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27/05/2020

Sentence

Regarde chacun comme étant l'image de Dieu,

puis regarde en toi cette image.

Tu te trouveras au bout du tunnel,

à ton instant ultime.

 

26/05/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (19)

Le renseignement lui avait paru très insuffisant. Une bonne défense nécessite du temps pour sa mise en place. Donc il fallait être mis en alerte le plus vite possible, dès la détection au plus loin de l’ennemi. Le bourg étant construit au confluent de deux ruisseaux formant une petite dépression, il fallait pouvoir observer dans trois directions, au nord-est, presque est, au nord-ouest et au sud-sud-ouest, tout cela sans se faire remarquer, ce qui nécessitait une relève des observateurs de nuit. Il indiqua le lieu des postes d’observation qu’il avait repéré au cours de son inspection. Ils nécessitaient de creuser un trou, puis de le couvrir de planches et enfin de les camoufler avec les matériaux du sol à proximité. La relève aurait lieu vers minuit. Elle partirait avec deux pigeons voyageurs basés dans le village qui pourraient transmettre une alerte précise sans se faire remarquer. Le capitaine désigna les sections responsables des postes et ordonna de se mettre aussitôt au travail.

Comme cela a été dit précédemment, l’alerte était basée sur les pigeons et, quand cela était possible, sur des signaux optiques. Le système d’alerte comprenait l’alerte proprement dite, puis la vérification de l’alerte et l’organisation du déploiement des troupes sur le système de défense qu’il fallait mettre en place le plus vite possible. Après que chaque section ait mis au point et reconnu les itinéraires de mise en place, plusieurs répétitions eurent lieu, chronométrés jusqu’à ce que le capitaine soit satisfait. Il fut décidé que les observateurs ne se replieraient pas, pour des raisons de temps et pour maintenir une observation sur les arrières de l’ennemi s’il s’avisait de monter une attaque.

Il parut nécessaire au capitaine de disposer d’une réserve dont le rôle s’avérait vitale si les choses tournaient mal. Trois sections engagées dès le début des combats, mais une section solide capable d’intervenir très vite quel que soit le lieu dans l’enceinte du village, soit pour renforcer une section, soit pour faire face à un imprévu sur n’importe quel point. De plus, les volontaires civils, qui se trouvèrent une trentaine, l’équivalent presque d’une section, furent sollicités, équipés, entraînés et mis à la disposition du jeune commissaire de police pour assurer la sûreté à l’intérieur du bourg en cas d’attaque chilienne. Celui-ci, en effet, ne disposait que de trois policiers dont deux étaient assez âgés.

Enfin, une réorganisation des sections fut faite. La section des prisonniers chiliens fut conservée, mais ses hommes furent en partie partagés avec les autres sections de façon à éviter toute rébellion en présence de l’ennemi. L’organisation du commandement fut également revue. A tour de rôle, le capitaine, le lieutenant major et le chef de section de réserve coucherait au poste de commandement, prêt à réagir en cas d’alerte.

Les travaux furent rondement menés et la nouvelle organisation mise en place avec des séances d’alerte. Le capitaine parut rassuré et pu dire sa satisfaction à la troupe et montrer aux notables son efficacité.

25/05/2020

Bruissant sous la larme des nuages

Bruissant sous la larme des nuages
La forêt abritait nos regards verts

La frange houleuse des flaques
De nos rires imprégnait nos vêtements

La caresse étonnée de tes doigts
Pénétrait le chien de lumière
Et les reflets mauves de son apparence
Coloraient d’une ombre de joie
La frontière qui sépare tes lèvres

Le chien sous la dent d’un humain
Prend l’œil des enfants

Il gémit pieusement, caninement

Sous sa couverture de poils damés
S’interroge son cœur de chien
Fidélité ?

©  Loup Francart

24/05/2020

L'attente

Entre dans le secret de ton cœur
Confie-toi à Dieu et attends
La connaissance vient avec la lumière
Tes propres pensées sont obscurité
C’est par l’œil que tu discerne la vérité
Veille à lui donner la divergence
Car l’œil ouvert perçoit la lumière

 

Dieu donne la vérité si nous savons l’attendre. C’est la seule chose qu’il nous demande : être capable d’attendre. Cette attente suppose l’abandon de la volonté égoïste. Elle est attente de la révélation qui est la connaissance :
 Révélation de Dieu au plus profond de nous-mêmes ;
 Révélation du monde ; sa connaissance nous est donné par Dieu et non par nos propres effort ;
 Révélation de notre réalité : je suis parce que Dieu Est.
 L’attente est nos pas une attitude, mais un état d’être physique, psychique, intellectuel qui rend l’homme spirituel. La vue habituellement convergente des choses du monde devient une vision divergente qui donne une perception d’ensemble. Là, amour et connaissance se rejoignent.

