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30/03/2026

Elle se protégeait toute seule

Où es-tu, toi, l’immobile

Je ne connais que ton ombre du destin

Jamais tu ne te dévoile

Jamais je ne vois ton vêtement clair frissonner

Dans l’aube entouré de brouillard

Je t’envie, tu es belle de beauté fragile

Qui va et vient dans la pâleur

Du matin et l’ombre de la nuit

Qu’ils étaient doux ces réveils importuns

Je suis, tu es, nous sommes Un

Jusqu’à la fin des temps

Le dernier jour de notre temps

Le temps d’un instant grêle

Qui courre devant nous

 

Combien de jours restent-ils ?

19/03/2026

Toi, toi seule

Le silence devient pesant

Nul n’ose dire mot

Les gens se regardent

Mais rien ne sort d’une bouche

Aucune voix mélodieuse

Aucune interjection brutale

Pas la moindre interruption

Chut ! Ne rien dire

Sinon gare à toi !

 

Elle passa devant eux

Reine d’un jour

Regardant au loin

Dans la vision de son autorité

Rien ne la fera dévier

Adieu, ma belle

Marche vers ton destin

Envole-toi vers tes rêves

Mai ne te prend pas les pieds

Dans le tapis de ton avenir

Tu regretteras longtemps

Cet instant fatale d’apesanteur

Ce coup de pied majestueux

Dans le silence de l’avenir incertain

17/03/2026

Courir pour se trouver

Vibrer à l’unisson de la nature

Entrer en phase avec elle

Et se laisser aller sans protester

Courir, courir, encore courir

Jusqu’à ce que le but ne soit que de se trouve

16/03/2026

La beauté est un trou dans l'âme

La beauté est un trou dans l'âme qui nous fait voir, au delà de ce que l'on vit, ce que l'on est réellement : l'essence de l'être.

C'est un vide de l'être qui nous attache au plus profond de nous-même, c'est le vide des profondeurs qui existe en nous et nous révèle notre grandeur de pauvreté.

Je ne suis rien, mais, j'ai tout, je ne connais rien, mais je vis tout. Le tremblement d'une feuille dans l'air suffise à mon bonheur si je m'ouvre pleinement en l'oubliant. Je ne suis rien, mais j'ai tout, car j'ai atteint l'essence du monde et de mon être. Le rien est la récompense de ma vie car il me révèle la vérité. Je suis parce que je tremble devant la vérité : descends et tu montes dans l'inconnu jusqu'à te perdre de toi-même.

10/03/2026

Découvrir Dieu

             Découvrir Dieu, c'est découvrir la lumière. Lumière extérieure à travers sa Parole et son Eglise, il devient lumière intérieure, brûlant le cœur du feu de l'amour divin.

            Cet éblouissement a pendant des siècles été célébré chaque soir. Reprenant l'antique usage de la bénédiction de la lampe au coucher du soleil, les chrétiens ont amplifié ce rite pour en faire une action de grâce. Il est à l'origine des Vêpres ou office de la lumière au cours desquels se chantaient le Lucernaire. Dans la montée des ténèbres, le croyant découvre la lumière intérieure apaisante, salvatrice.

            Cette découverte est un nouveau commencement, une nouvelle naissance. Ainsi s'éclaire

l'introduction à l'évangile de Saint Jean, qui donne un autre aspect de ce commencement avant la création:

 

09/03/2026

Puissance

"Dieu est puissant, mais il ne rejette personne." (Job 35-5)

 

La véritable puissance consiste à agir en se laissant ignorer. Elle est dans la force de l'âme et non dans celle du corps ou de l'intelligence. On ne la remarque pas, mais on l'imite inconsciemment. Elle s'impose par sa seule existence, sans autres moyens intermédiaires.

La puissance est protection et n'a rien à voir avec la crainte qu'elle inspire.

08/03/2026

Ecrire pour qui ?

L’artiste moderne est un solitaire qui écrit pour lui-même ou pour un public dont il n’a aucune idée précise. Lié à une époque, il s’efforce d’en exprimer les traits ; mais cette époque est sans visage. Il ignore à qui il s’adresse, il ne se représente pas son lecteur. (…) La terreur du goût a cessé, et, avec elle, la superstition du style. S’en plaindre serait aussi ridicule qu’inefficace. (…) Écrire pour tout le monde ou pour personne, à chacun d’en décider, selon sa nature. Quel que soit le parti que nous prenions, nous sommes sûrs de ne plus rencontrer sur notre chemin cet épouvantail qu’était autrefois la faute de goût.

