27/05/2026
Equilibre
Vertu annoncée française, comme le cartésianisme
Souvent contredite par la réalité des faits
Elle soutient l’opinion et la conforte dans son arrogance.
Ne serait-ce pas de l’inertie dont parlent nos citoyens ?
Certes l’équilibre des façades de nos châteaux altiers
Donnent un sens harmonieux aux apparences
La réalité n’est-elle pas toute autre, plus statique
Cet équilibre est fondé sur deux béquilles égales
Le véritable équilibre ne serait-il pas impression ?
Balance des sentiments, des émotions, des perceptions
L’équilibre de la terreur de l’égalité des cerveaux
Les poids seraient-ils la preuve de la même consistance ?
L’équilibre ne se trouve pas, il advient et s’impose !
Il est léger comme l’air au soleil, vapeur de bonheur
Un souffle et sa constance se brise, altérée
Il fuit la logique et le poids des mots recherchés
L’équilibre des pouvoirs contrebalance l’autorité
Est-ce une vertu française, un souhait non exprimé ?
Ici la vie est contraire à la parole, contradiction
Entre l’intégrité austère et l’amitié chaude
Aucune prédominance, pas de passe-droit
L’œil à l’horizon, la face non corrompue
Transpirant sous la bise de l’intégrité
Le citoyen ravive sa fureur révolutionnaire
Mais l’équilibre n’est-il pas harmonie ?
Comme deux sons emmêlés chers à l’oreille
Ils vont dans les chemins de la vie heureuse
Et se détendent sur l’herbe caressée de rires
Vraiment, quel avenir sans équilibre
De quel côté pencher : raison ou imagination ?
Le papillon noir s’élève dans l’azur
Il monte, vide, empli d’espoir, sans pensée
06:03 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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23/05/2026
Amitié
Retour dans la nuit
Dans l’ombre des lampadaires
Et le trop-plein des portes-cochères
Lorsque le cœur suggère
Et la raison vacille
Alors un grand merci
Monte du fond de l’être
Et ouvre à d’autres cieux
Ceux de l’amitié
Et du plaisir d’être ensemble
De parler pour ne rien dire
De dire pour n’être plus
Et de vivre pour s’apprécier
06:20 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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21/05/2026
Absence
Silence des nuits sans sommeil
Où le cœur marque inexorablement
L’écoulement des heures figées
Dans la pose de l’enfant endormi
Et que dehors dans l’obscurité mouvante
La lune accomplit son périple immuable
Chaleur du poids de la veille
Dans la moite activité imaginaire
Des rêves du premier sommeil
Se lever et marcher dans l’obscurité
Sentir le carrelage froid sous le pied
Et l’odeur persistante du jour
Qui imprègne encore les pièces vides
Jusqu’à ce que la paupière lourde
Les membres las et la tête vide
Le corps replonge dans l’élément de son absence
07:52 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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20/05/2026
Transcendance
Au sein du bouillon habituel de l’être
Se lève parfois une bulle différente
Elle explose avec vigueur sans réémettre
La langueur d’une habitude accaparante
C’est un éclair dans ce paysage désolant
Qui illumine la vie et la rend enviable
Une chevauchée mortelle du cerf-volant
Reliant l’immonde et l’inconnaissable
Une montée asphyxiante vers le bonheur
Une apnée subite dans un hoquet convoyeur
Un réveil éclairant dans un monde sans pensées
Elle plane la victime de cet évènement
Elle déploie ses ailes avec raffinement
Et s’envole réjouie avant même de s’élancer
09:50 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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18/05/2026
L'allégement
Le poète n’en a pas plein la tête…
Au contraire, il est voué à l’allégement…
Faire le vide, c’est s’enrichir
Se dépouiller de ses artifices
C’est revêtir la toge du sage…
Alors, il partit le nez au vent
Rien ne pouvait le retenir
Ni l’or des balcons fermés
Ni le vernis des joutes de salon
Nu même la tiédeur des amours…
Il partit et s’en fut
Vert de peur et rouge de fureur
Jaune des échecs successifs
Bleu des oppressions d’antan…
Peu à peu il perdit toute couleur
Et acquit la transparence du pauvre
Le soleil le traversait sans peine
Aucune ombre ne s’attachait à lui
Il n’était plus miroir, non !
