Palimpseste (08/12/2016)

Un nom barbare, comme une robe moulante
A coller sur la peau d’un cadavre bien mûr
Ou encore un animal inconnu et pervers
Qui fouille dans les corps et s’y installe
Le palimpseste n’est ni un sentiment
Ni un animal, ni même un outil
Ce n’est qu’un bout de papier
Flétri, gommé et réutilisé
Une commodité jetable
Un vrai brouillon
Un mot en trop
Ne disant
Rien
Ah !
Dire pal
Un supplice
Si douloureux
Vécu par el-Halabi
Assassin du général Kleber
Limp, tel une boiterie anglaise
Qui produit une dissymétrie funeste
Quant au zeste, péricarpe des agrumes
Que devient-il une fois dans la transparence
Du liquide agréable qui enivre le palais et l’esprit ?

    C’est vrai ce n’est qu’un palimpseste
    Un manuscrit qui toujours fut modeste
    Parce qu’utilisé et devenu indigeste
    Puis jeté, sans être devenu manifeste

©  Loup Francart

07:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature |  Imprimer