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11/06/2018

Couché dans l'herbe

Couché dans l’herbe, l’œil vert
Le dos élargi du soleil pavoisé
Parmi l’insecte, parmi les tiges mortes
Le souvenir symphonique de notre enchantement
Assaille le grenier nocturne
De la mémoire

L’horizon limité de l’herbe rase
Troublé des marguerites de nos rencontres
Accueille d’une brassée émouvante
Le vide de nos doigts ouverts

La rose ébouriffée des pleurs du matin
Déplie lentement le velours de son incarnation
Pour découvrir la chaleur pâle
De son nombril profané par l’abeille
Volage, infidèle dans son exaltation
Elle déploie l’antenne de ses pouvoirs
Sur chaque cœur aux perruques poudrées

© Loup Francart

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