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15/05/2026

Folie

J’ai deux cornes, il en a trois

Qu’ai-je à faire de cet homme

Qui pirouette chaque jour

Au spectacle des éléphants

 

La nouvelle bohème arrive

Elle est pleine de sarcasmes

Et survole habilement les trous

Où s’épanchent les petits noirs

 

Partie un matin d’avril sans un fil

Elle découvrit son fils dans la rue

Pêchant une sardine aux pieds

Des touristes ébahis et gogos

 

Lui resta de marbre, solitaire

Pris dans la glaise chaude

Les mains ruisselantes de baisers

Et le cœur large comme un camion

 

Où donc courraient-ils tous deux ?

Restez avec nous pour rire encore

Des vers mirifiques mangés de papier

Qui tombent des échafaudages

 

Nuit… La poubelle passe devant nous

Où va-t-elle donc, cette chérie ?

Court-elle après l’azur et la paille

Qui encombrent les pas de porte ?

 

Jour… L’orage est passé, vert

Comme le gnome du divan

Qui décide de rompre ses fiançailles

Et de boire la ciguë au goût de fraises

 

Midi… Rien ne nous oblige

A prédire la vertu et la pétulance

Court au plus profond de toi-même

Regarde l’obscure dans ton giron

Minuit… tout est là, immobile

Au sein de la ville perdue

Dans le grain de sable

Et l’immensité des tours

 

Le fini n’a plus la force

De saisir sa chance

L’infini est là, hirsute

Et prend la main

 

Le vide ne remplit pas les pleins

L’absence ne remplace pas la vie

Qui s’en va au creux de l’ignorance

Et poursuit sa quête fatale

 

Est-il possible qu’un plus un

Ne soit pas un résultat

Mais une question essentielle

Pour atteindre la connaissance ?

 

Je ne sais plus rien, ni le vent

Ni la mer, ni les verts pâturages

Mes yeux sont tombés, mûrs

A côté de mes chausses fermées

 

Merci mon Dieu pour cette détente

Qui ne signifie rien que la joie

De parler pour ne rien dire

Et de chanter l’ivresse du pouvoir

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