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19/08/2017

Les fourmis

La grandeur des arbres se perd dans l’enceinte de l’univers. Pourtant ce n’est pas leur taille qui nous illusionne, mais l’ignorance de l’enceinte. Nous ne sommes que des fourmis qui se disent bien-pensantes. Qu’est-ce au juste que penser ? Faire du monde des fourmis l’univers ? L’esprit y tourne en rond et ne peut en sortir.

La pensée, c’est de la fumée dans une bouteille de verre. Nous sommes comme ces marins qui construisent leur bateau dans une bouteille et la pose sur la cheminée pour la contempler. Si l’océan et le désert attirent l’homme, c’est qu’il y voit la possibilité d’une évasion. La pensée se noie ou meurt de soif en cours d’évasion.

Ce qu’il faut trouver, c’est la substance vitale qui traverse le verre. Alors la fumée s’échappera. Encore faudra-t-il procéder prudemment et ne pas rompre ce fil qui relie l’astronaute à sa cabine.