Passage d’une voiture dans la rue à minuit et quatre heures (20/06/2014)

Dans les seuls bruits de la nuit
Vient ce grand tremblement
Roulement sur les pavés
Il monte dans l’oreille
Il grandit, élégant
Et m’envahit
Impact…
Il s’éloigne
Il se fait oublier
Il se couvre de silence
Mais reste présent, encore
Jusqu’à la lointaine absence
De tout suspect… Il est minuit…

4 heures
Qui d’autre
Se tient éveillé
Contemple le monde
Au creux de l’œil parfait
Allumé dans l’obscurité ailée
Ferme tes oreilles, ouvre ton regard
Seul secours dans les ténèbres destructrices
Flash ! Tout se dévoile. J’ai saisi la fuite du temps
Peu importe l’espace qui court avec vivacité
L’être se dévoile dans ce mouvement
Il respire l’absence d’oxygène
Et s’enivre de ce mystère
Qui éclaire l’univers
La seule parole
Une lumière
Unique

© Loup Francart

07:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, écriture, poésie, littérature |  Imprimer