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08/06/2019

Espérance

Un jour, nous étions-nous dits
Chaque jour, maintenant
Ta tendresse, comme un feu dans l’hiver
Ton rire en fleur, émouvant
Ton regard devenu caresse

Belle, tu te crées lentement
Une âme dans la nuit
Lumière calme que je recueille
Du bout des doigts sur ton visage

Amour, ce petit mot, si grand
Chaque jour l’espérance est renouvelée

©  Loup Francart

06/06/2019

Derrière

Le mur de Planck, un mur mythique
Enveloppant le cosmique

D’une seule face, à l’infini
Rien derrière, sans symétrie

Étrangeté, anomalie
Futilité, pure folie

Et au-delà, rien ne va plus
L’information est-elle en plus ?

Mathématiques sont les nombres
Le normatif sort de l’ombre

Qu’y a-t-il eu auparavant
S’y référer est-il probant ?

Un univers vide ou plein ?
Vide de tout ou plein de rien ?

Seul l’unique est dans le Un
Origine ou opportun ?

Et rien ne court, sous le soleil
Pas un caillou sous un orteil

Juste l’absence qui n’est pas rien
Dans l’univers où tout n’est qu’Un

©  Loup Francart

05/06/2019

Rêve d'un jour

Elle tourna la tête vers lui, lentement, avec compassion. il faisait froid. Seule, la porte de l'église restait allumée. Elle lui fit signe : là-bas. Mais avait-il le courage de monter les marches du parvis ? Il la regardait, craintif. Une femme peut-elle comprendre ses hésitations.

Ses longs cheveux courraient au vent, sa robe frissonnait, ses doigts se tendaient vers un point, celui de son rêve. Mais lui, rêvait-il ?

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Alors, elle lui tendit la main, prit la sienne, l'entraîna vers la brillance de la porte ouverte et lui dit : "Viens mon prince, épouse-moi !"

04/06/2019

Matière et esprit

Comment définir ce lien intime qui peut surgir entre un objet et la conscience, entre la matière et l’esprit ? Il ne s’agit pas d’un mouvement de va-et-vient partant de soi et réfléchi sur l’objet jusqu’à une intensification de la conscience en présence de l’objet. Il ne s’agit pas non plus d’une pénétration de l’objet par une perception plus vive et plus consciente jusqu’au fond de nous-mêmes. Peut-être s’agit-il d’une sorte d’entrée en phase de rayonnements émis entre les deux, créant un champ de vibrations concentriques. Ce champ aurait le pouvoir de nous sortir de nous-mêmes et de faire monter vers une conscience plus aiguë l’être dans son ensemble. Elle est à la fois connaissance (projection de l’univers vers l’homme) et amour (projection de l’homme vers l’univers).

Cette osmose supprime toute forme de dualité sujet-objet, créant non plus une harmonie de la pensée et l’être, de la pensée et de l’action, mais une unité d’être qui pourrait aussi constituer un nouvel humanisme.

03/06/2019

Folie

Quelle idée ! Y a-t-il un plumeau sur sa tête ?
L’aigrette qu’il porte n’est-elle pas suffisante ?
Sa face d’ange s’étale sur les murs sales
Et enchante les marins qui viennent du port
Le cosmonaute dérive sans repères
Il n’y a plus de haut, de gauche ou de droite
Même à côté ne signifie rien
Il n’y a que l’autour, mais autour de quoi
Puisque tout bouge et rien n'est stable ?
Il n’y a qu’un sentiment, qu’une illusion
A laquelle il tient à pleines dents
Abandonner aussi l’idée d’un être permanent
Seules les bulles inconsistantes flottent
Dans l’air vicié de la chambre verte
Et encombrent la mémoire de trous
Il saute entre ceux-ci sans protection
Jusqu’au jour où il tombera probablement
Détendu et plaisantant, dans l’absence
D’un moi devenu soi, sans poids et sans loi…
La vie a-t-elle une consistance ?

©  Loup Francart

02/06/2019

Enrichissement par l'amour

L’amour exige du mystère pour naître et se développer.