23/05/2020

Le mystère des voix bulgares

https://www.youtube.com/watch?v=6HNBAGEDSXo


 

22/05/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (18)

Le soir, le capitaine rentra chez lui, impatient de retrouver sa femme et ses filles. A son entrée Emma se précipita dans ses bras, l’embrassant tendrement, l’appelant du surnom qu’elle lui avait donné lorsqu’il était encore fiancé, Alandro. Et Alandro la serrait contre lui, respirant son parfum, lui baisant le lobe de l’oreille gauche, jusqu’à ce qu’elle pousse un soupir, une exaltation cachée, comme un premier réveil d’une volupté qu’ils partageraient cette nuit. Puis, s’écartant d’elle, le capitaine regarda ses filles qui se tenaient près de la porte, curieuses de savoir comment s’était passée sa première journée.

–  Bien, malgré l’alerte. J’ai eu à faire à deux hommes curieux. L’individu qui observait le village, qui était-il et que voulait-il ? Pour l’instant, je ne vois pas. Aussi va-t-il falloir que nous surveillions mieux les abords du village. Mais le plus curieux était sans doute celui qui a donné l’alerte. C’est un prisonnier chilien. Bien élevé et apparemment de bonne famille. Il était officier, mais il est en réalité peintre et dessinateur. Il m’a fait une bizarre impression que je saurai décrire. Un peu exalté, mais assez froid. Un mélange explosif !

 

Ces événements qui semblaient anodins inclinèrent Alexandro à revoir complètement la défense de San Pedro. Il se fit d’abord expliquer par son lieutenant major le plan en vigueur. Il nota que rien n’était prévu à l’extérieur  des remparts de bois. Il demanda comment le poste de garde pouvait prévoir les attaques et de quelle anticipation il pouvait disposer. Il y avait bien de maigres patrouilles toutes les trois heures dans la petite oasis au sud du village, mais la réponse ne lui parut pas convaincante. Puis, il s’intéressa à l’organisation de la défensive dans l’enceinte du bourg. Il fut étonné que les civils n’aient aucun rôle dans cette affaire. Leur participation serait toujours un plus pour se défendre et ils seraient directement concernés par l’avenir de la garnison. Enfin, il nota l’absence de section de réserve pour faire face à une éventualité. Il alla inspecter chacun des postes et se fit expliquer les signaux d’alerte. Enfin, il fit déclencher une alerte pour voir la façon dont chaque section se mettait en position. Il fit quelques compliments à certains, se montra moins satisfait pour d’autres, mettant en lumière les lacunes des uns et des autres.

Le lendemain, il décida de remanier complètement le plan de défense, reprenant les bonnes choses déjà mises en œuvre, mais consolidant certains postes, l’organisation de l’alerte, la mise en place de la défensive, etc. Il énonça trois principes : le renseignement, l’alerte, la réserve. Le reste fut revu à la marge.

21/05/2020

Dei amoris Cantores

https://www.youtube.com/watch?v=coDBJv9VpRw


Un magnifique choeur

 

20/05/2020

L'univers observable

L’univers aurait la forme d’une sphère
Dont le diamètre contient le passé,
Son passé de 13,8 milliards d’années-lumière
Qui raconte son histoire observable.

Qu'y avait-il avant ? On ne sait,
Car le temps n’existait pas,
Pas de page noircie donnant des nouvelles,
Même pas une mince feuille de papier vierge.

Rien au-delà, le néant complet,
Car entre les deux, une limite
Que les êtres vivants ne peuvent franchir,
Celle de l’univers observable.

Cet univers est une sphère
Dont l’observateur est le centre
Et dont le rayon est appelé
La surface de dernière diffusion.

D’autres le confondent avec le fond diffus cosmologique,
Émis 380 000 années-lumière après le Big Bang,
Constituant la plus vieille image électromagnétique
Diluée et refroidie par l’expansion de l’univers.

Il est la preuve d’un passé plus petit et plus chaud.
Il s’agrandit au fil des jours et constitue
L’horizon cosmologique dont la terre est le centre,
Ce qui ne veut pas dire centre de l’univers.

Ainsi l’homme se donne le regard de Dieu
Sans cependant voir plus loin que l’horizon,
Voilé par le plasma invisible du Big Bang
Qui cache le visage du divin.

©  Loup Francart

19/05/2020

Courir pour se trouver

Vibrer à l’unisson de la nature

Entrer en phase avec elle

Et se laisser aller sans protester

Courir, courir, encore courir

Jusqu’à ce que le but ne soit que de se trouver

 

Une carte et la volonté d'aller au bout de soi, chaque matin aller à l'aventure et sortir de ses habitudes. Prendre la voiture, faire quelques kilomètres et laisser son coursier en ayant mémorisé la boucle à faire. Puis partir en respirant la liberté d'être comme le vent...

18/05/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (17)

Deux heures plus tard, l’homme fut introduit dans le bureau du capitaine. Il était grand, vigoureux, assez beau malgré son uniforme de simple soldat. Il salua d’un air vif, mais sans flagornerie et se mit au repos sans attendre qu’on le lui dise, ce que nota le capitaine.

