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11/04/2022

Retour

 

Résurrection, Pâques approche

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Après l'obscurité, la lumière

Deux jours sans manger, sans boire, sans dormir

Puis une lente remontée

Hagard est-il

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Le revoici

De la boue à l'épanouissement...

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03/04/2022

Covid

Eh, oui, cela arrive. Covid depuis vendredi, pour mon épouse et moi-même. Pas d'intervention... La fatigue. Mais tout va bien.

A dans huit jours.

30/03/2022

Lui

Il s’entortille et se zygote le vers
Les cheveux en bataille il est circonspect
Où donc va-t-il chercher ces mots
Qui tremblent et s’acheminent
Comme une colonie d’insectes

Il en a vu des membres
Courir sur la tôle verte
Et fuir dans l’ombre

Courez donc les bêtes
Mais ne touchez pas
Au vivant qui parle
Et prescrit d’une voix forte
Qu’il est d’un autre genre

Sa tête lui donne 
Ce que les autres n’ont pas
L’évaluation de ce qu’il n’est pas

29/03/2022

Pause

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Ils sont là... Des dizaines, au soleil
jacassant, parlant, tchatchant
dans un brouhaha permanent
ou un silence serein

on est dimanche
on est bien
et chacun se laisse aller

Jour de printemps
Dans la paix de l'âme

(Place des Vosges)

28/03/2022

Au bout du chemin

Une vie, un chemin, parcouru dans la nuit
Par un temps de brouillard, angoissé de terreur
Sur un maigre vélo, les yeux écarquillés
Il est mort de chagrin, d’avoir trop pédalé

Oui, la vie sans pitié, et, au bout du rouleau
Elle fuit l’âme, encombrée de déchets
Ne reste qu’un maigre squelette premier né
Qui danse, effaré, fermant ses paupières

23/03/2022

La beauté

La beauté est un gouffre qui ouvre l’âme

22/03/2022

Réveil

Mort, où est ta victoire !
Sorti comme une bulle des miasmes de la nuit
Ce cri de l’apôtre Paul retentit ce matin
Pourquoi ? Nul ne le sait

Il résonne dans la boite crânienne
Et évacue les fumées du présent

Lent brouillard non dissous 
Balaye ces nuages quantiques
Et donnes-toi au présent 
Sans un regard en arrière

Va de l’avant les yeux ouverts
La victoire est au bout du chemin !

19/03/2022

Toujours

Oui, cinquante ans après et quelques jours plus tard
Tourné vers toi et elle, la tendre et fière
J’ai contemplé ta main et regardé trop tard
Cette étrange fille qui gère en écuyère

Étrangement vêtue, amoureuse et belle
Je te vis dans ta chair, les lèvres ouvertes
L’œil égaré, perdue et toujours rebelle
Tendre et retenue, de bonheur experte

Chaque jour est un jour, de pur bonheur repu
Tu es la fuyante, retenue par la main
Je suis l’onde mêlée au retour du reflux
Sans aucune pudeur, tu poursuis ton chemin

18/03/2022

Devenir

Passer de l’immensité cosmique
Au point infime et invisible
Qui ouvre à une autre dimension
Le pneu éclate et l’inconnu est là

Ouvre tes ailes et vaque ailleurs
Là où rien n’est semblable
À ta connaissance du monde
Et à ton indifférence oisive

Passe par le trou de l’aiguille
Enfile ton autonomie
Sors de ton scaphandre 
Entre dans l’air diaphane

Alors apparaît la lutte
Du bien et du mal
Retour à l’énergie primordiale
De l’inerte vers le vivant

Tu entres dans la danse
Qui es-tu, toi qui ne sais
Où sont le plafond et le sol
Quel étrange désordre !

17/03/2022

La famine / Premier événement


L'événement auquel on ne s'attendait pas : la famine. De quoi s'agit-il ?

L'affirmation de Yuval Noah Harari, la famine est vaincue, est aujourd’hui contredite par certains médias (https://youtu.be/MAu-x4RvgWI) . Ce n’est qu’un tremblement couvert par l’optimisme en cours, mais les signes sont là : "un ouragan de famines menace le monde, un effondrement du système alimentaire mondial nous guette". En effet, l’Ukraine et la Russie représentent 29% des exportations mondiales de blé et l’alimentation en blé est aujourd’hui interrompue par la guerre en Ukraine et l’arrêt des mouvements d’alimentation de ces deux pays vers le monde. 
Ne nous trompons pas. Pas d’alarmisme. La guerre ne peut être éternelle et, d’autre part, il existe des substituts  au blé, y compris les innovations révolutionnaires telles que les insectes, nouveau grenier multipliable en tout lieu pour faire face au manque mondial. Cette première menace est-elle réelle ? Seul, l'avenir nous le dira.