Le mystère n'est pas ce que l’on tenterait de cacher volontairement (car l’amour exige que l’on ne cache rien), ce sont toutes les forces insoupçonnées que nous possédons sans le savoir et que l’autre entrevoit intuitivement en nous. Il peut alors nous guider dans cette recherche de notre perfection qui est ou qui devrait être le but de chacun.

Ainsi l’amour devient réellement le principe d’enrichissement, le moyen de s’élever vers la perfection de l’être.

 

01/06/2019

Corps

Verts sont les plis de ton corps
Rouges sont les trous qui le percent
Jaunes sont les liquides qu’il exhale
Bruns sont les solides qui en sortent
Bleus sont les coups qui lui sont portés
Noirs sont les deuils qui l’affligent
Orange sont les espoirs qui l’animent
Blancs sont les désirs qui le transpercent
Mais…
Les aveugles, ont-ils un corps ?

Douce est la caresse qui te surprend
Pointue est la rancœur qui t’étreint
Pesant est le doigt qui t’entraîne vers la mort
Inconnue est la main qui t’enchante
Exaltante est la lèvre qui t’honore
Encourageante est l’ouverture qui se dévoile
Odorant est le cœur qui se cherche
Troublante est l’absence d’exaltations
Mais…
Ce corps est-il en bois ?

Alors elle s’étendit sur l’herbe
Et laissa ce corps ronger ses vétilles…
Levant les yeux, elle décida
De survivre à la bêtise
Et d’entrer en pâmoison

Depuis, elle est là, la statue
De la femme sans tête
Et d’inimaginables désirs…

©  Loup Francart

31/05/2019

Vide et plein

L’esprit raisonne, au sens de la raison,
et l’âme résonne, selon la résonance.
François Cheng

 

Laisse ton âme devenir ton guide
Tais-toi et écoute

Sois ouvert au vide
Et lâche le plein
Qui t’a occupé toute la vie

Flotte sans pesanteur
Entre les projets et les souvenirs
Ouvre-toi au présent
Pénètre la goutte d’eau de l’océan
Et bois, recueilli, son nectar

Ne te laisse pas prendre par toi-même
Sort de ton personnage assuré
Et de tes raisonnements apeurés

Atteins le seuil de la transparence
Qui vibre au fond de toi
Et fais résonner la beauté

Sois candide
Et tu seras vivant

©  Loup Francart

 

 

30/05/2019

Suite tableau

Et toujours...

Mais quand donc cela finira-t-il ?

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29/05/2019

Les contraires

Dieu : contraires assimilés. Il est à la fois ce que la femme aime en l'homme (la force, la volonté, la gloire) et ce que l'homme aime dans la femme (l'amour, la tendresse, la douceur, la maternité).

L'homme et la femme aime Dieu chacun à leur manière, souvent dans leur contraire.

Mais Dieu est au-delà de ces contradictions apparents et même de ces assimilations réconfortantes.

 

28/05/2019

Attente

Elle attendait au bout du quai
Dans son imperméable vert olive
Ses cheveux blonds en halo
Jaillissaient telle une flamme
Mais ses yeux étaient baissés
Modestement elle attendait

Elle patienta trois jours
Puis, enfin, décida de partir
Elle ramassa sa valise en carton
Chercha la sortie, apeurée
Monta sur ses grands chevaux
Et, au galop, franchit les portes

Elle entra dans la ville lumière
Avec un bruit d’enfer
Personne ne l’attendait
Elle en surprit plus d’un
Ils courraient tous, hagards
Le sandwich à la main

On la vit fuir au loin
Les yeux à l’horizon
La chevelure au vent de la colère
Tous sont menteurs, pensa-t-elle
Pas de partage ni sourire
Chacun pour soi, sans dieu

Elle franchit monts et merveilles
Déjeuna au bord du lac
Avança vers l’eau bleutée
Tendit la main et la trempa
Elle lui parut accueillante
Elle se déshabilla, blanche de nudité

Ainsi finit la vie de celle qui attendit
Un soir d’orage au bout du quai
L’homme qui lui était destiné
Et qui ne put venir, ayant oublié
Le nom de cette gare inconnue…
Au bout de la jetée, elle sauta !

