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20/06/2022

Encore un jour

Chaque jour, encore un jour

L’un après l’autre, ils se déroulent
Levés tôt, couchés tard
Ils passent du fond de l’horizon
À l’expectatif questionnement
D’un instant de repos
Lors d’un moment de faiblesse

En milieu de jour
Le découragement n’est qu’une question
D’appréciation et de choix
Que peut-il y avoir d’autre à faire
Au cours des secondes qui s’égrainent
Dans la chaleur du jour
Et la rupture des nuits ?

Le créateur fatigue
Il s’emploie à tenir avec exactitude
Un calendrier qui déroule seul
En l’absence de tout soutien
Et de toute volonté

Allez, mes frères, encore un jour
Éclairez notre lanterne
Et qu’aille au loin cette détestable habitude
De toujours vouloir connaître
Où se trouve la césure ?

19/06/2022

Réveil

Pas un grondement
Pas même une porte claquée
Mais juste un froid qui s’empare
Des bras et expire sur les pieds
Elle se réveille, pas très ferme
Se rêvant dans une piscine
Plongée dans une eau marbrée
Tantôt chaude, tantôt glacée

Elle se rapprocha de lui
Juste un peu de chaleur
Pour poursuivre la nuit épaisse
Non, pas maintenant… dormir...
Encore un peu de chaleur
Encore un peu de protection
Enfin… 
Qu’on est bien ensemble

Elle s’’accroche au navire
Qui vogue au large des vents
Dans le brouillard noir
D’une vie enfouie d'inertie

Ah ! Un coup de vent, glacé
Attaquant le corps à sa merci
Et pourtant le silence de la nuit
Encourageant de douceur
Où es-tu ? se demanda-t-elle

Du bout des doigts
Précautionneusement
Elle reconstitua l’environnement
Le lit, la fenêtre, l’espace réduit
Des bruits de pas dans la rue
Lointains, étouffés, mais réels

L’immersion dans l’aube
Une sortie d’apnée
Un reste d’enfance retrouvé

Hum ! Endors-toi…

18/06/2022

Chaud

Aujourd’hui le soleil, hier la pluie
Le ciel obscur de ses larmes matinales
Avait les paupières closes des nuits

Puis vint le sommeil, le repos et l’oubli
Comme un lac au creux d’une montagne
Et le jour renait lentement à la vie

Un oiseau ce matin m’a revigoré
Il m’a dit la joie d’un jour serein
L’herbe qui pousse et les feuilles tombantes 

Et la forêt à son tour s’éveilla
Les arbres étirant leur carcasse majestueuse
Avec de petits craquements imprévisibles

Aujourd’hui la lumière, hier la nuit

17/06/2022

L'art

Définir l’art est un puits sans fin de contradictions. D’autant plus que se mêlent à ce sujet de larges approches tels que le faire, le paraître, l’être, l’argent, l’extérieur et l’intérieur, le moi et le soi, le néant et l’infini.

Alors, soyons simples. Le mot seul ne veut rien dire ou en dit trop. Il couvre l’ensemble de notre environnement sans cependant se manifester ouvertement, sauf des professionnels qui pour la plupart, n’en voient que les aspects pratiques : comment gagner ma vie ainsi ?

Mais on peut aussi retourner la question : comment s’affranchir des contraintes de la vie grâce à l’art ?

 

16/06/2022

Etonnement

Elle pleure, petite et sans voix
Qu’avait-elle à faire là ?
Rien ne la destinait à cela
Rien ? Et pourtant…
    
Rouge de délicatesse
Rose de bonheur intérieur
Tel un épi de maïs remarquable
Elle s’inclinait devant l’adversité

Elle ne revivra plus ces soirées
Où l’ombre de la vie résonne de joie
Elle ne reverra plus ces frêles matins
Endormis et fêtards dans son lit

Le passé n’est plus, l’avenir non plus
D’ailleurs y a-t-il un présent ?
Plus qu’une ombre, un ressac de souvenirs    
Les épluchures d’un lointain rêve

Elle pleure, partie et revenue 
Aux jours de son enfance morte
Que reste-t-il de ces instants
Où la vie devient sans fin

15/06/2022

Porte

Le rêve est achevé
Après de longs mois d’attente
Enfin, virtuel encore, mais là !

Patience, il se fait seul
Envers et contre tous
Posant les questions
Répondant aux interrogations

Que dire ? Ouvrir la bouche
Ne signifie rien que du bavardage
D’un ton étudié, mais peu vraisemblable
Pénètre en lui et veille. Tu es, n’est-ce pas !

