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27/09/2021

Boléro

Elle sortit par la porte de derrière
Elle ne voulait pas paraître vierge
Elle ne portait qu’un boléro
Laissant la peau nue et blanche
Elle se sentit prise par le bras
Qui donc voudrait la retenir
Dans l’enfer de la musique béante
Et lui forcer la main et les pieds
À danser sans cesse la polka
Derrière un bar louche et étroit
Il l’entraîna avec douceur
Lui caressant le bras dénudé
Elle fit un faux pas, riant
Et le regarda, gouailleuse
Remarquant son soudain intérêt
Et ses mains mobiles et moites
Elle avança encore d’un pas
Et tomba dans le piège grossier
Que sont doux ces bras velus
Forts comme un turc, dit-il
Oui, mais les Turcs n’ont plus
De domicile fixe et cherchent
La pièce où s’étend et dormir
Alors elle entrouvrit son corsage
Et lui montra l’ombre de ses seins
Qui flottaient entre le tissu
Elle lui prit la tête et le plaça
Comme un trophée
Entre les deux mamelons
Elle ria aux éclats, 
Puis se laissa prendre au jeu
Des plaisirs défendus
Rien pourtant ne la disposait
À devenir femme un soir d’automne

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