– Dites-moi, je suis intrigué par cet homme que vous avez vu tout à l’heure. Que pensez-vous qu’il venait faire ?

– Il ne semblait pas pourvu d’une mission particulière. Il était comme en promenade et il regardait le village comme un vacancier au bord de la côte regarde la mer. Ce qui est curieux, ce sont les jumelles dont il disposait. Il semblait les avoir amenées pour cela, observer la prise d’armes. Je ne peux rien dire de plus, je n’ai pas moi-même de jumelles et il était trop loin pour que je ne puisse en savoir plus.

– Dites-moi, il paraît que vous êtes chilien et que vous avez été fait prisonnier il y a deux ans. Pourquoi avez-vous choisi de servir la Bolivie ?

– C’est très simple, mon Capitaine. C’était cela ou la mort. Je n’ai comme vous qu’une vie et je tiens à la vivre jusqu’au bout, même si elle est bien différente de ce que j’avais rêvé.

– Ah oui. Qu’aviez-vous rêvé ?

– Étant d’une famille d’intellectuels, je me suis toujours passionné pour le dessin et la peinture. Mais j’ai dû faire mon service militaire. Les connaissances de ma famille et mes résultats scolaires me permirent de faire celui-ci comme officier. J’avoue avoir pris goût à la vie militaire. J’aime particulièrement les nuits de veille, seul, face à un ennemi qui peut surgir de n’importe où. Cela me permet de méditer et de m’ouvrir l’esprit à plus large que mon sort. Parfois, je suis heureux, d’une joie pleine, sans besoin de support comme les souvenirs ou les espoirs. C’est un bonheur entier, irréel et pourtant bien présent. Alors la vie devient un rêve fait de beauté indescriptible.

Le capitaine fut particulièrement surpris par ces paroles du chilien qui semblait dites en toute franchise, sans flagornerie. Il regarda dans les yeux l’homme et y lut l’honnête homme. Il se leva, sourit et lui tendit la main.

– Je vous remercie pour votre franchise et suis heureux de vous avoir parmi nous. Vous pouvez disposer.

L’homme salua, fit demi-tour et sortit. Le capitaine resta un moment songeur, les yeux fixés sur la fenêtre, regardant le renégat chilien s’éloigner. Son impression était floue. L’homme était sympathique, ouvert, sûr de lui, artiste même, mais policé. Cependant, quelque chose le laissait perplexe. Sans doute son accent, différent, plus rapide, plus appuyé, séparant les mots comme un lettré, montrant par là sa différence. Bah, il verrait bien, au fil des jours !

17/05/2020

Le nom

Tu n’es qu’un nom
Qui bourdonne dans la tête
Comme une mouche qui tourne
Et t’enlace dans ses pièges

Parfois elle s’arrête
Je dors sans scrupule
Jusqu’à ce qu’elle revienne
Et m’entraîne dans une nouvelle aventure
Qui me laisse le cœur battant
Ouvert à toutes les turpitudes
D’une absence de ta présence

D’autres fois, enlacé dans tes bras
Je baigne dans le bonheur…
Mon corps devenu enfant…
Cela ne dure pas longtemps
Mais me permet de poursuivre ma quête

Dieu, où es-tu ?
Je te cherche au réveil
L’œil ouvert sur la nuit
Et je ne trouve que le vide
Des étoiles et des gouffres
Qu’offre la nature au passant
En recherche de désolation

Ton nom n’est qu’un point
A l’horizon du désespoir
Car il cache ta réalité
Qui ne se dévoile jamais
Tu possèdes plusieurs noms
Tous plus révérés que l’autre
Celui de ton voisin de palier…
Comment unir ces contraires
Tenant au plus profond de l’être
Là où la chair rougie
Se montre dans sa vérité d’homme ?

Quel mirage me fait courir ?
A l’horizon je distingue
Ce point noir et brillant
Qui s’appelle Dieu
Et que j’appelle Déité
Nom abstrait de l’au-delà
Qui ouvre sur le calme
Qui suit la tempête
Tous s’entrecroisent
L’arme agitée et menaçante
Jusqu’au jour où ce nom
Devient celui de la délivrance

Plus de rancœur, plus s’affrontements
La mer de volupté intérieure
Velours sous les doigts de la main
Boisson enivrante qui s’empare de l’être
Et te rend autre, mais toi-même
Debout devant ton Dieu
Empli d’irréalité
Gonflé au gaz de la félicité
Reposant au nid de la création
Jusqu’au jour de son retour
Dans ta divine chaleur

Ce nom n’est qu’un symbole
D’une réalité plus grande
Que la moindre pensée
Ou la moindre sensation
Ou le moindre sentiment
Il te prend tout entier
Te secoue tout ton être
Et te rend transparent
Nu et vide de tout ce moi
Qui te gonfle d’impatience
Empêche ta vision unique
D’un Dieu devenu autre
Au-delà des mots…

Silence…

 ©  Loup Francart

16/05/2020

Le monde et Dieu

Comment ne pas se sentir petit devant ce monde à aimer et ce Dieu qui ne demande que notre amour.

