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23/05/2026

Amitié

Retour dans la nuit

Dans l’ombre des lampadaires

Et le trop-plein des portes-cochères

Lorsque le cœur suggère

Et la raison vacille

Alors un grand merci

Monte du fond de l’être

Et ouvre à d’autres cieux

Ceux de l’amitié

Et du plaisir d’être ensemble

De parler pour ne rien dire

De dire pour n’être plus

Et de vivre pour s’apprécier

 

 

21/05/2026

Absence

Silence des nuits sans sommeil

Où le cœur marque inexorablement

L’écoulement des heures figées

Dans la pose de l’enfant endormi

Et que dehors dans l’obscurité mouvante

La lune accomplit son périple immuable

 

Chaleur du poids de la veille

Dans la moite activité imaginaire

Des rêves du premier sommeil

 

Se lever et marcher dans l’obscurité

Sentir le carrelage froid sous le pied

Et l’odeur persistante du jour

Qui imprègne encore les pièces vides

Jusqu’à ce que la paupière lourde

Les membres las et la tête vide

Le corps replonge dans l’élément de son absence

 

20/05/2026

Transcendance

Au sein du bouillon habituel de l’être

Se lève parfois une bulle différente

Elle explose avec vigueur sans réémettre

La langueur d’une habitude accaparante

 

C’est un éclair dans ce paysage désolant

Qui illumine la vie et la rend enviable

Une chevauchée mortelle du cerf-volant

Reliant l’immonde et l’inconnaissable

 

Une montée asphyxiante vers le bonheur

Une apnée subite dans un hoquet convoyeur

Un réveil éclairant dans un monde sans pensées

 

Elle plane la victime de cet évènement

Elle déploie ses ailes avec raffinement

 Et s’envole réjouie avant même de s’élancer

 

18/05/2026

L'allégement

Le poète n’en a pas plein la tête…

Au contraire, il est voué à l’allégement…

Faire le vide, c’est s’enrichir

Se dépouiller de ses artifices

C’est revêtir la toge du sage…

Alors, il partit le nez au vent

Rien ne pouvait le retenir

Ni l’or des balcons fermés

Ni le vernis des joutes de salon

Nu même la tiédeur des amours…

Il partit et s’en fut

Vert de peur et rouge de fureur

Jaune des échecs successifs

Bleu des oppressions d’antan…

Peu à peu il perdit toute couleur

Et acquit la transparence du pauvre

Le soleil le traversait sans peine

Aucune ombre ne s’attachait à lui

Il n’était plus miroir, non !

Il devenait vitre sans tache

Eau translucide roulant

Sur la roche des souvenirs

Poussant parfois un caillou

Jusqu’à ce qu’il résonne

Dans la clairière dénudée

De l’absence d’amour propre…

Chaque jour il marchait son soul

Usant ses chaussures sur l’asphalte

Avançant toujours plus loin

Jusqu’à cet abîme révolté

Qui s’ouvre dans la faille du temps…

Là, au bord de l’absence

Le souffle coupé par l’inspiration

Il hurlait à l’absolu son rejet

Jusqu’à ce que, sans voix

Il se mette à genoux

Et pleure l’assèchement aigre

De son personnage inexistant…

Il pouvait alors repartir

Secouant sa crinière rousse

Et heurtant les arbres effeuillés

Il avait vomi l’emprise du monde

Sur son être affaibli et douteux…

Plus rien ne lui dira sans cesse

Edifie ton destin de roi

Et tourne ton regard vers l’avenir…

Non, il privilégie le présent

L’herbe bleue des mers sans fin

Le chant des matins acidulés

Le goût chocolaté des soirs d’été

La rondeur des amours d’un jour

La splendeur de la fidélité

Le caprice ailé de la déraison

La baignade des commémorations

Et le plein éblouissement

De la révélation…

Puissions-nous, nous aussi

Conquérir cette étrange foi

Envers l’imaginaire débridé

En courant vers l’abîme

Qui engloutit le personnage

Et donne naissance à l’être

Celui qui est, qui était et qui vient

Dans toute la brillance

De sa chair nacré d’ignorance…

L'allégement

Le poète n’en a pas plein la tête…

Au contraire, il est voué à l’allégement…

Faire le vide, c’est s’enrichir

Se dépouiller de ses artifices

C’est revêtir la toge du sage…

Alors, il partit le nez au vent

Rien ne pouvait le retenir

Ni l’or des balcons fermés

Ni le vernis des joutes de salon

Nu même la tiédeur des amours…

Il partit et s’en fut

Vert de peur et rouge de fureur

Jaune des échecs successifs

Bleu des oppressions d’antan…

Peu à peu il perdit toute couleur

Et acquit la transparence du pauvre

Le soleil le traversait sans peine

Aucune ombre ne s’attachait à lui

Il n’était plus miroir, non !

Il devenait vitre sans tache

Eau translucide roulant

Sur la roche des souvenirs

Poussant parfois un caillou

Jusqu’à ce qu’il résonne

Dans la clairière dénudée

De l’absence d’amour propre…

Chaque jour il marchait son soul

Usant ses chaussures sur l’asphalte

Avançant toujours plus loin

Jusqu’à cet abîme révolté

Qui s’ouvre dans la faille du temps…

Là, au bord de l’absence

Le souffle coupé par l’inspiration

Il hurlait à l’absolu son rejet

Jusqu’à ce que, sans voix

Il se mette à genoux

Et pleure l’assèchement aigre

De son personnage inexistant…

Il pouvait alors repartir

Secouant sa crinière rousse

Et heurtant les arbres effeuillés

Il avait vomi l’emprise du monde

Sur son être affaibli et douteux…

Plus rien ne lui dira sans cesse

Edifie ton destin de roi

Et tourne ton regard vers l’avenir…

Non, il privilégie le présent

L’herbe bleue des mers sans fin

Le chant des matins acidulés

Le goût chocolaté des soirs d’été

La rondeur des amours d’un jour

La splendeur de la fidélité

Le caprice ailé de la déraison

La baignade des commémorations

Et le plein éblouissement

De la révélation…

Puissions-nous, nous aussi

Conquérir cette étrange foi

Envers l’imaginaire débridé

En courant vers l’abîme

Qui engloutit le personnage

Et donne naissance à l’être

Celui qui est, qui était et qui vient

Dans toute la brillance

De sa chair nacré d’ignorance…