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27/05/2026

Equilibre

Vertu annoncée française, comme le cartésianisme

Souvent contredite par la réalité des faits

Elle soutient l’opinion et la conforte dans son arrogance.

Ne serait-ce pas de l’inertie dont parlent nos citoyens ?

 

Certes l’équilibre  des façades de nos châteaux altiers

Donnent un sens harmonieux aux apparences

La réalité n’est-elle pas toute autre, plus statique

Cet équilibre est fondé sur deux béquilles égales

 

Le véritable équilibre ne serait-il pas impression ?

Balance des sentiments, des émotions, des perceptions

L’équilibre de la terreur de l’égalité des cerveaux

Les poids seraient-ils la preuve de la même consistance ?

 

L’équilibre ne se trouve pas, il advient et s’impose !

Il est léger comme l’air au soleil, vapeur de bonheur

Un souffle et sa constance se brise, altérée

Il fuit la logique et le poids des mots recherchés

 

L’équilibre des pouvoirs contrebalance l’autorité

Est-ce une vertu française, un souhait non exprimé ?

Ici la vie est contraire à la parole, contradiction

Entre l’intégrité austère et l’amitié chaude

 

Aucune prédominance, pas de passe-droit

L’œil à l’horizon, la face non corrompue

Transpirant sous la bise de l’intégrité

Le citoyen ravive sa fureur révolutionnaire

 

Mais l’équilibre n’est-il pas harmonie ?

Comme deux sons emmêlés chers à l’oreille

Ils vont dans les chemins de la vie heureuse

Et se détendent sur l’herbe caressée de rires

 

Vraiment, quel avenir sans équilibre

De quel côté pencher : raison ou imagination ?

Le papillon noir s’élève dans l’azur

Il monte, vide, empli d’espoir, sans pensée

23/05/2026

Amitié

Retour dans la nuit

Dans l’ombre des lampadaires

Et le trop-plein des portes-cochères

Lorsque le cœur suggère

Et la raison vacille

Alors un grand merci

Monte du fond de l’être

Et ouvre à d’autres cieux

Ceux de l’amitié

Et du plaisir d’être ensemble

De parler pour ne rien dire

De dire pour n’être plus

Et de vivre pour s’apprécier

 

 

21/05/2026

Absence

Silence des nuits sans sommeil

Où le cœur marque inexorablement

L’écoulement des heures figées

Dans la pose de l’enfant endormi

Et que dehors dans l’obscurité mouvante

La lune accomplit son périple immuable

 

Chaleur du poids de la veille

Dans la moite activité imaginaire

Des rêves du premier sommeil

 

Se lever et marcher dans l’obscurité

Sentir le carrelage froid sous le pied

Et l’odeur persistante du jour

Qui imprègne encore les pièces vides

Jusqu’à ce que la paupière lourde

Les membres las et la tête vide

Le corps replonge dans l’élément de son absence

 

20/05/2026

Transcendance

Au sein du bouillon habituel de l’être

Se lève parfois une bulle différente

Elle explose avec vigueur sans réémettre

La langueur d’une habitude accaparante

 

C’est un éclair dans ce paysage désolant

Qui illumine la vie et la rend enviable

Une chevauchée mortelle du cerf-volant

Reliant l’immonde et l’inconnaissable

 

Une montée asphyxiante vers le bonheur

Une apnée subite dans un hoquet convoyeur

Un réveil éclairant dans un monde sans pensées

 

Elle plane la victime de cet évènement

Elle déploie ses ailes avec raffinement

 Et s’envole réjouie avant même de s’élancer

 

18/05/2026

L'allégement

Le poète n’en a pas plein la tête…

Au contraire, il est voué à l’allégement…

Faire le vide, c’est s’enrichir

Se dépouiller de ses artifices

C’est revêtir la toge du sage…

Alors, il partit le nez au vent

Rien ne pouvait le retenir

Ni l’or des balcons fermés

Ni le vernis des joutes de salon

Nu même la tiédeur des amours…

Il partit et s’en fut

Vert de peur et rouge de fureur

Jaune des échecs successifs

Bleu des oppressions d’antan…

Peu à peu il perdit toute couleur

Et acquit la transparence du pauvre

Le soleil le traversait sans peine

Aucune ombre ne s’attachait à lui

Il n’était plus miroir, non !