Qu’est-il ce morceau de papier relié 
Qui pèse le poids de ses dépenses
De ces nuits de découragement
Et de ces aubes mortelles

Enfin, il le tient, rigide et ferme
Et son ombre raffermit son cœur 
Qui s’ouvre d’étonnement
D’avoir engendré cette masse

L’esprit parle aux lecteurs
Ils conversent de leurs pépiements
Le cœur léger, charmé et patient
Jusqu’à la fuite éperdue dans le noir

Tiens-le haut et fort, comme un talisman
C’est une œuvre de l’esprit
Qui respire ton souffle
Et ouvre une porte nouvelle. Laquelle ?

14/06/2022

Mère Teresa

La vie est une chance, saisis-là

La vie est beauté, admire-la

La vie est béatitude, savoure-la

La vie est un rêve, fais-en une réalité

La vie est un défi, fais-lui face

La vie est un devoir, accomplis-le

La vie est un jeu, joue-le

La vie est précieuse, prends-en soin

La vie est une richesse, conserve-la

La vie est amour, jouis-en

La vie est un mystère, perce-le

La vie est promesse, remplis-la

La vie est tristesse, surmonte-la

La vie est un hymne, chante-le

La vie est un combat, accepte-le

La vie est une tragédie, prends-la à bras-le-corps

La vie est une aventure, ose-la

La vie est bonheur, mérite-le

La vie est la vie, défends-la.

12/06/2022

Droit

Droit. 
Pas à ta manière
Abandonne-la
Ne sois pas tendu vers l’avenir
Cours vers ton destin
Mais ne te laisse pas entraver

Le ciel est ouvert
Passe des étoiles au bleu
De la matière à l’absence
De la pensée au silence

Enferme-toi dans l’impermanence
Laisse aller ton devenir
Ne pense pas au vide
De chaque côté de tes pas
Reste droit, fixé sur ce point 
Ou rien n’est et tout passe

La mort survivra-t-elle ? 

11/06/2022

Au-delà

A nouveau, trainer dans les bas-fonds
Atteindre l’œil noir sans le toucher
Épier sa sombre lueur du soir
Et sa lente remontée asphyxiante

Sait-il où il va, d’où il vient
Ce qu’il devient, ce qu’il espère
Il a beau mêler boue et espérance
Rien ne sort de ce mélange mièvre

Il rêve de profondeurs perverses
Il envisage le secret des étoiles
Il fait tourner les idées dans le broyeur
Et n’en sort qu’un jus bizarre

Pourtant les éclaircis sont bien là
Elles lui secouent le cœur 
Et le font sortir de sa coquille
Pour qu’il voit l’autre vérité

Derrière les nuages rares, mais lourds
Se cachent de douces zones d’ombre
Son cœur se pèle encore et regarde
Ce trésor enfoui en lui : ouvre les yeux !

Ainsi chaque jour revivre les mêmes faits
Tenter de percer la coque rugueuse
Et regarder par le trou creusé
Le mirage divin du bonheur perpétuel

10/06/2022

Insomnie

Enfin, dormir, la tête entre les oreilles
Le corps suspendu dans un vide bienfaisant 
Le pied au chaud derrière les draps

Enfin, lâcher du lest, évacuer la pesanteur
Se tenir dans un paquet de coton
Et dire merci à ceux qui veille sur le sommeil
 
Enfin plonger, inconscient de fatigue
Dans les abimes de la non-présence
Et la clarté blanchâtre de la mort journalière

Plus rien ne t’attend, plus rien ne te mobilise
Tu meurs à ta condition humaine
Et t’enfuis là où tu n’es plus

09/06/2022

Attente

Il est là, assis au bord de l’eau
Qui s’en va loin de lui, entre ses doigts
Il ne cherche pas à la retenir
Elle part et va au loin, hors de lui
Il regarde la frange blanche
Un reste de vie, s’estompant peu à peu
Puis redevenant gris, puis noir
Adieu filet de vie et d’agitations

Il est là, assis au bord de l’eau
Il trempe les pieds dans la fraicheur
C’est le calme et la quiétude
Ses yeux se troublent et s’égarent
Quelle paix en lui depuis la chute
Le froid net, coupant du rasoir
L’avait pris tout entier, gelant 
Arrêt sur image, plus rien ne bouge
Et la renaissance surgit, pleine et entière
L’autre partie de lui-même
Roule comme une tache sombre
Et ne quitte plus sa présence
Elle est là, derrière son être
Comme une paroi de verre
Mêlant ignorance et perspicacité
Vont-ils se rejoindre et se serrer
Ou vont-ils s’éloigner chacun de son côté ?
Et c’est à lui de décider
Les yeux fermés, la main dans le vide
Cherchant la lumière dans l’obscurité
Vainement, lucidement, sans interrogation
Jusqu’à sons dernier jour, dans la nuit
D’une vie qui se ferme

08/06/2022

Envie

Une envie est une caresse non dite
Elle exhale un parfum charmant
Mais ne donne jamais le bonheur
Ni même un instant d’oubli chatouilleux

Au bord de l’accomplissement
Elle se dilate et se raidit
Perdu dans le songe de l’être
Inatteignable et solitaire

Quel ennui que cette rupture
Qui n’est plus qu’un souvenir
Elle ne laisse qu’un goût amer
A  celui qui la vit

07/06/2022

Lassitude

Il est là, las, hélas
Il ne pense rien, il n’est plus
Un vague brouillard l’environne
Rien à faire que s’exécuter
Il se lève dans le froid
Il s’échauffe dans sa tête
Qui devient brûlante
Un trou d’air s’empare de lui
Il voit des flammes partout
Le calme, puis l’agitation
Comme éteindre le feu
Qui secoue son être
Et le laisse pantois

Alors, il marche
Il marche et tourne en rond
Sans autre but que la mort
Entre deux murs éphémères
Un passage aussi étroit
Aussi mince qu’un fil
Juste une fente fuyante
Un verrou sans consistance

Qu’est-il cet homme
Qui n’a rien à donner
Rien à dire, rien à honnir
Pourtant, au fond de lui-même
Le grelot tinte

Ding… Ding… Ding…
Mais personne ne répond
Pas même sa conscience
Quand sera-t-il affranchi ?

06/06/2022

Bref

Tant de fleurs sont passées
Le rouge remplace le bleu
Plus de noir ni de violet
Rien que du bien et du beau
Pas même un dromadaire 
Qui blatère vainement
En tournant comme un fou
Et toi, dans ta prison dorée
Agenouillé à terre sans force
Qui macère tes déconvenues
Ouvre les yeux et vois
Le piano qui part au loin
Les toiles qui naviguent
Les poèmes qui s’égaillent
Automatique, disais-tu !
La vie produit-elle la vie ?
L’orage se fait-il entendre ?
Ta lassitude t’épuise-t-elle ?
Tu as trop attendu
Tu n’es plus présentable
Ton impuissance est vaine
Seul l’amour sauve l’amour
Au-delà de tout 

05/06/2022

Survivre

De retour à la maison
Où es-tu, toi la bien-aimée ?
Sait-il où elle se répand
Derrière les nuages bleus
Ou les œufs jaunes ?
Elle vaque lentement 
Sans prétention, intègre
La tête agitée et somnolente
Elle défile devant chaque homme
Et regrette son entregent    
Elle ne se commande plus
Et ne sait où cela va la mener
Mais elle y va,
Lentement mais sûrement
Elle sourit sans s’en rendre compte
Posant la main sur son cœur 
Elle lui tend la main :
Viens, fuyons ce refuge
Et partons parcourir le monde
Il y a assez de fous sur terre !

04/06/2022

Grottes de Ra,Nouveau Mexique

 

https://edito.seloger.com/lifestyle/people/un-artiste-sculpte-des-grottes-dans-le-desert-le-resultat-est-extraordinaire-article-7237.html

24/05/2022

Exécution

Jusqu’au bout, il ira
Encourage-le à tenir
Serre les dents, mais ouvre tes mains
Il se regarde seul face au vide
Suspendu dans le rien
Pour peu de temps, malgré tout

Tout revient tellement vite
Que les vagues refluent
Et s’accumulent
Contre la rive de paix
Il n’est pas le seul
Les accusés sont multiples

Les exécuteurs sont là
Ils crient plus forts et plus nombreux
Avant même de savoir
Les tords ou les raisons
Accusé sans preuve
L’exécution doit avoir lieu

Les bancs de l’infamie se multiplient
Sans que rien n’arrête
Les loups qui hurlent avec les loups
Et lui, hurle de rage en pleine impuissance

Va, retire-toi
Eloigne-toi de la foule
Qui ne sait pourquoi elle crie si fort
Le silence ou la mort médiatique
Puis la mort sociale
Jusqu’à la mort réelle

