Fin (14/05/2026)

Je n’ai plus l’éternité devant moi

La fin approche à grands pas

Elle ouvre sa gueule béante

Et fait ses yeux enjôleurs

 

Je ne veux pas me laisser faire !

Mais comment lutter sérieusement

Contre le lot de tout un chacun

 

Certes, il me reste de nombreux jours

Et autant de nuits solitaires

Où je pourrai encore dire

Tout ce qui me vient à l’esprit

 

Mais je sens la mélasse venir

Ma course se ralentit

Elle tourne autour du pot

Et souvent ma pensée

S’ouvre à d’autres horizons

Là où il n’y a plus de différences

            Ente le réel et l’imaginaire

 

Et ce vide immense, sans fin

Couvre de son ombre velue

Les désirs qui s’échappent

 

Partez au loin, je vous rattraperai

Mes petits moineaux chauds

Et nous irons nous perdre

Dans l’obscurité et la froideur

D’une nouvelle vie, inconnue

Dont on ne sait rien

Mais dont on espère tout

 

Oui, l’éternité est morte

Il faut se dépêcher de remplir

Ce pour quoi nous avons été créés

Différent pour chaque homme

Maintenant que j’ai découvert

L’absolue solitude, tranchante

Qu’entraîne cette exigence

Je couvre d’écriture et d’interjections

Les pages blanches et vierges

Qui sont devenues

Ma robe de marié

Pour l’éternité

02:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer