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04/02/2023

Pauvreté

Multiples sont les occasions de périr
Celles de vivre sont légions également

Connais-tu l’occasion de survivre
Dans la misère et l’ignorance
Prostré dans un coin de rue
Perdu aux yeux du monde
Sans attaches ni reconnaissances

Vêtu d’un simple maillot
Traînant dans la poussière 
Tu n’es rien qu’un simple humain
Un objet sale et puant à souhait
Regardant la société, exalté
De ton apparence différenciée
Fier d’être ce que tu n’es pas

Adieu beau jeune homme
Je n’ai plus rien à te souhaiter
Sinon de vivre suffisamment
Pour connaître la vraie vie
Les amours simples et cachés
La camaraderie réelle
Et la conscience vides d’arrières-pensées

03/02/2023

L'humanité

Tous sont là, pas un seul ne manque à l’appel
Les jeunes et les vieux, les femmes et les hommes
Les jaunes, les noirs, les rouges et les blancs
Les premiers de la classe et les derniers au palmarès
Les riches, les pauvres et les inconscients
Les handicapés, les sportifs, les intellectuels
Les marins, les aviateurs, les cavaliers
Toute l’humanité est là devant le poste
On a marché sur la lune :
Un petit pas pour l’homme
Un grand pas pour l’humanité

(Retransmission du 20 juillet 1989 par la NASA : retransmise aujourd’hui à la télévision à 3h du matin)

02/02/2023

Perdu

Devant la page blanche, rien ne transparaît
Ton désir est brûlant et ton cœur vivace
Tu entends le cri des oubliés et des tièdes
« Donne-nous tes efforts et tes peines
Délivre-nous de la glu quotidienne
Et prête-nous ta verve et ton charisme »
Ainsi fit-il pendant la soirée funeste
Jusqu’au milieu de la nuit inconnue
Entourée de fumée odorante et verte
Il prit la nuit et la déposa sur l’autel
La caressant du plat de la main
Plongeant dans la froideur de son corps
Elle ne dit rien et ne chanta même pas
Elle resta calme et délaissée
Il la laissa partir, petit et frêle    
Elle s’enfonça dans l’ombre, devint un point
Puis un rêve de moins en moins palpable
Puis un souvenir devenu fumée perdue
Il n’y eut plus rien, un trou comblé
De réminiscences diffuses et palotes
Adieu le monde de la présence
Je n’ai plus rien qui me rattache
A celui que je représente aujourd’hui
L’homme brillant et sûr de lui
Perdu dans son monde d’affaires et d’amour

01/02/2023

Froid

L’hiver montre ses plaies
Gonflées, elles libèrent leur dépendance
Plus rien ne va plus dans la campagne
Les doigts gèlent aux pieds et aux mains
Le silence s’installe et mord jusqu’au coude
Où se réfugier dans le bain de glace ?
Dedans la fumée gonfle les tuyaux
Elle s’échappe librement du toit
 Sans un bruit, en petits paquets
Et réchauffe la vie en nous
Cela fait du bien de pouvoir respirer
Un air froid et sec de l’espace
Plus de prisons des villes
Un portefeuille bien cuit
Réchauffant le cœur durci
Creusant l’être dénué de bonheur
Et l’emmène vers la solitude
Du manque d’empathie
Adieu beauté fragile
N’oublie pas tes souvenirs
Et passe chez tes parents
Pour y vivre ton passé et t’ouvrir à la vie