Il devenait vitre sans tache
Eau translucide roulant
Sur la roche des souvenirs
Poussant parfois un caillou
Jusqu’à ce qu’il résonne
Dans la clairière dénudée
De l’absence d’amour propre…
Chaque jour il marchait son soul
Usant ses chaussures sur l’asphalte
Avançant toujours plus loin
Jusqu’à cet abîme révolté
Qui s’ouvre dans la faille du temps…
Là, au bord de l’absence
Le souffle coupé par l’inspiration
Il hurlait à l’absolu son rejet
Jusqu’à ce que, sans voix
Il se mette à genoux
Et pleure l’assèchement aigre
De son personnage inexistant…
Il pouvait alors repartir
Secouant sa crinière rousse
Et heurtant les arbres effeuillés
Il avait vomi l’emprise du monde
Sur son être affaibli et douteux…
Plus rien ne lui dira sans cesse
Edifie ton destin de roi
Et tourne ton regard vers l’avenir…
Non, il privilégie le présent
L’herbe bleue des mers sans fin
Le chant des matins acidulés
Le goût chocolaté des soirs d’été
La rondeur des amours d’un jour
La splendeur de la fidélité
Le caprice ailé de la déraison
La baignade des commémorations
Et le plein éblouissement
De la révélation…
Puissions-nous, nous aussi
Conquérir cette étrange foi
Envers l’imaginaire débridé
En courant vers l’abîme
Qui engloutit le personnage
Et donne naissance à l’être
Celui qui est, qui était et qui vient
Dans toute la brillance
De sa chair nacré d’ignorance…
03:35 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L'allégement
Le poète n’en a pas plein la tête…
Au contraire, il est voué à l’allégement…
Faire le vide, c’est s’enrichir
Se dépouiller de ses artifices
C’est revêtir la toge du sage…
Alors, il partit le nez au vent
Rien ne pouvait le retenir
Ni l’or des balcons fermés
Ni le vernis des joutes de salon
Nu même la tiédeur des amours…
Il partit et s’en fut
Vert de peur et rouge de fureur
Jaune des échecs successifs
Bleu des oppressions d’antan…
Peu à peu il perdit toute couleur
Et acquit la transparence du pauvre
Le soleil le traversait sans peine
Aucune ombre ne s’attachait à lui
Il n’était plus miroir, non !
Il devenait vitre sans tache
Eau translucide roulant
Sur la roche des souvenirs
Poussant parfois un caillou
Jusqu’à ce qu’il résonne
Dans la clairière dénudée
De l’absence d’amour propre…
Chaque jour il marchait son soul
Usant ses chaussures sur l’asphalte
Avançant toujours plus loin
Jusqu’à cet abîme révolté
Qui s’ouvre dans la faille du temps…
Là, au bord de l’absence
Le souffle coupé par l’inspiration
Il hurlait à l’absolu son rejet
Jusqu’à ce que, sans voix
Il se mette à genoux
Et pleure l’assèchement aigre
De son personnage inexistant…
Il pouvait alors repartir
Secouant sa crinière rousse
Et heurtant les arbres effeuillés
Il avait vomi l’emprise du monde
Sur son être affaibli et douteux…
Plus rien ne lui dira sans cesse
Edifie ton destin de roi
Et tourne ton regard vers l’avenir…
Non, il privilégie le présent
L’herbe bleue des mers sans fin
Le chant des matins acidulés
Le goût chocolaté des soirs d’été
La rondeur des amours d’un jour
La splendeur de la fidélité
Le caprice ailé de la déraison
La baignade des commémorations
Et le plein éblouissement
De la révélation…
Puissions-nous, nous aussi
Conquérir cette étrange foi
Envers l’imaginaire débridé
En courant vers l’abîme
Qui engloutit le personnage
Et donne naissance à l’être
Celui qui est, qui était et qui vient
Dans toute la brillance
De sa chair nacré d’ignorance…
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15/05/2026
Folie
J’ai deux cornes, il en a trois
Qu’ai-je à faire de cet homme
Qui pirouette chaque jour
Au spectacle des éléphants
La nouvelle bohème arrive
Elle est pleine de sarcasmes
Et survole habilement les trous
Où s’épanchent les petits noirs
Partie un matin d’avril sans un fil
Elle découvrit son fils dans la rue
Pêchant une sardine aux pieds
Des touristes ébahis et gogos
Lui resta de marbre, solitaire
Pris dans la glaise chaude
Les mains ruisselantes de baisers
Et le cœur large comme un camion
Où donc courraient-ils tous deux ?
Restez avec nous pour rire encore
Des vers mirifiques mangés de papier
Qui tombent des échafaudages
Nuit… La poubelle passe devant nous
Où va-t-elle donc, cette chérie ?
Court-elle après l’azur et la paille
Qui encombrent les pas de porte ?