©  Loup Francart

27/05/2019

Suite tableau

Cela n'avance guère. Ce n'est toujours qu'un brouillon. A quand la fin ?

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26/05/2019

Expérience de pensée

L’imagination est plus importante que le savoir.
Einstein


Connaître, c’est voir de l’extérieur
Acquérir une vision où l’on n’est pas inclus
Voir avec les yeux froids d’un veau mort-né
Rien alors n’imprime notre imagination
Vierge de tout regard et de toute connaissance
On se laisse aller comme un amateur
Ou le collégien qui ne peut laisser entrer
Des idées qu’il ne comprend ni ne vit

Le délire s’empare alors de vous
Vos sens ne vous servent à rien
Vous errez dans un paysage inconnu
La tête vide, les bras ballants, le corps flottant
Rien de ce que vous connaissez n’est visible
L’au-delà de l’espace et du temps se dévoile
A côté de ceux-ci apparaissent d’autres dimensions
Non perceptibles et étroitement mêlées aux nôtres
Vous vous accrochez à ces cordes d’énergie
Qui créent sans cesse la lumière et la matière
Vous passez ensuite d’un univers à un autre
Par des trous noirs qui vous propulsent
Non seulement au-delà du mur de Planck
Mais également au-delà de ce que votre imagination
Peut suggérer à votre petit cerveau

Ce rien est plein de tout
Et ce tout cache un autre rien
Qui vous conduit à un autre tout
Qui sans cesse crée un Un singulier
Où nous sommes heureux de vivre

©  Loup Francart

25/05/2019

Morale et amour

La morale chrétienne est une morale sans fin parce qu’elle est fondée sur l’amour. Est-ce d’ailleurs à proprement parler une morale, la morale étant une méthode de  préservation de la société, une foi en vue de la survivance de l’humanité ?

L’amour et plus particulièrement la conception chrétienne de l'amour agapè, va au-delà de toute morale, il requiert l’être tout entier et non pas seulement l’être dans son aspect social ou même purement humain.

On ne peut observer et vivre l’amour une fois pour toutes, car l’amour exige toujours plus.

 

 

24/05/2019

Toi-même ?

Es-tu toi-même ou joues-tu à être toi-même ?
L’image que tu te donnes de toi
Est-elle l’image que les autres voient ?
Elle est belle cette image, mais est-elle véridique ?

J’ai connu un être qui ne sut jamais qui il était
Un jour, il disparut derrière l’imagerie
J’eus beau chercher, je ne trouvais plus rien
Pas même l’emplacement d’un mirage
La route était vide et sans bas-côtés
Je partis en courant de peur de me voir

Depuis j’erre dans un rêve sans réalité
Regardant mon double, hilare d’inconnaissance
Oui, la vie est un rêve qui finira bientôt
Qu’y aura-t-il après ?

©  Loup Francart

23/05/2019

Pérégrinations

A paraître prochainement aux Éditions des poètes français :

 

Loup Francart

 

Pérégrinations

Pictoèmes

Couverture illustration couleur 29-04-01.jpg

Un pictoème est l’association d’un poème et d’une image, que celle-ci soit dessin, tableau ou photo. Le poème est incomplet sans cette image et inversement celle-ci éclaire le poème. Les deux forment un ensemble indissociable évoquant un instant, une émotion, un sentiment, voire une histoire ou même un concept.

19-05-23 Extraits Pérégrinations 2red.docx 

Prochainement...