Il devenait vitre sans tache

Eau translucide roulant

Sur la roche des souvenirs

Poussant parfois un caillou

Jusqu’à ce qu’il résonne

Dans la clairière dénudée

De l’absence d’amour propre…

Chaque jour il marchait son soul

Usant ses chaussures sur l’asphalte

Avançant toujours plus loin

Jusqu’à cet abîme révolté

Qui s’ouvre dans la faille du temps…

Là, au bord de l’absence

Le souffle coupé par l’inspiration

Il hurlait à l’absolu son rejet

Jusqu’à ce que, sans voix

Il se mette à genoux

Et pleure l’assèchement aigre

De son personnage inexistant…

Il pouvait alors repartir

Secouant sa crinière rousse

Et heurtant les arbres effeuillés

Il avait vomi l’emprise du monde

Sur son être affaibli et douteux…

Plus rien ne lui dira sans cesse

Edifie ton destin de roi

Et tourne ton regard vers l’avenir…

Non, il privilégie le présent

L’herbe bleue des mers sans fin

Le chant des matins acidulés

Le goût chocolaté des soirs d’été

La rondeur des amours d’un jour

La splendeur de la fidélité

Le caprice ailé de la déraison

La baignade des commémorations

Et le plein éblouissement

De la révélation…

Puissions-nous, nous aussi

Conquérir cette étrange foi

Envers l’imaginaire débridé

En courant vers l’abîme

Qui engloutit le personnage

Et donne naissance à l’être

Celui qui est, qui était et qui vient

Dans toute la brillance

De sa chair nacré d’ignorance…

L'allégement

Le poète n’en a pas plein la tête…

Au contraire, il est voué à l’allégement…

Faire le vide, c’est s’enrichir

Se dépouiller de ses artifices

C’est revêtir la toge du sage…

Alors, il partit le nez au vent

Rien ne pouvait le retenir

Ni l’or des balcons fermés

Ni le vernis des joutes de salon

Nu même la tiédeur des amours…

Il partit et s’en fut

Vert de peur et rouge de fureur

Jaune des échecs successifs

Bleu des oppressions d’antan…

Peu à peu il perdit toute couleur

Et acquit la transparence du pauvre

Le soleil le traversait sans peine

Aucune ombre ne s’attachait à lui

Il n’était plus miroir, non !

Il devenait vitre sans tache

Eau translucide roulant

Sur la roche des souvenirs

Poussant parfois un caillou

Jusqu’à ce qu’il résonne

Dans la clairière dénudée

De l’absence d’amour propre…

Chaque jour il marchait son soul

Usant ses chaussures sur l’asphalte

Avançant toujours plus loin

Jusqu’à cet abîme révolté

Qui s’ouvre dans la faille du temps…

Là, au bord de l’absence

Le souffle coupé par l’inspiration

Il hurlait à l’absolu son rejet

Jusqu’à ce que, sans voix

Il se mette à genoux

Et pleure l’assèchement aigre

De son personnage inexistant…

Il pouvait alors repartir

Secouant sa crinière rousse

Et heurtant les arbres effeuillés

Il avait vomi l’emprise du monde

Sur son être affaibli et douteux…

Plus rien ne lui dira sans cesse

Edifie ton destin de roi

Et tourne ton regard vers l’avenir…

Non, il privilégie le présent

L’herbe bleue des mers sans fin

Le chant des matins acidulés

Le goût chocolaté des soirs d’été

La rondeur des amours d’un jour

La splendeur de la fidélité

Le caprice ailé de la déraison

La baignade des commémorations

Et le plein éblouissement

De la révélation…

Puissions-nous, nous aussi

Conquérir cette étrange foi

Envers l’imaginaire débridé

En courant vers l’abîme

Qui engloutit le personnage

Et donne naissance à l’être

Celui qui est, qui était et qui vient

Dans toute la brillance

De sa chair nacré d’ignorance…

15/05/2026

Folie

J’ai deux cornes, il en a trois

Qu’ai-je à faire de cet homme

Qui pirouette chaque jour

Au spectacle des éléphants

 

La nouvelle bohème arrive

Elle est pleine de sarcasmes

Et survole habilement les trous

Où s’épanchent les petits noirs

 

Partie un matin d’avril sans un fil

Elle découvrit son fils dans la rue

Pêchant une sardine aux pieds

Des touristes ébahis et gogos

 

Lui resta de marbre, solitaire

Pris dans la glaise chaude

Les mains ruisselantes de baisers

Et le cœur large comme un camion

 

Où donc courraient-ils tous deux ?

Restez avec nous pour rire encore

Des vers mirifiques mangés de papier

Qui tombent des échafaudages

 

Nuit… La poubelle passe devant nous

Où va-t-elle donc, cette chérie ?

Court-elle après l’azur et la paille

Qui encombrent les pas de porte ?

