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01/07/2017

L'ennui

 

L’ennui, cette maladie incurable de notre temps.

Sans doute tient-il à un défaut d’adaptation de l’âme au monde matériel.

L’homme ressent souvent cette blessure ouverte sur l’immortalité.

 

22/06/2017

Lettre ouverte à un jeune homme, d’André Maurois

Quatre règles de vie :
•    Il faut vivre pour autre chose que pour soi ;
•    Il faut agir ;
•    Il faut croire à la puissance de la volonté ;
•    Il faut être de ceux qui ne déçoivent jamais.

Les obstacles :
« Il faut se dire chaque matin : aujourd’hui j’aurai à faire à un important, à un ingrat, à un brutal, à un fourbe » (Marc-Aurèle).
Ne répondez pas à la haine par la haine.
Pardonner en expliquant le pardon, n’est pas pardonner.
Vivons avec ceux qui nous aiment.

L’objectif :
Je suis capable de gentillesse. Je ne savais pas refuser durement, ce qui est la seule façon de refuser.
Choisissez bien le point d’application de vos efforts ; puis, le choix fait, il suffit que vous soyez tout entier derrière votre décision.
Il faut apprendre à faire la moindre chose de la façon la plus grande.
L’objectif, c’est d’être heureux.

Les loisirs :
Il faut choisir très jeune un sport et y exceller.
Acquérir une culture artistique.

Votre carrière, le chef, la conduite des hommes :
Deux attitudes, soit vivre dans l’ombre, un des chemins de bonheur, soit se jeter dans la mêlée.
Il n’y a point de faveur imméritée qui puisse durer. La chance sera fragile, si au temps du jeu ou de l’amour, ne succède le temps du travail.
Les vertus du chef : l’objectivité, une ardeur passionnée, le respect par la rigueur envers soi.

Les femmes :
Faites-vous une jeunesse tendre et passionnée.
Les femmes ont besoin qu’on s’occupe d’elle, qu’on leur parle.
Le temps passé auprès des femmes n’est jamais perdu.
Ne cherchez à tenir une femme que de sa propre volonté.

Le bal masqué :
La vie est un bal masqué. Faut-il toujours y porter le même masque ? Cela dépend du masque… et de vous. Mais attention ! Le masque fera pour vous le bal.

L’entraînement :
Commencez par le plus facile.
Au début, écrivez des choses courtes.
Prenez confiance en vous. Et surtout, ne dites jamais du mal de vous-mêmes. On vous croirait.

On peut ne pas être d'accord sur tout. Mais André Maurois reste un fin observateur de la vie !

 

14/06/2017

Se voir tel qu'on est

 

Se voir tel qu'on est et non pas tel que l'on voudrait être.

Voir les autres tels qu'ils sont et non pas tels que l'on croit qu'ils sont.

Ce n'est qu'alors que l'on peut assumer la lourde tâche d'être.

 

12/06/2017

Maxime

 

L’amour peut naître de deux manières :

Soit par l’attendrissement,

Soit par l’admiration.

Mais il ne peut se prolonger

Que si ces deux sentiments sont intimement liés.

 

 

07/06/2017

Maxime

 

Renoncement à soi :

Donner peut être le fait de l’égoïsme

Qui consisterait à s’aimer en tant qu’on se donne

 

25/05/2017

La véritable liberté

 

La véritable liberté et dans la soumission à l'ordre des choses.

Le véritable amour est dans l'admiration de l'ordre des choses.

La véritable beauté se trouve dans la contemplation de l'ordre des choses.

La règle doit donc être la soumission à l'ordre des choses dans le renoncement de soi.

C'est alors que l'homme devient être aimable et aimant (homme du troisième ordre).

Il ne suffit pas d'être raisonnable, mais bien de dépasser la raison pour atteindre l'essence de choses.

 

24/05/2017

Sentence

Nous ne sommes rien,

parfois seulement désir d'être.

 

21/05/2017

Musique

 

La musique doit faire jaillir le feu de l’esprit des hommes.