Jour… L’orage est passé, vert
Comme le gnome du divan
Qui décide de rompre ses fiançailles
Et de boire la ciguë au goût de fraises
Midi… Rien ne nous oblige
A prédire la vertu et la pétulance
Court au plus profond de toi-même
Regarde l’obscure dans ton giron
Minuit… tout est là, immobile
Au sein de la ville perdue
Dans le grain de sable
Et l’immensité des tours
Le fini n’a plus la force
De saisir sa chance
L’infini est là, hirsute
Et prend la main
Le vide ne remplit pas les pleins
L’absence ne remplace pas la vie
Qui s’en va au creux de l’ignorance
Et poursuit sa quête fatale
Est-il possible qu’un plus un
Ne soit pas un résultat
Mais une question essentielle
Pour atteindre la connaissance ?
Je ne sais plus rien, ni le vent
Ni la mer, ni les verts pâturages
Mes yeux sont tombés, mûrs
A côté de mes chausses fermées
Merci mon Dieu pour cette détente
Qui ne signifie rien que la joie
De parler pour ne rien dire
Et de chanter l’ivresse du pouvoir
11:29 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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14/05/2026
Fin
Je n’ai plus l’éternité devant moi
La fin approche à grands pas
Elle ouvre sa gueule béante
Et fait ses yeux enjôleurs
Je ne veux pas me laisser faire !
Mais comment lutter sérieusement
Contre le lot de tout un chacun
Certes, il me reste de nombreux jours
Et autant de nuits solitaires
Où je pourrai encore dire
Tout ce qui me vient à l’esprit
Mais je sens la mélasse venir
Ma course se ralentit
Elle tourne autour du pot
Et souvent ma pensée
S’ouvre à d’autres horizons
Là où il n’y a plus de différences
Ente le réel et l’imaginaire
Et ce vide immense, sans fin
Couvre de son ombre velue
Les désirs qui s’échappent
Partez au loin, je vous rattraperai
Mes petits moineaux chauds
Et nous irons nous perdre
Dans l’obscurité et la froideur
D’une nouvelle vie, inconnue
Dont on ne sait rien
Mais dont on espère tout
Oui, l’éternité est morte
Il faut se dépêcher de remplir
Ce pour quoi nous avons été créés
Différent pour chaque homme
Maintenant que j’ai découvert
L’absolue solitude, tranchante
Qu’entraîne cette exigence
Je couvre d’écriture et d’interjections
Les pages blanches et vierges
Qui sont devenues
Ma robe de marié
Pour l’éternité
02:27 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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12/05/2026
Toi, toujours
Là, toujours près de toi
Au chaud, humant l’air du matin
Ouvre un œil et laisse ton imagination partir
Où vas-tu ? Tu ne sais
Ta jambe droite ne va pas où va ta gauche ?
Peu importe, Va et ne pense plus
Laisse aller ton cœur.
Il court derrière toi et te suis pas à pas
Adieu
Je vais où mon cœur me dit
Englué du bonheur de ta présence
02:06 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11/05/2026
Au delà des cris
Il était là
Te regardant gentiment
Tendant la main par-dessus l’obstacle
Une main inquiète
Qui n’avait rien et qui cherchait
Le vide dans le plein
Où étais-tu, au-delà des cris
Rien
Et il partit au loin
Au-delà des cris
Dans le brouillard des larmes
Et la joie du matin
07:02 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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10/05/2026
Au delà des cris
Il était là
Te regardant gentiment
Tendant la main par-dessus l’obstacle
Une main inquiète
Qui n’avait rien et qui cherchait
Le vide dans le plein
Où étais-tu, au-delà des cris
Rien
Et il partit au loin
Au-delà des cris
Dans le brouillard des larmes
Et la joie du matin
18:58 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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09/05/2026
Il est parti
Il est parti un jour, sans bagage
Dans le noir de la nuit, le froid du jour
Chassant les flocons de neige
De ses yeux embués de sommeil
Pour marcher sur la route congelée
Le froid est là, il vous prend par la manche
Et vous tire au milieu de la chaussée
Là où le sol résonne sous le talon
Marche, pardi ! que le vent t’enlève
Tes dernières illusions, plus rien
Plus personne ne se raccroche à toi
Et tu regardes de tes yeux congelés
La fente de la nuit qui progresse
Jusqu’au lendemain l’illusion
Le noir seul règne sur le monde
Et borde ta nuit de lumières vagues
07:05 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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08/05/2026
L'arrogant
Ainsi est parti son auteur
Il prit son poids et sa charge
Et tenta de se perdre dans la foule
Mais celle-ci s’écarta violemment
Creusant une tranchée infranchissable
Plus rien ne sera plus comme avant
Où va-t-il cet homme chargé du poids
De ses péchés et de son arrogance
Il se noie dans son humanité
Et meurt du rien qu’il tente de cacher
Adieu l’arrogant.
Ne te cache plus !
06:05 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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17/04/2026
Grâce matinale
Il est quatre heures. Tout dort dans la maison. Aucun bruit ne vient me frapper l’oreille. Je suis dans la cuisine, assis à la table, devant un bol de café. Et tout d’un coup l’éveil !