 

Jour… L’orage est passé, vert

Comme le gnome du divan

Qui décide de rompre ses fiançailles

Et de boire la ciguë au goût de fraises

 

Midi… Rien ne nous oblige

A prédire la vertu et la pétulance

Court au plus profond de toi-même

Regarde l’obscure dans ton giron

Minuit… tout est là, immobile

Au sein de la ville perdue

Dans le grain de sable

Et l’immensité des tours

 

Le fini n’a plus la force

De saisir sa chance

L’infini est là, hirsute

Et prend la main

 

Le vide ne remplit pas les pleins

L’absence ne remplace pas la vie

Qui s’en va au creux de l’ignorance

Et poursuit sa quête fatale

 

Est-il possible qu’un plus un

Ne soit pas un résultat

Mais une question essentielle

Pour atteindre la connaissance ?

 

Je ne sais plus rien, ni le vent

Ni la mer, ni les verts pâturages

Mes yeux sont tombés, mûrs

A côté de mes chausses fermées

 

Merci mon Dieu pour cette détente

Qui ne signifie rien que la joie

De parler pour ne rien dire

Et de chanter l’ivresse du pouvoir

14/05/2026

Fin

Je n’ai plus l’éternité devant moi

La fin approche à grands pas

Elle ouvre sa gueule béante

Et fait ses yeux enjôleurs

 

Je ne veux pas me laisser faire !

Mais comment lutter sérieusement

Contre le lot de tout un chacun

 

Certes, il me reste de nombreux jours

Et autant de nuits solitaires

Où je pourrai encore dire

Tout ce qui me vient à l’esprit

 

Mais je sens la mélasse venir

Ma course se ralentit

Elle tourne autour du pot

Et souvent ma pensée

S’ouvre à d’autres horizons

Là où il n’y a plus de différences

            Ente le réel et l’imaginaire

 

Et ce vide immense, sans fin

Couvre de son ombre velue

Les désirs qui s’échappent

 

Partez au loin, je vous rattraperai

Mes petits moineaux chauds

Et nous irons nous perdre

Dans l’obscurité et la froideur

D’une nouvelle vie, inconnue

Dont on ne sait rien

Mais dont on espère tout

 

Oui, l’éternité est morte

Il faut se dépêcher de remplir

Ce pour quoi nous avons été créés

Différent pour chaque homme

Maintenant que j’ai découvert

L’absolue solitude, tranchante

Qu’entraîne cette exigence

Je couvre d’écriture et d’interjections

Les pages blanches et vierges

Qui sont devenues

Ma robe de marié

Pour l’éternité

12/05/2026

Toi, toujours

Là, toujours près de toi

Au chaud, humant l’air du matin

Ouvre un œil et laisse ton imagination partir

 

Où vas-tu ? Tu ne sais

Ta jambe droite ne va pas où va ta gauche ?

 

Peu importe, Va et ne pense plus

Laisse aller ton cœur.

Il court derrière toi et te suis pas à pas

 

Adieu

Je vais où mon cœur me dit

Englué du bonheur de ta présence

11/05/2026

Au delà des cris

Il était là

Te regardant gentiment

Tendant la main par-dessus l’obstacle

Une main inquiète

Qui n’avait rien et qui cherchait

Le vide dans le plein

Où étais-tu, au-delà des cris

Rien

Et il partit au loin

Au-delà des cris

Dans le brouillard des larmes

Et la joie du matin

10/05/2026

Au delà des cris

Il était là

Te regardant gentiment

Tendant la main par-dessus l’obstacle

Une main inquiète

Qui n’avait rien et qui cherchait

Le vide dans le plein

Où étais-tu, au-delà des cris

Rien

Et il partit au loin

Au-delà des cris

Dans le brouillard des larmes

Et la joie du matin

09/05/2026

Il est parti

Il est parti un jour, sans bagage

Dans le noir de la nuit, le froid du jour

Chassant les flocons de neige

De ses yeux embués de sommeil

Pour marcher sur la route congelée

 

Le froid est là, il vous prend par la manche

Et vous tire au milieu de la chaussée

Là où le sol résonne sous le talon

 

Marche, pardi ! que le vent t’enlève

Tes dernières illusions, plus rien

Plus personne ne se raccroche à toi

 Et tu regardes de tes yeux congelés

La fente de la nuit qui progresse

Jusqu’au lendemain l’illusion

 

Le noir seul règne sur le monde

Et borde ta nuit de lumières vagues

 

08/05/2026

L'arrogant

Ainsi est parti son auteur

Il prit son poids et sa charge

Et tenta de se perdre dans la foule

Mais celle-ci s’écarta violemment

Creusant une tranchée infranchissable

Plus rien ne sera plus comme avant

Où va-t-il cet homme chargé du poids

De ses péchés et de son arrogance

Il se noie dans son humanité

Et meurt du rien qu’il tente de cacher

Adieu l’arrogant.

Ne te cache plus !