22/05/2019

Déplacement

Tous plongés dans leur tête
Pas celle qu’ils portent sur leurs épaules
Non, celle qu’ils tiennent comme un talisman
Dans une main aux doigts multiples
Qui s’agitent sans cesse joliment
La tête, l’autre, la vraie, dodeline
Au gré de la musique endiablée
Les fils sortant des oreilles comme des éclairs

Parfois l’un d’eux cesse et réfléchit
En a-t-il encore réellement la volonté ?
Ses batteries semblent à plat
Un voyant rouge s’allume. Que faire ?
L’homme sort de son sac un boitier
Et branche un autre fil sur l’autre boitier
Comment s’y retrouve-t-il ?
Mais ça marche, il reprend son dodelinement

Tiens, une sonnerie intempestive résonne
Une dame, robe rococo, bouche rougissante
Se jette sur son sac, fouille dans les écueils
Sort rose aux joues, rouge à lèvres
Parfum pour les aisselles, brosse à cheveux
Enfin, l’objet magique hurlant son appel
Allo ? crie-t-elle dans l’appareil
Tous se retournent, elle n’entend pas
Elles retirent ses boules Quies
Parle moins fort, hurle-t-elle

Dehors la nature fait silence : le train passe
Laissant filer les pensées dérisoires
Émanant des antennes emmêlées
De voyageurs inconscients, mais tranquillisés
Plus de prés verdoyants, plus d’hirondelles en folie
Plus même de tracteurs crachant et fumant
La vie est à côté, dans le train fonçant
Dans le boitier noir qu’ils tiennent en main
Et auquel ils donnent le nom de toile

La vie ne serait-elle plus qu’une toile peinte
Où se passent en catimini des événements virtuels
Certes toujours des émotions, mais expurgées
Elles ne viennent plus de leur cœur
Mais de leur tête, la seconde,
Celle qui n’est rien pour toi
Mais tout pour eux
Bientôt plus besoin de guillotine
Seul importera la poche à transfusion
Ou mieux, le fil baladeur
Qui vous remettra dans le droit chemin

Allez, dors donc et rêve au bienfaiteur
Qui s’efforce de te faciliter la vie
La gare viendra bientôt, rose de confusion
En attente d’espoir et de vraie vie

©  Loup Francart

21/05/2019

Plénitude

 

La sagesse est d'exiger beaucoup de soi et peu des autres.

Alors vient la plénitude.

 

20/05/2019

Suite tableau

Enfin ! Fini le tracé. Quelle engeance...

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19/05/2019

Dieu

Dieu est un être singulier
Parfois, il se perd dans le cosmos
Et n’ouvre plus les yeux sur ma misère
Où es-tu ?
Je crie dans la nuit sans réponse

D’autres fois, il est si proche
Que je le confonds avec moi
Serais-tu Dieu toi-même ?
Je me cherche sous mes vêtements
Sans trouver de réponse

Le plus souvent, il dort en moi
La bouche ouverte, comme un bienheureux
Il est là sans y être, perdu pour les autres
Présent comme une sentinelle
Gonflant ma poitrine d’un gaz hilarant
Éclairant ma nuit sans fin
D’une lueur délicate et savoureuse
Mais il ne se révèle pas
Aucune réponse à mes questions

Au fond, existe-t-il, ce Dieu
Dont tous parlent doctement ?
Je ne l’ai jamais touché !
Si, peut-être, en caressant la douceur enivrante
D’une femme, réchauffé par son souffle
Mais ces jours-là, je ne suis plus moi-même
Car enduit de crème de bonheur
Dont il me couvre avec patience
Dieu, où es-tu ? lui crie-je
Je suis là réponds l’aimée
De sa voix enchanteresse
Mais où ?
Je suis ton double fidèle
Ton inséparable compagne
Tu n’es donc pas Dieu ?

Il m’arrive parfois de l’entendre
Les yeux fermés, replié sur moi-même
Vibrant telle une membrane
Aux chants caressant l’être
Et perçant ma carapace
Alors je monte au paradis sans vergogne
Délaisse les humains terre à terre
Je n’entends que le grattement de ses pas
Je l’appelle, mais il ne répond
Qu’en trompettes et violons
Peut-être n’a-t-il rien à me dire ?

Il m’arrive d’être écrasé d’absence
Je cherche sous les meubles, dans les greniers
Sous mon lit ou derrière la cuisinière
Mais ne trouve rien de palpable
Et ma gorge se dessèche
J’ai soif de Dieu
Mais je ne sais pas boire

Alors, le plus souvent, je repars dans le monde
Solitaire, cherchant l’air
Les pieds collés à la glaise
Gros balourd attendri et peureux
Mais où est-il ce Dieu que je cherche
Perdu en haut de la colline
Explorant les vallées verdoyantes
Et même les mines ne menant à rien
Ne serais-tu rien ?