La grâce s'empare de moi et le vide s’installe dans ma poitrine, me suffoquant. Plus rien n’obstrue ma vue. La pellicule du moi ne m’empêche plus de voir la réalité. La cuisine devient si nette que j’ai l’impression de la voir pour la première fois. Voici ses tableaux accrochés aux murs, chacun racontant son histoire, fenêtre ouverte sur d’autres mondes. Et tous les objets entassés sur les étagères, bocaux vides ou pleins, bouteilles et pots : tous d’une netteté absolue. J’en reste éberlué. Comment se fait-il que chaque jour, je laisse l’habitude du quotidien me submerger ? Quelle est donc cette pellicule qui s’installe sur ma vue et prend le bonheur d’un jour de grand nettoyage. Je suis vide de souvenirs, vide de paysages connus. Je découvre à nouveau ce que je vois chaque jour, là une poupée abandonnée dans un coin de la cuisine, revêtue d’habits blancs comme une jeune baptisée. Elle a les yeux fermés, je la redresse, elle me regarde, souriante, presque vivante, et je suis le petit garçon qui voit en elle l’affection indélébile des parents pour leur progéniture. L’heure sonne au clocher, elle résonne et m’éveille à nouveau, car j’allais déjà perdre ces instants de grâce par l’évocation de souvenirs anciens. A nouveau, la transparence du réel, je peux la saisir à pleines paumes, m’en rassasier dans une fête sans paroles où tout est intérieur. Je ne suis plus, seul est là un être que je ne connais pas, lui-même transparent. Jeux de vitrail qui ouvrent sur la réalité qui, elle-même, semble sans existence. Seule cette transparence continue de vibrer au plus profond de moi, jusqu’à ce que, en un instant, tout redevienne comme avant.
Une minute, deux minutes, une vie… Que sais-je ? Ce saut dans l’inconnu m’a rafraîchi l’esprit. Tout est plus léger. J’aborde cette nouvelle journée avec l’ardeur d’un voyageur dans une nouvelle contrée.
10:07 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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12/04/2026
Le beau
Si l’on recherche la signification des termes « beau » et « beauté » dans un dictionnaire, on est surpris et attristé de constater que le beau et la beauté ne signifient rien de très concret et sont même des concepts indéfinis.
« Est beau ce qui suscite un sentiment admiratif par sa supériorité intellectuelles, morale ou physique, ou encore, qui suscite un plaisir esthétique d’ordre visuel ou auditif. » (Larousse). La beauté n’est que « le caractère ou la qualité de ce qui est beau ou conforme à un idéal esthétique » (CNRTL)
Bref, est beau ce qui nous donne une impression de beauté et la beauté est la qualité du beau et nous ramène à l’esthétisme. Or l’esthétisme est le culte du beau (CNRTL) ou encore l’art de penser le beau, science de la connaissance sensitive (A. G. Baumgarten, philosophe allemand). Tout tourne donc autour du beau sans que l’on sache ce qu’est le beau.
Mais qu’est-ce qu’est le beau pour moi ? Comment je le définis ? On peut commencer la réflexion en se demandant s’il y a un beau absolu, un idéal atteint que l’on pourrait prendre en référence. Ce beau absolu pourrait équivaloir à la notion de bonheur absolu. Et l’on pense immédiatement au paradis qui est notre représentation du bonheur absolu. Mais comment invoquer le paradis ? Chacun le voit ou tente plutôt de l’imaginer à sa manière. Et la notion de paradis disparaît en termes de connaissance commune ou de concept universel. Ceci ne nous dit toujours pas ce qu’est le beau.
Alors, plutôt que de tenter de définir ce qu’est le beau, tentons donc d’en trouver les caractéristiques.
Première caractéristique : L’impression de beau ressentie est propre à chaque personne. Je ne trouve pas forcément beau ce qui semble beau à mon voisin et inversement. C’est bien pourquoi le terme est si difficile à définir. Le beau implique une adhésion personnelle dans l’instant, adhésion non réfléchie, mais très prégnante.
Deuxième caractéristique : Si certes le beau est une impression personnelle, il n’en est pas moins partagé par un grand nombre. Il y a donc bien une notion commune dans cette impression qui la fait reconnaître parmi les autres.
Troisième caractéristique : Le beau n’est pas fréquent. Il est exceptionnel. C’est la perle rare à contempler et dont on jouit parce qu’elle est différente. Certains paysages sont beaux parce que peu habituels. Cependant l’exception ne fait pas le beau. De nombreuses choses ou êtres sont exceptionnellement laids.
