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26/11/2017

L'invisible

 La matière, rationnelle, organisée, connaissable
Satisfaisante pour l’esprit curieux et logique…
Elle est là, fidèle, présente, toujours au même endroit
Elle barre la route aux démons de l’imagination
Elle s’oppose aux tourbillons de la pensée
A l’illusion d’une échappatoire impalpable
Aux vertiges d’une création personnelle

Refus de la lessiveuse tournoyante
Au profit de la solidité définitive !

17-11-24 L'invisible derrière le visible +LF.JPG

Mais derrière ce monde visible
Derrière cette évidence maquillée
Quelle certitude sans fondement
Et pourtant si forte et prenante
S’empare de votre être et lui donne
L’énergie, l’espoir et la joie
Ce vide au creux de l’aine
Qui pèse plus lourd que la poussière
Et conduit vers une autre totalité

Elle vous accompagne vers la lumière
Entraperçue derrière le visible
Suggérée par le tremblement
De l’être vidé de lui-même
Nu devant la grandeur ineffable
De ce rien qui devient tout
Derrière l’infini de l’univers
Qui emplit le visible
Sans satisfaire l’esprit

 ©  Loup Francart

 

Acrylique sur bois, avec kapla ; 70x70 cm; novembre 2017

03/07/2015

Le mythe de la caverne

« Figure-toi, des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière ; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête ; la lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux ; entre le feu et les prisonniers passe une route élevée : imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles. » (Platon, La République, livre VII)

Cette caverne est une épreuve. Mais elle mène à la vérité que l’on ne trouve que par soi-même en apprenant à répondre aux questions qui se posent à travers son existence.

Cette photo a été prise un après-midi où le soleil inscrivait en ombre chinoise sur une porte les objets posés sur un muret. Elle illustre bien ce mythe ou cette allégorie. Elle symbolise le passage du visible à l’invisible. A chacun de nous de trouver la porte ouvrant sur le réel inconnu des hommes. Qui est le plus réel : les objets, leur ombre, la porte (un mur) ou la serrure qui ouvre sur un autre monde, ou encore cet autre monde lui-même ?