Ce n’est que lorsque je crois
Qu’il n’y a rien derrière le tout
Qu’il me fait un clin d’œil
Et se révèle dans sa beauté
Il me caresse de ses doigts de brise
Me fait une couche de plumes
M’ouvre aux mystères de l’absence
Et dévoile sa présence dans le tout
Qui n’est rien sans lui

J’exulte dans ce vide
Et… Oui… je me prends pour un Dieu

©  Loup Francart

18/05/2019

En cours

Après quelques péripéties, reprise du travail en cours. Cela avance, mais quelle minutie.

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17/05/2019

Vertu

La vertu imposée par la volonté d’autrui, qu’elle soit consciente ou inconsciente, n’est pas la véritable vertu ; elle n’est qu’un vernis plaqué sur l’être, mais celui-ci reste en lui-même semblable et un jour ou l’autre sa véritable nature ressortira.

La véritable vertu est une prise de conscience permanente de l’être lui-même qui se transforme lentement. C’est une ascension et non un saut. La vertu imposée endort et diminue l’esprit et entraîne au fanatisme ou à l’exclusion.

 

16/05/2019

Sagesse

Flotte, émerveillé, aux vents de la brise
De ton appétence et ta légèreté.
Vois en toi l’inconnu, sans fausse méprise.
Les oiseaux s’envolent, fuyant l’impureté.

Devant l’ouverture, tu crains de te lancer
Largue l’attitude, défais l’appréhension
Étale l’absence sans aucune pensée
Que celle du vide et de la non-tension

L’oiseau résiste, le lapin se raidit
Le poisson se délie, le vers s’enfonce encore
L’amour te fait-il peur face à ton vis-à-vis ?

Crée en toi sans cesse l’absence pleine de vie,
Ressens sa profondeur et vois tes désaccords
Viendra alors la joie dans l’absence d’envies

©  Loup Francart

15/05/2019

Les hommes (et les femmes)

Il y a trois sortes d’hommes :

    1. Ceux qui sont dans l’ignorance totale et naturelle. Ceux-là sont les simples et ne troublent pas le monde.
    2. Ceux qui savent quelques bribes de sciences sans les connaître véritablement. Ceux-là parlent et croient savoir. Ils sont les plus nombreux et prétendent diriger le monde. C’est pourquoi celui-ci ne va pas bien.
    3. Ceux qui savent, ont fait le tour de la connaissance et voient qu’ils ignorent tout. Ceux-là sont simples et ne troublent pas le monde, car ils se savent ignorants malgré leur connaissance. Telle est la véritable simplicité à attendre. Mais s’il n’est pas possible d’atteindre le troisième stade, mieux vaut en rester au premier que prétendre au second.

"Heureux les humbles", c’est-à-dire heureux ceux qui disent ne pas savoir.

14/05/2019

Absence

Les mots s’envolent sans un regard vers eux
Ne reste que l’opacité des souterrains
Et la candeur des ponts suspendus
L’absence de paroles te transperce
Seul un nœud frais dans la gorge
Engage la lumière encore présente
Remonte à la source, au-delà des impressions
Et laisse l’être s’emparer de toi
Tu seras perdu et tu te sauveras !

©  Loup Francart

13/05/2019

Faire le vide

Faire le vide en soi, ce n’est pas seulement faire le vide de sa pensée, mais aussi le vide du corps : faire disparaître toutes les envies, tous les désirs qui nous emprisonnent.

Alors l’esprit divin et avec lui l’univers dans les choses et les hommes nous pénètrera.

S’efforcer de se contenter de ce qu’il faut pour vivre et non pas chercher ce qu’il faut pour avoir du plaisir.

Prendre garde de ne pas confondre l’amour du plaisir avec la joie de l’amour.

 

Marathon de la Loire

Hier, marathon de la Loire : Marathon, semi-marathon et dix km.

En fait, je n'ai fait que les dix km.