Quatrième caractéristique : Le beau est éphémère. Il s’agit certes de la notion de temps qui dénature progressivement le beau, mais également du sentiment ressenti face à quelque chose de beau. A trop contempler quelque chose ou quelqu’un de beau, on n’en mesure plus la beauté. On s’habitue à la beauté. Elle devient banale, donc sans la consistance du merveilleux qu’elle procure au premier abord. C’est bien en cela que le beau est une impression, voire un sentiment. Il s’envole dès lors qu’on en abuse.
Cinquième caractéristique : La notion de beau s’acquiert. Elle est le fruit d’une éducation et c’est en cela qu’elle est partagée. En conséquence, elle est liée à des conventions et à des modes. Mais jusqu’à un certain point. Le sentiment de beau se forme dans la jeunesse. On peut ensuite le développer. Cependant ce sentiment spécifique reste celui de notre enfance. C’est cette impression inoubliable de nos jeunes années qui est à la naissance de notre sentiment de beauté. On pourra ensuite se former culturellement à la beauté et notre adhésion sera liée à la raison et la culture. Il n’empêche que notre réel sens de la beauté est l’adhésion que nous avons rencontrée lorsque nous étions enfant.
Sixième caractéristique : Le beau ne s’exprime que sous une forme concrète. Son concept n’existe que parce qu’il est devant moi. On peut disserter sur le beau, mais on ne l’éprouve que devant une forme réelle, qu’elle soit visuelle, sonore, olfactive ou même intellectuelle.
Septième caractéristique : On pense souvent que le beau est lié à l’harmonie, voire à l’ordre. Mais est-ce si sûr ? Bien souvent le beau survient d’un dérèglement de l’ordre, comme dans le cas des éclairs lors d’un orage. Le beau de la peinture abstraite n’a pas d’ordre. Certes il peut avoir l’harmonie. Mais cette harmonie est subtile et ne se remarque pas de prime abord.
Huitième caractéristique : Le beau est balancement entre les formes, les couleurs, les sons, tout ce qui est qualité d’une chose. Et ce balancement est plus ou moins prévisible parce qu’il implique des répétitions. C’est particulièrement vrai dans la musique et dans la symétrie. On trouve belle une musique parce que ses phrases mélodiques peuvent être imaginées par l’auditeur avant même qu’elles ne soient jouées. Mais, dans le même temps, l’agencement inconnu des variations est nécessaire pour en faire la beauté. La chanson ordinaire est tellement prévisible qu’elle en devient rengaine.
Neuvième caractéristique : Le beau suscite la curiosité, l’attirance et, in fine, la satisfaction. Pour Emmanuel Kant, le beau est l'objet de la satisfaction désintéressée. On aime le beau parce qu’il nous satisfait sans que l’on puisse dire généralement pourquoi. Le beau rend heureux.
Dixième caractéristique : Le beau est ce qui résonne en moi et augmente, magnifie, exalte mon être. Dans le même temps, il procure un sentiment de communion intime avec l’univers.
Onzième caractéristique : Le beau est une communication, un échange sans parole entre ce qui m’émeut et mon être ému. Et cette émotion renforce sa beauté parce qu’elle nous transforme. Contempler le beau, c’est se laisser transformer.
Douzième caractéristique : Cette transformation est visible pour les autres. La beauté irradie et donne à celui qui la perçoit le privilège d’irradier à son tour la beauté.
Treizième caractéristique : La beauté est une clé de la compréhension intime du monde. « La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance. » (Jean-Paul II). La beauté est la présence manifestée de l’invisible dans l’univers.
00:55 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11/04/2026
Dernier jour et nous ne serons plus
Dernier jour et nous ne serons plus
Je ne verrai plus tes cheveux d’ambre
Tes cils bleutés et encourageants
Je n’entendrais plus ta voix d’or
Tu seras là et absente, une ombre
Qui marche dans les prés
Et court ailleurs tes pieds
06:31 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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09/04/2026
Néant
Un film déjà connu, mirage de l’esprit
Envolé et parti au loin de lui-même
Ouvert sur le monde et l’intériorité
Il encourt l’enlisement ou la prosodie
Que signifie cet arrêté vulgaire ?
Y a-t-il une règle non écrite
Qui dicte son autorité insolite
Au quidam qui penche sur lui-même
Y a-t-il un blocage dans la démarche ?
