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24/11/2015

Cannage 2

Enfin, vous êtes prêt. Votre dessin est reproduit, en proportion, sur la toile. Vous sortez vos15-11-18 Tissage C.JPG pinceaux, vous les lavez, vous ouvrez vos pots de peinture et vous commencez dans un ravissement inégalé. Vous êtes revenu, enfin, dans la matière, immergé jusqu’au coude, le geste précis, la langue tirée, le genou flexible, bref dans l’attitude du vrai peintre qui est propre à vous-même. En fait il faut d’abord entourer les traits de peinture qui délimitera proprement ce qui est d’une couleur et d’une autre, ici blanc sur le fond noir du châssis (oui, on trouve des châssis noirs sans problème). Attention, ne pas dépasser le trait. C’est une question de patience et d’entraînement. Cela vient 15-11-18 Tissage D.JPGprogressivement et vous tirez maintenant vos traits au pinceau sans problème, à main levé. Combler les vides est facile et le temps dépend de la taille du pinceau utilisé. Large, mais pas trop, car plus il frôle les bords, plus l’attention doit être soutenue. Et lorsque les formes ressortent bien en noir et blanc, il faut recommencer. Ce n'est qu'un immense barbouillage. La peinture acrylique a  également ses inconvénients. Elle n’a pas la consistance de la peinture à l’huile. Il faut généralement passer une deuxième couche. C’est le cas aujourd’hui. Bon courage !

Enfin vous contemplez l’œuvre (en est-ce vraiment une ?).

15-11-18 Tissage E.JPG

Vous êtes satisfait du travail accompli. Il reluit de tout son éclat. Est-il vraiment beau, tel que vous le vouliez ? Vous ne savez. Vous le saurez demain, quand d’un œil neuf vous y plongerez votre regard et vous direz : oui, c’est bien un tableau et il est beau. Dans deux mois lorsque vous en aurez peint deux ou trois autres, vous changerez peut-être d’avis. Mais pour l’instant, c’est bien sûr le plus beau que ayez jamais fait.

Pourquoi l’appeler cannage ? C’est un coup d’œil, une impression, un choc au coeur, qui donne son nom au tableau. Et ce coup d’œil m’a fait penser au cannage que l’on trouve sur les chaises de salle à manger. C’est idiot, bien sûr !

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