Une vie ne suffit pas pour apprendre à aimer le monde, mais dans le même temps elle ne suffit pas pour s’emplir de la déité.

Pourtant elle ne nous demande pas un choix. Elle veut l’un et l’autre. Sans doute parce qu’ils sont liés. On ne peut aimer pleinement le monde que grâce à l’amour porté à Dieu.

15/05/2020

Singularité gravitationnelle

L’espace réagit à ce qu’il contient
Que ce soit matière ou énergie
Et se déforme à tel point
Qu’il s’effondre à l’infini

Trop de masse ou d’énergie
Rendent l’espace-temps imprévisible
Concentrés dans un volume trop petit
Ces métriques créent l’indéfini

L’horizon des événements devient piège
Pour la matière et même la lumière
Où vont donc objets et énergies
Au-delà de cette censure cosmique ?

Nul ne sait ce qu’il en advient
On ne peut admirer la singularité nue
Comme l’homme prude
Ne peut voir une femme nue

Ce principe de censure cosmique
Permet néanmoins un effondrement
D’objets cosmiques tels les étoiles
Jusqu’à atteindre une taille nulle

Alors plus rien n’est visible
Où donc est passé l’astre
Effondré sur lui-même ?
Y a-t-il un au-delà de l’espace-temps ?

Si l’on tend le cou vers le passé
On aperçoit la bille d’énergie
D’un univers venu d’une singularité
D’où sont nés et l’espace et le temps

Cette singularité première
Se retrouve dans les profondeurs
Des trous noirs jonchant l’univers
Y aurait-il des singularités multiples ?

Ces trous noirs seraient-ils des galeries
Permettant d’atteindre d’autres univers
Sans matière ni énergie physique
Où la psyché règnerait en maître ?

Cosmologie, poésie, poème, écriture

14/05/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (16)

Au moment où la troupe prenait position pour le défilé final, l’alerte retentit. Ce fut un cri perçant, bref, qu’ils entendirent tous dans le silence du mouvement de troupe. Immédiatement le capitaine appela les chefs de section, leur donna des ordres brefs et laissa partir au pas de course les soldats, expliquant à la population les raisons de l’arrêt de la prise d’armes. Puis, il se rendit auprès de la sentinelle qui avait donné l’alerte. Celui-ci, lui montrant un mouvement de terrain à quatre cent mètres des remparts de bois, lui expliqua :

– j’ai vu là un homme seul, debout sur la butte, contemplant le village, l’air dégagé, fumant un cigarillo. Il avait l’air intéressé par la prise d’armes qu’il regardait avec des jumelles. A un moment, il s’est retourné, s’est soulagé par terre, puis se reboutonnant, il poursuivit ses observations. Il était vêtu comme les chiliens, mais son uniforme semblait fatigué, poussiéreux. Seul brillait, propre, astiqué, son étui à pistolet. Celui-ci étincelait sous le soleil. C’est ce qui m’a incité à donner l’alarme. Il a alors fait demi-tour, tranquillement, et est parti. Il m’a fait froid dans le dos.

Etonné d’une description aussi précise et malgré tout littéraire, le capitaine remercia chaleureusement l’homme, le regardant pour s’imprégner de son identité. Il revint vers les locaux de sa compagnie et demanda au lieutenant qui il était. Celui-ci lui expliqua qu’il s’agissait d’un prisonnier appartenant à la section de l’adjudant major :

–  C’est un ancien officier chilien. Il est parmi nous depuis deux ans. Il semble heureux de son sort et il est effectivement cultivé. Je le vois souvent un livre à la main pendant les heures de repos.

– Lorsque sa garde sera finie, vous le ferez venir, je voudrai le voir.

13/05/2020

nudité de l'âme

Soupir silencieux de l’être :
Craquelure de l’apparence
Chute du personnage
Derrière : l’apesanteur
L’aspiration, la dissolution

Tu es l’alpha de l’être
L’appel du bonheur
L’oubli des pauvretés
J’aspire à m’éveiller
Et m’endors, lové
Au creux de mes insuffisances

Tu es l’oméga du désir
Lieu de nos éternités rêvées
Quand, épuisés par nous-mêmes
Nous recueillons le vide
Au fond de nos mains ouvertes

J’aspire à la nudité de l’âme

©  Loup Francart

12/05/2020

La vie

La vie est dans l'autre et le monde

non en soi

mais il faut entrer en soi pour la trouver

 

05:19 Publié dans 45. Maximes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie, destin, avenir |  Imprimer

11/05/2020

Énergie sombre

Sociale, la nature se cherche
Tout s’attire l’un vers l’autre
Le soleil attire les planètes
Les astéroïdes ce qui passe à leur portée
L’autre se laisse hypnotiser,
Captiver, emporter, avaler
Et pousse un soupir de soulagement
D’être ainsi dissous dans l’atmosphère
D’un plus grand que soi
Même si ce kidnapping est mortel