Qui l’empêchera d’être lui-même
L’humble transmetteur de ma folie
Sortant ses membres du marais
Me voici, crie l’enfant sourd
Me voici, entend le voyant aveugle
Non, ce n’est pas moi, mais lui
Celui qui n’est plus et qui est
Dans ces lignes devenues noires
Que deviens-tu toi-même
L’ombre d’un squelette usagé
Qui n’a plus rien sur les os
Il est enfin fini ce mélodrame
Qui fait courir tout Paris
Et trompe son monde et lui-même
Dans un lacis de mots enchevêtrés
Il se tait encore sous le choc
D’un usage tant détesté
D’une coutume abhorrée, mais fière
De n’être qu’un néant sans suppléant
08:55 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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07/04/2026
Il était là
Il était là
Te regardant gentiment
Tendant la main par-dessus l’obstacle
Une main inquiète
Qui n’avait rien et qui cherchait
Le vide dans le plein
Où étais-tu, au-delà des cris
Rien
Et il partit au loin
Au-delà des cris
Dans le brouillard des larmes
Et la joie du matin
06:57 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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02/04/2026
Instant
Ne fixez qu’une tête d’épingle
Oubliez votre environnement
Ne regardez qu’en vous
Sentez en vous l’avenir qui monte
Où vais-je ? où m’emmènes-tu ?
Et je suis là, assis, en observation
Sans bouger, sans penser
Respirant pour survivre petitement
Le monde va et vient, en mouvement
Mais je suis là, seul, unique
Pauvre de moi ! Le monde passe
Les gens s’en vont
Et je suis seul, toujours
Regarde ce point, dépasse-le
Plus rien ne sera là
Même pas moi, ni toi…
08:07 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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30/03/2026
Elle se protégeait toute seule
Où es-tu, toi, l’immobile
Je ne connais que ton ombre du destin
Jamais tu ne te dévoile
Jamais je ne vois ton vêtement clair frissonner
Dans l’aube entouré de brouillard
Je t’envie, tu es belle de beauté fragile
Qui va et vient dans la pâleur
Du matin et l’ombre de la nuit
Qu’ils étaient doux ces réveils importuns
Je suis, tu es, nous sommes Un
Jusqu’à la fin des temps
Le dernier jour de notre temps
Le temps d’un instant grêle
Qui courre devant nous
Combien de jours restent-ils ?
07:10 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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19/03/2026
Toi, toi seule
Le silence devient pesant
Nul n’ose dire mot
Les gens se regardent
Mais rien ne sort d’une bouche
Aucune voix mélodieuse
Aucune interjection brutale
Pas la moindre interruption
Chut ! Ne rien dire
Sinon gare à toi !
Elle passa devant eux
Reine d’un jour
Regardant au loin
Dans la vision de son autorité
Rien ne la fera dévier
Adieu, ma belle
Marche vers ton destin
Envole-toi vers tes rêves
Mai ne te prend pas les pieds
Dans le tapis de ton avenir
Tu regretteras longtemps
Cet instant fatale d’apesanteur
Ce coup de pied majestueux
Dans le silence de l’avenir incertain
11:31 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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17/03/2026
Courir pour se trouver
Vibrer à l’unisson de la nature
Entrer en phase avec elle
Et se laisser aller sans protester
Courir, courir, encore courir
Jusqu’à ce que le but ne soit que de se trouve
06:59 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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16/03/2026
La beauté est un trou dans l'âme
La beauté est un trou dans l'âme qui nous fait voir, au delà de ce que l'on vit, ce que l'on est réellement : l'essence de l'être.
C'est un vide de l'être qui nous attache au plus profond de nous-même, c'est le vide des profondeurs qui existe en nous et nous révèle notre grandeur de pauvreté.
Je ne suis rien, mais, j'ai tout, je ne connais rien, mais je vis tout. Le tremblement d'une feuille dans l'air suffise à mon bonheur si je m'ouvre pleinement en l'oubliant. Je ne suis rien, mais j'ai tout, car j'ai atteint l'essence du monde et de mon être. Le rien est la récompense de ma vie car il me révèle la vérité. Je suis parce que je tremble devant la vérité : descends et tu montes dans l'inconnu jusqu'à te perdre de toi-même.
03:36 Publié dans 11. Considérations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) |
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10/03/2026
Découvrir Dieu
Découvrir Dieu, c'est découvrir la lumière. Lumière extérieure à travers sa Parole et son Eglise, il devient lumière intérieure, brûlant le cœur du feu de l'amour divin.
Cet éblouissement a pendant des siècles été célébré chaque soir. Reprenant l'antique usage de la bénédiction de la lampe au coucher du soleil, les chrétiens ont amplifié ce rite pour en faire une action de grâce. Il est à l'origine des Vêpres ou office de la lumière au cours desquels se chantaient le Lucernaire. Dans la montée des ténèbres, le croyant découvre la lumière intérieure apaisante, salvatrice.
Cette découverte est un nouveau commencement, une nouvelle naissance. Ainsi s'éclaire
l'introduction à l'évangile de Saint Jean, qui donne un autre aspect de ce commencement avant la création:
06:19 Publié dans 61. Considérations spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0) |
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09/03/2026
Puissance
"Dieu est puissant, mais il ne rejette personne." (Job 35-5)
La véritable puissance consiste à agir en se laissant ignorer. Elle est dans la force de l'âme et non dans celle du corps ou de l'intelligence. On ne la remarque pas, mais on l'imite inconsciemment. Elle s'impose par sa seule existence, sans autres moyens intermédiaires.
