Méditation (05/08/2019)
Où fixer l’attention ?
Elle divague
Elle refuse tout contrôle
Et vaque sans vergogne
Dans les champs et forêts
Noir totalement zébré
Calme-toi, calme-toi
Pénètre dans ton être
Perce ta carapace
Première lueur de l’aube interne
Un halo se profile
La boite s’ouvre
Je m’allège
Réveil derrière la peau
Nouvelle acuité
Je me dissous
Le noir s'efface
Quelques nuages laiteux
Qui passent en catimini
Retour à l’obscurité
L’air pénètre les poumons
Il se glisse derrière la frontière
Lentement, il descend vers la gorge
Hésite, n’ose s’engager
Et brusquement, l’ouverture
Suivi d’un léger brouillard
Entrée dans le temple
Juste un bref instant
Je sens mon corps s’éparpiller
Je me regarde par au-dessous
Le moi s’évade en riant
Perte de l’être minéral
Relâchement de l’intérieur
Hélas, cela ne dure pas
Lassitude accrochée aux souvenirs
Silence… Défilement…
Les grains se dispersent
Je pénètre plus avant
Je ne suis qu’un fantôme
Sans consistance
Juste un point
Qui se glisse entre les grains
Et prend de la vitesse
Sans que je sache où il va
La neige tombe
Le blanc m’envahit
La fraîcheur me guide
Entrée dans le rien
Qu’il fait bon !
Je ne suis plus…
© Loup Francart
07:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature | Imprimer