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09/04/2026

Néant

Un film déjà connu, mirage de l’esprit

Envolé et parti au loin de lui-même

Ouvert sur le monde et l’intériorité

Il encourt l’enlisement ou la prosodie

 

Que signifie cet arrêté vulgaire ?

Y a-t-il une règle non écrite

Qui dicte son autorité insolite

Au quidam qui penche sur lui-même

 

Y a-t-il un blocage dans la démarche ?

Qui l’empêchera d’être lui-même

L’humble transmetteur de ma folie

Sortant ses membres du marais

 

Me voici, crie l’enfant sourd

Me voici, entend le voyant aveugle

Non, ce n’est pas moi, mais lui

Celui qui n’est plus et qui est

 

Dans ces lignes devenues noires

Que deviens-tu toi-même

L’ombre d’un squelette usagé

Qui n’a plus rien sur les os

 

Il est enfin fini ce mélodrame

Qui fait courir tout Paris

Et trompe son monde et lui-même

Dans un lacis de mots enchevêtrés

 

Il se tait encore sous le choc

D’un usage tant détesté

D’une coutume abhorrée, mais fière

De n’être qu’un néant sans suppléant

 

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