(E.M. Cioran, La tentation d’exister, Gallimard, 1956, Le style comme aventure, p.131)

 

 

La liberté enfin, mais quelle contrainte introduit-elle ! Ce n’est plus l’autre qui constitue l’approbation ou le rejet, mais soi-même. Et comme il est difficile de se juger soi-même. On a toujours tendance à au moins chosifier ses créations, sinon à les choyer. Et ce recul d’un pas est celui des grandes âmes. Peu sont capables de le faire.

06/03/2026

Qu’est-ce que la vérité ?

Pilate lui dit : " Tu es donc roi ? " Jésus répondit : " Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix. " 

Pilate lui dit : " Qu'est-ce que la vérité ? "

(Evangile de Saint Jean, chapitre 18)

 

 

Oui, qu’est-ce que la vérité ?

La définition du terme est ambiguë. Le Larousse nous dit que la vérité est l’adéquation entre la réalité et l’homme qui la pense. Mais il ajoute : idée ou proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment que quelqu’un a de la réalité.

Le CNRTL (Centre nationale de ressources textuelles et lexicales) nous dit : Connaissance conforme à ce qui existe ou a existé ; expression de cette connaissance.

La première définition

Cette définition est-elle satisfaisante ? La réalité (ou l’existant) est palpable. Elle est du domaine du matériel. La vérité n’existerait donc qu’en fonction de l’existant, c’est-à-dire la vision que nous avons du monde matériel. Il n’y aurait donc pas de vérité dans le domaine des idées puisqu’elle ne s’appuierait sur rien de matériel. Alors, qu’est-ce que la vérité ?

Doit-on chercher une définition ? Pourquoi ne pas tenter de caractériser ce qu’on appelle la vérité, ce qui pourrait ensuite faciliter une définition ?

 

Première caractéristique :

L’impression de vérité ou vérité ressentie est propre à chaque homme. « A chacun sa vérité », est-il coutumier de dire. Elle serait donc une valeur personnelle qui donne à l’homme des certitudes et lui permet d’avancer dans la vie en sachant où il va. Le terme vérité est alors la traduction du terme hébreu emet : ce qui est solide et à qui nous pouvons nous fier. Il désigne non ce que nous savons, mais ce qui oriente notre vie et fait qu’elle vaut la peine d’être vécue. « La vérité, c’est la subjectivité », a écrit le philosophe danois Kierkegaard. C’est ma subjectivité qui me fait moi, non semblable aux autres, et qui me mobilise. Elle concerne ceux que j’aime, les arts, ma religion, mes valeurs. C’est ma vérité, parce qu’elle est moi au plus profond de mon être.

 

Deuxième caractéristique :

Pourtant la manifestation de la vérité est mouvante. Elle est changeante selon mon humeur, mes attitudes et mon environnement. J’ai même une vérité à un moment et une autre à un autre moment. Tout dépend à ce moment de ma façon de voir, de ressentir, de comprendre, de conceptualiser. Et plus on s’y efforce, plus on approche de la vérité.

 

Troisième caractéristique :

La notion de vérité s’acquiert donc. Elle est le produit d’une éducation, voire d’une ascèse. Elle suppose l’acquisition d’un savoir, puis l’effort de connaissance au-delà du savoir. Il faut une volonté de la vérité pour l’approcher.

 

Quatrième caractéristique :

Contrairement à la beauté, elle n’est pas éphémère. C’est une valeur sûre sur laquelle tous peuvent s’appuyer. Mais bien que non éphémère, elle est évolutive. En effet, on n’a pas la vérité, on ne détient pas la vérité. On s’en approche progressivement, de mieux en mieux, mais il reste toujours une part d’ombre, d’inconnu, ne serait-ce que parce que l’humain est de nature différente du matériel et du spirituel.

 

Cinquième caractéristique :

Si certes chacun semble détenir sa vérité, celle-ci a cependant une signification commune. Elle se rapporte au réel et à la réalité. Est vrai ce qui est l’expression de la réalité, sans déformation de concepts, d’idées, de sentiments, de sensations qui accompagne toute appréhension du réel.