 

18/05/2017

Humilité

Perdre le poids de ses fausses richesses, c’est-à-dire celles de l’imagination et du moi qui sans cesse nous ramènent à notre petit personnage. À peine les a-t-on quittés qu’ils reviennent imperceptiblement par une autre porte.

Si le moi nous permet de nous ancrer dans le quotidien et la vie physique, l’imagination nous fait entrer dans une noosphère souvent trop déconnectée de la réalité. Y a-t-il un juste milieu entre les deux ? Très probablement non, parce que le moi fonctionne également dans l’imagination. Il y est même seul et sans limites. Le juste milieu est donc ailleurs. Mais où ?

Seule l’absence de dialogue intérieur (habitude permanente pour chacun d’entre nous), peut nous délivrer de ce moi prenant. Cette absence est ce que les chrétiens appellent l’humilité, la vraie, pas celle qui vient de concepts appris. Tant que l’humilité est pensée, voulue, recherchée, elle n’est pas humilité. L’humilité, c’est la pureté de l’esprit.

15/05/2017

Maxime

 

Voir comme choses les intervalles entre les choses

Et réciproquement

Comme fond les choses elles-mêmes.

 

10/05/2017

Blessure de l'âme

En un mot, en un acte commis malencontreusement, sans la réflexion nécessaire qui devrait exister pour chaque geste, issu d’une impulsion passagère et irraisonnée que l’on regrette ensuite, mais qui déjà est passée, je détruis souvent la trame bâtie avec patience dans l’esprit d’un être qui m’est cher, cette trame tissée de gestes ou de paroles insignifiants, dont j’ai pressenti chacune des ramifications  qui poussaient lentement après chaque rencontre, dont j’ai perçu le bourgeon qui, né au hasard d’une conversation, sur un mot peut-être, a muri lentement, s’est gonflé et a éclaté un jour apportant à mon travail un heureux avancement.

Je ne m’en rends d’abord pas compte. Le geste se fait naturellement, dans l’ivresse d’un instant de plaisir, dans l’incertitude passagère qui survient toujours à quelque moment et à laquelle on ne prend pas garde. Ce n’est qu’ensuite que sur une parole de l’être blessé ou sur celle d’un autre qui lui est proche, que se dévoile, comme dans un orchestre est souvent voilé par les autres instruments le jeu de la harpe et qu’un silence voulu du compositeur met un moment en valeur, cette blessure invisible et saignant doucement , détruisant peu à peu chacun des fils de la trame, du côté où ils se rattachent à l’affection et ne leur laissant comme attache que le côté de la mémoire pour les faire entrer doucement dans le domaine du souvenir, où, emmêlés avec les fils ténus d’autres souvenirs, ils passeront dans celui de l’oubli inconsciemment, mais infailliblement.

 

09/05/2017

Errance

 

Il y a des moments où l’être se sent déraciné

et dépourvu de tout désir.

Il erre d’un point à un autre de sa pensée

sans pouvoir se fixer sur un seul.

Instant d’ennui et de solitude,

de vagabondage malheureux

précédant et succédant à une nouvelle activité de l’esprit.

Alors, oui, tu le peux,

va dans le monde et distrais-toi,

puis enfouis toi en toi

jusqu'à ce que la lumière revienne.

 

05/05/2017

La minute présente

Ne jamais trouver cette satisfaction intérieure de l’âme et toujours se dire, après avoir éprouvé un certain bonheur alors que j’avais le choix entre plusieurs, et hélas il faut bien choisir l’un d’eux faute de pouvoir les goûter tous à la fois, que j’aurais peut-être été plus heureux à ce moment si j’avais choisi un autre lieu et d’autres personnes pour écouler ces instants.

