se cache le retour au divin, qui résonne dans la totalité de votre être et votre joie renouvelée vous conduit à l’ignorance bienheureuse de celui qui se laisse bercer par cette exaltation.

Mon esprit a exulté en Dieu, mon Sauveur !

Quel compositeur, grandiose d’intimité avec le divin ! C’est un estonien qui a fait ces études musicales en URSS et a commencé par la musique sérielle, qui n’a rien à voir avec ce que nous entendons. Dans les années soixante, il se consacre à l’étude du grégorien et des musiciens médiévaux comme Machaut et Josquin des Prés. Il invente le style « tintinnabuli », appelé ainsi parce qu’il rappelle les clochettes et qui se caractérise par l'utilisation simultanée de deux voix, l'une arpégeant sur une triade tonique dite « tintinnabulante » et l'autre reposant sur une basse évoluant de manière diatonique.  

Il se lance dans la musique minimaliste, d’inspiration religieuse, presque simpliste de par les éléments de la composition : utilisation d’harmonie tonale et parfois modale, utilisant le plus souvent les trois notes de l’accord parfait, peu d’instruments, quelques voix, très peu de modulations. La musique minimaliste se caractérise par l’utilisation de la répétition de motifs musicaux courts, qui se projettent en pulsation régulière. Ecoutez « Tabula Rasa » qui met en évidence toutes ces caractéristiques :

 

http://www.youtube.com/watch?v=bxDc24zSuzU&feature=related

 

30/06/2011

Harmonisation du chant grégorien

 

Oui, le chant grégorien se chante a cappella.

Néanmoins, dans de nombreux cas, un accompagnement est nécessaire pour soutenir le choeur ou l'assemblée et donner un certain volume au chant.

La difficulté pour l'organiste tient au fait que les chants grégoriens ont des modes qui ne sont ni majeur, ni mineur, mais à échelle propre comme nous l'avons vu le 14 juin. Alors quel style d'accompagnement adopter ?

Marcel Dupré, organiste renommé et respectueux de la spiritualité de la musique religieuse, a conçu des accompagnements particuliers pour chaque mode grégorien.

 

 ChGreg harmonisation Dupre.doc

 

Les lettres F et D signifient Finale et Dominante. La lettre M en majuscule indique un accord majeur, en minuscule, un accord mineur. L'harmonisation est tantôt majeure, tantôt mineure, et peut être jouée parfois des deux manières (par exemple le sol du ton 1).

 

Et de façon à faciliter le travail de l'organiste, les diverses transpositions selon la hauteur de voix.

 

Transposition modes grégoriens.pdf

 

 

Ceci complète le développement sur le chant grégorien entamé le 14 juin. Nous continuerons l'exploration du chant sacré avec les différents chants orthodoxes : byzantin, grec et slave.

 

 

05/04/2011

Les chants de la messe catholique romaine

 

Le concile Vatican II publia en 1967 une Instruction de la Sacrée Congrégation des Rites sur la musique sacrée dans la liturgie. Cette instruction précisait le degré de participation des fidèles au chant et émettait un certain nombre de recommandations. Depuis, beaucoup de celles-ci ont été ignorées et le chant liturgique, en particulier en France, s'est malheureusement tourné vers la musique profane et populaire, c'est-à-dire la musique de variété. Ce n'était pas la volonté de Vatican II. Le dommage est grand. C'est à peu près comme si l'on avait rasé les cathédrales et églises anciennes, sous prétexte de modernité, pour ne plus accepter que les églises de béton.

 

Cliquez sur  -->     Les chants de la messe catholique romaine.pdf