16/03/2022

Homo deus : une brève histoire du futur, de Yuval Noah Harari

Je ne l’ai pas encore lu. Je le convoite depuis un certain temps, en me demandant quand et où je l’ouvrirai. Aujourd’hui, peut-être suis-je prêt !

Sapiens retraçait l’histoire de l’humanité, Homo deus interroge son avenir : aperçu vertigineux des rêves et des cauchemars qui façonneront le XXI° siècle. Trois parties : Homo sapiens conquiert le monde, Homo sapiens donne sens au monde, Homo sapiens perd le contrôle. Le livre s’ouvre sur l’ordre du jour. Le programme a été le même pendant des milliers d’années : la famine, les épidémies et la guerre ont toujours été en tête de liste… On y réfléchit rarement, mais, au cours des toutes dernières années, nous avons réussi à maîtriser la famine, les épidémies et la guerre… Les forces incompréhensibles et indomptables de la nature sont devenues des défis qu’il est possible de relever… Certes, il y a toujours des échecs notables… Au début du XXI° siècle, l’être humain moyen risque davantage de mourir d’un excès de McDo que de sécheresse, du virus Ebola ou d’un attentat d’Al Qaïda. Tous se réjouissent.

Or depuis deux ou trois ans, ces affirmations sont contredites par deux événements sur trois : les épidémies et la guerre, la vraie, sont revenues devant l’actualité. Le Covid 19 et l’affrontement à mort, sont bien là, toujours présents, s’insinuant entre les pages de l’immortalité, enfin épinglés devant qu’il y de plus sacré : le droit à la vie, valeur la plus fondamentale de l’humanité, et, derrière, le droit au bonheur.
Qu’en est-il ? Pourquoi l'homme retombe-t-il dans ses travers millénaires ?

15/03/2022

Bulle

L’autre jour, j’ai vu un homme,
Un homme qui faisait les vitres.
C’est presque tout un chapitre,
Un chapitre où se perd un homme.

Il se dressait vers les carreaux, 
Élevant ses bras aux cieux,
Pour ensuite tremper, le pauvre vieux, 
Sa tirette de caoutchouc dans l’eau.

Ses lents gestes de somnambule
Étaient chargés de rêves et de pensées.
Son triste monologue courait sur les roses fanées.

Par instant se formait une bulle, 
Qui s’enflait et éclatait sous son nez.
Alors il pleurait doucement sur ses mains burinées.

14/03/2022

4° dimension

 

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Ville, perte de l'identité
Où est la solitude ?
es-tu seul ou multiple
un seul être te manque
et tu erres dans la multitude
épuisant ton regard
au fil des rues

13/03/2022

Brouillard

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Seule émerge l'ombre du passé

 

12/03/2022

Poursuite

Nuage de l’ignorance
Brouillage de l’incompétence
Ils avancent encore
Sous les ordres désespérés
De la horde abjecte

Seul contre tous
Il gesticule en vain
Semant la terreur 
D’une main maladroite
Contemplant son œuvre
Réjouis de l’irréalité
De la pensée et de l’action

L’aveuglement est là
La mort également
Derrière la tête de chaque arme
Couchée sur la mise en joue
D’un peuple à la transparence
Qui reste sans égal

11/03/2022

Pourquoi tant de haine

Pourquoi tant de haines, de tristes désespoirs
Un seul homme proclame, le monde s’enflamme
La Russie a perdu son âme et sa foi
Violence et pleurs sous le coup des lames

Le désastre est puissant, l’ombre est là qui guette
Les mères sont effrayées, les enfants contemplent
Gravats et poussières succèdent aux guinguettes
La mort est tentante et chasse l'exemple

Passant, ouvre les yeux, que ton œil se trouble
Que les cris t’éveillent et fouillent ton double
L’âme se tient debout, la foi ne vacille
Que devant la force, les mortelles faucilles

Le monde nouveau naît, le monde ancien meurt
Il n’est ni plus clément, ni plus remarquable
Le passant ne sait plus où cacher son humeur
La règle s’écroule, le mal devient diable

10/03/2022

L'éternité (2)

