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24/05/2018

La notion de temps (1)

Le mot « temps » provient du latin tempus, de la même racine que grec temnein, couper, qui fait référence à une division du flot du temps en éléments finis. Il est à noter que temples (templum) dérive également de cette racine et en est la correspondance spatiale (le templum initial est la division de l’espace du ciel ou du sol en secteurs par les augures). Enfin, « atome » (insécable) dérive également de la même racine.

Dans la vie courante, le terme a plusieurs acceptions :

  1. Durée dans laquelle se succèdent les évènements, les jours, les nuits… Ex : Le temps passe et rien ne change ;
  2. Durée mesurable (Synonyme : période) Ex : Combien de temps partez-vous en vacances ?
  3. Délai. Ex : Donnez-lui du temps pour payer ;
  4. État de l'atmosphère (Synonyme météorologie). E x : Quel beau temps !
  5. Moment propice, occasion. Ex : Le temps de la révolte a sonné.

Le temps est un concept plus qu’une réalité. Mais, simultanément, c’est la réalité qui nous donne notre conception personnelle du temps. Le concept permet de nous représenter la variation du monde : nous savons par expérience que l'univers n'est pas figé, il se compose d’éléments qui bougent, se transforment et évoluent pour l'observateur qu'est l'homme qui, lui-même est changeant.

On pourrait donc définir le temps comme un milieu indéfini où paraissent se dérouler, irréversiblement, les existences dans leurs changements, les évènements et les phénomènes dans leur succession.

Mais quelle est la nature intime du temps : est-ce une propriété fondamentale de notre univers, ou plus simplement le produit de notre observation intellectuelle, de notre perception ? Deux conceptions qui s’opposent sans que l’on puisse actuellement trancher.

C’est en ce sens que Saint Augustin écrit dans ses Confessions (XI, 14, 17) : « Ce mot, quand nous le prononçons, nous en avons, à coup sûr, l’intelligence et de même quand nous l’entendons prononcer par d’autres. Qu'est-ce donc que le temps ? Si personne ne m'interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l'ignore. » Bien que l’intuition du cours du temps soit universelle, définir le temps en lui-même semble au-delà de nos capacités. D’ailleurs, conscient de cette difficulté propre à toutes les notions premières, Pascal estimait que le temps est de ces choses qu'il est impossible et même inutile de définir : « Le temps est de cette sorte. Qui le pourra définir ? Et pourquoi l'entreprendre, puisque tous les hommes conçoivent ce qu'on veut dire en parlant de temps, sans qu'on le désigne davantage ? » (De l'esprit géométrique).

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