De même avant le choix, malgré cette philosophie que je me suis créé et que je proclame car je la crois juste (goûter à chaque instant la joie de la minute présente sans penser au futur ou au passé), je vacille entre plusieurs côtés dans l’incertitude totale, me posant mille questions quant à l’opportunité d’un choix plutôt qu’un autre, questions qui restent d’ailleurs inutiles puisque j’en connais d’avance la réponse, la faisant osciller certes, mais sans arriver à la faire toucher terre d’un côté. Et toujours j’essaie de penser à l’instant présent, d’en goûter la suavité, toute la délicatesse d’une chose palpable et vivante en moi. Déjà je pense à l’autre côté du choix, à ce plateau de la balance qui, par ma volonté même, non pas objective ou subjective, mais hasardeuse et involontaire bien que dépendant uniquement de moi-même, est resté suspendu en l’air chargé de volutes d’espoir et de regret, de bonheur promis en nuages colorés et parfumés par l’imagination. Incertitude, ce mot qui enveloppe souvent la tristesse de l’homme, tissant par cet étrange cheminement du cerveau dans un labyrinthe qui possède parfois plusieurs sorties connues, mais qu’on ne peut choisir, une toile compliquée et fragile autour de l’âme, l’empêchant de respirer de tous ses poumons la joie du monde.

 

04/05/2017

Habitudes

 

Le monde vit d’habitudes.

Il a pris l’habitude de l’habitude.

Je veux que tu te jettes dans le chaos de l’existence

Sans y chercher le renoncement de l’habitude.

 

21/04/2017

Maxime

 

Sens métaphysique de toute beauté : une voie ouverte sur l’éternité.

Bien que les critères de beauté évoluent, l’essence de la beauté ne change pas.

 

17/04/2017

Le bonheur

 

Le propre du bonheur est de l’ignorer.

Seul l’homme qui ne connaît pas le bonheur y pense et en parle sans cesse.

L’homme heureux ne sait pas qu’il est heureux.

Il est.

 

05/04/2017

Maxime

 

La vie commence où finit la haine

La haine s’achève où finit l’incompréhension

La compréhension naît de la méditation

Alors, regarde en toi et ne dis rien !

 

31/03/2017

Maxime

 

Encouragé par l’imprévision des événements

Comment ne pas se laisser aller à l’inconséquence des décisions ?

 

22/03/2017

L'amour

 

L’amour est le sable

que les dieux jettent dans les yeux

pour éblouir la longue peine des hommes,

mais l’espoir est le grain de folie

qui leur permet de survivre à la froideur des nuits.

16/03/2017

Maxime

 

L'ennui engendre la violence

comme le calme précède les grands vents

 

02/03/2017

Maxime

 

Sans l’amour des causes successives,

Celui de la cause initiale est imaginaire.

 

26/02/2017

Maxime

L’inspiration,

Comme ces marquises à qui l’on donne un rendez-vous

Et qui se font prier,

Vient de l’effort et de la patience.

Il faut la chercher dans le travail

Et non dans la passivité.

17/02/2017

Le ney, flûte sacrée des soufis turcs

https://www.youtube.com/watch?v=qsqcmRNODwQ


Des sons venus de l’absence du moi, dans ce vide indéfini que l’on peut également qualifier d’éternité. L’absence devient le tout, supérieur à la somme des parties. Résonnant d’abord à l’extérieur de soi, les vibrations entrent  dans l’être intérieur, le purifient et le font accéder au soi, cette partie de nous-même, supérieure au moi qui entre en contact avec le divin.

" l’homme est un miroir

qui, une fois poli, réfléchit Dieu ".

16/02/2017

Prendre ce qui vient

 

Chercher l’harmonie du monde à travers les dissonances que nous percevons.

Nous sommes sensibles à certaines harmonies.

D’autres nous échappent.

Sans doute manquons-nous d’ouverture des sens

ou, peut-être, nous fermons-nous à nos perceptions.

Ne pas refuser ce le monde nous offre.

23/01/2017

Musique zen

https://www.youtube.com/watch?v=eX445QJ0fwE


 

 

20/12/2016

Maxime

 

L’araignée tisse sa toile de prudence.
Elle travaille avec un filet,
Archaïsme des jeux du cirque.
Ainsi l’orateur de ses notes,
Filet de l’émotion.

 

15/12/2016

Reproche

 

On reproche aux autres ce qu’on n’ose reprocher à soi-même.