Un soupir de soulagement
Avant qu’un autre prenne le relais
Et qu’une autre exécution ait lieu

17/05/2022

Inconnu

Le pèlerin s’en va. Il est parti.
Où va-t-il ? Nul ne sait.
Départ, une nouvelle arrivée
L’inconnu au bout de la route
Une arrière-pensée du connu
Un aspect de l‘inconnu
Un point chaud dans l’espace
L’attrait de l’ignorance
La méfiance de l’habitude
La brûlure du blanc
La crainte du noir
Chaque jour à connaître
Chaque nuit à découvrir
Dieu, quel sens donner à tout cela ?

16/05/2022

Nuage

C’est un gros nuage, encombré, plein
Il flotte dans une atmosphère dégagée
On le voit de loin, légèrement bleuté
Il possède une certaine transparence
Mais on s’effraie de le voir si stable

Es-tu mort ou aveugle ou sourd
« Ne dérangez plus, je ne suis pas là 
Je flotte dans l’azur divin et bienfaisant »

Il s’approche du nuage, le regarde
Le hume, il ne sent rien, est gris
Parcouru de rayons violets et rouges
C’est l’image de la vie, de joies et de peines
Il est empli de sommets escarpés
De vallées luxuriantes, de plaines fades
Et même de gouffres indescriptibles

Il le regarde dans sa main
Il est tiède, velouté, serein
Quel drôle d’objet
Désormais il l’emporte avec lui
Dans sa poche, enveloppé dans un mouchoir 
Il le montre parfois à ses amis
Puis retourne à sa solitude intérieure
En haut de sa tour d’ivoire
D’où il regarde l’avancée des ans

 

15/05/2022

Bientôt parution de l'envol

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397 pages / 426 694 caractères, espaces compris / Genre : spiritualité

 

L’homme est un être à deux facettes : un être plein d’activités qui lui prend toute son énergie et lui donne de l’importance et un être inconnu qui recherche un vrai bonheur qu’il doit trouver en lui en faisant le vide de son importance.

L’envol incite le lecteur à vibrer, à méditer, à s’avouer que le mystère du monde reste une énigme pleine et entière. Et cela fait la profondeur et le plaisir de la vie. Il s’agit d’entrer dans un apprentissage de tout ce qui n’est ni visible ni rationnel, mais qui est profondément humain. C’est la découverte d’un autre soi-même vidé du faire et consacré à cette facette inconnue qu’il doit découvrir et assimiler.

L’ouvrage décrit cette recherche spirituelle par de brefs propos survenant à l’occasion d’une lecture, d’une rencontre ou d’une réflexion, le plus souvent dans la vie quotidienne. L’auteur entraîne le lecteur à la découverte du divin sans jamais imposer une vision philosophique ou doctrinale. Il décrit des expériences de vie simples et faciles qui l’incitent à pénétrer dans cette seconde facette de lui-même.

L’ouvrage se divise en huit grands chapitres que sont : l’intuition, l’éblouissement, le monde invisible, l’univers, l’humanité, la vie collective, la vie personnelle et la vie spirituelle. Dans ces chapitres, interviennent récits, anecdotes, sentences, poèmes, réflexions et méditations.

14/05/2022

La vie

La vie s’écoule et coule
A côté rien ne bouge
Tout demeure
Et rien ne meurt
Il se voit et n’est plus
Seul reste l’amour
Une pluie sans fin
Qui nettoie les corps
Et les âmes
Sans savoir même
Où se trouve l’autre
Je Suis parce qu’il Est 

 

10/05/2022

Protestation

La meilleure protestation de la part des occidentaux contre le régime de Poutine aurait sûrement été de ne pas transmettre le défilé de la Place Rouge le 9 mai, plutôt que de se complaire de commentaire et de vues pendant une matinée.

09/05/2022

Existence

Rien de ce qui est faux n’est vrai
Pourtant ce faux est vrai dans sa conception
Car comment concevoir le faux
Si le concept de faux n’est pas vrai

Aïe, quel mot (ou maux)
As-tu mal aux cheveux ?

08/05/2022

Avenir

Les derniers pas sont les plus longs
Il trébuche sur le parcours
Qu’attend-il par la suite
Quelle nouvelle voie doit s’ouvrir ?