Si la nature poursuivait son œuvre
L’univers rétrécirait, se condenserait
Deviendrait une balle propulsée
Si massive qu’elle grossit sans cesse
Si lourde qu’elle s’écrase elle-même
Si dure qu’elle tranche même
La trame de l’espace-temps

Alors il fallait un contrepoids
Pour s’opposer à la gravitation
Sinon l’univers ne serait plus
Pas trop d’opposition tout de même
Il ne fallait pas semer à tout vent
Les céphéides permettent de mesurer
L’effet sur les étoiles grâce à leur oscillation
Mieux même les naines blanches
Permettent de mesurer l’accélération de l’expansion
De l’univers et la fuite des galaxies

Ainsi est née l’énergie sombre
Explication dont on ne sait pas grand-chose
Sinon que c’est une force antigravitationnelle
Qui repousse la matière au lieu de l’attirer
Une énergie qui s’oppose à la gravité
Qui n’a ni forme ni force d’attraction
Et qui entraîne le cosmos vers une fuite éperdue
Dans les immensités glaciales d’un cosmos libéré
Des cailloux gisant au fond de ses poches

©  Loup Francart

10/05/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (15)

Le lendemain, le capitaine prit possession de sa compagnie au cours d’une prise d’armes très simple. L’ensemble des villageois était là, en habit du dimanche, pour écouter ce nouveau capitaine qui avait de si belles femmes. Il fit un petit discours sur l’importance de la garnison, rempart contre l’invasion chilienne et se dit prêt à tout pour conserver le village au gouvernement bolivien. Le maire lui répondit par des mots aimables, insistant sur la présence des femmes et leur beauté. Emma, assise sous le dais tendu au-dessus de leurs têtes, souriait calmement, entourée de ses filles. Celles-ci avaient revêtu des robes de fête, toutes les trois bleues, mais taillées de manière différente. Celle de l’ainée lui serrait la taille et faisait ressortir sa poitrine. Elle mettait en valeur l’élancement de son corps comme une promesse à venir. La seconde était vêtue d’une robe de la même couleur, mais plus solennelle, comme un vêtement de théâtre, avec des manches bouffantes. Elle lui descendait presque jusqu’aux pieds, laissant cependant voir des chevilles parfaites, vives, prêtes à courir n’importe où. La troisième, encore une enfant dont l’aspect laissait prévoir une beauté gracile, portait également une robe de couleur bleue, simple, tombant fermement sur ses genoux. Sa taille était serrée d’une ceinture de tissu rose. Elle se tenait près de sa mère, lui caressant parfois le bras avec douceur et laissant promener ses yeux sur la foule rassemblée comme pour dire : « Regardez notre famille, n’est-elle pas belle et sage ! ». Les villageois regardaient ces nouveaux arrivants, avec des pensées variées. Certains se disaient qu’il n’était sans doute pas très prudent d’exposer ainsi des femmes à la convoitise de l’ennemi chilien. D’autres pensaient aux distractions qu’allaient apporter ces femmes dans la vie quotidienne de San Pedro. Quelques hommes se laissaient distraire par leur présence vivante et épanouie : « Quelles belles femmes, que viennent-elles faire dans cette galère ! » Ils ne pouvaient s’empêcher de contempler Emma et sa fille ainée. Pendant ce temps, le capitaine passait en revue ses hommes. Il marchait d’un pas lent, mais vigoureux, regardant chacun d’eux dans les yeux et cet échange sans parole lui permit de s’allier leur fidélité. Redressant parfois une épaulette, il montra qu’il tenait à ce que ces hommes aient fière allure et s’en trouvent ragaillardis.

09/05/2020

Matière noire

Où es-tu ? Mais où es-tu ?
Existes-tu réellement ?
Je ne peux te palper ni même te voir
Ou encore te deviner en louchant
Rien, je ne sens rien et pourtant tu es
Étoiles et galaxies restent bien là
Soumises à la gravité, immuables
Pendant qu’une autre matière
Erre sans relâche dans le cosmos
Courbant l’espace et le temps
Comme les astres palpables
Mais qu’es-tu, toi dont on ne sait rien ?
Partout où la matière existe
Ta matière noire est présente
Et en très grande quantité
Cinq fois plus que celle que nous voyons
Serais-tu espiègle, petite fille invisible
Jouerais-tu à cache-cache
Pour faire peur aux humains ?
De quoi es-tu faite, la nouveauté ?
Personne ne le sait
Sans ombre, tu cours après la vie
Et la serre fortement entre tes particules
Pour empêcher la matière de fuir
Neutrons, protons et électrons
S’entassent dans l’immensité
Retenus par ce noir imperceptible
Qui n’est pas, mais qui existe
Sous peine d’effondrement de l’univers
Et donc de nous-même également
Qui regardons de l’intérieur
Ce qu’il est impossible de voir
De voir de l’extérieur
Grâce aux miracles des mathématiques
Qui conçoivent le monde en chiffres
Et reconstituent l’univers en pensées
Le zéro engendre le un
Le un engendre l’infini
L’infini est plus que le tout fini
Où va-t-on maintenant ?