 

 

01/10/2016

Nos personnages

La méditation nous fait prendre conscience d’un fait que nous avons du mal à percevoir. On dit souvent qu’il y a plusieurs personnages en nous et qu’ils se succèdent au moindre changement de contexte extérieur. Par la méditation, on tente de se fixer sur un seul de ces personnages, celui qui nous paraît le plus authentique. Il est difficile à discerner et est le plus souvent mouvant, mobile, insaisissable. Existe-t-il réellement ? Probablement pas. Mais on perçoit qu’en réalité ces personnages ne se succèdent pas, ils s’emboitent les uns dans les autres.

On passe du personnage qui s’adapte à la vie quotidienne et à chacun de ses incidents, à celui qui tente de réfléchir à ce qui lui arrive. Mais cette réflexion l’entraîne vers d’autres préoccupations et fait perdre le fil conducteur. On reprend le fil, on tente de le suivre, mais le plus souvent on le perd ou on le casse, involontairement ou même volontairement. Si on persiste plus avant, on perçoit derrière ce personnage un autre qui vous dit : « Laisse tomber ces parlotes et occupe-toi de toi-même ! » on descend en soi, péniblement parce que les distractions demeurent. Lui aussi est fugace, un vrai diablotin qui apparaît pour disparaître. A croire qu’il n’existe pas réellement ou qu’il fait exprès de nous déranger sans que l’on puisse le maîtriser. C’est le moment de faire le vide en soi. Ne plus penser, garder l’esprit vide de toute pensée. Eh bien, si on y arrive pendant quelques secondes, aussitôt un autre personnage détruit cet équilibre. C’est lui qui te dit : « Cesse de penser ! Qu’est-ce que cesser de penser ? Stop ! Ne pense plus ! » Mais ce personnage pense, lui, avec sa raison à lui qui échappe à notre interdiction de penser. J’ai beau cesser de penser, pour m’en rendre compte, je dois penser et constater que je ne pense plus. Je me mords la queue ou plutôt je construis une chaîne infernale qui me fait sauter de plus en plus loin en moi sans que cela puisse s’arrêter.

Oui, parfois, un trait blanc se crée, une marbrure dans la nuit, un souffle chaud et bienfaisant nettoie ces personnages et laisse dans le corps et la tête la respiration des dieux, une tornade qui entraîne dans le vide céleste.

28/09/2016

Expériences

Entrevoir la possibilité de relier des expériences dispersées et diverses qui sont du domaine de l’irrationnel ou, au moins, de l’inexplicable.

L’expérience de l’oubli de l’égo dans la méditation et la rupture du dialogue intérieur rejoint certains rêves qui restent très vivants dans le souvenir alors qu’ils sont vieux. Ils se sont renouvelés plusieurs fois dans l’adolescence. Trois d’entre eux ont ressurgi :

Le rêve d’avoir la faculté de plonger et de respirer sous l’eau par une manière spéciale de pouvoir prendre de l’oxygène contenu dans l’eau sans respirer celle-ci. C’est une respiration lente, fermée sur elle-même, filtrant le monde. Le filtre se situe au niveau du larynx. Il fait penser au trou de l’aiguille par où peut passer le chameau.

Le rêve de pouvoir s’élever au-dessus du sol et léviter grâce à un effort particulier que je ne peux retrouver. C’est un rassemblement de l’être qui condense l’ensemble du corps. Il suppose à la fois détente totale et attention extrême. Il permet ensuite de se mouvoir dans une pièce sans varier la position du corps ni user des membres.

Le rêve de voler réellement au-dessus des arbres et de contrôler le vol pour se diriger où l'on désire. C’est une sorte de plané dont je ne me souviens que des sensations, pas du procédé qui permet d’y accéder. Seul reste ce sentiment de liberté complète et la sensation du vol, sans savoir comment les atteindre.

Il y a un lieu à découvrir entre ces rêves et l’expérience consciente d’être en limite d’un autre monde, au-delà de l’égo, que l’on vit dans la méditation. Parfois, il arrive d’accéder à des images de rêve, consciemment, comme une sorte de vision. Fugitives, elles sont aussi réelles que le monde.

Une condition : ne pas se laisser absorber par le monde.

03/07/2016

Maxime

 

L’homme se protège telle la noix

Mais à celui qui sait casser sa coque

Le cœur est offert en toute transparence