 

Sixième caractéristique :

La vérité n’est cependant vraie que dans sa forme concrète et non en tant que concept. L’idée ou la volonté de vérité n’est pas la vérité. Elle n’est qu’un concept, ou une impulsion, qui n’a de valeur que s’il se rapporte à une personne, un objet, un événement, ou encore une autre idée, un autre concept.

 

Septième caractéristique :

Cette vérité, différente de la première proposition, est la traduction du terme grec aletheia qui littéralement signifie : « ce qui n’est pas caché, ce qui n’est ni dissimulé ni voilé ni invisible. On parvient à la vérité quand on a acquis un savoir juste et complet sur les choses ou sur les personnes, lorsqu’on les perçoit telles qu’elles sont. (…) D’où la force de la question : « Y a-t-il une vérité ? » Les philosophes grecs se demandaient si nous pouvons parvenir à la vérité ou si elle se situe hors de notre portée. Pour l’école ou le courant sceptique, sensible aux limites des capacités humaines, nous n’atteignons jamais que des apparences et nous n’avons aucun moyen de découvrir ce qui se trouve derrière elles, nous sommes condamnés à ignorer ce qu’elles recouvrent. Certes, nous percevons des petits bouts de vérité, mais jamais la vérité entière et ultime. Aujourd’hui où les développements de la science sont prodigieux, nous en sommes au même point ; si nous avons remplacé une ignorance naïve par une ignorance savante, nous n’échappons pas à l’ignorance. La question de Pilate à Jésus garde toute sa pertinence. » (André Gounelle  dans A. Houziaux (éd.), Y a-t-il un salut pour les salauds ? et 14 autres questions banales mais difficiles, Seuil, 2007)

 

Huitième caractéristique :

La vérité est la superposition ou même la conjonction d’une représentation de la réalité avec cette réalité elle-même et l’expression de cette conjonction en un langage compréhensible par tous parce que de plus en plus simple au fur et à mesure de l’approche de la vérité. Ainsi, par exemple, Einstein exprime sa théorie unitaire de l’univers en une équation simple : e=mc². Mais que de savants ont avant lui œuvré à cette approche.

 

Neuvième caractéristique :

La vérité est un moyen de connaissance et de communication puissant parce qu’irréprochable et inattaquable. Elle clôt tout argument contraire et conduit au silence de l’acquiescement et à l’adhésion. C’est pourquoi la justice se donne le rôle de déceler la vérité. Lorsqu’au contraire elle juge en fonction de critères d’opinion subjectifs, elle n’est plus la justice, mais une parodie qui la rend vulnérable.

 

Dixième caractéristique :

Contrairement à la première caractéristique, la véritable vérité est une, indivisible, universelle, toujours en approche, en découverte. Elle est au sommet de la connaissance, l’alfa et l’oméga de l’humain, son point de rencontre avec le divin. La vérité ultime est Dieu, quel que soit la manière dont on l’appréhende. Et ce n’est pas à la portée de n’importe qui !

 

 

Aussi curieusement que cela puisse paraître, ces caractéristiques sont assez proches, au moins pour les premières, de celles de la beauté (voir Le beau, du 9 mai 2013). Sans doute parce que ces deux termes sont des valeurs universelles dont nous reparlerons prochainement.

04/03/2026

Poésies, poésies...

Poésies, poésies…

Petites paroles d’enfance, long discours, romans pour les plus âgés…

Un coup de vent, puis plus rien…

Les mots s’enchaînent et meurent enfouis dans le temps, dans l’espace et la beauté.

La beauté,

C’est le baiser d’adieux du pauvre qui n’a que sa télé pour continuer à vivre :

« Frontière entre le visible et l’invisible ».

03/03/2026

La vie est dans l'autre et le monde non en soi mais il faut entrer en soi pour la trouver

La vie est dans l'autre et le monde

non en soi

mais il faut entrer en soi pour la trouver

01/03/2026

Message

Retour au blog. Rien n'est fini.

J'ai eu une panne informatique qui m'a privé de communications. C'est maintenant chose réglée.

L'homme se dresse
les sons s'égrènent
les sens s'éveillent
il devient autre

le rien n'existe pas, hors l'imagination


si le rien existe, il est partout
et nous ne sommes rien
ou que devenons-nous ?