Mais aujourd’hui, rien ne sort d’eux-mêmes. Ils sont comme transparents dans le monde. Les images les traversent sans s’imprimer, ils avancent comme des fantômes dans un jeu imaginaire et ne se reconnaissent pas eux-mêmes. Je comprends cette attitude dans une vision nocturne. Je vais retourner me coucher après avoir écrit mes quelques pages quotidiennes. En levant les yeux vers la fenêtre, je vis les filaments touffus de la vigne vierge se pressant aux vitres. Un aquarium, me dis-je. Tels des tentacules, les tiges se pressent pour contempler le bureau éclairé. Ici la vie ; derrière, le sommeil ou la mort pour la nuit. Il faut attendre le lever du jour pour que reparte le mécanisme invisible du mouvement accompagné de bruits, d’odeurs et de goûts. Et eux, ce couple qui se dénote parmi les autres couples, restent immobiles, frileux, englobés de terre glaise, incapables de faire un pas devant l’autre. Ils ont toujours leur lumière, elle rayonne avec la même intensité ; mais elle ne peut franchir la frontière de leur moi et se propager au-delà d’eux-mêmes. Il faut la lumière du monde pour qu’ils puissent rayonner. Sans elle, rien ne franchit la barrière de leur existence.

09/03/2022

L'éternité (1)

Constant dit, en se regardant dans la glace :
– Il est des jours où rien ne nous distingue des autres mortels.
Pourquoi une telle interrogation ? Peut-être le ciel grisâtre qui s’étendait à l’infini au-dessus d’eux ou le flot de paroles échangées sur le même ton ou encore les yeux voilées de celle à laquelle il s’adressait. 
Elle ne répondit pas, le regard vague, un geste de la main commencé et non achevé. Elle pensait à ses vacances raccourcies comme un soufflé qui s’effondre sur lui-même. Ses yeux se voilèrent d’une légère brume, sa voix elle-même ne répondait plus avec netteté. 
– Oui, c’est vrai, nous sommes deux mortels qui se regardent sans se voir, qui se parlent sans de connaître, qui se caressent sans rien sentir.
Elle lui toucha le bras, avec douceur, comme une femme en manque d’affection, un sourire aux lèvres, penchée vers l’éternel masculin, elle, l’éternel féminin. Il est vrai que leur couple formait un duo agréable. Il la regarda avec tendresse, souriant ; elle le caressa distraitement, le cœur soulevé. Il était beau, mais d’une beauté d’un autre âge. Il n’avait rien à voir avec l’homme stylisé que prodiguent les journaux de mode. En fait, c’était un homme ordinaire, mais dont l’énergie se lisait dans le regard. Ses yeux étaient de braise, étincelants et fiers. Eux seuls le différenciaient des autres mortels. Elle, le visage rieur, laissait une impression de sensualité italienne, retenue, mais réelle. C’était leurs deux regards qui les distinguaient des autres humains, regards comme des épées, acérés et chargés d’électricité. Mais comme par un fait exprès, ils ne se voyaient pas ainsi et aujourd’hui, une certaine langueur anéantissait l’éclat de leurs yeux. Tout leur paraissait terne, sans saveur, comme une longue journée tiède d’automne trainant des nuages gris sur des bois verdâtres.  Pourtant Aigletine, c’était son prénom, le rappelait à lui-même, l’enfermait dans son imaginaire, l’ouvrait à une vision mystique de la vie et de la rencontre entre deux êtres.

08/03/2022

Au fil des jours (journal de Jacquie de Greffié de Bellecombe p.7)

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Embrouille…
Là, le passé, l’avenir et le présent
Quatre images, quatre souvenirs
Ou quatre vies, jusqu’à l’orage
Dans quatre éléments
Entre ciel et terre, 
Entre air et mer
Jusqu’au brouillage…

 

 

 

 

 

07/03/2022

Derniers instants

Souvent, il étire ses personnalités
Souvenir éclatant, regard sans lumière
Il n’imagine pas d’autres ambigüités
Que celles évoquant la fin dernière

Mais de quoi s’agit-il ? Demande-t-il aux siens
Dans son nuage blanc, il marche sur les flots
Mille lieux au-dessus de brefs soucis humains
Il va-et-vient sans fin, flottant sur son îlot

Rien ne l’offense et tout le concerne
Prisonnier d’un songe, il marche vers la mort
L’amour le délaisse, quelle route terne
Approchant de la fin, il n’est plus qu’un corps-mort

Ombre de lui-même, il n’ose avancer
Il résiste au destin, fier de son pouvoir
Mais celui-ci l’envoie et, sans l’influencer
Il offre sa tête sans larmes ni mouchoir

06/03/2022

Un dimanche campagnard (date 1962)

Nonchalants dimanches d’hiver
Qui se passent près de l’âtre
Tandis que dehors l’univers
Éteint étonne le pâtre.

Les oiseaux frileux se sont tus.
Le crépitement du feu
Trouble le calme inconnu
De ces dimanches langoureux.

