Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/06/2018

La perception affective

La perception affective, c’est-à-dire cette faculté à la vue d’un objet de ressentir une certaine émotion qui, en quelques instants de communion avec l’objet suffit à nous donner de la joie pour une journée, n’est pas une valeur constante et varie en fonction d’un certain nombre de rapports avec l’humeur, l’espace, le temps et en particulier ce temps qui se renouvelle périodiquement, celui d’une journée.

Le matin, à cette heure où le jour est suffisamment levé pour avoir la possibilité de percevoir chaque détail, mais où le soleil n’est pas assez haut pour donner un volume de lumière aux objets et que l’esprit libéré pendant le sommeil de l’affectivité accumulée dans la journée précédente est prêt à recevoir et à emmagasiner un nouveau courant d’affectivité, nous percevons avec une émotion plus intense, plus aiguisée par la liberté de l’esprit, le détail de chaque objet et la beauté d’un paysage. A l’état de l’air plus léger et plus libre, donnant aux formes une netteté accrue, correspond un état d’esprit semblable qui permet une perception intense dans l’émotion purifiée au maximum puisqu’elle est dégagée au maximum puisqu’elle est dégagée de tous les facteurs affectifs accumulés pendant la journée.

Quelques minutes plus tard, déjà l’esprit se remet en marche et remonte des fonds vers la surface les bulles de soucis, de préoccupations et de souvenirs qui; lui redonnant sa fonction normale, c’est-à-dire un filtre qui permet de passer de la perception sensorielle directe à la perception intellectuelle y ajoutant justement le courant qu’il a accumulé, lui retire cette faculté précaire, mais facilement éducable, de percevoir l’objet dans l’émotion directe de son contact. Et pendant la journée, au hasard des circonstances et des rencontres, d’autres bulles feront surface, créant une certaine tension entre les deux pôles du cerveau, celui de la sensation pure et celui de la sensation intellectualisée jusqu’à avoir perdu les références de la première impulsion des sens.

Écrire un commentaire