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06/11/2017

La chamade, de Françoise Sagan

C’est bien une étude du bonheur que fait Françoise Sagan, une étude dans les conditions idéales, puisque aucun des personnages n’est préoccupé par la vie matérielle. Riches, insouciants, ils ne semblent s’intéresser qu’aux sentiments et ce n’est que lorsque les exigences matérielles s’imposeront que le bonheur se troublera.

C’est dans une atmosphère qu’on peut comparer à celle des salons du XVIIIème siècle, que Lucile, maîtresse de Charles, connaît pour la première fois un amour véritable. Insouciante, libre, elle s’éprend d’Antoine, amant d’une belle courtisane. Le bonheur les prend, avec les angoisses de l’attente, le délire des nuits, la fatigue des matins, la douceur des jours. Un bonheur de six mois sans interruption. Mais Lucile un jour attend un enfant et ce sera Charles qui les aidera à s’en séparer. L’habitude, la monotonie des jours, la pauvreté les lassent peu à peu et Lucile, pour retrouver sa vie de liberté, d’ivresse et de bien-être, quitte Antoine qui ne pouvait lui offrir que son cœur et son corps. Elle reprend alors sa vie avec Charles.

Le livre contient quelques bons mots :

… Un de ces journaux qui se disent de gauche afin de mal payer leurs collaborateurs et dont l’audace s’arrête là…

… A Paris, il ne faut jamais s’excuser de rien ; on ne peut faire n’importe quoi que si on le fait gaiement…

… Les gens ont de plus en plus peur. Ils ont peur de vieillir, ils ont peur de perdre ce qu’ils ont, ils ont peur de ne pas obtenir ce qu’ils veulent, ils ont peur de s’ennuyer, ils ont peur d’ennuyer, ils vivent dans un état de panique et d’avidité perpétuelles…

… Rien n’est plus affreux que le rire pour la jalousie…

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