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03/07/2022

Repos sans fin

Au bord de l’étendue bleue
L’œil levé sur les hauteurs
Le corps enfoui dans la pesanteur
Ils regardaient passer les demi-dieux

Les autres, les sans-faces, marchaient
Les yeux clos, fermés sur leur vision
Passant devant leurs frères et s’alarmaient
Par crainte de subtiles divisions

Oui, l’homme est ainsi fait
Qu’il espère toujours la contrition
Pour ceux pris sur les faits
Et rendus à la vie sans transition

Il est passé le temps des peines
Elle s’échappe de ses pensées
Et prescrit à toutes les hautaines
De ne plus jamais danser    

Plus rien ne sera comme avant
L’ombre s’efface devant le soleil
Ils resplendissent de bonheur extravagant    
Et tombent dans un large sommeil

02/07/2022

La tenacité

Tenace, est-il ?
Avec quelle opinion ou raisonnement ?

L’un saute à pieds joints 
Dans le piège tendu
L’autre s’insurge de la réaction
Sans explication.

Le silence n’est-il pas absence ?
Rien ne se révèle ou même n’apparaît
L’autre monde n’est pas là
Et le présent n’est plus

Entre deux, que choisir ?

Son regard le trahit
quand osera-t-il devenir transparent ?

01/07/2022

Nouveau jour

Première lueur de l’aube
Il ouvre un demi-œil, petitement
Quelle heure peut-il être ?
Ah, c’est vrai, il a oublié sa montre
Dans le salon ou la salle de bain
Ce n’est plus la langueur du sommeil
Mais pas non plus l’aiguillon réel
D’un désir de nouveauté attirant
Entre les deux, qu’y a-t-il ?
Une bande de sensations inconnues
Des sautes instantanées d’humeur
Je me lève ou je m’évanouis à nouveau
Dans un néant qui tend les bras ?
Il ne sait pas. Il n’envisage rien.
Quel brouillard vague et attirant
Il le prolonge et le caresse
Comme il tend la main vers elle
Où se concentrer ?
En un instant, il se lève, éveillé
Il est, plein et entier
Dans ce nouveau jour qui commence
Je suis parce que je vis
Envers et contre tout    
Ce matin, commence une autre vie…

27/06/2022

Absence et présence

Tout et rien, ensemble, est-ce possible ?
La notion même d’être n’est plus
Un gouffre s’ouvre sur ses pas
La chute devient la cause finale

Quelle absence, quelle chute…
Où t’enfonces-tu ?
Oublies jusqu’à ton ombre
Plus rien ne t’accompagne !

Sur le tranchant de la vie
Apparaît le guide du passage
Une mince ligne droite
Qui se fissure à l’approche de l’épreuve

La vois-tu dans le lointain
Un blanc perclus, dissous
Qui dérive à ton approche
Et se cache derrière son trait

Quelques points poursuivent
Parcourent encore quelques mètres
La clarté s’en empare, aveugle
Que voit-il au-delà : il suffoque…

Chaque grain disparaît
Le solide se liquéfie
Plus rien où s’appuyer
Sinon cette chaleur qui t’envahit

Tu t’échauffe de silence
Le chuintement de la pression
Excite l’absence d’être
Rien n’est sans toi !