La puissance est protection et n'a rien à voir avec la crainte qu'elle inspire.
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08/03/2026
Ecrire pour qui ?
L’artiste moderne est un solitaire qui écrit pour lui-même ou pour un public dont il n’a aucune idée précise. Lié à une époque, il s’efforce d’en exprimer les traits ; mais cette époque est sans visage. Il ignore à qui il s’adresse, il ne se représente pas son lecteur. (…) La terreur du goût a cessé, et, avec elle, la superstition du style. S’en plaindre serait aussi ridicule qu’inefficace. (…) Écrire pour tout le monde ou pour personne, à chacun d’en décider, selon sa nature. Quel que soit le parti que nous prenions, nous sommes sûrs de ne plus rencontrer sur notre chemin cet épouvantail qu’était autrefois la faute de goût.
(E.M. Cioran, La tentation d’exister, Gallimard, 1956, Le style comme aventure, p.131)
La liberté enfin, mais quelle contrainte introduit-elle ! Ce n’est plus l’autre qui constitue l’approbation ou le rejet, mais soi-même. Et comme il est difficile de se juger soi-même. On a toujours tendance à au moins chosifier ses créations, sinon à les choyer. Et ce recul d’un pas est celui des grandes âmes. Peu sont capables de le faire.
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06/03/2026
Qu’est-ce que la vérité ?
Pilate lui dit : " Tu es donc roi ? " Jésus répondit : " Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix. "
Pilate lui dit : " Qu'est-ce que la vérité ? "
(Evangile de Saint Jean, chapitre 18)
Oui, qu’est-ce que la vérité ?
La définition du terme est ambiguë. Le Larousse nous dit que la vérité est l’adéquation entre la réalité et l’homme qui la pense. Mais il ajoute : idée ou proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment que quelqu’un a de la réalité.
Le CNRTL (Centre nationale de ressources textuelles et lexicales) nous dit : Connaissance conforme à ce qui existe ou a existé ; expression de cette connaissance.
La première définition
Cette définition est-elle satisfaisante ? La réalité (ou l’existant) est palpable. Elle est du domaine du matériel. La vérité n’existerait donc qu’en fonction de l’existant, c’est-à-dire la vision que nous avons du monde matériel. Il n’y aurait donc pas de vérité dans le domaine des idées puisqu’elle ne s’appuierait sur rien de matériel. Alors, qu’est-ce que la vérité ?
Doit-on chercher une définition ? Pourquoi ne pas tenter de caractériser ce qu’on appelle la vérité, ce qui pourrait ensuite faciliter une définition ?
Première caractéristique :
L’impression de vérité ou vérité ressentie est propre à chaque homme. « A chacun sa vérité », est-il coutumier de dire. Elle serait donc une valeur personnelle qui donne à l’homme des certitudes et lui permet d’avancer dans la vie en sachant où il va. Le terme vérité est alors la traduction du terme hébreu emet : ce qui est solide et à qui nous pouvons nous fier. Il désigne non ce que nous savons, mais ce qui oriente notre vie et fait qu’elle vaut la peine d’être vécue. « La vérité, c’est la subjectivité », a écrit le philosophe danois Kierkegaard. C’est ma subjectivité qui me fait moi, non semblable aux autres, et qui me mobilise. Elle concerne ceux que j’aime, les arts, ma religion, mes valeurs. C’est ma vérité, parce qu’elle est moi au plus profond de mon être.
Deuxième caractéristique :
Pourtant la manifestation de la vérité est mouvante. Elle est changeante selon mon humeur, mes attitudes et mon environnement. J’ai même une vérité à un moment et une autre à un autre moment. Tout dépend à ce moment de ma façon de voir, de ressentir, de comprendre, de conceptualiser. Et plus on s’y efforce, plus on approche de la vérité.
Troisième caractéristique :
La notion de vérité s’acquiert donc. Elle est le produit d’une éducation, voire d’une ascèse. Elle suppose l’acquisition d’un savoir, puis l’effort de connaissance au-delà du savoir. Il faut une volonté de la vérité pour l’approcher.
Quatrième caractéristique :
Contrairement à la beauté, elle n’est pas éphémère. C’est une valeur sûre sur laquelle tous peuvent s’appuyer. Mais bien que non éphémère, elle est évolutive. En effet, on n’a pas la vérité, on ne détient pas la vérité. On s’en approche progressivement, de mieux en mieux, mais il reste toujours une part d’ombre, d’inconnu, ne serait-ce que parce que l’humain est de nature différente du matériel et du spirituel.