Il ne sait, mais il attend
Ouvert, debout, transparent

Il y a toujours quelque chose
Après la fin d’une étape
Reste fier de ton avenir
Ne regarde pas ton passé

05/05/2022

Nuit

Il ramone, il ramone
Levé au milieu de la nuit
Oppressé par le silence
Il comble celui-ci de sens
Dépourvu d’intelligence
Ou même de simple bon sens
Rien ne va plus
Il divague, errant dans son intérieur
Il touche les parois du cerveau
Et promène sa conscience
Au-delà du possible
Dans les sphères de la volonté
Sans se départir de sa gaité
Alors il entend la musique
Un grincement de violon 
Assez faible, un tremblement
Immaculé et contraint
Comme une sorte de chatouillement
Sur son flanc imberbe
Habitué aux caresses d’une femme
Puis, plus rien
Le repos complet
Un arrêt sans fin
Il dort sans savoir où il est
Sans même sentir le silence
D’une nuit parfumée
Et l’absence de ce moi
Qui ne le quitte pas
Jusqu’au dernier jour
Endors-toi !

04/05/2022

Au bout

Aller au bout de soi-même, qu’est-ce ?
Installez-vous dans le noir
Vous ne voyez rien, n’entendez rien
Vous ne savez plus où sont vos membres
Vous flottez sur votre matelas 
Où êtes-vous ? Vous ne savez !

Mais il faut entretenir cette impression
S’efforcer de ne penser à rien
Vous voyagez dans un tube à essai
Et vous vous enfoncez en vous-même
Où ?

Eh bien, en vous-même !
Mai vous n’avez pas de vous-même
Vous tombez dans le vide
Et… Vous n’êtes plus

02/05/2022

La vie

Selon Confucius, chaque être humain possède une grande responsabilité dans le monde : développer son humanité (ce que Confucius appelle le ren).

Et si l'on ne prend pas la mesure de cette responsabilité, on prend alors le risque de passer à côté de sa vie…


Pour développer son humanité, cela passe par trois points :

1 . L'esprit rituel.

Selon Confucius, être humain consiste avant tout à apprendre à se tenir dans une hiérarchie.

L'être humain se définit par sa position verticale entre le ciel qui le dirige et la terre qui le nourrit.

C'est en apprenant les us et coutumes de la société (façon d’agir, de s’habiller, de se tenir…) que l'on devient humain.

2. L'apprendre.

Tout être humain doit s'éduquer tout au long de sa vie afin de s'accomplir dans son humanité.

Sous la dynastie impériale des Zhou, cela passait par l'étude des textes de la littérature classique.

Aujourd'hui cela peut consister à se former en permanence. Il s'agit d'être dans une dynamique d'apprentissage tout au long de sa vie.

3. La compassion.

Il s'agit de cette capacité à être affecté par le malheur d’autrui.

Dans le bouddhisme, la compassion se nomme "karuna".

Il s'agit d'une forme de "tendresse" à l'égard de soi et des autres.

01/05/2022

Retour de la nuit

Pesanteur du réveil
Il émerge d’un brouillard opaque
Un chewing-gum éternel à mâcher
Et se retrouve nu au milieu de la nuit
Egaré et oppressé par le sommeil
Les pieds dans la boue
La tête dans les nuages
Marchant dans un autre monde

Un saut qualitatif dans la réalité
Sans prise de conscience de cette nouveauté
Progressivement seul face à lui-même

Il réalise ce pas d’une vie
Nouvelle étape en passe d’être franchi
Alors que rien ne l’avait préparé
A cette prise de conscience inattendue

30/04/2022

Froid

Passer de la vision extérieure
A la contemplation intérieure
Au travers d’une lame de verre
Et d’un œil ouvert sur le monde

Rien ne saigne, rien ne choque
Un coup de scalpel anonyme
Et la vérité se dévoile nue
D’un coup apparue, sans voile 

Ce fut sa dernière image
Celle d’une opération de l’œil 
Puis, le brouillard subtil
Des matins d’automne
Et le froid de la nuit

29/04/2022

La réalité intérieure

Les bruits du monde te frappent l’ouïe
Les éclairs jaillissent, ambigus 
Quelle désolation

Où se trouve la paix, existe-t-elle ?

Déchirement médiatique
Et appauvrissement du présent
Baisse de tension des efforts
L’homme est encore seul face à lui-même
C’est-à-dire à la horde sans fin
 Des impressions, sentiments, raisons 
Que donnent ces mouvements internes

Quand l’homme se donnera-t-il
Des raisons de croire
A sa réalité intérieure ?