©  Loup Francart

08/05/2020

Prière

Prier, ce n'est pas penser à Dieu,

ni même demander quelque chose à Dieu.

C'est vivre de Dieu,

c'est exulter Dieu.

06/05/2020

Cauchemar à trois heures

Devant toi je suis
Mais que signifie être ?
Un battement du cœur
Un cri dans la nuit
Le souffle du bonheur
Le dégonflement d’un pneu
La chouette dans la nuit
Et puis, très vite,
Le ronronnement de l’autre
Le social indéfendable
Les pleurs des enfants
La plainte des vieillards
Les bruits estompés
Les chuchotements des femmes
Les clameurs des perdants
Les déflagrations des armes
Il existe pourtant des sachets
Qui enrobent les oreilles
Et te ferme dans la boite
Pour le meilleur et le pire
D’une vie d’adulte ramolli
Lève-toi homme mort
Crie ton innocence
Et fuit la société des hommes
Pour embrasser celle des anges
Ou des démons poilus
Au pieu… Adieu… A Dieu…

©  Loup Francart

05/05/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (14)

Malgré la chaleur et l’aridité du terrain, ils ne mirent que cinq heures pour arriver en vue du village assiégé. Mettant pied à terre avant de passer à l’action, l’adjudant major et ses hommes observèrent les Chiliens. Une bonne partie d’entre eux se tenaient sur un petit promontoire presqu’à l’opposé de la porte d’entrée. Ils semblaient regarder quelque chose à l’intérieur du bourg et rire énormément. L’adjudant se dit que c’était le moment d’attaquer avant que la troupe chilienne ne reprenne ses emplacements pour l’assaut. Ils se remirent en selle, armèrent leurs fusils, sortirent les épées du fourreau et chargèrent en direction de la porte. Ce fut une furie qui emporta les hommes d’un seul trait jusqu’à la porte, avant que les chiliens n’aient le temps de réagir. Très vite les soldats de la garnison de San Pedro ouvrirent les portes et sortirent eux aussi, armés, prêts à en découdre. Les chiliens furent tellement surpris par cette irruption qu’ils ne savaient que faire. Aucun ordre cohérent ne passa entre les différents détachements. Les cavaliers boliviens chargèrent les groupes de Chiliens les uns après les autres. Ce fut une véritable boucherie. Les cavaliers boliviens tiraient, puis chargeaient avec leurs sabres, coupant des bras et des têtes. Il y eut peu de résistance. En une heure, les assiégeants furent soit exterminés, soit mis en fuite, laissant sur place leurs matériels. Les habitants du bourg embrassèrent les cavaliers, leur offrant des présents. Le chef de la garnison ne fut pas en reste pour les remercier. Il envoya aussitôt deux escouades réparer les arrivées d’eau si bien que vers cinq heures de l’après-midi l’ensemble de Socaire fut de nouveau alimenté en eau. L’enfant eut un enterrement quasi national et ses parents vivement récompensés financièrement. C’est ainsi que Caracuela, homme arrogant sauva le bourg de Socaire et gagna ses galons de capitaine. Il fut tué quelques mois plus tard, lors d’une altercation avec une patrouille chilienne.

Des applaudissements et des cris nourris saluèrent la fin de cette histoire. Emma regarda son mari, souriante et heureuse de voir qu’il s’en était bien tiré. Les hommes, toujours sensibles aux aventures de guerre, étaient enthousiastes. Seuls les enfants ne semblaient pas apprécier cette histoire qui se terminait bien par la délivrance du village, mais mal avec la mort d’un enfant. Après un chant de guerrier entonné par le lieutenant major et repris par l’ensemble des hommes, ils purent rentrer chez eux, heureux que tout ceci se soit bien passé.

04/05/2020

Pesanteur

Comme nous aimons nous vautrer dans notre condition d'homme.

Ce n'est pas de l'orgueil,  mais l'effet de la pesanteur.

02/05/2020

Rêve à venir

Il sortit vêtu de sa seule curiosité
Ferma doucement la porte et s’enfuit
Rien n’aurait pu l’obliger à rester là
Dans ce château de cartes croulant
Où se joue le destin de chaque homme
Libre, il marcha droit devant lui
Sans même un regard de côté
L’eau était là, grondant dans le noir
Comme une furie, elle l’appelait
« Viens me voir, je te chéris
Et aime caresser tes cheveux d’or
Chevauchant les fils d’Ariane
Tu t’agrippe à ton image fragile
Sans comprendre l’importance
Du choix que tu fais et proclame »
Il poursuivit son chemin, courbé
Remarquant le renard argenté
Buvant l’air chargé de volutes
Croisant les pieds sous la table
Il titubait lourdement, maladroitement
Mais avançait encore, le cœur ouvert
Osant voir au loin son avenir
Celui d’un homme aux abois
Ivre du bonheur de la liberté
Plus rien, plus d’esclavage
Il entra dans l’horizon quantique
Transpercé de particules fines
Passant entre ses dents
Filtrées de pensées abstraites
Puis quitta progressivement
Le monde de la matière
Entrant dans la semoule
Des pensées obscures et délicates
Là où l’homme ne vit qu’une fois
Enfin, devint transparent
Et monta vers les cieux
Dans la clarté éblouissante
Du vide quantique
Et de l’ombre divine

©  Loup Francart

01/05/2020

Harmonie

Chercher l’harmonie du monde à travers les dissonances que nous percevons.