Résultat :

Vétéran 4 : 1er

880 FRANCART Loup
Classement : 880ème
Course : Le DIX
Nom & prénom : FRANCART Loup
N° dossard : 816
Ville : 53340 Ballee
Année : 1943
Sexe : M
Temps Réel : 01:01:46
Catégorie : 1er V4
816 V4 BALLEE (53340) 1 01:01:46

Une petite victoire dans la douceur angevine !

From : https://www.marathon-loire.fr/participer-au-marathon-de-la-loire/resultats-du-marathon-de-la-loire

11/05/2019

Fin du voyage

Le ronron moutonnant des roues sur l’acier
La neige bleuissant d’un ciel tapissé
De crème chantilly éprise de soleil
Les bras levés des lignes haute-tension
Et nos cœurs si petits regardant le défilé
Des terres et des prairies blanchies

Le retard est-il contrainte ou sauvetage ?
Depuis l’annonce, l’éclaircie dévoile ses mystères
Les mains de lumière fouillent les recoins
Et courent derrière les paillettes de poussière
Les places occupées des voyageurs partis
Creusent les fauteuils de douleur invisibles

Cela finira-t-il un jour ces arrêts maléfiques
Qui transportent l’impatience au long des voies
Et grillent les pieds déchaussés des dormeurs ?
Lente montée vers la fin du jour et du voyage
Court, court l’ombre de l’impatience
Court, court le fantôme de l’absent solitaire

C’est fini, hélas, plus de routes ni même d’espoir
Tout ralentit à la tombée de la nuit
Le gris se pare de noir, le blanc s’effondre
Loin encore est l’arrivée même coupée
Allez, debout, ne bêlons plus ni ne raillons
Le cauchemar s’en va loin de nous, noir comme le soleil

©  Loup Francart

10/05/2019

Sortie d'école

Le calme avant la tempête…
Les passants vont et viennent, devisant
Au pied de l’école, sur le rond-point
Quelques parents s’exclament
Le policier attend sur le trottoir
Les voitures roulent, au pas
Au galop, deux gamins se poursuivent

Après le calme, la tempête…
La cloche sonne,
Les portes s’ouvrent,
Les cris atteignent les oreilles
C’en est fini de la quiétude
C’est l’instant de la libération
Des gorges sortent les diables
Les pieds se font des crocs-en-jambe
Les mains valsent en l’air
Les professeurs sourient
Ce n’est plus leur affaire
Les parents se précipitent, protecteurs
Le policier se met en place
Et arrête les voitures des parents
Les enfants s’engouffrent à l’intérieur

La tempête dure, puis se calme
Quelques enfants retardés et excités
Crient encore, avec moins de fermeté
Les professeurs ferment leur classe
Les parents à pied tiennent la main
De leurs progénitures endiablées
Le policier raccroche à la ceinture
Son bâton de maréchal

La tempête est passée…
Les passants reprennent possession
D’une rue qui leur appartient
Les oiseaux peuvent à nouveau chanter
Adieu, les écoliers...

Vive les enfants de la rue !

©  Loup Francart

 

 

09/05/2019

Recherche

Le vent lui rase la chevelure
Chaque poil tend son arc
C’est une belle mélodie
Que celle du temps et de l’obscure

La pluie coule sur sa pensée
Et trace ses sillons dans son humeur
Cela forme un fleuve chétif
Où nagent rêves et cauchemars

La solitude enrage de mauvaise conscience
Et coud ses remarques de désespérance
Sur les champs et les prés intérieurs
Jusqu’au moment fatal d’implosion

Plus rien alors ne va en continuité
Grain par grain se dénoue l’ensemble
Éclate la tendre jonction des pensées
Et tombe la façade entretenue

Désormais il vivra sans guide
Il errera sans assurance
Il piochera les cailloux de la honte
Et marchera vers son martyre

La tête haute il entrera, fier
Dans le pays des songes
Sans autre aide que lui-même
C’est-à-dire la bise caressante

Dieu sait-il la recherche incessante
Et subtilement dévoilée
De ce brouillard indescriptible
De la joie et la liberté

©  Loup Francart