La campagne semble figée.
Seule, la paisible fumée
Des cheminées s’évapore.

Ah ! Journées dominicales,
Quiétude pastorale,
Qui dans l’âme s’élaborent.

05/03/2022

Au fil des jours (journal de Jacquie de Greffié de Bellecombe 4)

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Phares...
Seuls, ils émergent de l'écume et des nuages
comment relient-ils hauteur et profondeur
et durent-ils dans l'adversité ?

 

03/03/2022

Ils sont

Un seul contre tout un peuple
La puissance contre la volonté
La liberté contre l’étouffement
Respire et vois grand !


Les héros contre l’agresseur… 

02/03/2022

Aveuglement

Imagine une feuille de papier
Elle ne pèse pas lourd
Et traverse le corps
Comme un couteau
Tu deviens lame
La transparence t’inquiète
Elle obscurcit ta vue
Un brouillard t’aveugle
Tu glisses sur la finesse
De sa tranche délicate
Et le noir ou le blanc t’envahit
Avance encore
La feuille plie
Tu te sens partir
Plongée dans l’inconnu
Tu n’es plus qu’une plume
Qui encourage ton rêve

L’assaut t’emmène
La fente s’élargit
Tu n’es plus que le pâle reflet
D’une existence interrompue
Par la plaisante réverbération
D’une vie sans fard ni consistance 

01/03/2022

Retour

Paris, la ville sans parisiens
Vierge de toute démarche
Un ciel bleu sans faille
Des fantômes dans les rues
Il les connait pourtant
Mais de les voir ensemble
Tels des jumeaux exaltés
Le rend perçant et transparent
Il erre et va dans la foule
Mais ne voit plus
Et n’entend plus
Oui, le ciel est divin aujourd’hui
Il s’est retrouvé 

28/02/2022

HLM

Cheminées aux visages tordus,
Murs armés d’une charpente nue,
Rouge, jaune, vert,
Bois, ciment et fer.

Qui donc voudra s’entasser
En ton sein de prostituée,
Dont, telle une verrue, le crochet mamelon
Serait antenne de télévision.

Et ce château fort de béton armé,
Sans charmante mort, même sans fumée,
Dresse un squelette strié de grues, 
Comme une bicyclette de rue.

L’eunuque humain et sa progéniture, 
Abeilles blessées autour de la confiture,
De ton sein de prostituée
Suceront les alizés.

(écrit en juillet 1963)

26/02/2022

Secret

Qui croire ?
Certains sont sans imagination
Y a-t-il un Dieu ?
Ils ne savent et ne veulent pas savoir

Dieu est bien là
Mais que fait-il ?
C’est un être anonyme
L’indifférence le condamne à n’être que spéculations

Tu es parce que tu n’es pas Dieu
Que te sert autrement
Ce personnage historique
Qui encombre ton esprit ?

Oui, Dieu t’attend dans ton secret

25/02/2022

Désir

 

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L’extase du premier jour
L’aboutissement du dernier
Elle rêvait et courait
Il sentit en lui le désir

Que faire sinon fuir ! 

24/02/2022

Au fil des jours (journal de Jacquie de Greffié de Bellecombe)

 

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Clochers, tours, campaniles, beffrois
Tous se dressent devant les visiteurs
Campés sur leur socle élevé, fortifié
Ils écrasent l’égo de leur ombre exaltante

A leur pied, l’homme de tous les jours
La vie grouillante, trépidante 
Millions d’insectes affolés et bruyants
Que seule la vie atteint en désordre

Le doigt levé, empli de sagesse
Ils occupent l’espace à la verticale
Veillant sur leurs occupants
Détachés de tout partie pris 

Écrasée de sculptures évaporées
La hauteur prend sa mesure dégingandée
Dieu te regarde à la loupe, au loin
Et embrase la visite de feux d’or

 

23/02/2022

Au fil des jours (journal de Jacquie de Greffié de Bellecombe)

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Le temps s’en va…
Je le retiens dans ces lignes
Qui sont les frontières de la mémoire.
Ce sont des nuages de souvenir,
Diffus, mais perceptibles,
Comme des pansements
Sur une plaie béante.

Les limites sont ténues.
Cela saute d’un lieu à l’autre,
Sans cohérence distincte,
Ou plutôt celle d’images
Un jour de beau temps
Ou même de pluie fine,
Qui surgit tout à coup
Derrière la colonne d’une évocation.

Elle est là…
Mais, elle aussi, s’en va.
Elle est déjà partie,
Empilée dans les plis du journal de bord
Recueil à jamais perdu
De moment de bonheur à partager.