Nous sommes sensibles à certaines harmonies. D'autres nous échappent. Sans doute manquons-nous d’ouverture des sens ou, peut-être, nous fermons-nous à nos perceptions.

Ne pas refuser ce que le monde nous offre.

30/04/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (13)

– Romuald Caracuela mit au point son stratagème : faire croire à l’abondance de l’eau et prévenir la troupe de la garnison voisine pour qu’elle vienne attaquer les Chiliens. Il choisit deux enfants de douze ans, petits et débrouillards et leur expliqua ce qu’il attendait d’eux : passer dans les tuyaux d’arrivée d’eau, ressortir au-delà du village et marcher jusqu’au village suivant pour avertir le commandant de leur infortune. Attention, c’est à la sortie de la canalisation que tout se jouera, leur dit-il. Soit les chiliens ont laissé quelqu’un et dans ce cas, impossible de sortir, soit il n’y a personne. Pendant ce temps, leur dit-il, nous allons divertir nos assiégeants. Dans l’après-midi, Caracuela fit creuser un grand trou dans un lieu que les Chiliens pouvaient voir. Le soir venu, il rassembla les habitants du village auprès de l’excavation qu’il fit couvrir d’une bâche et remplir de toute l’eau qui restait. Ne fut gardé qu’un verre par personne. Certains protestèrent, l’un d’eux se révolta et voulut s’opposer par la force à cette décision. Il fut aussitôt emmené sur la place du village et passé par les armes. Plus personne ne résista. Alors, Caracuela se déshabilla et demanda aux habitants d’en faire autant. Et tous, nus comme des vers, hommes, femmes et enfants, ils se jetèrent dans le trou rempli d’eau comme s’il s’agissait d’une piscine où il faisait bon s’ébattre. Seuls les soldats sur les remparts ne participèrent pas à cet agréable délassement. Pendant ce temps, les deux jeunes garçons pénétraient dans la canalisation, marchant à quatre pattes. Ils mirent du temps pour atteindre la sortie. Arrivés près de celle-ci, prudemment, ils observèrent longuement les alentours et ne virent personne. Ils sortirent prudemment. Un soldat chilien qui n’avait jusqu’ici pas bougé, se dressa derrière un rocher. Il leur intima l’ordre de s’arrêter. Les deux garçons avaient convenu de se séparer s’ils étaient repérés. Ils coururent chacun dans une direction opposée. L’un d’eux fut malheureusement pris à parti par le soldat et, après trois coups de feu, fut abattu. L’autre avait déjà disparu. Le soldat eut beau courir derrière lui, il ne réussit pas à retrouver sa trace. Il revint alors vers le premier qui souffrait d’une balle dans la jambe. Il tenta de le faire parler afin de savoir ce qu’il faisait là. Il ne réussit pas à lui faire dire quoi que ce soit. Il le menaça de mort. Mais rien n’y fit. Il lui prit la jambe touchée et le traîna par terre en le faisant hurler de douleur. Rien. Aussi lui tira-t-il une balle dans la tête après l’avoir une nouvelle fois admonesté. L’autre enfant courait vers le village voisin qui se trouvait à vingt lieues. Dans la matinée, il arriva exténué en vue de la garnison et se présenta à la porte, demandant à voir le Lieutenant. Mis au courant celui-ci, aussitôt, fit préparer une expédition d’une cinquantaine d’hommes commandés par son meilleur adjudant major et leur donna l’ordre de marcher le plus vite possible vers Socaire pour faire fuir les Chiliens.

28/04/2020

Où vais-je ?

Dieu est en moi

pour que je sois en lui

et devienne créateur.

Mais...

Entre en toi-même

pour ne plus être toi-même...

©  Loup Francart

 

27/04/2020

Soupe quantique

Le vide est plein, dit-on, le plein est plein de vide.
Que pèse la matière devenue énergie ?
Trous noirs d’où jaillissent des fontaines avides
Qui croire dans ce jeu du chat et de la souris ?

Matière et énergie forme le mouvement,
La lumière est à l’origine de l’univers.
Où se trouve la cause de ce débordement ?
Qui a fait naître l’envers de son contraire ?

Le bout du doigt de Dieu tend la main à l’inconnu,
Un devenir plaisant et sans cohérence
Qui devient foyer d’êtres devenus codétenus
Pour le meilleur et pour le pire en apparence.