Cinquième caractéristique :
Si certes chacun semble détenir sa vérité, celle-ci a cependant une signification commune. Elle se rapporte au réel et à la réalité. Est vrai ce qui est l’expression de la réalité, sans déformation de concepts, d’idées, de sentiments, de sensations qui accompagne toute appréhension du réel.
Sixième caractéristique :
La vérité n’est cependant vraie que dans sa forme concrète et non en tant que concept. L’idée ou la volonté de vérité n’est pas la vérité. Elle n’est qu’un concept, ou une impulsion, qui n’a de valeur que s’il se rapporte à une personne, un objet, un événement, ou encore une autre idée, un autre concept.
Septième caractéristique :
Cette vérité, différente de la première proposition, est la traduction du terme grec aletheia qui littéralement signifie : « ce qui n’est pas caché, ce qui n’est ni dissimulé ni voilé ni invisible. On parvient à la vérité quand on a acquis un savoir juste et complet sur les choses ou sur les personnes, lorsqu’on les perçoit telles qu’elles sont. (…) D’où la force de la question : « Y a-t-il une vérité ? » Les philosophes grecs se demandaient si nous pouvons parvenir à la vérité ou si elle se situe hors de notre portée. Pour l’école ou le courant sceptique, sensible aux limites des capacités humaines, nous n’atteignons jamais que des apparences et nous n’avons aucun moyen de découvrir ce qui se trouve derrière elles, nous sommes condamnés à ignorer ce qu’elles recouvrent. Certes, nous percevons des petits bouts de vérité, mais jamais la vérité entière et ultime. Aujourd’hui où les développements de la science sont prodigieux, nous en sommes au même point ; si nous avons remplacé une ignorance naïve par une ignorance savante, nous n’échappons pas à l’ignorance. La question de Pilate à Jésus garde toute sa pertinence. » (André Gounelle dans A. Houziaux (éd.), Y a-t-il un salut pour les salauds ? et 14 autres questions banales mais difficiles, Seuil, 2007)
Huitième caractéristique :
La vérité est la superposition ou même la conjonction d’une représentation de la réalité avec cette réalité elle-même et l’expression de cette conjonction en un langage compréhensible par tous parce que de plus en plus simple au fur et à mesure de l’approche de la vérité. Ainsi, par exemple, Einstein exprime sa théorie unitaire de l’univers en une équation simple : e=mc². Mais que de savants ont avant lui œuvré à cette approche.
Neuvième caractéristique :
La vérité est un moyen de connaissance et de communication puissant parce qu’irréprochable et inattaquable. Elle clôt tout argument contraire et conduit au silence de l’acquiescement et à l’adhésion. C’est pourquoi la justice se donne le rôle de déceler la vérité. Lorsqu’au contraire elle juge en fonction de critères d’opinion subjectifs, elle n’est plus la justice, mais une parodie qui la rend vulnérable.
Dixième caractéristique :
Contrairement à la première caractéristique, la véritable vérité est une, indivisible, universelle, toujours en approche, en découverte. Elle est au sommet de la connaissance, l’alfa et l’oméga de l’humain, son point de rencontre avec le divin. La vérité ultime est Dieu, quel que soit la manière dont on l’appréhende. Et ce n’est pas à la portée de n’importe qui !
Aussi curieusement que cela puisse paraître, ces caractéristiques sont assez proches, au moins pour les premières, de celles de la beauté (voir Le beau, du 9 mai 2013). Sans doute parce que ces deux termes sont des valeurs universelles dont nous reparlerons prochainement.
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04/03/2026
Poésies, poésies...
Poésies, poésies…
Petites paroles d’enfance, long discours, romans pour les plus âgés…
Un coup de vent, puis plus rien…
Les mots s’enchaînent et meurent enfouis dans le temps, dans l’espace et la beauté.
La beauté,
C’est le baiser d’adieux du pauvre qui n’a que sa télé pour continuer à vivre :
« Frontière entre le visible et l’invisible ».
06:40 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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03/03/2026
La vie est dans l'autre et le monde non en soi mais il faut entrer en soi pour la trouver
La vie est dans l'autre et le monde
non en soi
mais il faut entrer en soi pour la trouver
06:25 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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01/03/2026
Message
Retour au blog. Rien n'est fini.
J'ai eu une panne informatique qui m'a privé de communications. C'est maintenant chose réglée.
L'homme se dresse
les sons s'égrènent
les sens s'éveillent
il devient autre
le rien n'existe pas, hors l'imagination
si le rien existe, il est partout
et nous ne sommes rien
ou que devenons-nous ?
05:04 Publié dans 42. Créations poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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