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05/06/2018

La fine pellicule du temps


La fine pellicule du temps engendre l’inconstance

A cet instant, là où je suis, où aller ?
En haut, en bas, à droite, à gauche
Droit dans le mur ou contournant les monts ?

A chacun sa stratégie

Il en est qui se lient au destin des autres
Tirant à eux leurs désirs et rancœurs

D’autres naviguent seuls dans leur bateau
Et voguent sur l’eau au gré des vagues  
Ils abordent les îles lointaines
Et chantent leurs amours à la lune

D’autres encore, la tête dans la terre
Préfèrent ne pas savoir où ils vont
Ils marchent ou se laissent aller
Tâtant du bout des pieds l’incertitude
D’un avenir inconnu et inenvisageable

J’ai connu ceux qui vont droit devant
Sans se poser de questions
Ils vont, viennent et reviennent
Tournant en rond sans avancer
Croyant avoir fait le tour du monde
Les yeux clos, ils se promènent
Dans l’avenir incertain du brouillard

Il y a aussi ceux qui savent
Ceux-là sont dangereux, voire malsains
Ils expliquent à tous où se trouve le chemin
Mais se gardent bien de l’emprunter eux-mêmes
Ils amassent leur magot et se moquent
Des benêts qui les suivent, haletants

Les pauvres diables sans aide
A qui il manque un sens
Ne s’orientent qu’avec d’autres
Se tenant par la main droite
Et cherchant de l’autre le vide
D’un calvaire qu’ils sont seuls à porter

Il arrive parfois qu’au détour d’un chemin
On trouve l’esthète aux cheveux roux
Qui ronronne de douceur et d’amour
Mais qui ne découvre que l’absence
D’émotions et sentiments
Rendant son cœur sans consistance
Et le laissant sans voix ni contentement

Où donc aller sur ce chemin sans faille
Qui ne conduit qu’à la fin des temps
Quand tout sera consommé, y compris la mort
Que verra-t-on alors au bout de la peine ?
Le sais-tu toi qui contemple chaque jour
Les humains qui se démènent et s’invectivent
 Ou encore qui s’entraident et se bénissent
Apportant lumière ou obscurité
Dans la pâle lueur du jour qui se lève

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