Le créateur contemple son œuvre à rebours.
Il espère gagner leur confiance inquiète
En leur donnant conscience de ce qui les entoure
Mais qui ne sont que des restes pour les pique-assiettes

©  Loup Francart

26/04/2020

L'étrange bataille de San Pedro de Atacama (12)

Brusquement, il commença son histoire d’une voix de théâtre, déclamant les mots de manière solennelle et prit une posture de comédien jouant une tragédie :

– Oyez, oyez, brave gens ! Cela s’est passé à deux pas d’ici, lors de la bataille de Socaire il y a quelques années. Les troupes chiliennes, qui avaient avancé à l’intérieur des terres, encerclaient déjà le village. La population s’était réfugiée dans son enceinte, terrorisée par l’armée chilienne qui tuait tout ce qu’elle trouvait. Dominé par les volcans Miscanti et Miñiques, le village était pauvre. L’eau était rationnée, alimenté par un seul ruisseau. A la fin novembre, on entrait dans l’été et la saison des orages n’était pas encore arrivée. La première chose que fit l’armée chilienne fut de couper l’alimentation en eau du ruisseau qui passait au travers du village. Elle fut détournée par un canal creusé par l’ensemble des hommes qui encerclaient le village. Trois jours plus tard, l’eau ne coulait plus. Ce que les Chiliens ne savaient pas, c’est qu’il existait une seconde arrivée d’eau qui était sous canalisation. Tant qu’ils auraient de l’eau arrivant par cette voie, ils pourraient survivre. Si elle venait à manquer, il leur faudrait soit se rendre, soit mourir. Le chef bolivien de la garnison, el tenante Romuald Paracuela, veillait sur la distribution en eau et faisait garder la sortie des canalisations par une sorte de poste de police d’une dizaine d’hommes. C’était un homme ambitieux, courageux certes, mais pensant en permanence à son avancement et à la manière de se faire valoir. Il était craint de ses hommes et de toute la population civile réfugiée dans le bourg.

– Le siège de Socaire commença, poursuivit le capitaine. Les troupes chiliennes n’attaquèrent pas le village, laissant la situation pourrir par la soif et la faim. Mais après quinze jours, elles se rendirent compte que les habitants vivaient bien et ne semblaient pas souffrir, ni de soif ni de faim. Alors leur chef envoya des patrouilles pour chercher d’éventuelles alimentations en eau. L’une d’elle découvrit l’entrée de la canalisation. Elle détourna l’eau qui se perdit dans le désert. Quelques habitants avaient fait des réserves. Celles-ci furent confisquées par Romuald Caracuela. Il ne restait au total que cinq jours d’approvisionnement pour l’ensemble des personnes vivant dans l’enceinte. Cela supposait un rationnement pour l’ensemble des familles. Que faire ?

Le capitaine Barruez s’arrêta, regarda les auditeurs, puis sa famille. Tous étaient suspendus à ses lèvres et lui-même dut faire un effort pour poursuivre tout aussi solennellement.

25/04/2020

Interne en médecine

Michel est interne auvergnat en médecine !

Il décide d'ouvrir un cabinet médical.  Il accroche un mot sur la porte d'entrée avec le texte suivant :

_ Pour 500 euros je vous promets de vous guérir de votre maladie. 
_ Si j'échoue, vous recevrez 1000 euros !

Cassien tombe sur la fameuse note et pour lui c'est une occasion en or de gagner 1000 euros facilement.
Il rend alors une petite visite au docteur en herbe qui a récemment ouvert son cabinet.
Cassien lui dit : « J'ai perdu le sens du goût! »

Michel : « Infirmière, amenez s'il vous plaît le médicament du cas 22 et administrez 3 gouttes à notre patient. »  
L'infirmière exécute les ordres de Maurice.
Cassien :« Beurk. C'est de l'essence ! »

Michel :« Félicitations ! Vous avez retrouvé votre sens du goût. Cela fera 500 euros s'il vous plaît. »
Ennuyé? Cassien paye l'honoraire de 500 euros et sort du cabinet médical.

Mais quelques jours plus tard, il revient. 
Cassien :"J'ai perdu la mémoire. Je ne me rappelle de rien. " 
Michel : « Infirmière, amenez s'il vous plaît le médicament du cas 22 et administrez 3 gouttes à notre patient. » 
Cassien :« Le médicament 22 ?  Mais c'est de l'essence ! » 

Michel :« Félicitations ! Vous avez retrouvé la mémoire ! Cela fera 500 euros s'il vous plaît. »
Furieux, Cassien paye et quitte une fois de plus le cabinet médical.

Mais quelques jours plus tard, il revient.
Cassien : « J'ai l''impression de devenir aveugle. Je perds la vue et je vois de plus en plus sombre.
Michel : « Malheureusement, je n'ai pas de médicament contre cela.. Alors voici vos 1000 euros. » 
Il lui donne deux billets de 5 euros.
Cassien : "Mais ce ne sont que des billets de 5 euros !"
Michel : « Félicitations ! Vous venez de retrouver la vue ! Cela fera 500 euros s'il vous plaît ! »